.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : rien, je n'ai pas envie...
Je regarde : rien, pas le temps...
Je lis : mes comics en retard...
Je joue : à faire le chat
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau et des vodka-pomme
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : doucement.
Je rêve : à plus de paix...
(mis à jour lundi 1 septembre 2008 à 01:05)

28/02/2005

28/02/05 - 19:15

Fatigué de la propagande pour le Oui

De telles méthodes sont à vomir...le débat est biaisé, les citations tronquées, le mensonge reigne : http://...

" Si rien ne vient contrecarrer la mobilisation médiatique en cours, il apparaîtra une fois de plus, quelle que soit la position que l’on adopte face au « Traité » et quelle que soit l’issue du scrutin, que les médias dominants auront outrageusement favorisé une position au détriment d’une autre ; qu’ils n’auront pas rempli leur fonction d’information sur le contenu du Traité ; que l’information aura été dévorée par les commentaires ; et que la mobilisation monomaniaque aura absorbé la polyphonie des arguments. Fiers de leur « pluralisme » à sens unique, ils s’affligeront de la crise de crédibilité qui les mine sans s’interroger sur la disproportion entre une scène médiatique dominée par le « oui » et les suffrages du pays réel. Ils continueront à gloser sur le « déficit démocratique » dont ils sont les acteurs et pleurnicheront de ne pas être mieux écoutés par des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs qu’ils traitent comme des moutons (consentants ou réfractaires) ou comme la matière première de leurs commentaires nécessairement avisés."

28/02/05 - 08:29

Débaptisez moi !

La démarche de débaptisation permet à celui qui le souhaite de ne plus être compté comme étant membre de la communauté catholique.

Il suffit de connaître votre date et lieu de baptême, de remplir les champs du formulaire et d’imprimer en deux exemplaires la lettre ainsi obtenue.

Vous trouverez également des liens permettant de trouver les adresses auxquelles envoyer ces deux lettres (Paroisse et évéché correspondant au lieu de baptême).

Loin d'être symbolique cette action permet d'éclaircir la situation, en effet l'église catholique francaise compte ses ouailles à partir des certificats de bapteme, procédé souvent imposés par les familles et qui n'a presque jamais de suite...
Moins de baptisés "involontaires" = moins de catholique hotages

Evidemment, si au final on s'apercoit que cette chère église a beaucoup moins de membres qu'elle le fait croire, je vous laisse deviner les conséquences...

Vu chez Barbarie.org

26/02/2005

26/02/05 - 19:25

NON à une europe du fric !

Constitution Européenne : On les appelle " directives Dracula" car elles craignent la lumière....

Qui lit le projet de constitution y trouve Bolkestein...

Plus d'explications ici

25/02/2005

25/02/05 - 13:28

Profs de fac censurés

Nouvel épisode de la chasse aux sorcières ouverte sur les campus aux États-Unis. La Californie, le Colorado, la Georgie, l’Indiana, l’Ohio, le Tennessee, mais aussi la Chambre des représentants au niveau fédéral débattent actuellement de mesures permettant de limiter la liberté d’expression des professeurs d’université.

Selon un des parlementaires à l’initiative de ce retour à la censure, « 80 % des universitaires sont des libéraux, des socialistes, ou pire des communistes encartés, qui polluent l’enseignement et tentent d’endoctriner leurs étudiants ».

La campagne de l’association conservatrice, paradoxalement nommée Étudiants pour la liberté dans les universités, commence donc à porter ses fruits.
Ce retour à la censure intervient après la dénonciation de professeurs pro-palestiniens par Campus Watch, de Daniel Pipes.

Subissant cette vague réactionnaire et aseptisante, l’atmosphère dans les universités états-uniennes s’est en fait tendue depuis la mise en place sur les campus d’un logiciel militaire de délation.
Installé en mars 2004, ce programme informatique baptisé Protect America permet à tout étudiant de fournir aux forces armées des renseignements pour la sécurité nationale et de signaler tout individu lui paraissant suspect par ses actes ou ses dires.

24/02/2005

24/02/05 - 04:40



Que ca soit clair, j'adore les Belges...

23/02/2005

23/02/05 - 18:17

Politiciennes (manœuvres) : En politique, se dit de la politique des adversaires, et plus encore des concurrents du même bord : voir Médiatiques (coups).

Principe de précaution : S’applique aux OGM et aux enfants d’homosexuels. Renvoie à la sagesse de la nature (et des nations). L’homosexualité n’est plus contre-nature ; elle n’est pas pour autant naturelle. Ce n’est plus une maladie ; mais elle risque de rendre les enfants malades.

