.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : rien, je n'ai pas envie...
Je regarde : rien, pas le temps...
Je lis : mes comics en retard...
Je joue : à faire le chat
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau et des vodka-pomme
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : doucement.
Je rêve : à plus de paix...
(mis à jour lundi 1 septembre 2008 à 01:05)

30/08/2004

30/08/04 - 20:05

Un milliard d'euros par an pour développer un vaccin contre le sida

En ouverture du Congrès international consacré à la recherche d'un vaccin contre le sida lundi à Lausanne, le conseiller fédéral Pascal Couchepin a souligné la nécessité d'une lutte efficace.
Les scientifiques ont de leur côté appelé à l'accroissement de l'engagement politique et financier.
Un milliard d'euros par an au moins sont nécessaires.
«Plus de 20 millions de personnes sont déjà mortes du sida et plus de 40 millions ont contracté le virus», a rappelé lundi Pascal Couchepin à l'occasion de la cérémonie d'ouverture du congrès «Aids Vaccine 04» qui se tient au Palais de Beaulieu à Lausanne.
«En considérant ces chiffres, il est clair qu'il n'y a pas d'espoir de triompher de cette terrible tragédie sans un vaccin sûr et efficace».

Selon les estimations, dix à 15 milliards d'euros sont nécessaires au cours des dix prochaines années pour garantir un bon développement clinique des vaccins potentiels actuels, ont souligné les chercheurs.

«Nous espérons que la Suisse, fidèle à sa tradition humanitaire, renforcera son engagement à long terme en faveur de l'initiative internationale pour le développement d'un vaccin contre le HIV», a déclaré le Dr Guiseppe Pantaleo, président du congrès.

La recherche européenne manque encore de fonds, a souligné le Dr Michel Kazatchkine, directeur de l'Agence nationale de recherches sur le sida.
La Commission européenne et les Etats membres doivent augmenter la coopération internationale, améliorer la définition des priorités et accroître l'engagement politique et financier.

Le congrès réunit jusqu'au 1er septembre environ 800 scientifiques et présente les progrès les plus importants réalisés dans le domaine des vaccins contre le sida.

Il est organisé par le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) et EuroVacc, fondation établie en Suisse qui vise à développer un vaccin contre le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et autres agents de maladies infectieuses.
AP

29/08/2004

29/08/04 - 19:23

Mariage gay - Opinions et points de vues



27/08/2004

27/08/04 - 00:47

Questionnaire binaire

• Timide : jme soigne
• Parano : définitivement, c'est une question santé mentale (cf. Einstein)
• Lunatique : non
• Jaloux : mwoui
• Fidèle : très, malgré ce qu'on pourrait croire.
• Gentil : j'ai cette faiblesse
• Possessif : uhm, des fois
• Souriant : errf
• Prétentieux : des fois
• Pudique : pour les choses importantes seulement
• Poli : assez
• Intelligent : relativement
• Dépensier : non
• Peureux : non
• Romantique : affirmatif
• Abruti : quand jsuis en colère
• Dépendant : de certains trucs, comme tlm, je gère...
• Soumis : plutôt crever
• Simple : j'essaye
• Silencieux : assez
• Bruyant : non, c'est vulgaire
• Affectueux : assez, ms je ne le montre pas
• Doux : avec qui de droit
• Alcoolique : non
• Radin : ca ne risque pas
• Egoiste : des fois, pour survivre
• Etourdi : ah ca non
• Tendre : en privé
• Menteur : s'il le faut
• Chaleureux : assez
• Discret : assez
• Provocant : des fois, surtout quand j'entend des énormités
• Arrogant : ben ca va de paire avec le reste, des fois.
• Raffiné : sur certains points, assez.
• Têtu : non, plutôt endurant.

26/08/2004

26/08/04 - 00:28

Agressions homophobes - Exaspération face à l’inaction des pouvoirs publics

Inter-LGBT - Communiqué de presse du 19 août 2004
Source : http://www.inter-lgbt.org/article.php3?id_article=287

David a été sauvagement agressé à Marseille sur un lieu de rencontre gai. Il souffre aujourd’hui de multiples fractures au visage. Les circonstances et les insultes rapportées par la victime laissent peu de place au doute : l’homophobie serait l’unique motif des agresseurs.

Cette agression n’est pas la première, à Marseille comme dans le reste de la France. Pourtant, comme pour l’antisémtisme ou le racisme, les pouvoirs publics n’ont aujourd’hui toujours pas su dépasser le cap de la seule condamnation morale.
L’aggravation des sanctions prévues pour les crimes à caractère raciste ou homophobe, et les discours indignés sont le seul bilan de ce gouvernement, alors qu’aucun effort n’a été mis sur la prévention : quand la condamnation morale ou pénale intervient, c’est qu’il est déjà trop tard.
Ces vingt-cinq derniers mois, où l’on aura vu se multiplier les actes racistes, antisémites et homophobes, auront été marqués par l’inaction de ce gouvernement en matière de prévention.


