.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : rien, je n'ai pas envie...
Je regarde : rien, pas le temps...
Je lis : mes comics en retard...
Je joue : à faire le chat
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau et des vodka-pomme
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : doucement.
Je rêve : à plus de paix...
(mis à jour lundi 1 septembre 2008 à 01:05)

31/12/2004

31/12/04 - 16:08

URGENCE ASIE

Les numéros de téléphone d'urgence et les coordonnées des associations d'aide aux victimes.

LES NUMEROS D'URGENCE :

- Quai d'Orsay : 0800 174 174
- Club Mediterranée : 0810 810 810
- Nouvelles Frontières et TUI : 01 45 16 77 79
- Accor / Sofitel : à Paris : 01 45 38 84 84 ou 01 45 38 84 83 ou 01 45 38 84 76. A Bangkok : 00 662 237 60 64.
- FRAM : 05 62 15 17 83
- Kuoni : 01 45 61 87 70
- Jet Tours : 0820 042 032

SOLIDARITE :

Les associations se mobilisent pour venir en aide aux victimes du raz de marée.

LA CROIX ROUGE FRANCAISE "Séisme Asie"
BP 100
75008 Paris

FONDATION DE FRANCE
service donateurs
40, avenue Hoche
75008 Paris

LE SECOURS CATHOLIQUE-CARITAS FRANCE
BP 455
75007 Paris

LE SECOURS ISLAMIQUE FRANCAIS
compte postal CCP 29 19 D Paris

L'UNICEF
"urgence séisme Asie du sud"
BP 600
75006 Paris

LE COMITE CATHOLIQUE CONTRE LA FAIM ET POUR LE DEVELOPPEMENT (CCFD)
4, rue Jean Lantier
75001 Paris
chèques à l'ordre de CCFD "urgence Asie" virements CCP 46 00 F – Paris

LE SECOURS POPULAIRE FRANCAIS
BP 3303
75123 Paris Cedex 3

ACTION CONTRE LA FAIM
4, rue Niepce
75014 Paris

MEDECINS DU MONDE
62, rue Marcadet
75018 Paris

MEDECINS SANS FRONTIERES
Service donateurs
8, rue Saint Sabin
75011 Paris

OEUVRES HOSPITALIERES FRANCAISES DE L'ORDRE DE MALTE
92, rue de Ranelagh
75016 Paris


AIDE MEDICALE INTERNATIONALE
" Asie du Sud "
119, rue des Amandiers
75020 Paris

31/12/04 - 16:06

Appel à la mobilisation pour la journée contre l’homophobie

Louis-Georges Tin, coordinateur du Dictionnaire de l’homophobie (PUF, 2003), lance un appel en direction des associations françaises pour la Journée Mondiale de Lutte Contre l'Homophobie qui aura lieu dans 34 pays le 17 mai prochain.
L’universitaire, correspondant pour la France de cette journée organisée en partenariat avec l'International Lesbian and Gay Association (ILGA), appelle en effet l’ensemble des associations à organiser ces actions ce jour-là.

«Cette journée mondiale a pour but de promouvoir des actions contre l'homophobie, qui peuvent prendre des formes très diverses : des débats dans des classes, des conférences publiques, des expositions artistiques, des campagnes de sensibilisation, des animations de rue, des soirées, des spectacles ou des concerts, des projections de films, des émissions radio ou télé, etc. », explique le coordinateur du Dictionnaire de l’homophobie.

La première Journée Mondiale aura donc lieu le 17 mai 2005, soit 15 ans jour pour jour après la décision de l'Organisation Mondiale de la Santé de retirer l’homosexualité de la liste des maladies mentales.

Contact : mail

23/12/2004

23/12/04 - 16:18

Succession d'appels à la grève dans le secteur public en janvier

PARIS (AFP) - Les syndicats du secteur public ont lancé pour le début de l'année 2005 une série d'appels à la grève et aux manifestations, les postiers, cheminots, fonctionnaires et enseignants étant appelés à se mobiliser tour à tour lors de la troisième semaine de janvier pour défendre leur secteur.