Priorité : Le mariage gai n’est pas une priorité. Ni par rapport aux autres revendications homosexuelles (la loi sur l’homophobie, un vrai sujet). Ni par rapport aux vrais enjeux de société (voir 21 avril).

Réac : Dire : “ Vous allez peut-être me trouver réac, mais... ” (et se montrer réac).

Repères : Notre société manque de repères. Et de pères.

Repères symboliques : Ce n’est pas le chômage qui a déstructuré la société ; c’est mai 68.

République : Le mariage républicain est universel ; il est donc interdit aux homosexuels (voir Communautarisme). S’indigner qu’ils violent la loi républicaine qui les exclut.

Revendication : Pour gagner du temps, dire d’abord : “ Pourquoi pas ? ” Puis : “ Pourquoi ? ” Les associations ne revendiquent pas le mariage. Les gays revendiquent le mariage, pas les lesbiennes. D’ailleurs, les gays ne veulent pas se marier (ajouter : “ j’en ai parlé autour de moi ”).

Royal (Ségolène) : L’annonce du mariage de Bègles est “ un peu paillettes ” (dixit notre Zapatera : voir Espagne) : c’est qu’il empêche de remarquer la poutre dans l’œil des socialistes français ?

Singer : Les homosexuels veulent singer le mariage hétéro : déplorer qu’ils aient renoncé à subvertir les normes les plus archaïques. Le mariage gai est une parodie : dénoncer cette dérision des normes les plus sacrées.

Terroristes : Ceux qui ne pensent pas comme vous (on disait naguère : staliniens). Refuser de débattre avec les terroristes, c’est prouver son sens démocratique.

21 avril : En tirer les leçons. Plutôt qu’aux homosexuels, s’intéresser au peuple, même s’il manque de repères. L’homosexualité est un luxe de privilégiés. L’homophobie est surtout répandue dans les milieux populaires, hélas encombrés d’idées reçues.

23/02/05 - 18:16

Médiatiques (coups) : Dénoncer ceux des autres quand on ne parvient pas à intéresser les médias.

Militants : Partisans de l’égalité. Aveuglés par leur engagement (voir Terroristes). Heureusement, il y a face à eux des analystes lucides et impartiaux (voir Experts).

Minorités : Organisées en lobbies. Le vrai pouvoir. Se dire minoritaire, se croire majoritaire. Se poser en victime des minorités qui jouent du statut de victimes.

Norme : S’opposer au mariage, ce n’est pas défendre la norme hétérosexuelle, mais refuser la normalisation de nos amis homosexuels.

Opinion : L’opinion n’est pas prête. Si les sondages disent le contraire, dire haut et fort qu’il ne faut pas courir après l’opinion. Finir par courir après l’opinion (hier sur le pacs, aujourd’hui sur le mariage, demain sur l’adoption), la gauche un peu avant la droite - si possible.

Ordre symbolique (vieilli) : Voir différence des sexes (indémodable).

Pacs : Etre contre hier, pour aujourd’hui. S’interroger : “ Ils ont déjà le pacs, pourquoi demandent-ils le mariage ? ” Dénoncer le pacs parce qu’il légalise la répudiation (mais refuser le mariage qui permettrait le divorce). Prendre le temps d’évaluer le pacs (ignorer les évaluations qui existent).

Parenté : Fondement anthropologique de notre culture. Seuls les anthropologues y comprennent quelque chose ; n’est pas une affaire politique. Invoquer d’un air docte Claude Lévi-Strauss.

Parenté homosexuelle : Impensable au moment du pacs ; pensable aujourd’hui, car l’opinion a évolué. Pour autant, reste à penser (demande un vrai débat).

23/02/05 - 18:16

Homosexuels : Ne rien avoir contre eux. Se vanter de ses nombreux amis homosexuels (mais pas de ses enfants). Ils ont une face sombre. Les préférer discrets (hier) ; subversifs (aujourd’hui) : Genet, Mishima.

Intérêt de l’enfant : A l’égalité des droits, opposer l’intérêt de l’enfant. Ne s’applique pas au divorce (là, critiquer les usages conservateurs de cette notion).

Jospin (Lionel) : Il a eu le courage de dire tout haut ce que chacun pense tout bas ; il a eu le courage de s’opposer au nouveau “ politiquement correct ” (voir Bien-pensance). Appeler au retour de l’ancien Premier ministre socialiste (surtout si l’on est de droite).

Lesbiennes : Vivent en couples. N’ont pas besoin de loi pour faire des enfants, elles ! Le mariage, une revendication masculine, non ?

Liberté : Être pour (voire libertaire !), donc contre l’ouverture du mariage. S’oppose à l’égalité : les homosexuels sont d’autant plus libres qu’ils sont moins égaux.