L’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans manifeste sa solidarité et son soutien à l’égard de David.
Elle demande au Garde des Sceaux qu’instruction soit donnée pour que le caractère homophobe de l’agression puisse être établi avec certitude et les agresseurs vite retrouvés, afin de permettre à la victime d’être assistée en justice par des associations.
Elle demande au gouvernement de mettre en oeuvre une vraie politique de prévention contre les discriminations, particulièrement à l’école, en complément d’une loi contre les propos discriminatoires.

Cette agression et d’autres ne seront malheureusement pas les dernières, pourtant, elles pourraient être évitées

25/08/2004

25/08/04 - 19:42

TEST D'EVALUATION DE BLOG

Bonjour chers rares lecteurs de mon blog.

Afin de préparer mon entretien semestriel d’évaluation de blog, je vous prie de bien vouloir m’apporter votre aide afin d’évaluer mon blog / journal :

Les questions sont numérotées de 1 à 20 et se présentent comme des affirmations que vous devez commenter.

Pour répondre, veuillez noter de 1 et 5, ce qui correspond aux apréciations suivantes :
1 Oh yeah tout à fait d’accord !
2 Mouais...
3 Erff, abstention...
4 J’aurais pas vraiment dit ça mais si tu y tiens...
5 Faut te faire soigner mon gars !

Vos réponses s'effectueront bien sur dans les commentaires de ce post.

Questions :

1. Je me connecte régulièrement sur ce blog,
2. Ce blog fait partie de mes blogs préférés,
3. J’apprécie l’humour de ce blog,
4. Je trouve les événements racontés intéressants,
5. Je trouve ce blog bien écrit,
6. Je trouve ce blog original,
7. Les sujets du blog sont variés,
8. Les articles sont suffisamment longs,
9. Je conseillerais ce blog à un ami,
10. Je trouve Furyo intéressant,
11. Je commence à connaître Furyo,
12. Je trouve Furyo mignon,
13. Je conseillerais Furyo à un ami,
14. Ricroel est un petit joueur, mais on l'aime bien,
15. Il faudrait plus de visuels, de photos et images,
16. J'adore les posts militantistes de ce blog,
17. Furyo a de bonne chance de se trouver un mec,
18. Mon blog est bien mieux que celui de Furyo,
19. Le blog de Furyo est un avantage dans sa quête du mec idéal,
20. J'ai répondu honnêtement à ces questions.

Merci d’avance pour vos réponses assassines.

24/08/2004

24/08/04 - 19:42

Un pur moment de soleil...




David Hockney
'Peter getting out of Nick's pool'
1967


Ca change de Nighthawks, non ?

23/08/2004

22/08/2004

22/08/04 - 22:12

Propos homophobes dans le magazine “LA VIE”...

La fédération des CGL et l'association “DAVID & JONATHAN” regrettent la dérive de l'hebdomadaire Chrétien "la Vie" et dénoncent les propos homophobes de Tony ANATRELLA...

L’hebdomadaire chrétien d’actualité “La Vie” se dit porteur de valeurs “de liberté, de justice, de solidarité, de tolérance”.

Cependant, depuis plusieurs semaines, “La Vie” publie sur le mariage des couples de même sexe des propos qui ne permettent pas réellement le discernement de ses lectrices et lecteurs.

Le 27 mai dernier, un éditorial de Max Armanet prophétise “guerre, désordre, maladie” pour les sociétés qui ne respecteraient pas “l’équilibre entre le masculin et le féminin”... comme si l’accès des quelques 10% de personnes lesbiennes, gaies, bi ou trans à l’égalité des droits remettait cet équilibre en cause.

Le 27 mai encore, un bloc-notes de Jean-Claude Guillebaud traite les militant–es lesbiennes, gaies, bi ou trans “d’idiots”...

Le 22 juillet enfin, une tribune de Tony Anatrella accuse Noël Mamère d’avoir “tué un symbole” en commettant un “passage à l’acte meurtrier”.

Trop parler de meurtres symboliques peut justifier voire entraîner des paroles ou des actes réellement meurtriers, les exemples ne manquent pas...

(Suite sur gayvox.com...)

17/08/2004

17/08/04 - 22:27

39 homosexuels incarcérés au Népal : la France doit exiger leur libération !

