18/07/2008Franchement, le sarkozysme ca pousse à l'extrème !Je suis dans un futur pourchassé par la Synarchie
Une élite de 12 cadres qui gère le monde et vive en autarcie
Ils ont capté nos droits et installé la fausse démocratie
M'accuse d'apostasie, les milices complices elles parlent d'anarchie
Mais j'ai supporté le croyant, la croix, l'étoile et le croissant
Le sans-croix, le sans croissant, mais l'agitation croissant
Ils récupèrent la foi, mettent des 4 par 3 du Christ
Forment de faux évangélistes pour que j'adore l'Antéchrist
Il y a des satellites je cours si on m'alpague
C'est stalag ou goulag, et des faux aveux dans les mags
J'entre dans une classe et je me place près du radiateur
La troupe arrive en force et je suis face à des gladiateurs
Tu vois le callico, illico, j'entends les hélicos
J'tente pas de me débattre ils ont des tas de balles en silicones
On analyse ma rétine, erreur sur la personne
Je monte sur le pupitre et puis je crie...FREEDOM...
Alors Carpe Diem
Le temps passe...
Alors Carpe Diem...
MC Solaar, carpe diem ...
Imaginez à quoi j'en suis réduit ! 17/07/2008Désirs"Les désirs qui passèrent sans être accomplis, sans avoir obtenu une des nuits du plaisir ou un de ses lumineux matins, ressemblent à de beaux cadavres qui n’ont pas connu la vieillesse, et qu’on a déposés en pleurant dans un magnifique mausolée, avec au front des roses et aux pieds des jasmins."
- Constantin Cavafy (1863-1933). 16/07/200815/07/2008Non a edvige ! Poursuivre l'effort...Malgré l'été et ce long week-end du 14 juillet, l'appel "Pour l'abandon du fichier EDVIGE" aura reçu plus de 6000 signatures individuelles dans les heures qui viennent et le soutient de plus d'une centaine d'associations, collectifs, partis ou syndicats.
Cela amène les initiateurs à ne pas attendre la rentrée et à tenter de faire quelque chose dès cette semaine.
Nous vous tiendrons au courant des prochaines initiatives sur cette liste.
En attendant, il faut poursuivre et amplifier la campagne de signature.
Pour cela nous vous demandons :
* de relayer l'adresse du site à tous vos carnets d'adresse,
* mettre sur vos sites, sur vos blogs le logo avec le lien vers le site:
Non a edvige, Je signe !
ou
Non à edvige !
En commentaire dans mes sources, le code à utiliser.
@micalement,
Philippe Castel, Loic Daguzan et Francois Sauterey 12/07/2008Pour obtenir l'abandon du fichier EDVIGEqui institue le fichage systématique et généralisé, dès l’âge de 13 ans, par la police des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux
Signer la pétition - Voir les signataires
Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).
A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.
En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».
Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que :
état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …
La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.
Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.
Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.
Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.
C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :
# exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de Surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,
# sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,
# s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.
Plus sur : Non à EDVIGE C'est cool la topissitude !

C'est bien, c'est super beau, techniquement énorme, l'anim' est fantastique, les combats bluffants, les décors magnifiques, de la détente en barre !
Everybody was kung-fu fighting
Those cats were fast as lightning
In fact it was a little bit frightning
But they fought with expert timing
11/07/2008Quand Rome rate le train de l’HistoireLe 25 juillet 1968, Paul VI fermait la porte à la contraception "artificielle" dans son encyclique Humanæ Vitæ. Depuis, l’interdit demeure, éloignant de nombreux couples de l’Église catholique et ruinant le discours familial et sexuel de celle-ci.
Retour sur un raté durable.
Juillet 1968.
L’euphorie politique française a laissé place à la résignation gaulliste.
Les catholiques, encore dans les vapeurs émancipatrices de Vatican II, attendent enfin que Rome ouvre la voie à ce que la loi française autorise désormais : la contraception. Et arrive Humanæ Vitæ.
L’encyclique fait l’effet d’une douche froide pour les couples.
40 ans après, quoi de neuf ?
Rien.
Pire, Jean-Paul II et Benoît XVI ont refermé la porte que Paul VI, plus hésitant que convaincu, avait laissé un peu entrouverte. Depuis Humanæ Vitæ, le discours officiel catholique sur la famille et la sexualité a perdu sa crédibilité, tant – sur ces questions – le dogmatisme étouffe l’humanité.
Face à la question de la contraception, les familles catholiques sont désormais scindées en plusieurs troupeaux.
Une minorité milite pour les méthodes "naturelles", particulièrement contraignantes et au taux d’échec important.
La grande masse agit davantage selon sa conscience qu’en suivant les diktats des célibataires du Vatican.
Et quelques fidèles se battent pour que l’erreur historique de 1968 soit un jour réparée...
La Note pastorale de l’épiscopat français, votée à l’Assemblée plénière de Lourdes, au début de novembre 1968, avec son article 16 commençant par ces deux phrases : "La contraception ne peut jamais être un bien. Elle est toujours un désordre, mais ce désordre n’est pas toujours coupable. Il arrive, en effet, que des époux se considèrent en face de véritables conflits de devoirs."
À partir de la notion de "conflits de devoirs", les évêques français renvoyaient chaque couple à sa conscience pour "rechercher devant Dieu quel devoir, en l’occurrence, est majeur". Des catholiques pouvaient ainsi décider de pratiquer la contraception condamnée par Humanæ Vitæ.