Lobby : A cause du lobby homosexuel, on ne peut plus rien dire sans se faire traiter d’homophobe.

Mamère (Noël) : Maire vert médiatique. Le mariage de Bègles est électoraliste (tourisme gai dans la ville pendant la Fête de la morue). Provocateur quand il opte pour la désobéissance civile. Opportuniste quand il emprunte la voie parlementaire. Avoir le vrai courage de ne pas le soutenir quand il est sanctionné.

Mariage : Dire un bon mot (“ Il n’y a plus que les prêtres et les homosexuels pour vouloir se marier ”). Conformiste, petit-bourgeois (voir Foucault). Inégalitaire (voir Féministes). Les homosexuels sont bien bêtes de le réclamer ! Pour se faire peur, proposer d’abolir le mariage.

Médias : Ce sont les homosexuels qui contrôlent les médias.

23/02/05 - 18:16

Fondements anthropologiques de la culture : On dit plutôt désormais : Fondements anthropologiques de notre culture.

Fondements anthropologiques de notre culture : S’utilise quand des cultures voisines ont récemment changé de fondements anthropologiques. Voir Harmonie, et Europe.

Foucault (Michel) : Philosophe de la sexualité, très républicain, très pour la libération. Aurait bien ri de voir les gays revendiquer le mariage.

Gays : Souvent tristes (hier, de par leur marginalité ; en raison de leur conformisme aujourd’hui). Toujours misogynes. Vivent dans un ghetto.

Ghetto : Dénoncer le ghetto homosexuel (ex. : la Gay Pride). Si les gays en sortent, ironiser sur leur normalisation.

Guerre des sexes : Tradition américaine (voir par contraste Harmonie entre les sexes), héritage du puritanisme et du féminisme lesbien.

Harmonie entre les sexes : Exception française (voir Hétérosexualité), héritage de l’Ancien Régime, et donc valeur républicaine.

Hétérosexualité : Tradition française (Jacques Chirac), malgré des exceptions notables ; par contraste, les Anglais sont souvent homosexuels (Edith Cresson).

Homoparentalité : Les gays peuvent élever des enfants (pourquoi pas ?). Pas en adopter ! (voir Principe de précaution)

Homophobe : Dire : “ Je ne suis pas homophobe, mais... ”. Ou : “ On peut être contre le mariage des homosexuels sans être homophobe. La preuve ? Moi. ”

Homophobie : Aggravée par le mariage de Bègles (naguère, par la Gay Pride). Dès qu’on parle de mariage gai, se rappeler que la lutte contre l’homophobie est une priorité.

23/02/05 - 18:16

Egalité : Etre pour, bien sûr, mais tant qu’on ne touche pas à la différence des sexes. Rappeler que d’ailleurs, historiquement, le mariage est au cœur de l’inégalité entre les sexes (voir Féministes).

Elections européennes : C’est le mariage homosexuel qui a empêché de s’y intéresser. La gauche s’est emparée du sujet faute d’idées sur l’Europe. Ou bien : la gauche a été distraite de ses idées sur l’Europe par ce faux débat. Raisonner de même sur les retraites, la Sécu, etc. Exemple : le mariage gai empêche de parler du voile islamique (un vrai sujet).

Espagne : Zapatero, un modèle pour la gauche française. Célébrer son féminisme, taire son projet d’ouvrir le mariage aux homosexuels.

Europe : Notre culture (voir Fondements anthropologiques). N’y appartiennent donc pas : les Pays-Bas et la Belgique, où le mariage gai est légal. Si la liste devait s’allonger (Suède, Espagne...), souligner que l’Europe n’a pas vocation à dissoudre les cultures nationales.

Expert : Psychanalyste (juriste, sociologue, journaliste, prêtre, ou autre) opposé à l’ouverture du mariage et de la filiation. S’il y est favorable, s’appelle un militant.

Féministes : Hier, toutes lesbiennes. Aujourd’hui, applaudir leur critique du mariage.

Fin du désir : Dès qu’on touche à la différence des sexes. A l’époque du pacs, en référence à l’hétérosexualité ; désormais, s’inquiéter aussi pour le désir homosexuel, qui n’est plus ce qu’il était.

Fin du monde : L’annoncer au cas où le pacs serait voté ; après le vote, ne plus en parler (éviter de dire : “ la fin du monde n’a pas eu lieu ”). Remplacé aujourd’hui par : Anecdotique.

23/02/05 - 17:59

Dictionnaire des idées reçues sur le mariage gai par Eric Fassin

Ce texte a été publié dans : Liberté, égalité, sexualités. Actualité politique des questions sexuelles (entretiens avec Clarisse Fabre), 2ème édition augmentée, 10/18, 2004, pp. 307-314

Beurre :
Les homosexuels veulent le beurre et l’argent du beurre, autrement dit, la jouissance et le mariage (les hétérosexuels, eux, ont su choisir).