Après l'échec des négociations salariales mardi avec leur ministre Renaud Dutreil, six fédérations de fonctionnaires ont appelé mercredi les quelque 5 millions d'agents à une grève et à des manifestations le jeudi 20 janvier.

La CGT, la CFDT, FO, la FSU, l'Unsa et la CFTC estiment que la proposition d'une revalorisation générale des salaires de 1%, étalée sur l'année 2005, "programme une nouvelle baisse du pouvoir d'achat" et rappellent que les fonctionnaires ont perdu 5% de pouvoir d'achat par rapport à l'inflation depuis janvier 2000.

Outre la question salariale, la mobilisation doit porter d'autres revendications ayant trait à "la remise en cause des missions de service public, la politique de l'emploi faite de suppressions massives, au manque d'effectifs, une précarité accrue".
"Une telle situation implique une mobilisation des personnels dans l'unité la plus large pour exiger une politique des services publics répondant aux besoins", ont résumé les fédérations de fonctionnaires.

Le 20 janvier est aussi la date choisie par les principales fédérations enseignantes pour reconstituer un front syndical et appeler à une "journée nationale de grève et de manifestations", la première depuis le 25 mai, afin d'"exiger l'abandon" du projet de loi d'orientation sur l'école.

La FSU, l'Unsa-Education, le Sgen-CFDT, la Ferc-CGT et la FAEN attendaient en effet la décision de leurs collègues de la Fonction publique pour se joindre à leur journée de mobilisation.
A la Poste, les quelque 300.000 fonctionnaires et contractuels ont été appelés mercredi à une grève de 24 heures le mardi 18 janvier, par leurs syndicats CGT, SUD et FO, qui représentent à eux trois 73% des salariés de l'entreprise.

Cette date marque le début de l'examen par les députés du projet de loi relatif à la régulation des activités postales, qui transpose les directives européennes libéralisant les services postaux et permet à d'autres opérateurs de venir concurrencer la Poste sur une part croissante du marché. Il autorise également La Poste à créer un "établissement de crédit".

Les syndicats entendent marquer leur opposition à la libéralisation du secteur postal, ainsi que leur refus de la mise en place de cette "banque postale" : ils redoutent la fin des services financiers "pour tous" et la suppression de "milliers d'emplois". A la SNCF, les syndicats CGT (majoritaire), Unsa, FGAAC et FO ont confirmé en commun mercredi leurs appels formulés séparément à une grève nationale le mercredi 19 janvier, afin de dénoncer les orientations du budget 2005 de la SNCF.

Ces organisations estiment que les "annonces faites par la direction de la SNCF sur les évolutions de l'emploi laissent augurer un budget 2005 empreint d'austérité".

La FGAAC, sur la foi de "documents concordants", redoute "entre 3.000 et 5.000 emplois en moins".
L'Unsa avait, elle, avancé mardi le chiffre de 5.000 suppressions d'emplois, s'attirant un démenti de la direction qui parlait d'"estimations erronées".

Selon les quatre signataires de l'appel, la CFDT et la CFTC ont "accepté le principe" de cette journée et feront connaître leur décision début janvier.

23/12/04 - 16:16

Le cancer colorectal plus précoce chez les fumeurs ?

Source : Yahoo

D'après une équipe française, le cancer colorectal apparaîtrait plus tôt chez les fumeurs que chez les non-fumeurs.
Une différence significative, puisqu'elle serait en moyenne de 6 ans !

Les Prs Yves Panis du CHU Lariboisière à Paris, et Georges Mantion du CHU de Besançon, viennent de terminer une étude prospective auprès de 852 patients.
Tous avaient subi une opération pour cancer colorectal mais ce qui les a différenciés, c'est l'âge auquel la maladie s'était déclarée : 70 ans chez les non-fumeurs contre 64 chez les fumeurs !