La presse française s’empressa de répercuter la bonne nouvelle qui apaisa nombre de consciences – c’était l’objectif délibérée de la Note pastorale –, sans satisfaire les catholiques les plus intransigeants.
Des scientifiques catholiques de renom se sont rebellés lorsque Paul VI a rendu publique son Encyclique le 25 juillet 1968.
Parmi eux se trouvaient les pionniers du mouvement bioéthique né au même moment aux Etats-Unis.
Daniel Callahan, fondateur du Hastings Center, une des institutions phares de la bioéthique américaine, publiera dès 1969 un brûlot à l’encontre des thèses d’Humanae vitae.
Même réquisitoire chez André Hellegers - qui fut vice-président de la commission pontificale sur la régulation des naissances de 1964 à 1966 -, à l’origine de la fameuse école de Georgetown qui domine aujourd’hui sans partage les discussions bioéthiques à l’échelle de la planète.
Principe d’autonomie de l’individu, refus d’une vérité morale objective, théorie du moindre mal, relativisme éthique en sont les soubassements intellectuels. La nouvelle discipline bioéthique s’est construite dès le début dans une attitude de confrontation avec l’enseignement de l’Eglise en s'opposant aux principes de la loi morale naturelle.
Humanae Vitae soulève la colère des catholiques
Jean XXIII avait retiré la question de la contraception de l’ordre du jour du deuxième Concile du Vatican. Il avait plutôt constitué une commission qui devait le guider sur cette question, se réservant à lui-même la décision finale. On affirmait à l’époque que bien de nouveaux facteurs – médicaux, biologiques, psychologiques, sociologiques et démographiques – jetaient un doute sur l’interdiction traditionnelle.
Jean XXIII est décédé durant le Concile et Paul VI a été élu Pape. Sur la question de la contraception, il a maintenu et élargi la commission formée par son prédécesseur. Cela a naturellement donné l’impression que l’Église remettait en question son interdiction de la contraception artificielle. On supposait que ce réexamen pouvait aboutir dans un sens ou dans l’autre : l’interdiction pouvait être maintenue ou levée. Avec cette alternative dans l’air, les mois ont passé. Le Concile a pris fin en 1965 et la décision n’était toujours pas prise. Les années ont passé – presque trois années.
Ceux qui estimaient possible et désirable la levée de l’interdiction faisaient entendre leur voix. Le bruit courait que la commission informait le Pape que les anciens arguments contre la contraception artificielle ne tenaient plus. L’opinion reçue parmi les théologiens était que la contraception artificielle ne serait plus interdite par le Magistère de l’Église.
Il est important de comprendre l’atmosphère de ce temps.
Des théologiens moralistes de renom, à l’extérieur comme à l’intérieur de la commission, écrivaient en faveur de la suppression de l’interdiction.
Cela devint, naturellement, un sujet de discussion dans les collèges et les séminaires catholiques romains, et au-delà. La discussion se poursuivit dans des publications à grand tirage.
On espérait voir l’Église revenir bientôt sur son interdiction, ce qui influença la pastorale.
Il fallait difficilement s’attendre à ce que les couples qui se préparaient au mariage soient orientés vers une interdiction dont les jours étaient comptés.
Il est probable que les confesseurs eux aussi réagissaient différemment avec les pénitents qui utilisaient la contraception.
C’est dans cette atmosphère que l’annonce du mois de juillet 1968 est survenue en faisant l’effet d’une véritable bombe. Une réaction de colère était inévitable de la part de ceux qui avaient engagé leur réputation professionnelle en prenant parti pour la levée de l’interdiction.
Ceux qui avaient participé aux travaux de la commission papale et recommandé avec insistance, et de manière persuasive, pensaient-ils, la levée de l’interdiction, se sentirent trahis.
Pourquoi le Pape n'a-t-il pas tenu compte de leur avis ?
Un théologien moraliste suisse, le père Anton Meinrad Meier, résigna ses fonctions au séminaire de Solothurn en protestation contre Humanae Vitae. Le père Meier déclara que l’encyclique " subordonne le sens commun aux lois biologiques et au Magistère de l’Église et par conséquent se contredit ".
Mgr Joseph Gallagher, passant par Rome en revenant d’un pèlerinage en Terre sainte, s’arrêta pour faire une déclaration annonçant qu’il abandonnait le titre de Monsignor.
Le père Gallagher, traducteur en anglais des actes du deuxième Concile du Vatican et ancien professeur de philosophie thomiste au St. Mary’s Seminary de Baltimore, a expliqué son geste en disant que le titre de Monsignor devrait impliquer une allégeance spéciale au Saint-Père. Humanae Vitae le mettait dans l’impossibilité de continuer à lui témoigner une telle allégeance. Dans l’ensemble, le père Gallagher trouvait l’encyclique Humanae Vitae " tragique et désastreuse ".
Si Paul VI avait préservé la logique interne de l’autorité papale, il avait gravement endommagé son acceptabilité rationnelle, ou du moins c’est ce que pensait le père Gallagher. Le prêtre trouvait que l’enseignement de la nouvelle encyclique était intellectuellement, émotivement et spirituellement répugnant.
Il poursuivait sa déclaration en disant qu’accepter le jugement de l’encyclique équivalait à admettre le droit pour l’Inquisition d’employer la torture physique.
Le père Hans Küng, professeur de théologie à Tübingen, a déclaré à la radio de Zurich que les catholiques devraient prendre Humanae Vitae au sérieux et le lire loyalement, mais s’ils en concluaient que leur mariage serait mis en danger en suivant ses principes, ils devaient suivre leur propre conscience.