Bien-pensance (on disait naguère : politiquement correct) :
Tonner contre. Pour y résister, avoir l’audace de rappeler une vérité trop souvent négligée : pour faire un enfant, il faut un homme et une femme.

Communautarisme :
Les gays sont communautaristes (comme les Américains) ; nous sommes républicains (puisque Français).

Conformiste :
Qui veut changer les mœurs et les lois. Par anticonformisme, vouloir les conserver.

Débat :
Déplorer son absence. Ne rien faire pour qu’il s’engage. Ne pas se contenter d’un débat, mais exiger un vrai débat. Attendre un vrai débat avant de faire quoi que ce soit. S’il n’y en a pas, c’est à cause de Noël Mamère (ou des militants). Les revendications empêchent un débat serein. Ne pas l’engager en période électorale, c’est un sujet trop grave (voir Fondements anthropologiques). Ne pas l’engager en période électorale, c’est un sujet trop futile (voir Anecdotique). Attendre l’été pour avoir un vrai débat. Ou la rentrée (mais elle s’annonce chargée). Le mariage gai, un faux débat.

Désobéissance civile :
En Amérique, mouvement civique des Noirs : une cause noble. Pour le mariage de Bègles, parler plutôt d’illégalité : exiger le respect de la loi républicaine.

Différence des sexes :
Culturelle et naturelle, bref anthropologique. Valeur républicaine. Universelle, butoir indépassable de la pensée, comme le jour et la nuit ; en tout cas, à ne pas dépasser ; du moins pas dans la culture française (voir Harmonie).

Droit à l’enfant :
N’existe pas (sauf pour les hétérosexuels) ; lui opposer le droit des enfants. Les homosexuels qui veulent des enfants sont égoïstes ; les hétérosexuels qui veulent des enfants sont altruistes. Il est vrai que les homosexuels qui ne veulent pas d’enfants sont égoïstes aussi : ils ne vivent que pour la jouissance (voir Beurre).

Droit des enfants :
Parler pour eux. Tous les experts le savent, les enfants ont besoin d’un père et d’une mère (les familles monoparentales et l’adoption par un célibataire, sujets délicats). Quand les enquêtes disent le contraire, s’inquiéter des effets à la 3ème génération, ou sinon à la 7ème.

Plus par ici...

22/02/2005

21/02/2005

21/02/05 - 14:06

They say no one person can do it all
but you want to in your head
But you can't be Shakespeare and you can't be Joyce
so what is left instead

- Lou Reed
- Magic And Loss, The Summation

19/02/2005

19/02/05 - 16:22

Devinette

Je suis sur une des trois dernières photos, devinez laquelle...

17/02/2005

17/02/05 - 17:18

Amendes avec sursis pour des dégradations à l'Elysée

PARIS (Reuters) - Huit militants de l'association de lutte contre le sida Act up, poursuivis pour avoir jeté de la peinture rouge le 30 novembre sur la façade de l'Elysée, ont été condamnés jeudi par le tribunal correctionnel de Paris chacun à 600 euros d'amende avec sursis.

Le parquet a déqualifié les faits de "dégradation de monument public ayant causé un préjudice grave", passible de trois ans de prison ferme, en "dégradation légère", punie d'une simple contravention.

Les manifestants entendaient protester contre l'insuffisance, selon eux, des moyens accordés à la lutte contre le sida en France et mettaient en cause Jacques Chirac pour ses "promesses non tenues".

17/02/05 - 17:15

L'apparition d'une forme fulgurante du Sida mobilise les milieux scientifiques

Appel à la prévention face au doute sur la virulence d'un nouveau virus
L'apparition d'une forme fulgurante du Sida avec un virus résistant à la plupart des traitements, sur un malade new-yorkais, provoque une crainte encore incertaine sur l'émergence d'une nouvelle souche mais elle rend d'autant plus nécessaire l'utilisation du préservatif.

«La seule parade à ces virus résistants, c'est le préservatif», souligne le Pr Yves Levy (hôpital Henri Mondor/Créteil), insistant, comme d'autres spécialistes, sur l'importance d'une prévention accrue alors que celle-ci a tendance à se relâcher dans les populations à risques.

En France, 6% des patients traités peuvent être en «multiéchecs sévères»avec des phénomènes de résistance à «15 à 20» médicaments, précise Jean-François Delfraissy, responsable d'essais thérapeutiques à l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS), soulignant que ce taux est stable depuis quatre ans, ce qui est plutôt rassurant.