"C'est la première fois qu'un tel constat est établi" nous a expliqué le Pr Panis au cours d'un entretien. "Mais notre travail doit être complété. En effet, le statut d'ancien fumeur n'apparaît pas. Pas plus d'ailleurs que les données concernant la durée et la fréquence du tabagisme".

Affaire à suivre donc...

11/12/2004

11/12/04 - 16:12

Un ptit tour et puis s'en va...

Jpassais juste pour le WE et j'ai jetté un coup d'oeil aux blogs de ma bloglist...
J'ai trouvé cette immonderie sur le blog de Pasfolle...
++

Homosexualité : les "vérités" d'un député UMP

Pour Christian Vanneste, député UMP du Nord, l'homosexualité constitue une "menace pour la survie de l'Humanité".
Déclaration faite mardi soir à l'Assemblée nationale lors des débats sur le projet de loi créant la Haute autorité contre les discriminations. Interrogé par tf1.fr, il justifie ses propos.

A l'issue d'un débat houleux, dans la nuit de mardi à mercredi, les députés ont adopté en seconde lecture, le projet de loi créant la Haute autorité contre les discriminations.
La discussion sur ce texte qui inclut un dispositif de lutte contre le sexisme et l'homophobie, a donné lieu à une phrase "choc" d'un député de la majorité.
Christian Vanneste, élu UMP du Nord et fidèle soutien du nouveau patron de l'UMP, Nicolas Sarkozy, a déclaré que "l'idée même d'homophobie tend à accréditer l'idée que le comportement homosexuel a la même valeur que d'autres comportements, alors qu'il est évidemment une menace pour la survie de l'humanité".
"Propos homophobes", dénoncent déjà les associations gays et lesbiennes. Interrogé par tf1.fr, Christian Vanneste s'explique et assume ses propos.

tf1.fr : Vos propos sonnent comme une provocation…

Christian Vanneste : C'est le bon sens !
C'est ce que tout le monde pense mais, en raison du poids de deux mamouths aujourd'hui, le lobby homosexuel et le politiquement correct, personne n'ose le dire.
On n'arrête pas de mettre au même niveau le comportement homosexuel et hétérosexuel, comme si l'homosexualité était une sorte de troisième sexe. C'est à l'évidence faux : si on universalisait le comportement homosexuel, l'Humanité serait condamnée à mort.

tf1.fr : Votre réflexion ne tient-elle pas du Café du commerce ?

Christian Vanneste : Ce n'est pas une boutade, mais une vérité ! L'homosexualité ne peut être qu'un comportement toléré, marginal et qui ne peut en aucun cas être promu ou protégé au-delà de la protection normale auquel a droit tout citoyen.

L'homosexuel est quelqu'un qui se replie sur son sexe et refuse l'échange avec l'autre sexe. D'une certaine manière, il a une peur, voire une détestation, de l'autre. C'est un refus de l'altérité. Une sorte de racisme, en somme. Or, dans le projet de loi [créant la Haute autorité contre les discriminations, NDLR], au nom de l'anti-racisme, on protège une sorte de racisme, ça n'a aucun sens.

tf1.fr : Pour vous, les homos n'ont donc pas droit de cité ?

Christian Vanneste : Ecoutez, je suis philosophe de formation, c'est une question que je connais par cœur.
L'homosexualité est un comportement culturel, acquis, de l'ordre du réflexe, sans doute acquis dans un âge précoce, mais comme tous les comportements réflexes plutôt négatifs, on peut parfaitement l'innhiber ou le rééduquer.
Très rarement cela peut s'expliquer par la génétique ou la programmation naturelle.
A partir de là, si on l'encourage, cela risque d'être très nocif pour la société.
Ce qui m'agace, c'est le militantisme.
Si les homosexuels ont envie d'exister, qu'ils s'aident eux-mêmes.
Les pouvoirs publics, l'argent public ou la loi n'ont rien à voir avec eux.
C'est un comportement privé qui ne présente aucun intérêt pour la collectivité.
Cela dit, bien évidemment, ils ont le droit à la même défense que n'importe quel autre citoyen.

tf1.fr : Par vos propos, n'êtes-vous pas justement en train de vous placer sous le coup du projet de loi discuté la nuit dernière ?

