23/11/2003Une petite dose de mauvais exprit

Lisez Non Sequitur : http://www.ucomics.com/nonsequitur/ 19/11/2003Virginia, Clarissa et LauraCe soir je suis rentré tard du boulot, une note à finir, mais je me suis arrêté au distributeur de dvds sur le chemin....grand bien m'en a pris.
Le choix était soit terriblement mauvais, soit profondément chiant, ais j'ai découvert un petit joyau, évidemment libre, dans les nouveautés : The Hours de Stephen Daldry avec un casting de dingue, Ed Harris avec Nicole Kidman, Julianne Moore et Meryl Streep...seulement.
On y parle de la vie, de l'amour et du mystère de l'écriture...une aproche de la sensibilité féminine totalement effrayante de justesse...
A Londres dans les années 20, Virginia Woolf (interpretée par Kidman, c'est bon, je lui pardonne de s'être marié au nabot scientologue) écrit Mrs Dalloway, sa dernière oeuvre, un roman qui accompagnera 30 ans plus tard le quotidien de Laura (impressionante Julianne Moore, surtout vers la fin, tout un enfer sans un mot !) une jeune mère de la banlieue de Los Angeles.
A New York aujourd'hui, Clarissa (Streep pas mal, peu mieux faire, un peu déjà vue), incarnation moderne de Mrs Dalloway, mène une existence futile dévouée à un ami poète sur le point de mourir.
Trois femmes, trois époques, trois destins.
Le roman qui les lie va changer leur vie et démontrer en parallèle comment elles vont chacunes vivre leur destin commun.
C'est bon, je craque, faut que je lise le bouquin et que je relise du Woolf, auteur que je n'ai pas relu depuis la fac...par pure négligence...déjà son "Orlando" était un bonheur inénarable...au fait je cherche le dvd du film qui en a été tiré...
18/11/2003LinkAndThink, vu sur mediaTIC(copié-collé de chez mediaTIC - http://mediatic.blogspot.com/)
LinkAndThink, c'est quoi ?
Comme chaque année, depuis 1999, le 1er décembre, à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le Sida, les sites Web collaboratifs, blogs et journaux en ligne sont invités à publier un article/billet sur le thème du Sida et chacun peut aussi indiquer - dans ce même billet - des ressources en ligne sur la terrible maladie. Cela peut aussi être une expression libre sur le sujet en témoignant d'un vécu par exemple.
Cet effort collectif plurilingue vise à constituer une base mondiale et interculturelle de connaissances sur le Sida ; il s'agit donc un projet unique en son genre.
La démarche est initiée par un blog non lucratif (en anglais) : Link And Think sur lequel vous pouvez retrouver de plus amples infos sur l'opération.
http://linkandthink.org/
Pour participez, inscrivez-vous ;-)
Et passez le message à vos amis blogueurs !
Voilà, c'est fait... 17/11/2003Première sortie en couple - Lui et moi - samedi soir chez E. et S.Sa meilleure amie fêtait son anniversaire, entourée d'un groupe d'amis dont elle m'avait beaucoup parlé...Ils m'avaient prévenu qu'elle avait préféré prévenir tout le monde que Lui était gay et qu'il allait venir avec son mec...pour éviter les chocs trop brutaux...
Ca promettait d'être drôle :)
De plus elle m'avait dit du mal de certains, me garantissant une bonne dose de staracadémifans de Dawsonwatchers et d'un bucheron...un vrai bonheur.
Je comprend pourquoi Il ne les fréquentait plus beaucoup et que donc certains avaient loupé sa déclaration en douanes (son C.O. du coté relationnel)
Ca n'a pas loupé.
Ambiance, on fait exprès d'arriver avec 15 minutes de retard par rapport à l'heure de rdv, histoire de ne pas faire les poireaux à attendre les autres et, surprise, presque tout le monde est là...S'ensuivent les salutations d'usages, bisous distants et poignées de mains viriles (légèrement angoissées)...Il est clair que notre arrivée à jeté un froid :)
Regards en biais, reprise des discussions, pas une place assise...il va falloir faire son trou...
Avantage de mon ego endurci, j'en ai absolument rien à foutre de ce qu'ils pensent et puisque que mon hotesse a eu la gentillesse de me proposer à boire...le reste, tant qu'Il est content...
Il a lui aussi, je pense, savouré le malaise créé...Ahh toutes ces stratégies de fuite, les regards fuyants, les questions idiotes mais polies...pile poil dans la chanson de Souchon - Poulailler's song :
<i>Dans les poulaillers d'acajou,
Les belles basses-cours à bijoux,
On entend la conversation
D'la volaille qui fait l'opinion...</i>
à part que la volaille (oulaa le lacher de pétasses et blaireaux...) elle n'a pas de conversation et qu'elle sait à peine former une opinion...
J'ai commencé à m'amuser un peu, tel le renard au milieu de tout ca, je m'éclatais avec des petits mots gentils parsemés par-ci par-là...à une blonde : "tu t'es fait des mêches blonde en plus, ca te va bien, ca te donne un air intello", à un pompier "j'ai toujours aimé les pompiers, et toi ?"...un vrai festival qu'Il s'est empressé d'arrêter se disant que peut être ils finiraient par comprendre..