En faisant cela, ils ne devraient pas se considérer pécheurs.
Dans l’ensemble, il considérait qu’ Humanae Vitae représentait une crise, la crise la plus sérieuse des temps modernes. Il y voyait un bon côté, cependant, en ce qu’elle obligerait l’Église à réévaluer ses concepts d’autorité et d’infaillibilité. " Cela doit être fait en reconnaissant que l’Esprit divin a renouvelé l’Église à maintes reprises en dépit des erreurs des papes, des évêques, des théologiens, des prêtres, des hommes et des femmes.
Mgr Lambruschini, un membre de la commission formée par le Pape, semblait se donner beaucoup de peine pour assurer que l’enseignement d’ Humanae Vitae " n’était pas irréformable ".
Il faisait remarquer que l’encyclique ne devait pas être considérée comme une déclaration infaillible; elle était néanmoins une déclaration de l’autorité enseignante de l’Église et les catholiques devaient lui accorder leur "plein et loyal assentiment".
Cependant, selon Mgr Lambruschini, l’encyclique ne mettait pas un terme à la discussion théologique du sujet de la régulation des naissances, même si elle " ne laissait pas la question de la régulation des naissances dans un état de vague incertitude ".
Mgr Lambruschini parlait évidemment de subtilités théologiques que seuls des professionnels pouvaient être en mesure de saisir. Humanae Vitae maintenait que la contraception artificielle était opposée à la loi divine parce que contraire à la nature du mariage et à l’amour conjugal. En un mot, elle affirmait que la contraception était une violation de la loi naturelle. Dans ce cas, comment pouvait-on considérer le jugement réformable ?
La confusion augmente parmi les laïcs
Rares étaient les laïcs catholiques qui avaient personnellement étudié le raisonnement derrière l’interdiction de la contraception artificielle par l’Église.
Bien des couples catholiques entendaient de leurs prêtres qu’ils pouvaient licitement, en bonne conscience, utiliser des moyens contraceptifs. Ces prêtres se basaient sur l’opinion de théologiens , si nuancée qu’aient pu être les discussions parmi les théologiens, l’avis parvenu jusqu’aux couples mariés était qu’ils pouvaient eux-mêmes décider de cette question en prévision de la décision à venir.
Il n’est guère surprenant qu’ils furent nombreux à utiliser des moyens contraceptifs, habituellement la pilule. L’apparition d’ Humanae Vitae a placé ces couples mariés dans la position difficile d’entendre que l’avis qui leur avait été donné était mauvais. Ils ne pouvaient pas continuer à utiliser la pilule ni aucun autre moyen contraceptif.
La Tradition chrétienne assigne aux théologiens la responsabilité particulière d’évaluer et d’interpréter les proclamations du Magistère à la lumière de l’ensemble des données théologiques opératives pour chaque question ou déclaration.
Heureusement une encyclique n’est pas un enseignement infaillible.
L’histoire montre qu’un grand nombre de déclarations revêtues d’une autorité d’importance égale et même plus grande se sont avérées par suite inadéquates ou même erronées. Par le passé, des déclarations autorisées sur la liberté religieuse, le prêt à intérêt, le droit au silence et les fins du mariage ont toutes été subséquemment corrigées.
Chacun sait que l’Église enseigne que les catholiques peuvent se dissocier des enseignements autorisés, non infaillibles du Magistère, lorsqu’il existe pour cela des raisons suffisantes.
Libéraux vs. conservateurs
Dans les années qui ont suivi Vatican II, la polarité libéral - conservateur, qui avait été établie dans la plupart des rapports des sessions de Vatican II, continuait de servir habituellement d’explication aux querelles entre catholiques. Il y avait les libéraux, et il y avait les conservateurs. Ils s’étaient affrontés durant le Concile, et les libéraux avaient gagné.
Le drame de la période post-conciliaire était que les conservateurs tentaient de faire marche arrière pour défaire l’œuvre du Concile.
Depuis le Vatican, siège des conservateurs, tente de récupérer le Concile.
En 85 je pape convoqua un synode extraordinaire des évêques au Vatican, vingt ans jour pour jour après la clôture du deuxième Concile du Vatican.
Ce rassemblement a été amené et mis en place par le cardinal Ratzinger (futur Benoit XVI, alors Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi – jadis le Saint Office de l’Inquisition romaine) qui avait passé l'année dans des déclarations médiatiques, parlant de "fausse interprétation" du concile, assimilant "l'autocritique à l’autodestruction", identifiants des cause externes (celle de la révolution culturelle qui a secoué l’Occident) : l’idéologie libérale radicale avec son caractère individualiste, rationaliste et hédoniste et des causes internes qui auraient été ces forces centrifuges, cachées et agressives – tantôt malveillantes, tantôt non – qui ont cherché à épouser les pires aspects de la modernité (les théologiens qui ont critiqué l'encyclique).
Le cardinal Ratzinger et le Vatican étaient décidément insatisfaits de la direction prise par l’Église depuis Vatican II. Beaucoup pensent que cette insatisfaction a conduit directement au second Synode extraordinaire.
Evidemment, le synode à décidé, sur recommandation des évêques, que pour remédier à cette "confusion" causée par les théologiens, il fallait publier un catéchisme ou compendium de la doctrine catholique. (puisqu'on a eu tort, refaisons les règles du jeu).
Ce qui a donné le Catéchisme de l’Église catholique qui, lorsqu’il est apparu en 1992, a été comme on pouvait s’y attendre attaqué et rejeté par divers théologiens et symposiums théologiques.