Christian Vanneste : Non… (Rires…).
Heureusement, un député est encore libre de ses paroles.
Et puis, mes propos sont tout ce qu'il y a de plus normaux.
Je ne critique pas un groupe, une race, une religion, je critique un comportement.
Un terrorisme politique et culturel est en train de s'installer insidieusement pour nous empêcher d'exprimer des opinions - qui sont en plus partagées par la majorité silencieuse.
C'est choquant.

tf1.fr : Le groupe UMP était-il au courant des propos que vous avez tenus à l'Assemblée nationale ?

Christian Vanneste : Bien évidemment, le groupe était parfaitement au courant de mes positions là-dessus.

tf1.fr : De la tonalité de vos propos, également ?

Christian Vanneste : Peut-être pas, car c'était improvisé… (Rires).

tf1.fr : Des associations gays demandent à l'UMP de vous désavouer…

Christian Vanneste : C'est leur droit mais je n'ai pas grand chose à craindre.
Ni du côté de mes collègues, qui me soutiennent très majoritairement, ni du côté de mes électeurs. L'intervention de ces associations montrent le rôle démesuré qu'elles pensent jouer dans cette société.

----------------------------------------------------------------


Réaction du président de l'association "C'est le bouquet", Sergio Coronado :

"Avec ces propos, on renoue avec la vieille tradition homophobe d'une partie de la droite française, déjà visible au moment du débat sur le Pacs.
L'accusation qui vise les homosexuels comme étant en fait de dangereux criminels puisqu'ils mettent en danger la survie de l'Humanité a déjà été avancée à moult reprises.
Ces déclarations sont la preuve manifeste qu'on a besoin d'une loi pour s'attaquer aux propos homophobes les plus outranciers.
J'espère que lorsqu'elle sera votée, on pourra traîner devant les tribunaux des personnages pareils.

Mais avant cela, je rappelle qu'il existe des règles à l'Assemblée nationale. Tous les propos ne sont pas tolérables dans une des instances les plus emblématiques de la République.
On peut décider la levée de l'immunité parlementaire d'un élu, on l'a bien fait pour Jean-Marie Le Pen.
Si des associations jugent utile de demander cette levée, nous les soutiendrons.

Par ailleurs, dans le cadre de sa fonction parlementaire, il peut être condamné symboliquement par le président de l'Assemblée nationale.
Noël Mamère a bien été sanctionné pour ses propos contre Jacques Chirac dans l'affaire de la mairie de Paris.
Christian Vanneste mérite largement un blâme du président de l'Assemblée nationale."

03/12/2004

03/12/04 - 17:04

Absent pour un mois



03/12/04 - 00:38



A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu


03/12/04 - 00:30

Le Parlement européen subventionne l'Église catholique

Source : Réseau Voltaire

La Commission des budgets du Parlement européen, présidée par le démocrate-chrétien polonais Janusz Lewandowski, a adopté, en première lecture, un amendement allouant une subvention de 1 500 000 € à l'Église catholique pour les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Cologne, en 2005.
En 1997, le Réseau Voltaire avait mené campagne contre le subventionnement par la France des JMJ de Paris et la réquisition d'écoles par les services du Premier ministre pour loger les pèlerins.
L'Église catholique avait alors communiqué dans les médias en faisant accroire que nous nous opposions au financement du déplacement officiel du souverain de l'État de la Cité du Vatican, alors que le litige portait sur les fonds alloués à l'organisation de manifestations cultuelles.
En définitive, l'Église catholique avait effectivement bénéficié de fonds publics détournés, mais dans des proportions bien moins importantes qu'elle ne l'espérait.
Ces journées avaient rassemblé plus d'un million de personnes selon les organisateurs.
En réalité, seulement 300 000 selon les rapports confidentiels de la commission préfectorale de sécurité en notre possession.