Communiqué d'Act Up-Paris Sidaction Inter Centres LGBT.

Depuis lundi 9 août, 39 homosexuels sont incarcérés au Népal.
Il s'agit de membres de la Blue Diamond Society, une organisation non-gouvernementale népalaise membre de l'International Lesbian and Gay Association (ILGA) qui travaille dans la lutte contre le sida et la défense des droits humains.
Ils sont inculpés de trouble à l'ordre public (" public nuisance ").
Ces arrestations sont survenues après qu'un avocat népalais a demandé, le 18 juin denier, à la Cour Suprême du pays de fermer la Blue Diamond Society, accusant l'association de vouloir légaliser les activités homosexuelles.

La suite...

UPDATE : 25/8/04

Les 39 gays arrêtés à Katmandou ont été libérés
Source : Têtu.com

Népal - Les membres de la Blue Diamond Society (BDS) arrêtés à Katmandou le 9 août ont été libérés sous caution vendredi 20 août.
Accusés de troubler l’ordre public, les 39 «metis» («gays») devront comparaître le 20 septembre.
Selon l’association, ils auraient été insultés et maltraités pendant toute la durée de leur incarcération.
Un journaliste, notamment, aurait eu le droit de les filmer dans leur cellule, ce qui a pour effet d’«outer» ceux qui n’avaient pas fait leur coming-out.
Au moins deux d’entre eux se plaignent d’avoir été passés à tabac, l’un pour avoir demandé à aller aux toilettes, l’autre pour avoir protesté contre la présence du journaliste.

16/08/2004

16/08/04 - 23:05

Fatals Stats

« En une seule année (2002) la production de nouvelles données (imprimées, filmées, magnétiques et optiques) a représenté 5 exabytes, soit la même quantité que l’ensemble des mots parlés par tous les êtres humain depuis l’apparition du langage »

- Source, Université de Berkeley, USA (et traduction wiki.crao.net).

16/08/04 - 22:38

Idéaliste

" Il y a de l'espoir pour tout le monde, c'est ce qui fait tourner l'univers."

- Paul Auster
Extrait de Moon Palace

15/08/2004

15/08/04 - 22:04

«Libérons la mariée!»

Source : Libération.fr

Je me souviens de la manifestation du 20 novembre 1971 en faveur de la liberté de l'avortement et de la contraception, quand nous avons croisé un mariage et que le Fhar (Front homosexuel d'action révolutionnaire) s'est rué dans l'église Saint-Ambroise aux cris de «libérez la mariée». Trente ans plus tard, une grande partie du mouvement homosexuel réclame le mariage. Quelle ironie de l'histoire ! Comment est-on parvenu à faire du mariage la référence égalitariste entre homosexuel(le)s et hétérosexuel(le)s, c'est, je crois, le grand mystère d'une époque arrivée à un tel degré de normalisation planétaire que ce qui était hier une aliénation pour les femmes est devenu aujourd'hui un statut enviable pour les gays. Vous aurez remarqué qu'il est surtout question du «mariage gay», comme si les lesbiennes n'existaient pas et comme si tous les homosexuels étaient d'accord entre eux.

L'utilisation quasi exclusive de l'expression «mariage gay» par la presse devrait déjà être suspecte. D'un côté, on nous parle de démarche égalitaire entre «hétéros» et «homos» et, de l'autre, on prend les gays comme modèle référentiel des lesbiennes. Avouez que le «mariage gay» nous ramène au mariage d'autrefois où l'homme parlait au nom du couple tandis que la femme se taisait.

Evidemment, il s'agit de se marier entre hommes, cette fois-ci, mais dans un contexte symbolique qui est un véritable retour en arrière. Si l'idée de «mariage gay» constitue une indéniable évolution sur le plan juridique, sur le plan symbolique il reconduit une idéologie et une structure patriarcales que les femmes ont subies pendant longtemps jusqu'à parvenir à s'en libérer dans le sillage du Mouvement de libération des femmes.

C'est là même où la logique juridique à visée égalitaire se heurte à une logique symbolique qui n'a pas changé.

Le problème auquel sont confrontées les femmes, en tant qu'héritières d'une histoire et personnes vivant dans une société modelée par la conscience patriarcale, est le décalage entre une revendication de mariage qui paraît d'une logique confondante ­«on veut avoir le choix de se marier ou de pas se marier», disent les partisans du mariage homosexuel et la symbolique phallique dans laquelle est prise une telle revendication. Le mariage homosexuel est un mariage gay. Pas un mariage lesbien. De plus, il reconduit l'inégalité symbolique entre les sexes. Les femmes comptent toujours pour du beurre. Le débat a lieu sans les femmes et entre hommes politiques. Les mêmes qui, cinq ans plus tôt, se détournaient de la question ou votaient en faveur d'un Pacs qu'ils savaient mal fait, injuste et injurieux pour les homosexuels puisque ces derniers devaient attendre trois ans avant de pouvoir bénéficier des droits acquis. Va-t-on continuer cette fuite en avant vers une normalisation générale des statuts qui ne profite qu'aux dominants? L'exemple de la mondialisation devrait nous faire réfléchir avec sa façon d'imposer à tous des standards de développement économique qui renforcent le poids des plus forts.

