.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : rien, je n'ai pas envie...
Je regarde : rien, pas le temps...
Je lis : mes comics en retard...
Je joue : à faire le chat
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau et des vodka-pomme
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : doucement.
Je rêve : à plus de paix...
(mis à jour lundi 1 septembre 2008 à 01:05)

31/03/2005

31/03/05 - 09:53

Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels

De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être.
C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire.
Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence.
Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.

31/03/05 - 09:28

Balayerrrr , astiquerrrr....ft. leyan

Poursuite du triage de la hotlist :
Bilan :

> Plus de de biphobes. http://...
> Plus de ptitcons mal élevés et malcomprenant. http://...

31/03/05 - 04:25

L'EUROPE - ND

Les sangliers sont lachés
Je répète :
les sangliers sont lachés

Les petits patrons font les grandes rivières de diamant
Deux fois

Les roses de l'Europe sont le festin de Satan
Je répète :
les roses de l'Europe sont le festin de Satan

Nous travaillons actuellement pour l'Europe
Voire pour le monde

On est passé de tes arcanes passées, passé de tes arcanes passées, on est passé de tes arcanes passées, aux charmes technocrates...
Alors l'Europe alors l'Europe alors l'Europe
Bruxelles, Schengen, Stasbourg, Maastricht, PIB, PIB, CEE, Euratom, OCDE et GATT.
Protégez-nous marché de cet AMI commun d'un monde si petit
Euromonnaie unique, Nasdaq et CAC 40, orgiaque, idyllique, faites de la poésie, soutenez la culture, produisez du spectacle et de l'entertainment comme on dit chez nos frères d'Outre-Atlantique et toc anciens Européens, nouveaux maîtres du monde pendant que le dragon asiatique rêve, fait ses étirements, il est beau et puissant, crache du feu gentillement
Pendant qu'Ernest Antoine Seillière fait son apparition et nous déclare sa flamme il nous aime et nous dit : " Nous ne sommes pas comme les politiques soumis à la pression de la rue. "
Et on entend au loin résonner les clameurs de la foule, les beaux mouvements d'ensemble, les défilés glorieux et puis la lutte des classes
Et maintenant c'est sérieux, eh bébé, c'est sérieux, on ne croit plus en rien, nous montons de toutes pièces ce buisness et Basta, on chevauche pas Pégase ça c'était pour l'extase c'est fini
Extension, expansion si possible, mais pas de rêve à porter seulement des dynamiques. D'abord la thune, bébé et le reste suivra et le reste viendra c'est ce qu'on dit je crois en cette époque là bénie des globophages
Chère vieille Europe, ta tête connaît à peine tes jambes qui souvent ne comprennent pas tes bras comment ça marche encore déjà. Comment ça marche un corps étranger à son corps on n'sait pas on s'en fout on s'embrasse quand même et puis on a raison

Sale vieille Europe, te souviens-tu de la force brutale, occident mal luné, guerre brûlante, guerre froide, et enfin de guerre lasse et enfin de guerre lasse

Nous travaillons actuellement pour l'Europe

En veux-tu en voilà des écoles de la performance et voilà des patrons créateurs du Global buisness dialogue ou Electronic commerce pour s'asseoir en gloussant sur toutes les exceptions à commencer par ce truc machin culturel

Histoires de producteurs et de consommateurs, du producteur au consommateur, du producteur au consommateur, et des intermédiaires à plus savoir qu'en foutre, toute ton âme s'est usée sur ce chemin sans fin et sur ce va et vient on y va, nous aussi, profiter, pas de raison, après tout ça ira, on n'en aura pour tout le monde, y'en aura pour tout le monde, on a dit pour tout le monde, pour tout le monde, pour tout l'monde et mon cul !

A quelle hauteur vas-tu ériger tes remparts ?
Où vas-tu repousser tes nouveaux murs d'enceinte ?

Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher c'est la moindre des choses mais vous pouvez, madame, vous adresser à nous car tout n'est pas perdu non tout n'est pas perdu de vos mythes d'aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit

Nous travaillons actuellement pour l'Europe
Voire pour le monde

29/03/2005

29/03/05 - 11:36

Live sur le chat

[11:45] <misterblu> alors ton mec idéal?
[11:46] <Furyo-> une cervelle, pas ou peu d'aprioris, solide
[11:46] <Furyo-> le reste est négociable
[11:46] <Furyo-> :)
[11:47] <misterblu> :)

29/03/05 - 10:14

Celui que je vais aimer

aura l'age de son age et ne cherchera pas à en changer pour moi, aimera les moments simples comme les moments de folies, saura des choses et aimera les partager, aimera ma cuisine et me faire à manger, me regardera aussi comme un ami pas seulement un amant, dormira dans mes bras et dans son lit, écoutera de tout et me fera écouter, se laissera comprendre et essaiera de me deviner...

Ami lecteur, si tu penses correspondre à cette description, n'hésites pas à m'envoyer un message, je suis prêt à te découvrir.

24/03/2005

24/03/05 - 07:09

Ca y est...

elle est partie...je vais lire pour essayer de m'endormir...bonne journée à tous.

24/03/05 - 04:20

Veilleur de nuit

Entre 4h et 7h du mat il n'y a presque jamais personne ici, à part moi.
Vous me direz, c'est facile quand on ne travaille pas.
Je vous répondrais que j'aimerai bien reprendre, que je me sentirai moins seul tout le temps.

Donc entre 3 et 7, j'essaye de tuer le temps, vu que je n'ai plus rien à lire. Jme mate un film, cette nuit c'est la cité de dieu.
Ouai, je sais, j'ai pas de vie.

Quoique, entre 18h30 et 22h30 y a ma femme à la maison, elle est là et ca me suffit, on parle un peu, on mange ensemble, ca me convient...mais tous les soirs, lorsqu'elle se couche, c'est dur.
La plupart du temps je ne vais me coucher qu'apres qu'elle soit partie au boulot, histoire de profiter de quelques minutes de plus avec elle, pendant son petit déjeuner, minutes précieuses et rares.

C'est long la vie des fois.

23/03/2005

23/03/05 - 19:11

Revue de presse

* Pas sur ce ton, s'il vous plaît
http://...

* Cette Constitution, non merci
http://...

22/03/2005

22/03/05 - 18:51

A chapichapo

Tous les arguments techniques que tu avances, dont tu fais une lecture personnelle, sont les même qui m'ammènent à une lecture radicalement opposée.

De plus il ne s'agit pas que d'un débat juridique, mais aussi d'un débat idéologique, là je ne comprends pas comment tu peux avoir cette position en te disant de gauche...c'est bien là le drame de tous nos échanges de posts.

On a pas la même vision de la gauche, moi la sociale-démocratie bélant avec les loups, politiquement correcte et faux-cul, je ne peux pas..
Idem pour l'Europe - je veux celle des peuples et non des entreprises. -
Pour moi il y a un drame à éviter, une porte ouverte à vite refermer, ne pas ajouter à déjà Maastricht ce traité inique qui pousse le bouchon encore plus loin.

Beaucoup de travail certes, mais j'espère et je veux continuer à espérer mieux pour notre avenir.

Bon, ce petit mot, c'est pour te proposer d'en rester là de nos échanges de scuds oui et non, visiblement ca saoule pas mal de monde...à la limite ouvres un forum, c'est plus fait pour ca.

D'ailleurs, toi qui me lit souvent, j'aurais aimé que tu commentes aussi mes posts plus perso...
++

22/03/05 - 17:59

Quand l’UNICE dit la vérité (mais en interne)

Morceaux choisis des documents de l’Union des industries de la communauté européenne.

Dans ses documents internes, le patronat européen, rassemblé au sein de l’UNICE, jette une lumière crue sur le néolibéral traité constitutionnel pour l’Europe. Toutes les citations ici rassemblées, extraites de la synthèse analytique de la constitution européenne publiée par l’UNICE, de ses bulletins de liaison, de ses communiqués de presse et des discours de ses dirigeants, réduisent en poussière la plupart des arguments avancés aujourd’hui par les partisans du traité.

