.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : rien, je n'ai pas envie...
Je regarde : rien, pas le temps...
Je lis : mes comics en retard...
Je joue : à faire le chat
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau et des vodka-pomme
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : doucement.
Je rêve : à plus de paix...
(mis à jour lundi 1 septembre 2008 à 01:05)

30/01/2005

30/01/05 - 03:28

Ich erinere mich

Je me souviens, jeudi dernier, de bien penser à remercier Pie XII pour avoir bien fait respecter le Condordat conclu entre le Vatican et le Troisième Reich en juillet 1933.

D'un autre coté, il est resté cohérent avec le credo qu'on nous rabache encore aujourd'hui : tout en restant officiellement silencieuse sur la question de la persécution des Juifs, des Tziganes, des Noirs et des Homosexuels, l'Eglise joua un rôle dans l'opposition à l'extermination des handicapés mentaux ou physiques ("euthanasie").

En gros : ceux-là laissez les vivre !

23/01/2005

23/01/05 - 04:27

And the times they are achanging...*






* Bob Dylan, bien-sûr...

22/01/2005

22/01/05 - 13:47

Vu chez Mattoo

au cas où vous auriez loupé son post 'Coming-straight', vous pouvez aller lire là les dix réponses les plus cons à un coming-out.

22/01/05 - 12:18

Huit membres d’Act Up-Paris en procès le 27 janvier : appel à rassemblement

Le jeudi 27 janvier, huit membres d’Act Up-Paris passeront au Tribunal de Grande Instance de Paris au motif « d’avoir volontairement dégradé un bien classé ou inscrit, le palais de l’Elysée (monument historique), appartenant à la présidence de la République, dégradation dont il est résulté un dommage grave [...] ».

En 15 ans d’activisme, c’est la première fois qu’une action d’Act Up-Paris contre une institution publique conduit à un procès de ce type. Il s’agit bel et bien d’une tentative d’intimidation pour nous faire comprendre que le Président de la République serait intouchable et n’aurait aucun compte à rendre sur la politique qu’il mène en matière de lutte contre le sida.

Nous appelons à un rassemblement, le jour même, à 10 heures, devant le Palais de justice, pour dénoncer la criminalisation de l’activisme et rappeler qu’au vu de la politique menée par Chirac, les pouvoirs publics ont mieux à faire en matière de lutte contre le sida que de faire des procès à ceux et celles qui luttent contre la pandémie.

Les faits
Le mardi 30 novembre 2004, à la veille de la journée mondiale de lutte contre le sida, à 10 heures du matin, ces militantEs ont manifesté devant l’Elysée. Du faux sang a été jeté sur les grilles et la façade. En fait de « dommage grave », ce liquide teint avec des colorants alimentaires était intégralement nettoyé en fin de matinée. La qualification du délit prouve donc bien qu’il s’agit d’une mesure d’intimidation.

Les activistes ont été arrêtéEs et placéEs en garde à vue pendant 24 heures, dans des conditions déplorables (propos transphobes, homophobes et sexistes, couchage à terre avec 2 couvertures pour 8 personnes, difficultés à se faire administrer des traitements antirétroviraux, refus d’un accès aux toilettes pour une personnes sous traitements souffrant de diarrhées, etc.).

Les raisons d’un zap
Les raisons de dénoncer publiquement le Président de la République sont nombreuses :
Jacques Chirac et son gouvernement ont démantelé l’Aide Médicale d’Etat et privent les étrangerEs sans papierEs de soins gratuits. La remise en cause de ce dispositif s’apparente à une véritable application du principe de préférence nationale au système de santé. Elle compromet l’accès au dépistage et aux soins pour une population particulièrement vulnérable au vih et aux autres épidémies.

Jacques Chirac et son gouvernement appliquent une réforme de la Sécurité sociale hostile aux malades et aux handicapéEs, et qui, notamment, instaure une véritable taxe sur la maladie en mettant en place un forfait non remboursable de un euro par consultation et par acte médical.

Malgré ses promesses, le handicap n’est pas une priorité de Jacques Chirac ni de son gouvernement : le montant de l’Allocation Adulte Handicapé est toujours inférieure à la moitié de celui du SMIC.

Jacques Chirac renie ses engagements internationaux en matière de la lutte contre le sida. En juin 2001, il avait promis que la France contribuerait aux 10 milliards de dollars indispensables pour enrayer la pandémie. Or, la contribution des pays riches n’atteint pas 4 milliards de dollars en 2004. Jacques Chirac en est le premier responsable : France ne verse aujourd’hui que 150 millions d’euros, quand les Royaumes Unis contribuent à hauteur de 700 millions d’euros par an.

Les promesses non tenues de Chirac sont légion. En ce qui concerne le sida, ses mensonges tuent.

Combattez le sida, pas les malades, pas les activistes...

Alors même que le sida a été déclaré grande cause nationale, il est scandaleux que la colère légitime et le combat des séropositifVEs, des militantEs soient ainsi criminaliséEs.
Ni Jacques Chirac, ni son gouvernement, ni les pouvoirs publics, ne nous feront taire. Nous continuerons au contraire à leur demander des comptes sur les politiques de santé publique menées contre les malades ainsi que sur les promesses non tenues.