En effet, on prend pour norme d'intégration des homosexuels dans la Cité le modèle hétérosexuel. Autant dire le modèle masculin, puisque le mariage a été conçu, structuré et imposé par les hommes. Ce n'est que tout récemment qu'il est devenu un cadre supportable pour les femmes, et encore, cette évolution positive n'a pas sauvé pour autant le mariage, puisque la moitié des naissances a lieu hors mariage. Ce modèle est caduc. Parce que nous vivons plus longtemps, que la conception de la famille a changé. Et parce que les femmes ont conquis leur autonomie (relative) et n'ont plus besoin de la protection de leur mari. Les lois sont faites pour ça.

Les hommes n'ont pas connu l'aliénation du mariage et on comprend que le «mariage gay» n'ait pour eux que des avantages. Mais que signifie-t-il ? Mystère ! Quid de la fidélité, du nom, de l'âge du mariage différent pour les garçons et les filles, de la protection du plus faible et autres engagements «pour le meilleur et pour le pire» que tout mariage implique.

On nous présente une image idyllique de la chose, sorte de paradis enchanté à la Disneyland tellement coupé de la réalité vécue qu'on frémit devant une telle schizophrénie. A moins que le débat sur le «mariage gay» ne fasse écran à l'indigence spirituelle de notre époque. Est-il vraiment nécessaire de se marier pour rétablir la justice citoyenne entre les homos et les hétéros ?

Prenons l'exemple de l'héritage. Pourquoi ne pas réformer le régime des successions en permettant à chacun célibataire, concubin ou marié de léguer ses biens à la personne de son choix au tarif consenti aux gens mariés ? C'est une réforme fiscale facile à faire, une mesure de justice sociale entre les célibataires et les gens mariés et une vraie réforme de la notion même d'héritage qui s'ouvrirait ainsi aux évolutions conscientes de notre monde en mettant les célibataires et les gens mariés sur un vrai pied d'égalité dans la transmission de leur patrimoine.

De même pour d'autres domaines (impôts, Sécu, adoption, soutien des plus faibles, etc.) qui peuvent très bien se résoudre dans le cadre du Pacs, voire de l'union libre. A condition d'ouvrir à cette dernière de vrais droits.

Personnellement, je serais pour l'abandon du Pacs, qui est une solution boiteuse et à la symbolique nulle puisque le mot ne signifie rien. Union libre a un sens. De même les mots concubinage, partenariat et conpagnonnage auquel irait ma préférence... La langue française est assez riche pour trouver un mot qui remplisse une fonction symbolisante tout en ouvrant un nouveau statut. C'est de fonction symbolisante dont manquent les homosexuels qui ont été longtemps réduits à la seule sexualité. Mais ce n'est pas en rentrant dans une norme qui n'a pas été conçue pour nous que nous y parviendrons. La norme uniformise. Elle aliène et produit des comportements stéréotypés dommageables pour la diversité humaine. Au lieu de produire de l'égalité, elle produit de l'identique, de la pensée unique. Or il faut cesser de concevoir l'égalité sur le mode de l'identité. Pour que a soit égal à b, il ne doit pas devenir identique à b mais rester différent.

Quand on voit l'impossibilité dans laquelle nous avons été placés de discuter de ces problèmes publiquement, on se demande si le «mariage gay» ne s'inscrit pas dans une stratégie de prise de pouvoir, plutôt que dans un processus de reconnaissance des singularités amoureuses. Peut-être faut-il admettre que le désir gay est orienté vers son institutionnalisation, à la différence du désir lesbien ou plus globalement de celui des femmes rebelles, qui aspire à la transformation de nos sociétés. Il faut dire aussi que n'ayant pas de place dans la Cité, les lesbiennes ne peuvent que désirer autre chose... Pas le mariage, en tout cas, dont les vertus d'autonomisation des femmes restent à démontrer.