Les évêques allaient-ils réellement agir comme maîtres et gardiens de la Foi dans leurs diocèses ?
Allait-on prendre des mesures pour contrer l’assaut mondial des théologiens dissidents contre le Magistère et corriger la perturbation et la distorsion consécutives dans l’enseignement de la morale catholique ?
La réponse à toutes ces questions, globalement, a été non.
Et l'excuse des conservateurs a été de dire que les catholiques adversaires du Pape dominaient les facultés des séminaires et les départements de théologie des universités et qu'ils avaient aussi pris le contrôle des chancelleries et que beaucoup trop d’évêques sont entourés de bureaucraties qui portent la marque d’une théologie dissidente.
L’intransigeance de Rome sur Humanæ Vitæ accula vite les évêques français à "oublier" leur audace et leur Note pastorale de 1968 ! On sait combien Jean-Paul II, si passionnément attaché à l’encyclique, revint sans cesse, au cours de son pontificat, sur la question de la contraception.
En novembre 1988, devant un congrès international de théologie morale, il n’hésita pas à déclarer que la doctrine d’Humanæ Vitæ avait été "inscrite par la main créatrice de Dieu dans la nature même de la personne humaine et confirmée par Lui dans la Révélation." Le pape affirmait ainsi implicitement que cette doctrine était infaillible, sans oser, pourtant — et c’est capital -, aller jusqu’à la formulation solennelle "ex cathedra".
Les théologiens dissidents se refusent à prêter serment de fidélité suite à une tentative ouverte de mise au pas.
En 1989, l’Église chercha à s’assurer que ceux qui ont pour fonction d’enseigner au nom de l’Église partagent la Foi de l’Église. Le Vatican annonça que ces personnes devaient faire une profession de Foi et prêter serment de fidélité aux enseignements de l’Église. Cela s’appliquait naturellement à ceux qui enseignaient la théologie.
Le serment demandait explicitement "Avec une foi inébranlable, je crois aussi à tout ce qui est contenu ou transmis dans la parole de Dieu, et à tout ce qui est proposé par l'Église pour être cru comme divinement révélé, que ce soit par un jugement solennel ou par un magistère ordinaire et universel. (...) Tout particulièrement avec un respect religieux de la volonté et de l'intelligence, j'adhère aux doctrines énoncées par le Pontife Romain ou par le Collège des Évêques lorsqu'ils exercent le magistère authentique, même s'ils n'entendent pas les proclamer par un acte décisif. " Difficile d'être plus clair...
La Vatican menace de punir les dissidents et crispe la situation.
Le Magistère a publié en juillet 1998 une lettre apostolique destinée à défendre explicitement la Foi contre les théologiens dissidents. Cette lettre apostolique est intitulée Ad Tuendam Fidem (" Pour défendre la Foi ")...tout un programme. Elle introduit de nouvelles normes dans le droit canonique et y inscrit l’interdiction de toute prise de position n'allant pas dans le sens de la doctrine concernant la foi ou les mœurs que le Magistère de l'Église propose comme définitifs. (en résumé, ta gueule !)
En citant l’obligation de fidélité mentionnée dans la loi canonique (le canon 750) elle-même, cette lettre ne laisse aucune échappatoire aux dissidents.
Tuant le choix d'agir en conscience (et donc se coupant d'eux-même de la théologie thomiste qu'elle dit suivre), les conservateurs tuent à la racine tout dialogue et posent le magistère papal dans une unique relation d'autorité et réaffirment la prédominance aveugle du pape dans tous les domaines.
Quarante ans après "Humanae vitae", la pilule ne passe toujours pas.
L'abbé Victor-Alain Berto, le théologien privé de Mgr Lefebvre (qui a fondé le schisme traditionnaliste dans les années 80) au Concile Vatican II, et secrétaire du Coetus Internationalis Patrum (groupe des évêques traditionnalistes) pendant le Concile, a affirmé par exemple :
"Il y a aussi des cas où le Magistère ordinaire de l'Église, sans déclaration en forme, sans définition promulguée, est INFAILLIBLE : c'est quand il est constant, quand il est universel, quand enfin il donne le contenu de son enseignement comme objet de foi, ou en connexion nécessaire avec la foi."
Ca résume toute cette pensée nauséabonde et détachée de toute réalité humaine.
Alors que le cardinal italien Carlo-Maria Martini, 81 ans, presse le pape d'"indiquer une voie meilleure que celle de Humanae vitae", celui-ci en fait au contraire l'éloge. Dans "Conversations nocturnes à Jérusalem", l'ancien évêque de Milan, qui avait recueilli les voix des cardinaux progressistes lors du conclave pour désigner le successeur de Jean Paul II en 2005, réclame également le respect pour les couples homosexuels, la levée du célibat obligatoire des prêtres et l'ouverture au diaconat des femmes.
En réponse, dans un discours prononcé le 10 mai à l'université pontificale du Latran, Benoît XVI salue Humanæ Vitæ qui devint rapidement un "signe de contradiction" et se voulait un "geste courageux": aujourd'hui encore, cet enseignement manifeste "sa vérité de façon immuable". Comment l'amour conjugal pourrait-il rester fermé au don de la vie? s'exclame le pape. A la lumière des nouvelles découvertes scientifiques, "nous ne pourrons jamais permettre que la domination de la technique puisse invalider la qualité de l'amour et le caractère sacré de la vie".
L'Église du "régime de monarchie absolue" (P. Congar)
Ce serait se faire de fausses illusions que d’imaginer un changement de ton avec Benoît XVI.