Heureusement, quelques décoincés avec cervelle s'étaient joints à la fête...et j'ai pu enfin attaquer de vraies discussions tout en faisant la fête à la jolie bouteille de vodka de 2 ou 3 litres qui trainait négligemment sur la table (on sentait l'originie polonaise de la miss..)...j'ai rencontré son mec : charmant, mais aucun goût pour la coiffure de sa nana ;) puis S. et A., l'autre couple de la soirée (on était chez les parents de S. qui fêtait son anniversaire en même temps).
De l'humour, de l'esprit, du goût et de la musique : un vrai oasis...la soirée était sauvée, j'ai pu me détendre un peu et caliner mon homme, lui rouler quelques palots, être avec lui sans me cacher ou me réfugier dans les sombres recoins d'un bar-ghetto...Un couple quoi, la vie, l'amour, ses grand yeux dans les miens...chabadabada : un homme et un homme...
S. a eu la bonne idée de mettre les Pixies un peu fort, ce qui m'a évité d'entendre la fin d'une conversation profonde sur la mort d'un personnage dans une série débile et gluante et de faire fuir les premiers excusés (désolé on doit y aller, la messe est à 10h chez moi...), on a fini par se retrouver entre happy few.
Un dernier verre et une discussion imbibée de comparaison entre Jiu-Jitsu et Aïkido puis on s'est retiré...pour aller faire un tour dans les bois, lui et moi, de nuit...je vous passe les détails, vous pourrez ainsi vous imaginer tout ce que vous voulez...
J'ai déjà été trop long là...mais il fallait bien surdoser pour compenser mon absence de quelques jours... 13/11/2003Court et brefLa vraie vie est si souvent celle qu'on ne vit pas.
Oscar Wilde
Fin d'aprèm' shopping avec lui puis restau de charme, un petit repas tranquille, un service stylé mais sans excès et fin soirée chez une de ses copine, très sympa, très bonne discussion..
Ai pu lui faire quelques cadeaux, dont une bague qui lui va plus que bien...puis elle lui met des étoiles dans les yeux...
On a discuté jusqu'à 4 heures du mat, alors que je bosse à 8 et lui aussi.
Bonus stage : je rentre et Elle est réveillée, donc discussion jusqu'à 6h30...
Donc ce soir, ma vie se déroulera dans mon lit.
Je dors !
12/11/2003AbsencesQui de nous deux est absent pour l'autre ?
Il faut l'avouer, en général, c'est moi...
Il me manque, j'ai envie de le voir, de l'entendre, de passer du temps avec lui, de l'embrasser, de la caliner...enfin, d'être avec lui.
D'un autre coté, j'ai le blues et pas envie de sortir de mon sweet home si bordélique ni de décrocher de cet ordi-confesseur.
Ca fait quatre jours que je ne suis pas sorti et je n'en ai pas envie.
Il faut vraiment que j'arrête de prendre des vacances, va ne me réussit pas : à chaques fois ca finit en cocooning avec Elle, du 24/24 à glander ensemble. Elle a une force d'inertie qui me dépasse et ce coup ci elle a flingué 4 jours à Londres.
Ca ne m'énerve presque plus.
Lui, bouge beaucoup plus, mais reste très attentiste...quoi qu'il a pu me surprendre récemment, il change, il évolue, j'aime ca...ce qui me rassure en même temps, c'est que même s'il grandit, il pose toujours le même regard sur moi, ses doux yeux semblent encore m'aimer.
Si j'osai, j'inverserai la tendance.
Ou plutôt je m'organserai autrement : les Longs WE balade avec lui, la semaine pépère avec elle...Il faut que je repense la répartition de ma garde...drôle de situation à laquelle je ne me fait pas, même si ca fait presque 5 mois que je suis aussi avec lui...c'est passé si vite...
Reste aussi à régler les problèmes annexes pour pouvoir partir sur un projet ainsi formulé : lui trouver un ailibi, faire passer la pillule à l'autre moitié, ne pas la blesser, organiser un WE puis décoller...
Où pourrions nous aller ?
Comme je n'ai pas d'habitude gay, je suis un peu paumé, va falloir que je me renseigne ; de plus, même si j'ai envie de pouvoir l'embrasser et lui tenir la main sans me faire emmerder, je n'ai pas envie de passer un WE dans un ghetto spécialisé...désolé, mais d'ici je le vois comme ca, pour l'instant...donc, un ptit saut à l'étranger ou ailleurs, je ne sais pas...
Il faut que je lui en parle.
Allez hop !
Un coup de fil en espérant qu'il est libre puis un coup de rasoir et dans la douche, ensuite on ira prendre un bon café dans un quartier où on ne va pas souvent...pour changer.
11/11/2003Une poule, un coq...Décidément je suis doué pour me mettre dans les situations les plus improbables.
A vrai dire, ca date de mon mépris pour les conventions, je ne peux pas accepter qu'on me dise ce qui se fait ou pas, c'est comme ca.
J'emmerde un monde qui me fait déjà bien chier, mais ca tombe bien, j'ai envie d'en parler.
Alors, lecteur, comme tu me lis tu te demandes, "mais qui est ce type si libre et si rebelle à qui tu aimerais ressembler...", il va falloir mériter la réponse à ta question en me lisant, en me supportant, en me décryptant...mais pour celà, il va falloir me lire...
En échange je vais t'écrire, assez souvent, tous les jours si je le peux où si j'ai vraiment quelquechose à dire.
Veinard.  |
| Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels
De l'identité bisexuelle :
La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être.
C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire.
Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.
De la dignité bisexuelle :
L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.
Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.
Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.
Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)
Des droits des bisexuel-le-s :
Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.
Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence.
Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.  |