Dans le cas du malade newyorkais, le virus multirésistant aurait déjà trouvé la parade pour échapper aux ARV de trois classes thérapeutiques différentes, soit 19 médicaments sur les 20 existants.

La résistance aux antirétroviraux utilisés contre le VIH, comme celle aux antibiotiques, apparaît au fil des traitements : seuls survivent, se multiplient et peuvent être transmis à d'autres malades, les virus ayant, grâce à des mutations génétiques, développé la capacité de contrer les médicaments.

Parmi les patients en primo-infection après une contamination récente en France, environ 10% aurait hérité d'un virus capable de résister à au moins un ARV, un taux stable, selon les experts.

Mais les traitements restent globalement efficaces: 70% des patients traités en France ont une charge virale indétectable, souligne le Pr Delfraissy, précisant qu'un «patient bien contrôlé sous antirétroviral et qui prend bien son traitement ne développe pas de résistances». Une observance parfaite du traitement s'avère toutefois «très difficile» sur le long cours, reconnaît-il.

Les «multirésistances sont graves pour le patient et en termes de santé publique, mais elles ne doivent pas masquer qu'il y a quand même des résultats», insiste-t-il. Au-delà de sa résistance au traitement, le virus qui a infecté le patient newyorkais semble particulièrement virulent, car de deux à vingt mois seulement se sont écoulés entre l'infection et l'apparition de la maladie déclarée.


L'hypothèse de l'apparition d'un nouveau VIH plus virulent est jugée prématurée par plusieurs experts, alors qu'une enquête est en cours aux Etats-Unis pour «typer» le virus et retrouver d'anciens partenaires sexuels du patient ayant développé très rapidement le sida-maladie. «Il faut voir si le virus est responsable de cette évolution particulière», explique le Pr Levy.

Il se peut aussi, ajoute-t-il, que le développement fulgurant de la maladie chez ce patient, soit dû à une particularité de son système immunitaire et non au caractère très agressif du virus.

Des cas de gens évoluant vers le sida en moins de deux ans ont déjà été décrits il y a dix ans avant l'arrivée des ARV, précise le Pr Delfraissy. Depuis l'arrivée de ces médicaments, «ces patients étaient immédiatement mis sous traitement antirétroviral et ça marchait», ajoute-t-il.

Dans le cas observé à New York, c'est, résume-t-il, la combinaision de deux choses, voire d'une troisième : la multirésistance, la virulence et le fait que l'individu receveur avait probablement des anomalies de ses défenses immunitaires. Les virus multirésistants, explique-t-il, «ont une virulence qui peut être soit atténuée, soit au contraire, et ça paraît être le cas pour ce virus, augmentée».

Une course contre la montre entre virus et chercheurs
Les fréquentes mutations du virus du sida lui permettent de trouver des parades aux traitements et, pour contrer ces virus devenus "résistants", voire "multi-résistants", de nouvelles générations de médicaments doivent être mises au point, dans une constante course contre la montre.

Les mutations sont dues à des erreurs dans la copie du matériel génétique. Ces défauts de copie peuvent être profitables au virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et lui permettre de déjouer les pièges que lui tendent les antirétroviraux (ARV).

Ainsi avantagés, les virus modifiés se multiplient. Pour s'opposer à cette prolifération, il faut viser d'autres "points faibles" du virus, passer des traitements de "première ligne", à ceux de deuxième ou troisième génération. Il existe aujourd'hui une vingtaine de médicaments anti-VIH, agissant à différentes étapes, pour l'empêcher de se répliquer au sein de la cellule infectée, ou d'y achever sa formation et d'aller infecter d'autres cellules.
Après l'apparition de l'AZT, en 1987, l'arrivée en 1996 des tri-thérapies, associant trois antirétroviraux, a marqué une étape-clé. Mais, même devenu indétectable dans l'organisme, le virus y reste néanmoins tapi.

L'apparition de "résistances" à un premier cocktail médicamenteux pousse à rechercher d'autres associations.
Nouveau venu dans la famille des ARV, l'enfuvirtide, ou Fuzeon selon son nom commercial, vise à interdire l'entrée du virus dans les cellules immunitaires.
Or, il ne peut se reproduire qu'en y jouant les parasites.
Cette molécule injectable - ce qui peut rendre son utilisation difficile - et très chère, ne reste cependant qu'un rempart temporaire contre l'infection, selon les spécialistes.
D'autres "inhibiteurs d'entrée" sont en cours de développement.

Les mutations du VIH expliquent aussi la difficulté à mettre au point le vaccin préventif attendu depuis la découverte des premiers cas de sida voici 23 ans.

16/02/2005

16/02/05 - 16:49

Pour des raisons légales de protection des mineurs, cet article n'est accessible qu'aux inscrits. Vous pouvez vous identifier si vous êtes inscrit, ou vous inscrire si vous êtes majeur.