02/12/2004

02/12/04 - 06:50

La loi anti-propos homophobes quasi caduque

Source : Libération

Un amendement d'un député UMP rendrait le texte inapplicable.

Une bonne partie des parlementaires de la majorité ne veut pas du texte pénalisant les propos homophobes et sexistes.
Cette hostilité avait déjà amené le gouvernement à transformer son projet de loi en amendements passés en catimini au Sénat avec le texte créant une haute autorité de lutte contre les discriminations.
Hier, Jean-Paul Garraud(UMP, Gironde) a tenté le tout pour le tout pour le vider de sa substance.

Après avoir essayé sans succès de faire supprimer l'article qui prévoit la pénalisation de l'injure et de la diffamation en raison du sexe ou de l'orientation sexuelle, il a fait adopter un amendement qui, selon les associations, rendra la loi «inapplicable».
Et ce malgré l'avis défavorable du rapporteur.
Il s'agit en effet de limiter la possibilité de se porter partie civile aux associations reconnues d'utilité publique (et non plus à celles qui existent depuis au moins cinq ans).
«J'ai voulu éviter un déferlement d'actions et une provocation à la censure, expliquait peu après le député de la Gironde. Il ne faut pas tomber dans la judiciarisation excessive.»

C'est «une gifle», dit Patrick Bloche, député socialiste, en pensant aux associations.
Celles de l'Inter-LGBT (lesbienne, gaie, bi et trans) se disent «ulcérées». Côté féministes, les Chiennes de garde se déclarent «écoeurées».
«Avec ce texte, si demain dans une manifestation on voit "les pédés au bûcher", la justice ne pourra pas être saisie.
On se retrouve dans la même situation qu'il y a cinq ans, quand on a entendu ce slogan au moment du Pacs»,
prévient Alain Piriou, de l'Inter-LGBT.

L'amendement Garraud indigne d'autant plus les associations qu'elles sont peu nombreuses à remplir les critères pour être «reconnues d'utilité publique».
Exemple, il faut disposer d'un budget de 457 34,71 euros.
L'Inter-LGBT (qui fédère 65 associations) fonctionne avec 10 000 euros.
La reconnaissance est accordée par le Conseil d'Etat.
«Ostracisé il n'y a pas si longtemps, le monde associatif homosexuel est encore loin de bénéficier d'une telle reconnaissance institutionnelle», continue l'Inter-LGBT.

Pour Alain Piriou, tout cela revient à annuler la loi car l'homophobie ne sera tout simplement pas pénalisée.
«En confirmant le texte du Sénat tout en votant cet amendement, les députés ont fait preuve de la plus grande hypocrisie. Plutôt que d'assumer leur opposition de fond au texte, ils ont préféré voter une disposition qui le rendra inapplicable.»
Pour la plus grande joie de ses détracteurs, plus nombreux dans la majorité que dans l'opposition.
En commission des lois, Claude Goasgen (UMP) avait en effet qualifié le texte d'«énormité juridique».

Suite lors de la discussion en séance, le 7 et 8 décembre.

02/12/04 - 00:25

Journée Mondiale de Lutte contre le sida : Chirac traîne les malades du sida en justice

Source : Act-up
Publié le 1er décembre 2004

Mettre les malades en détention, puis les poursuivre pénalement de manière totalement injustifiée, voici l’action du Président Chirac pour la journée mondiale de lutte contre le sida.
Placé abusivement pendant plus de 24 heures en garde à vue, les 8 militants d’Act Up-Paris ont subi des conditions de détentions incompatibles avec leur état de santé et ont fait l’objet de propos homophobes et transphobes.