Non seulement parce que l’Église met très, très longtemps avant de reconnaître ses erreurs, mais surtout parce que le nouveau pape a beaucoup contribué au sacre d’une morale catholique entièrement fondée désormais sur la loi naturelle (cf. l’encyclique Veritatis Splendor de 1993).
Dans un discours prononcé le 10 mai dernier, à l’occasion d’un colloque organisé à Rome pour le quarantième anniversaire d’Humanæ Vitæ, Benoît XVI soulignait que l’encyclique de Paul VI réaffirmait "la continuité de la doctrine et de la tradition de l’Église", une vérité immuable fondée sur la "loi naturelle".
Tous les évêques français d’aujourd’hui ne sont certainement pas convaincus en conscience de cet enseignement venus de Rome mais il est, pour eux, urgent de se taire.
Mais ca n'est pas parce que ca n'est pas facile qu'il ne faut pas se battre pour que cette situation change.
07/07/2008"L'inhumanité de l'homme pour l'homme n'est pas seulement l'effet d'actions venimeuses perpétrées par ceux qui sont mauvais. Elles est aussi l'effet d'une inaction aux conséquences vicieuses de ceux qui sont bons."
- Martin Luther King
Une petite pensée svp, une prière pour ceux qui croient, pour un frère en but à l'homophobie à son travail...il refuse de céder à la colère et à la frustration et cherche un chemin plus digne pour sortir de cette situation. Une pensée aussi pour celui qui le harcèle et qui est visiblement perdu. Budapest : l'extrême droite s'en prend aux gays(De Budapest) A l’occasion de la gay pride, plusieurs centaines de skinheads ont réussi par leurs attaques, et malgré une imposante présence policière, à perturber puis à interrompre le défilé. Les homosexuels de Hongrie deviennent une des cibles préférées d’une extrême droite grandissante.
Les actes de violence contre la communauté gay, relativement cachée car mal acceptée en Hongrie, ont donné le ton ces dernières semaines. Deux établissements, un bar et un club gay, avaient reçu des cocktails Molotov dans les jours précédant la Gay Pride. Celle-ci a failli être l’objet d’une interdiction sous le motif qu’elle allait perturber la circulation. Elle a finalement été acceptée, le long de la fameuse avenue Andrassy. Mais c’était compter sans l’extrême droite, en pleine explosion depuis deux ans.
En effet, partis, milices organisées, groupuscules et électrons libres se créent et grossissent depuis la réélection contestée du Premier ministre socialiste en 2006. Leur présence se fait de plus en plus sentir à Budapest. Après des heurts sporadiques, les fêtes nationales ont été l’occasion d’émeutes, puis les rassemblements de juifs et de Roms se sont vus perturbés. C’est désormais dans la rue que s’exprime une minorité violente dont les idées tendent de plus en plus à se normaliser, du salut nazi aux symboles d’extrême droite sur les voitures et les vêtements.
Agressions et violences de bout en bout de la parade abrégée
La Gay Pride a commencé sous haute surveillance, dans un climat de tension latente, avec la mobilisation de vingt bus et de cinquante minibus de police, incluant notamment des centaines de forces de l’ordre antiémeutes, alors que deux hélicoptères surveillaient la zone de départ. Une contre-manifestation avait été autorisée et les drapeaux nationalistes flottaient à proximité.
Dès le départ, les heurts ont éclatés sur un parcours encadré de bout en bout par des grillages métalliques, donnant plus l’impression d’un convoi de bestiaux plus que d’un défilé pacifique. Les quelques centaines de manifestants et les deux chars ont rapidement reçu des œufs, dont certains étaient remplis de peinture rose et d’autres, d’acide. Des sites d’extrême droite expliquaient depuis quelques temps comment procéder pour fabriquer ces projectiles. La police a également investi un squat sur l’avenue empruntée par le cortège, dans lequel on confectionnait des œufs emplis d’acide.
Des bandes de skinheads se sont attaquées au cortège et aux protections métalliques, alors que des combats rangés éclataient entre les policiers antiémeutes et d’autres skinheads à l’arrivée prévue de la manifestation. Pendant ce temps, les contre-allées et les rues adjacentes de ce quartier d’ambassades ont été le théâtre d’agressions multiples, alors qu’un certain nombre de manifestants se dispersaient pour ne pas subir les coups des assaillants.
Un journaliste politique de télévision dont les idées de centre-gauche sont affichées a été reconnu et battu par un skinhead, un sans-abri s’est fait rouer de coup à terre par un autre groupe, des bagarres ont éclaté entre des opposants à la manifestation et des policiers en civils, etc. La résidence de l’ambassade de Roumanie a été attaquée, ce pays voisin étant l’objet d’une haine féroce d’une partie de la population hongroise pour posséder la Transylvanie, territoire ayant appartenu à la grande Hongrie.
Climat de tension politique et de radicalisme idéologique
Au point d’arrivée prévu de la parade, qui a été arrêtée puis détournée, des cocktails Molotov ont été jetés, des pavés ont volé et un incendie a été provoqué sur la place des Héros, sorte de panthéon hongrois dont les sculptures représentent les grands hommes de la nation. Contre-manifestants et groupes de skinheads ont occupé la place, en se battant sporadiquement contre la police qui répondait à coup de canons à eau et de grenades lacrymogènes. Les quelques participants restants de la gay pride se sont vus encerclés par la police sans qu’il ne soit possible de les rejoindre, et la petite cérémonie de clôture a été abrégée, alors que des policiers en civil tentaient d’arrêter de petits groupes violents le long de l’avenue.