16/02/05 - 15:48

Mais qu'est-ce qu'elles ont toutes cet aprèm ?

C'est le temps ou quoi ?
Lizzie m'insulte après s'être fritté avec Nico, amicalement_votre enchaine grossièretés sur mauvaises vannes...tout le monde cherche Chapi...

Vous êtes lourdes les filles !

16/02/05 - 14:30

Hello world

Un chtite vidéo pour vous les hommes...pleine de mecs à moitié à poil qui bougent leurs corps sur de la musique sexy
Sans rire, téléchargez là cette vidéo...!

16/02/05 - 01:45

Bonne nuit les petits...!

Bonne nuit nounours !
Bonne nuit pimpronelle !
Bonne nuit Nicolas !

15/02/2005

15/02/05 - 23:44

Chanson Française





En voilà des qui méritent d'être connus !
Doués et pas la grosse tête, la dérision à la fleur de la guitare, bons dans tous les genre, perso je craque pour la chanson hymne "Sauvons Vivendi", pour la trop réaliste "Chasse-pêche et biture" ou pour les aventure d'Actarus dans "Goldorak est mort".

De toute facon ils taillent sec dans stous les styles, du rap au reggae, du rock à la chanson populaire et avec talent...je connais des raps bien moins bon que "Jfais du bruit avec ma bouche"

Pour les découvrir, il y a une tonne de truc à écouter et à voir sur leur site

15/02/05 - 19:51

La devise de GA ?

Etre conscient d'un seul défaut en soi-même est plus utile que d'être conscient de mille défauts chez un autre.

Plutôt que de dire du mal des gens et de tenir des propos qui produiront des conflits et des difficultés dans leur vie, nous devons adopter une attitude plus pure à leur égard.

Si vous vous surprenez en train de calomnier quelqu'un, remplissez votre bouche d'excréments. Cela vous en fera rapidement passer l'habitude.

- S.S. le Dalaï Lama

14/02/2005

14/02/05 - 21:13

Ciné déprime

Histoire de sortir, je suis allé au cinéma avec mon cousin et un copain...pour le film, on voulait voir un truc pas prise de tête et on a hésité entre Coup d'éclat et Dany the dog.

Au final on est allé voir le premier, rapport à nos aprioris et apostérioris respectifs sur les produits Bessoniens...qui aura vu Le baiser du dragon ou Banlieu 13, même en divX, comprendra...

Ben, pour être honnète, on a vachement regretté.
Quel daube ce Coup d'éclat !
3/4 d'heure sur 1h38 en gros plan sur le cul de Salma Hayek et sur la poitrine velue (ami bear, même vous n'aimerez pas...) de Brosnan, 1/4 de vue sur des couchers de soleil, deux ou trois trucs vaguement drôles genre mauvais goût (Harrelson et Brosnan dorment dans le même lit et sont réveillés par la police et le FBI qui les croient gays), un vague suspens (tout est tellement téléphoné que, bon...), c'est filmé comme un téléfilm...non ya pas a dire, c'est un mauvais cocktail des iles que je vous déconseille vivement.

Allez, 8E80 dans mon cul !
C'est déjà cà.

14/02/05 - 14:56

Deux canards sont sur une rive, ils se regardent.
L'un dit: " Coin Coin !!"
L'autre dit: " Ben merde! J'allais dire la même chose!!"

14/02/05 - 14:40

Un monsieur demande deux places pour aller au théâtre.
- C'est pour Roméo et Juliette? demande la caissière?
- Non, c'est pour ma femme et moi.

14/02/05 - 14:36

Deux puces vont se promener. L'une dit à l'autre:
- On part à pied ou on prend un chien ?


14/02/05 - 14:32

Que dit le 0 au 8?
- Tiens ! tu as mis ta ceinture...

12/02/2005

11/02/2005

11/02/05 - 12:19

plus vraiment de saison...

C'est deux putes qui discutent en attendant le client, le 24 décembre.
- "Et toi, tu lui demande quoi au Père-Noël ?"
- "Ben 50 euros, comme tous le monde !"

10/02/2005

05/02/2005

05/02/05 - 17:07

1/2 célibataire


Bon ! Ca suffit !



Il est temps que je précise deux-trois trucs, parceque là ca va pas...ca fait des mois que je fais le pitre ici et rien !
Même pas un ptit flirt !

Tous les mecs qui me branchent ici, bien que j'ai affiché ma hotlist (babybear / bob7417 / BrandonKinnon / Eiffel91 / Elegyofsound / Mattleo / nico_paris12 / Pyram / yaken69), semblent pas du tout intéressés...