Quant au Pacs, considéré comme un progrès, son effet a été quasi nul sur la visibilité des lesbiennes et la circulation de la parole des femmes dans la Cité. Il y a quatre ans, je m'interrogeais dans les Deux Amies (Blanche) pour savoir si «l'institutionnalisation du couple homosexuel revendiquée par le mouvement gay constituait une révolution symbolique ou un remodelage de l'ordre masculin». A voir comme les hommes politiques se sont emparés du sujet sans consulter les femmes, et à contre-courant de l'évolution globale des comportements face au mariage et au couple, j'ai bien peur de répondre par la deuxième hypothèse. Le «mariage gay» n'est-il pas la conclusion logique de deux siècles d'exclusion des femmes du droit de cité ?


Marie-Jo BONNET, historienne, écrivaine auteure de Qu'est-ce qu'une femme désire quand elle désire une femme ? (Odile Jacob)

15/08/04 - 16:25

Des fois j'ai envie...

...de me laisser aller à la plus basse des vulgarité possible dans un commentaire rageur et assassin de ce genre de...

Egocentrique, limite mytho...jpréfère l'ignorer.

Un instant de nausée

15/08/04 - 13:01

A Athènes, les dix commandements du spectateur olympique

Déjà rebutés par le prix, excessif selon eux, des tickets d'entrée pour les compétitions, toujours en butte aux tracasseries administratives et policières inhérentes à l'organisation d'un tel événement, les Athéniens ont découvert avec un rien d'agacement les règles de conduite imposées par les sponsors aux heureux élus pouvant assister aux Jeux.

Déjà édictées lors des précédentes olympiades, ces mesures ont été sophistiquées à Athènes jusqu'à devenir le nouveau décalogue du parfait spectateur olympique.

Hasard ou volonté délibérée : ces commandements sont en effet au nombre de dix, comme ceux que Dieu dicta à Moïse.

"Jamais ta propre eau n'apporteras" : la première interdiction concerne l'eau, source de vie. Les spectateurs n'auront pas le droit d'emmener avec eux leur bouteille, ou même leur gourde, puisqu'à l'intérieur des enceintes olympiques ils pourront acheter des bouteilles d'Avra, une eau minérale grecque, propriété du groupe Coca-Cola (dommage pour la Loutraki de Pepsi)

Celui-ci a aussi inspiré le deuxième commandement : toujours sous peine d'amende, il sera interdit d'apporter toute autre boisson dans les stades. Hors Coca-Cola, point de salut !

Le reste se décline à l'identique, avec quelque dangereuse plongée dans l'absurde.
Il sera ainsi interdit d'entrer dans les stades avec de l'alcool, non pas par une saine prophylaxie, mais pour permettre à Heineken d'écouler ses bouteilles de bière.
Même logique pour le quatrième commandement, relatif à la nourriture : "Seulement McDo pourras manger".
Impossible d'entrer avec son sandwich, son croissant ou son reste de pita.

Les nouveaux maîtres du monde ont aussi décidé de la manière de se vêtir puisque les spectateurs n'auront pas le droit de porter des T-shirts, chapeaux, sacs, provenant d'entreprises concurrentes des sponsors.

Malheur aussi à celui - sixième commandement - qui sera pris avec la contrefaçon d'un article "Athènes 2004".

Voué aux mêmes gémonies, et dans la trappe du père Ubu, le déviant qui n'aura pas de carte de crédit Visa : les distributeurs de billets olympiques n'accepteront aucune autre carte !

Pas le droit non plus - huitième et neuvième commandement - d'entrer avec des drapeaux de pays ne participant pas aux Jeux et de distribuer des tracts publicitaires.

Pour les pauvres d'esprit qui n'auraient pas compris, le dixième commandement stipule enfin qu'il sera interdit de faire de la publicité pour les entreprises ne sponsorisant pas les jeux.

S'ils veulent se comporter en ayatollahs inflexibles, et connaissant le tempérament volontairement frondeur des Grecs, les agents chargés de faire respecter la Loi ne sont pas au bout de leur peine.
Permettront-ils ainsi d'entrer à un enfant portant sur son T-shirt un minuscule logo de Pepsi-Cola ? Ostensible ou ostentatoire, le logo ?
On attend l'avis de la commission juridique de l'ONU.

José-Alain Fralon
LE MONDE • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 11.08.04

Ps : et en plus cette année le baseball est devenu sport olympique !!!

15/08/04 - 03:30

Alive and kicking !

De retour de Grèce...trop vite à mon goût...il ya tellement de chose à y voir, à découvrir...je viens d'arriver chez moi après une belle galère aérienne...je vais me vautrer dans le lit conjugal...demain je bosse, mais comme vous m'avez manqué j'avais envie de vous faire un petit coucou.
Bises.
++

 

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>>Les dix réponses les plus cons
à un coming-out
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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.