Ces événements font suite à un climat de tension politique et de radicalisme idéologique, combattu par un gouvernement contesté pour son élection et son inefficacité dans le domaine socioéconomique, mais sur lequel surfe le parti conservateur. Les agressions et insultes à l'encontre des minorités se multiplient ces derniers mois dans ce pays post-socialiste dont le corpus législatif est libéral pour ses défenseurs, et laxiste pour ses détracteurs. Le Premier ministre a appelé à des investigations sur ces nouvelles violences et à la formation d’une entité étatique destinée à examiner les méthodes pour combattre l’extrémisme.
Par Pierre Langlois : source "French Pride"A l'autre bout de Paris, les gays et lesbiennes remballent leurs banderoles multicolores. Loin de la Marche des fiertés LGBT, une autre "pride" se tient dans ce bar sombre du XVe arrondissement: la première 100% French Pride. A l'invitation du blogueur "François Desouche", des sympathisants d'extrême droite ont fait le déplacement. Rue89 a décidé d'assister à cette rencontre inédite.
Ils étaient cent cinquante à deux cents, selon l'organisateur. En l'absence de la police, impossible de pondérer ce chiffre. Des jeunes hommes BCBG en polo Fred Perry bleu marine, des couples de retraités, des célibataires, quelques convives aux cheveux mi-longs, d'autres -une minorité- au crâne rasé; une population à majorité masculine, autour de la quarantaine.
A notre entrée, on note qu'une femme blonde à la silhouette massive, de dos, focalise les regards. C'est Marine Le Pen, venue "en lectrice" du blog. On la laisse papoter avec ses admirateurs.
La suite de l'article...vous allez pouvoir découvrir tout ce qui se tient derrière des sites comme E-Deo... 06/07/2008Le pape Benoît XVI et ses intégristes, par Henri TincqLE MONDE | 02.07.08 | 14h40 • Mis à jour le 02.07.08 | 14h40
Il y a vingt ans, Marcel Lefebvre, évêque français insoumis, esprit borné, bafouait l'autorité du pape Jean Paul II, le 30 juin 1988. Dans son séminaire d'Ecône, en Suisse, bastion de l'intégrisme catholique, il consacrait quatre évêques pour assurer la postérité de la "tradition" contre le concile "hérétique" Vatican II. Des années de tractations avec la Curie romaine (surtout Josef Ratzinger) ou avec des "amis" comme le philosophe Jean Guitton étaient anéanties. Il faisait soleil, ce matin-là sur Ecône. L'huile sainte luisait sur le front des jeunes prélats. Les fidèles s'agenouillaient devant leur crosse, baisaient leur anneau. Au même moment, un décret fulminé par Rome excommuniait Mgr Lefebvre (mort en 1991) et ces nouveaux évêques devenus "schismatiques".
Deux décennies plus tard, et malgré les échecs successifs des tentatives de "réconciliation" menées par Jean Paul II et surtout Benoît XVI, le traditionalisme, s'il n'a pas gagné dans les textes, a gagné dans les têtes. Ceux qui avaient confondu - et ils étaient alors nombreux - cet épisode des sacres d'Ecône, il y a vingt ans, avec l'expression d'un folklore désuet promis aux poubelles de l'histoire, d'une nostalgie béate pour l'encens, la soutane et la messe en latin, se sont trompés.
Les "tradis" sont toujours là. Largement français à ses débuts - en raison de la nationalité de Mgr Lefebvre et des crispations dans l'Hexagone sur la liturgie moderne -, le phénomène s'est mondialisé. La frontière est de plus en plus poreuse, avec des manifestations de foi et de dévotion encouragées par un Benoît XVI, par un jeune clergé et des communautés dites "nouvelles" qui prônent le retour à la tradition comme mode de résistance à la sécularisation moderne.
Les séminaires de la Fraternité saint Pie X, noyau dur du schisme, ont essaimé en Allemagne, en Australie, aux Etats-Unis dans le Minnesota, en Amérique latine. Les générations de prêtres (près de 500) qui en sortent et de fidèles (600 000, de source vaticane) héritiers de cette dissidence se sont renouvelées. Elles sont installées dans plus de trente pays. Typiquement européen, ce modèle d'une Eglise autoritaire, intransigeante, anti-oecuménique et anti-moderne, dominée par la figure du saint prêtre en charge du sacré, s'est exporté. Il est, pour les traditionalistes, le garant de cette part de mystère, d'émotion et de beauté propre à toute tradition et que la "nouvelle messe" aurait sacrifiée. Dans un monde éclaté, le latin y retrouverait un statut de langue universelle et les emprunts aux traditions culturelles, en Inde ou en Afrique, pousseraient vers la "tradition" les fidèles attachés à une liturgie et à un catéchisme uniques.
Les traditionalistes ont trouvé un allié avec le pape allemand. Les fidèles s'étonnent des audaces que prend Benoît XVI en matière liturgique, à rebours de toute une évolution enregistrée depuis Vatican II. Le maître des cérémonies de Jean Paul II a été remplacé. Benoît XVI a rétabli le trône pourpre bordé d'or des papes préconciliaires, renoncé au "bâton pastoral" de ses prédécesseurs, symbole d'une Eglise plus humble, et ressorti la "férule" en forme de croix grecque du pape le plus réactionnaire du XIXe siècle (Pie IX). Il a restauré l'usage de la distribution de la communion à genoux et par la bouche, "destinée à devenir la pratique habituelle des célébrations pontificales", a déclaré dans L'Osservatore romano Mgr Guido Marini, son cérémoniaire. La France risque d'être stupéfaite lors de la visite de Benoît XVI en septembre.