Merde, soyons francs, jsuis vert de louper Elegy ou Pyram...

La question se pose : je pue ? jsuis moche ? jsuis pas assez parisien ?
J'aimerai bien savoir...
Bordel, si vous êtes sympa, décortiquez moi mon CV, mon blog et dites moi POURQUOI...

C'est quoi qui ne vous plait pas ? Que vous ne comprenez pas ?

Ma grande peur, puisqu'on en est aux confidences, c'est un biphobie non exprimée, ou plus simplement un certains dédains, une certaine méfiance, de la peur non exprimée, de l'incompréhension.

Merde, au moins répondez moi, demandez moi, laissez moi une putain de chance...surtout que vous ne savez pas ce que vous loupez...

Y a quelqu'un ici ?
Hello ?

05/02/05 - 15:45

Viva Cataluña !

Le gouvernement invité à renégocier les accords avec le Vatican

Le parti socialiste catalan demande que le gouvernement fédéral renégocie les accords de 1979 avec le Vatican pour assurer la laïcité et exige que la justice intervienne de manière ferme pour condamner les déclarations «qui incitent à la discrimination et à la violence contre la communauté gay».

Il s'agit d'après Miguel Iceta, porte-parole des socialistes catalans, de «respecter les droits civils et l'orientation sexuelle des personnes».

...et pendant ce temps là, en France, le PS se branle la couënne...

05/02/05 - 15:36

Héritiers de votre mémoire

Pour faire suite à mon précédent post, je retranscris ici un article touchant, bien tourné, qui mérite cinq minutes de votre attention...

----------
Par Michaël PRAZAN
Descendants de gazés ou de survivants des camps, juifs et non-juifs, tsiganes, homosexuels, nous portons vos témoignages.

Depuis deux semaines, depuis le début des commémorations du soixantième anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz, je ne pense qu'à vous. Je sais que ces commémorations massives vous ont surpris et bouleversé, comme d'ailleurs elles ont bouleversé la France entière.

Cette mémoire meurtrie qui a submergé nos écrans de télévision, nos quotidiens, nos magazines et nos écoles, c'est votre mémoire, et c'est bien entendu à vous que cet hommage était en premier lieu adressé. Pourtant, j'ai perçu votre angoisse, votre désarroi, la certitude de votre disparition programmée, inévitable.
Je sais que la mort ne vous effraie pas. Comment le pourrait-elle ?
Elle est en vous depuis tant d'années. Non, ce n'est pas votre disparition prochaine qui vous inquiète, mais la peur de voir disparaître avec vous les derniers témoins d'un crime inexpiable, les dernières traces vivantes de ce que fut la réalité de la Shoah.

Que se passera-t-il après ? Que deviendra cette mémoire qui a mis si longtemps à émerger ? Qui sera là dans dix ans pour rappeler au monde ce que fut l'extermination des Juifs d'Europe ? Aux lendemains de la guerre, il fallut vous reconstruire. Vous aviez tout perdu. Votre famille, vos biens, votre dignité. Petit à petit, à force de volonté, d'une volonté d'acier trempé, vous vous êtes acharnés à tout reconstruire : la famille, l'image d'une réussite sociale, une vie. La plupart d'entre vous y sont parvenus, même si en vous demeurait le néant issu de la déportation, l'odeur insupportable des charniers, le dernier regard des vôtres, avant qu'ils ne soient conduits à la chambre à gaz.

Après la guerre, nul ne vous a écouté, nul ne voulait vous entendre.
Peu d'entre vous étaient capables de parler, de trouver les mots. Se confronter à un public était alors chose terrible ; impossible : allait-on croire votre récit ?
L'incrédulité eût été vous tuer une seconde fois. La moindre réflexion désobligeante, le moindre doute, la plus petite critique aux relents antisémites vous aurait dévasté.
Vous avez choisi de vous taire, de vous montrer discrets et de vous faire oublier. Anonymes, vous vous êtes noyés dans la masse des populations d'Europe qui ne voulaient croire qu'en l'avenir, ne voir que l'horizon de la paix retrouvée.

Et puis les premiers témoignages ont été publiés. Dans l'indifférence d'abord. A force de ténacité, aussi parce que le temps faisait son oeuvre, on a commencé à tendre l'oreille et à écouter. Cela a pris du temps. Plus de trente ans. Tout à coup, on s'est tourné vers vous. On vous a posé des questions. On voulait enfin savoir. Enfin, vous étiez autorisés à parler. Alors vous avez puisé dans vos ressources infinies et vos souvenirs et vous avez parlé, témoigné, sans ménager votre peine. Vous avez sillonné les collèges et les lycées. Vous avez accompagné les plus curieux dans les camps qui avaient vu votre calvaire.