Ils sont à présent convoqués devant le tribunal de grande instance de Paris au motif : « d’avoir volontairement dégradé un bien classé ou inscrit, le palais de l’Elysée (monument historique), appartenant à la présidence de la République, dégradation dont il est résulté un dommage grave [...] ». Il s’agit en réalité de faux sang, à base de colorants alimentaires, lavable à l’eau, qui avait été jeté sur la façade et la grille et dont toute trace avait disparu une heure après l’action.
L’objectif est clair : faire taire les malades qui dénoncent la réalité de l’inaction gouvernementale.
Depuis sa réélection et la victoire de la droite, la situation des séropositifs et des malades n’a cessé d’empirer.

Act Up-Paris dénonce ces méthodes pour museler les revendications des malades ainsi que des conditions de détentions inacceptables pour des personnes immunodéprimées sous traitements :
- jusqu’à 5 par cellule allongés à même un sol jonché de détritus avec une seule couverture ;
- pas d’accès direct aux toilettes ou à un simple verre d’eau ;
- chantage à la délivrance de traitements ;
- nourriture insuffisante et inadaptée aux besoins nutritionnels d’un malade ;
- propos homophobes (« Tu ne veux pas te remaquiller avant la photo ? ») et transphobes (isolement d’un transgenre qualifié « d’escargot »)

La poursuite des pressions et notamment de la procédure pénale à l’encontre de militants associatifs n’empêchera pas Act Up-Paris de continuer son travail et son combat face au sida et à ses complices :
- Jacques Chirac et son gouvernement vont appliquer une réforme de la Sécurité Sociale hostile aux malades et aux handicapés ;
- Jacques Chirac et son gouvernement attaquent l’aide médicale d’État et privent de soins les étrangers sans-papiers ;
- Jacques Chirac et son gouvernement ne font pas du handicap une priorité : le montant de l’Allocation Adulte Handicapé est toujours aussi bas ;
- Jacques Chirac et son gouvernement renient leurs engagements internationaux avec une participation financière à la lutte contre le sida dans le Sud qui demeure désespérément ridicule.

Les promesses non tenues de Chirac sont légion.
En ce qui concerne le sida, ses mensonges tuent.
L’annonce que le sida serait grande cause nationale ne pourra nous satisfaire si le gouvernement et le chef de l’Etat ne changent pas de politique. L’annonce faite hier par Chirac d’une taxation internationale ne pourra nous satisfaire que lorsque celle-ci sera effectivement envisageable, c’est à dire comme il le sait parfaitement, pas avant 2008.

Act Up est en colère et exige :
- l’arrêt immédiat des poursuites judiciaires ;
- le retrait de la réforme sur la Sécurité sociale ;
- le rétablissement de l’AME, l’intégration des sans-papiers dans la CMU et leur régularisation ;
- l’augmentation de l’AAH et des minima sociaux ;
- l’augmentation des financements français à la lutte contre le sida pour répondre à l’hécatombe mondiale et satisfaire les besoins des malades du sud.

01/12/2004

01/12/04 - 00:23

La presse selon Dassault

Source : Acrimed

Le patron de la Socpresse (industriel de l’armement et sénateur UMP) Serge Dassault était, lundi 29 novembre au matin, interviewé par Jean-Michel Aphatie sur RTL, dans le cadre de l’émission " l’invité de RTL ".
Contrairement à ce que l’auditeur pouvait croire au premier abord, il semble que c’est bien Serge Dassault qui répondait, qu’il ne s’agissait pas d’une émission parodique où un imitateur aurait voulu camper une caricature du personnage.
Nous nous contentons ici de reproduire quelques extraits, en renvoyant au site de RTL pour l’intégralité de cette interview mémorable.

(...) Serge Dassault. Je n’aime pas ce qu’a dit tout à l’heure Alain Duhamel, "l’alternative socialiste". Il n’y a pas d’alternative socialiste. Les socialistes ont créé la décadence en France...

Jean-Michel Aphatie : Carrément !

... par leur système où il ne faut pas travailler, où il n’y a pas de discipline, où il faut laisser faire n’importe quoi. Il ne faut pas de punition, il faut se marier avec n’importe qui... Enfin c’est n’importe quoi !