LA ROME DU XIXE SIÈCLE
Un an après, le motu proprio (décret du pape) de juillet 2007 libéralisant l'ancien rite en latin n'a certes pas déchaîné les passions. En France, le ralliement à l'"ancienne messe" n'aurait touché que... 0,1 % de fidèles. Le nombre de paroisses où elle est célébrée depuis un an n'est que de 40, s'ajoutant aux 132 qui la proposaient déjà. Mais les traditionalistes n'ont pas renoncé à leur guerre d'usure contre les évêques, les prêtres et la Curie "modernistes". Ils ont rejeté le protocole d'accord proposé par Rome en vue de régler le schisme, qui ne leur demandait que de s'engager à respecter l'autorité et la personne du pape. Victime d'un jeu de surenchères sans fin, Benoît XVI se voit sommé de lever les excommunications de juin 1988 et d'attribuer aux prêtres traditionalistes un statut sur mesure de "prélature nullius", qui leur offrirait le double avantage d'être reconnus par Rome et de rester indépendants des évêques.
Benoît XVI peut-il aller jusque-là ? Serait-il vraiment ce pape qui n'aurait jamais réussi à s'affranchir de son modèle bavarois où la messe, la famille, l'angelus des champs et la musique des villes étaient au coeur du quotidien ? D'un passé de théologien épouvanté par l'ampleur des dérives qui ont suivi le dernier concile, par le "nihilisme" de Mai 68 et par l'inexorable montée du "relativisme" des moeurs et des opinions, y compris religieuses ? On peine à penser que ce philosophe, qui a dialogué avec des figures de la pensée laïque (Florès d'Arçais en Italie, Habermas en Allemagne), renoué avec Hans Küng, son ancien collègue théologien devenu son meilleur ennemi, prié dans une mosquée (Istanbul), visité des synagogues, écrit des encycliques au ton moderne sur l'amour et l'espérance, puisse demain ouvrir la porte aux schismatiques de 1988, arc-boutés sur la Rome du XIXe siècle. Celle qui combattait les idées de liberté et de droits de l'homme, qui était le bastion du dogme le plus figé, la citadelle de la seule foi catholique légitime, hostile à tout dialogue avec les chrétiens séparés et les confessions non chrétiennes.
Son goût pour la liturgie traditionnelle était connu, ceux qui s'en scandalisent devraient relire les ouvrages qu'il y a consacrés. De même sa mission de pape, gardien de l'unité, l'oblige-t-elle à renouer, avec les traditionalistes, une négociation dans laquelle, comme responsable de la doctrine à Rome, il avait mis le prix, il y a vingt ans, mais dont il vit encore comme un échec personnel la rupture. Dans toutes les religions, la liturgie est toujours l'expression d'une foi. Elle ne peut être dissociée de la doctrine. Or le cap a été fixé, il y a plus de quatre décennies, lors de Vatican II, maintenu par Paul VI et Jean Paul II.
Aujourd'hui, un néoconservatisme règne à Rome, encouragé moins par le pape que par des groupes qui n'ont jamais fait leur deuil de l'Eglise autoritaire et repliée de jadis. Le retour à une liturgie plus traditionnelle, la réintégration des schismatiques risquent de se faire au prix d'un grignotage des acquis de quarante ans. Ce serait le triomphe posthume de Mgr Lefebvre.
Courriel : tincq@lemonde.fr Sigur Rós - Gobbledigook, sur l'album Með suð í eyrum við spilum endalaust, sorti en juin.
Enfin un album joyeux de ce groupe islandais, Gobbledigook est un morceau carrément frais et le clip va carrément bien avec l'ambiance musicale, un sentiment d'allégresse, de liberté, c'est l'été, le retour à la nature...C'est un morceau qui exprime bien aussi l'euphorie de la vie naturiste, ce sentiment d'authenticité mêlé à une forme d'exaltation tranquille, de retour à soi-même.
05/07/2008A propos du ridicule sarkozysme militant et aveugle de certains ici..."La façon la plus perfide de nuire à une cause, c’est de la défendre avec de mauvaises raisons."
- Friedrich Nietzche, Le Gai Savoir. François CAVANNA, Lettre ouverte aux culs-bénits."L’athée qui irait proclamant que l’inexistence de Dieu est démontrée serait en contradiction avec lui même : il ferait acte de foi, cette foi fût-elle négative.
En effet, ayant admis que la question même de l’existence d’un Dieu se situe hors du domaine des questions "permises" et n’a donc pas à être posée puisqu’on ne pourrait y répondre, dans un sens ou dans l’autre, que par des affirmations indémontrables, il la pose quand même et y répond péremptoirement.
"Non" est tout aussi téméraire que "Oui".
L’athée cohérent se garde bien d’accepter la discussion sur ce terrain.
Une fois pour toutes, il ignore Dieu et le problème de son existence, il se conduit en tout sans tenir compte de ces chimères.
L’agnosticisme est un raisonnement.
L’athéisme est un comportement.
L’un découle de l’autre. " 03/07/2008CARLA BRUNI LIBRE !Vivement ce titre !