Nous appelons donc à un rassemblement

pour manifester notre soutien et notre solidarité envers les 8 militantEs inculpéEs ;
pour dénoncer la criminalisation des actions de désobéissance civile ;
pour condamner la politique menée par Jacques Chirac et ses promesses non tenues.


Rassemblement le 27 janvier à 10 heures devant le Palais de justice
Métro Cité


Nous invitons les associations, partis politiques, syndicats à soutenir cet appel, en transmettant la signature de votre structure à l’adresse suivante : actup AT actupparis.org (remplacez AT par @)

Premiers signataires
Académie Gay & Lesbienne ;
Actions Traitements ;
Act Up-Lyon ;
Act Up-Toulouse ;
Aids Hilfe Munich (Allemagne) ;
Arcat ;
Cabiria ;
C’est l’bouquet ! ;
Chicago Recovery Alliance (USA) ;
le groupe Claaaaaash (Collectif Libertaire Anticapitaliste Antireligieux Antifasciste Antiautoritaire Antiraciste Antirévisionniste antiSexiste et antiHomophobe) ;
Collectif La santé n’est pas une marchandise ;
Emancipation-Tendance intersyndicale ;
Emergence (Groupe LGBT d’Alsace) ;
ESTI(g)MA (Portugal) ;
Fédération anarchiste ;
Femmes publiques ;
Les Flamands roses ;
FASTI ;
Frontaids (Russie) ; Groupe Activiste Trans (GAT) ; Grupo Português de Activistas sobre Tratamentos de VIH/SIDA (GAT, Portugal) ; Interflex (Italie) ; Mix-cité ; MONAR-Krakow Drugs Project (Pologne) ; Mouvement Français du Planning Familial ; Multitudes ; Ni Putes, Ni Soumises (Gironde Aquitaine) ; Observatoire du droit des usagers (ODU) ; Les panthères roses ; le PASST ; Social awareness service Organisation (SASO, Inde) ; Sol En Si ; Solidarité Résistance Antifasciste (SRA) ; SOS Hépatites ; Fédération Sud-Santé Sociaux ; SUD Étudiant ; Syndicat de la magistrature ; Syndicat de la médecine générale (SMG) ; Collectif Trans’Act ! ; Union Solidaire ; Vacarme ; Les Verts ;

19/01/2005

19/01/05 - 11:15

On the leave

Je ne serais sûrement pas de retour définitivement devant mon clavier avant début février...
Désolé donc pour ceux qui me mailent ou laissent des commentaires interrogatifs sur mes posts, ils va y avoir un petit lag...
++

19/01/05 - 10:59

Une bombe sexuelle fait débat aux Etats-Unis

Etudié par le Pentagone, ce projet a indigné les milieux gays.
- Libération

Même sous LSD, le comte de Champignac, ami de Spirou et célèbre inventeur du métomol et d'autres armes non léthales, n'aurait jamais pu avoir une idée aussi abracadabrante : une bombe aphrodisiaque capable de transformer l'armée d'en face en horde de bêtes sexuelles, irrésistiblement attirées les unes vers les autres.
Mais au Pentagone, tout est possible.
Au début des années 1990, dans le plus grand secret d'un laboratoire de l'US Air Force, à Dayton dans l'Ohio, des scientifiques ont caressé l'idée d'une telle bombe.

En faisant jouer le Freedom of Information Act, une organisation luttant pour la transparence des programmes d'armes chimiques et biologiques a mis la main sur un document dans lequel le laboratoire évoque des recherches sur des «produits chimiques affectant le comportement humain de telle sorte que la discipline et la morale de l'ennemi en seraient affectées» et donne comme exemple «des aphrodisiaques très puissants», spécialement «désagréables» s'ils pouvaient «déclencher des comportements homosexuels».

Le document évoque d'autres pistes : des produits attirant les rats ou les insectes vers l'ennemi, rendant la lumière, du jour insupportable, ou donnant une mauvaise haleine chronique (ce qui serait bien évidemment utile pour pister, à l'aide de chiens, les membres d'une guérilla se mêlant à la population).

La recherche sur la bombe aphrodisiaque n'a jamais été développée, a juré le Pentagone.
L'association de défense des militaires homosexuels, le SLDN, s'est indignée en découvrant le document, et elle demande des explications : «L'affirmation selon laquelle un ennemi gay serait moins efficace au combat est scandaleuse. Personne n'a mis en doute la vaillance d'Alexandre le Grand à cause de son orientation sexuelle», écrit son directeur Dixon Osburn dans un communiqué.

09/01/2005

08/01/2005

08/01/05 - 18:07

On dirait que...

certains profitent de mon absence forcée pour jouer les méchants garçons :)

 

.:Centre de Compilation:.

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Vous pouvez le contacter Ici , ca lui fera surement plaisir...

>>Les dix réponses les plus cons
à un coming-out
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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.