Chaque fois, cela vous coûtait. Chaque fois, c'était un brasier qui se rallumait en vous. Mais ce feu qui vous brûlait, vous vous êtes fait un devoir de l'entretenir et de souffler sur ses braises, pensant que cette expérience unique n'avait peut-être pas été vaine et qu'elle pourrait contribuer à l'humanité entière. Mais alors même que vous vous mettiez à nu, que votre mémoire humiliée s'épanchait et se vidait en public, d'autres ont prétendu que cela n'avait pas eu lieu. Que vous étiez des rêveurs, des imposteurs ou des menteurs. Il vous a semblé qu'un gouffre s'ouvrait sous vos pieds et que le crime se renouvelait. Primo Levi, l'un des premiers à avoir raconté le camp, ne l'a pas supporté. Contre le négationnisme, il s'est révolté comme un animal blessé, s'agitant en tous sens, se remettant à écrire des livres et des articles, répondant à nouveau aux interviews, renonçant à la vie qu'il avait retrouvée pour témoigner encore et encore. Jusqu'à l'épuisement, jusqu'au suicide. Pourtant, vous avez surmonté tout cela. Vous avez bouché vos oreilles et vous avez continué. Inlassablement vous avez témoigné. Aujourd'hui, j'ai bien du mal à imaginer un monde sans votre présence. Je vous ai croisés toute ma vie.

D'abord, enfant, je vous voyais dans les cafés, parlant yiddish, jouant aux cartes avec vos tatouages sur le bras. Sans que l'on me l'ait jamais expliqué, c'est comme si j'avais toujours su la signification de ce tatouage. Je suis issu de témoins qui ne sont pas rentrés. De ceux qui ont vu la chambre à gaz, et vous étiez alors pour moi des grands-parents par délégation. Ensuite, je vous ai retrouvés dans des colloques, des conférences, des lieux de mémoires.

J'ai toujours pensé que si vous aviez tout perdu, vous aviez aussi gagné un supplément d'âme, une tendresse et une humanité qui transparaissent dans vos regards sans larmes, vos sourires tristes et votre timidité. Il m'a toujours semblé qu'après le camp, alors que vous aviez mûri au-delà de tout ce qui est pour nous imaginable, vous étiez aussi redevenus des enfants. Peut-être est-ce là le degré ultime de la sagesse. Si je vous écris aujourd'hui, c'est pour tenter de répondre à votre angoisse, vous assurer que vous n'avez pas vécu pour rien. Vos fils et vos filles ont travaillé sur votre histoire et sur votre mémoire, retrouvant les noms des disparus, les cartes d'internement et les numéros de convoi. Les historiens ont pris le relais. Des documents inattendus ont resurgi. Une foule de témoignages a été publiée, des photographies, des registres, des plans de fabrication des chambres à gaz ont été retrouvés dans les tiroirs ou les caves de vos tortionnaires. Et contre toute attente, l'histoire, imparable, incontournable, a fait son oeuvre et mis un terme définitif à toute tentative de l'escamoter ou de la passer sous silence. Alors vous pouvez partir tranquille et vous laisser aller au «bon sommeil de la mort», comme l'a naguère écrit Zola.

Nous, les héritiers, qui que nous soyons, descendants de gazés ou de survivants des camps, juifs et non-juifs, tsiganes, homosexuels ; nous tous qui, de près ou de loin, avons recueilli votre témoignage pour nous en nourrir, nous demeurons les garants de votre mémoire. Et cette mémoire, nous la transmettrons à nos enfants. Aujourd'hui, contre le temps et l'oubli, les documents sont là et rien ne pourra plus les effacer. Vous pouvez partir en paix. Votre mémoire est devenue l'histoire, et c'est à vous que nous le devons. Nous continuerons de veiller à ce qu'elle ne soit ni pervertie, ni galvaudée. C'est donc au nom de tous ceux qui sont vos héritiers que je m'incline devant vous, que je vous remercie et que je vous embrasse.


Par Michaël Prazan, écrivain.A paraître en mars : le Frère de l'ombre, au Seuil.
Source : Le Parisien

 

.:Centre de Compilation:.

Téléchargez le Roman-feuilleton de Pyram, en pdf.
>>cliquez ici<<

Téléchargez la nouvelle "Les corps fermés" de Matthieux, en pdf.
>>cliquez ici<<
Téléchargez la nouvelle "Le Nombril" de Matthieux, en pdf.
>>cliquez ici<<
Vous pouvez le contacter Ici , ca lui fera surement plaisir...

>>Les dix réponses les plus cons
à un coming-out
<<




rezo.net






PUB


eXTReMe Tracker




Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.