Si on pouvait libérer Marianne aussi, ca serait sympa. Plus de différence, donc pas de discrimination possible..."Et donc, vous n'êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes citoyens du peuple saint, membres de la famille de Dieu, car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire c'est le Christ Jésus lui-même. En lui, toute la construction s'élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous êtes, vous aussi, des éléments de la construction pour devenir par l'Esprit Saint la demeure de Dieu. "
- Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 2,19-22. Sarko surfe sur la libération de Betancourt
Entouré de la famille d’Ingrid et de Bernard Kouchner, Nicolas Sarkozy a savouré sa joie : « Aujourd’hui, s’achève donc un calvaire ! Ingrid est en bonne santé. Mes premiers mots vont pour lui dire combien nous sommes heureux… Toute la France est heureuse de récupérer Ingrid ».
(...)
Seul bémol pour Sarko : la France n’est pas directement responsable de la libération d’Ingrid Betancourt. C’est l’infiltration de la guérilla par l’armée colombienne qui a fonctionné.
En gros, Uribe : 1 Sarko : 0.
Peut-être la raison pour laquelle c’est le chef du Quai d’Orsay, Kouchner, qui prendra l’avion pour aller chercher Ingrid.
Mais super Sarko pourra dormir tranquille : les remerciements adressés au président, par la famille d’Ingrid Betancourt et par son comité de soutien, se multiplient.
Ouf ! L’honneur est sauf.
Source
02/07/2008Désinformation pas très catholiqueEn France, le site Internet E-deo.net qui se présente comme un portail de "ré-information", condense en fait toutes les haines extrémistes catholiques contre les gays.
Le site s'en était déjà pris au vendeur en ligne Matelsom, "coupable" d'avoir affiché un couple gay sur une publicité pour sa literie.
C'est au tour de la Marche des Fiertés 2008 de Paris de faire les frais de l'information orientée, mensongère et haineuse pour servir des intérêts idéologiques avec des procédés de sinistre mémoire.
Ainsi, sous un onglet "SOS Homofolie", E-deo prétend faire un traitement de la Gay Pride parisienne, en prétendant avoir effectué une vérification sur place, pour avancer que les chiffres de participation "n'ont rien à voir avec la réalité", fait qui, selon l'auteur, aurait été confirmé de vive voix par des policiers sur place.
Ce même article est repris par le site lesalonbeige, autre portail d'"information catholique".
"Je vais être honnête, je ne pensais pas qu'il y avait aussi peu de monde. Je n'ai jamais cru aux 700 voire 800 000 manifestants soi-disant présents en 2006. Mais je pensais tout de même que 150 ou 200 000 personnes y participaient. C'est donc de très bonne humeur que je peux vous assurer qu'il n'y avait pas plus de 35 000 marginaux à ce rassemblement vers 15h00. Ayant peur de prendre mes désirs pour des réalités, j'ai parlé à plusieurs policiers en amont du cortège : ceux-ci m'ont expliqué que les autres années, il n'y avait pas plus de 50 000 personnes et ont sourit quand je leur ai mentionné les soi-disant 700 000 manifestants de l'année dernière".
A la question de la participation, vient ensuite celle de la présentation bien sûr pour faire part des dangers, "J'ai été étonné de voir à quel point le cortège est moins jeune que celui de la marche pour la vie (la manifestation anti IVG). A part peut-être le char du Mag, une association de jeunes militants gavée d'aides par la mairie de Paris sur lequel des jeunes de 14 ans (je dirais même moins âgés mais je ne suis pas sûr.) paradaient. L'idée d'un char pour les jeunes à la Gay Pride d'Amsterdam avait beaucoup choqué, sachez que cela existe déjà en France" .
Dans la rhétorique extrémiste il y a bien sûr de la place pour la victimisation, "La religion catholique est la seule attaquée dans le cortège : des homos fanatiques déguisés en bonnes sœurs, un travelo se trimbalant "crucifié" sur sa croix, etc. Comme vous vous en doutez, aucun symbole juif ou musulman n'est par contre tourné en dérision. Le public est composé d'un nombre élevé de marginaux, souvent très vulgaires et ridicules à la fois. Quant à l'ambiance, elle est malsaine (préservatif géant, imagerie porno, etc.). Des jeunes y sont habillés en diable, on croise des androgynes à moitié nus, etc. Et des groupes d'enfants avec adultes manifestement enthousiastes (animateurs de centres aérés?) le long d'une avenue".
E-deo conclut "Et rassembler 30 000 marginaux quand on en attend 800 000, ça s'appelle faire un bide".
Si ces propos ne reflétaient pas la haine de ces homophobes catholiques, il y aurait de quoi rire d’un tel discours totalement mensonger et ridicule.
Délit de fausse information, délit de diffamation, délit d'injures, voilà les méthodes de ces catholiques là.
Ce serait intéressant de connaître l'avis de la Justice française à propos de telles déclarations.
Espérons que l’Inter-LGBT va porter plainte pour diffamation contre ce site catholique homophobe qui doit être condamné lourdement.
Et entend t’on des réactions de désapprobation et de condamnations de ces déclarations par la hiérarchie catholique? Absolument pas. Elle approuve implicitement.
Ce site et bien d’autres se réclamant du catholicisme, sont la preuve du danger des discours discriminatoires anti-gays et mensongers du Vatican et de ses responsables qui soutiennent les idéologies intégristes.
Les institutions religieuses sont aujourd’hui de plus en plus le refuge du totalitarisme haineux.
Seigneur, où est l’Amour que tu as enseigné?
01/07/2008Le 19/20 de France 3, lundi 30 juin 2008.

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| Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels
De l'identité bisexuelle :
La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être.
C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire.
Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.
De la dignité bisexuelle :
L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.
Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.
Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.
Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)
Des droits des bisexuel-le-s :
Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.
Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence.
Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.  |