(...) Mais Serge Dassault, ce n’est plus la gauche qui est au pouvoir ! Vous vous en êtes rendu compte ?

Si. Elle est encore au pouvoir parce que l’opinion publique est à gauche, parce que le gouvernement ne veut rien faire. Quand Raffarin fait des petits pas...

... mais l’opinion publique vote pour la droite, pourquoi serait-elle à gauche ?

Des petits pas. Eh bien les petits pas...

... Serge Dassault, l’opinion publique vote pour la droite. Pourquoi serait-elle à gauche ?

Non, elle vote à gauche. Malheureusement !

Ah bon ?

Oui... vous avez bien vu aux Régionales et aux Cantonales. Moi je le vois bien dans mon petit canton à Corbeil-Essonne. La politique de la gauche c’est toujours de dire : c’est l’ultra-libéralisme. Le Médef... le Médef c’est quoi le Médef ? Le Médef c’est des gens qui travaillent qui font des entreprises et qui créent des emplois. Alors qu’est-ce qu’il y a contre le Médef ?

Jacques Chirac a 72 ans aujourd’hui.

Bon anniversaire.

Bon anniversaire Jacques Chirac. En 2007 vous pensez qu’il peut encore continuer, demander un mandat supplémentaire aux Français ?

C’est à lui de décider.

Votre souhait, Serge Dassault. C’est votre souhait qui m’intéresse ce matin.

Moi je veux un président qui change l’état d’esprit des Français, et qui dise la vérité. Et qui fasse comme Mme Thatcher a fait, ou comme l’Espagnol a fait, qui a réussi à changer l’état d’esprit. On est les seuls en France depuis les socialistes. On est encore en pays socialiste, parce qu’on ne veut rien changer, parce qu’on ne peut pas changer, parce que l’opinion n’est pas préparée à ça !

(...) Vous êtes à la tête de la Socpresse depuis six mois maintenant Serge Dassault.

Oui.

Vous êtes un homme heureux, un homme de presse heureux ?

Oh vous savez, maintenant les gens qui lisent le journal correctement... donc on attend...

Qu’est-ce qui a changé au Figaro ? Beaucoup de choses ont changé d’après vous ?

J’ai changé de directeur, j’ai changé la direction, j’ai changé le rédacteur en chef. Donc tout va bien...

Tout va bien. Le chantier est terminé...

C’est pas terminé, parce que là aussi il faut changer les choses. Il faut que le journal continue aussi à dire la vérité, à parler de ce qui se passe, à dire ce qu’il faudrait faire aux Français. C’est comme un médecin qui donne un médicament qui est mauvais, alors on ne le prend pas, on crève, bon. Eh bien il faut prendre le médicament.

Mais quand vous lisez Le Figaro tous les jours Serge Dassault, vous êtes heureux de ce que vous lisez ? Vous vous dites : tiens, là on dit la vérité aux Français ?

Pas suffisamment encore. Il faut qu’il soit plus agressif. Il faut qu’il parle de libéralisme, il faut qu’il parle de flexibilité. Il faut qu’il dise l’état d’esprit est à gauche. Moi je le vois bien, tout le monde ne parle que de ça. Serge Dassault, ultra-libéral pour un canton. Qu’est-ce que j’en ai à foutre ? Eh bien ils le disent quand même ! Mais si on n’est pas ultralibéral. Si on n’est pas libéral, on ne crée pas d’emplois et si on ne crée pas d’emplois il y a des chômeurs et s’il y a des chômeurs c’est la pauvreté. Il faut quand même comprendre que sans entreprise, sans emploi, sans chef d’entreprise motivé il n’y a pas d’activité ! C’est comme ça dans tous les pays et on le voit bien !

Serge Dassault, l’homme qui pense que la gauche est encore au pouvoir en France...

... eh oui... malheureusement l’état d’esprit est toujours à gauche !

... était l’invité d’RTL ce matin. Bonne journée.

 

.:Centre de Compilation:.

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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.