La « compétitivité » tuera l’Europe sociale

« La référence à une Union européenne "hautement compétitive" a été incorporée dans la première partie de la constitution parmi les objectifs de l’Union. C’est un changement considérable, car dans le traité actuel de l’Union européenne, la compétitivité npas mentionnée. Elle est jusqu’ici seulement mentionnée dans le traité établissant la Communauté européenne. Dès lors, la nouvelle constitution donne à la compétitivité une place réellement prééminente. C’est encore plus important quand on constate que beaucoup d’articles de la partie III (les politiques de l’Union) de la nouvelle constitution font référence aux objectifs de l’Union. La notion de compétitivité est encore textuellement répétée dans beaucoup d’articles de la partie III : voyez par exemple l’article III-209 sur la politique sociale. »

« L’UNICE applaudit le fait que les politiques d’emploi vont rester compatibles avec les lignes directrices de la politique économique. »

Hourra (1) !

Toute harmonisation sociale par le haut est écartée

« L’UNICE est satisfaite que le traité constitutionnel n’accroisse pas les compétences de l’Union européenne dans le domaine social, pas plus qu’il n’étende l’utilisation de la majorité qualifiée. »

« L’unanimité reste requise pour toutes les mesures concernant la Sécurité sociale, la protection sociale des travailleurs, la représentation et la défense collective des intérêts des travailleurs, et les conditions d’emploi des ressortissants des pays tiers résidant légalement dans l’Union. Une déclaration confirme que les domaines dans lesquels l’Union européenne peut promouvoir des mesures coordonnées (l’emploi, le droit du travail, les conditions de travail, etc.) demeurent essentiellement de la compétence des États membres. Dès lors, toute mesure de l’Union européenne devra avoir une nature complémentaire, pour renforcer la coopération entre les États membres, mais pas pour harmoniser les systèmes nationaux. »

« En matière de politique sociale, il faut toujours garder à l’esprit que l’Union européenne peut seulement imposer des standards minimaux. Les États membres ont le droit de maintenir ou d’introduire des dispositions plus contraignantes s’ils le souhaitent, mais sans toutefois pénaliser tous ceux qui sont en train de faire des efforts considérables pour transposer l’acquis communautaire. »

La charte n’effraie guère les patrons

« La charte des droits fondamentaux est incluse comme partie II du traité constitutionnel. En substance pour l’essentiel, le contenu de la charte demeure inchangé par rapport à la rédaction initiale (adoptée au sommet de Nice en décembre 2000 - NDLR). L’incorporation de la charte dans le traité constitutionnel relance la question de sa valeur légale et de son interprétation par la Cour européenne de justice. Pour régler ces questions, plusieurs précisions clarifiant l’interprétation et l’application de la charte ont été introduites (art. II-112). Il en ressort que là où ces droits résultent des traditions constitutionnelles communes aux États membres, ces droits seront interprétés en harmonie avec ces traditions. En outre, ces principes de la charte, intégrés dans les actes législatifs et exécutifs adoptés par l’Union européenne et par les États membres quand ils transposent une loi de l’Union européenne, ne pourront être invoqués en justice que pour l’interprétation de tels actes et le contrôle de leur légalité. Comme spécifié dans la charte, il devra y avoir une pleine prise en compte des lois nationales et des pratiques afférentes. Une référence spécifique aux explications du présidium qui a rédigé la charte a également été introduite ; ces explications devront être les principes guidant la cour européenne de justice et les États membres. Ces considérations restreignent le pouvoir d’interprétation des cours de justice nationales et de la Cour européenne de justice, et empêchent l’expansion poten- tielle à l’avenir de la portée des droits garantis par la charte. Afin d’assurer la prise en compte de ces précisions, le préambule de la charte rappelle, lui aussi, l’importance des explications du présidium. »

Hourra (2) ! Le dumping fiscal peut continuer

« L’UNICE est ravie que les décisions du Conseil à la majorité qualifiée soient généralisées, sauf dans les cas prévus par la constitution, comme la fiscalité et les politiques sociales, où l’unanimité demeure. »

« L’UNICE s’opposait à l’extension de la majorité qualifiée au champ de la fiscalité et se félicite de noter que le processus de prise de décision à l’unanimité a été maintenu dans ce champ. »

« L’UNICE est contente que les articles sur les ressources de l’Union européenne ne comprennent pas de référence à l’introduction d’un impôt européen. »

La Commission et la BCE restent hors d’atteinte

« La rédaction de l’article sur la Commission s’inscrit dans la ligne des exigences de l’UNICE qui veut une Commission forte, gardant le droit exclusif d’initiative. »

« Selon l’UNICE, c’est très important pour l’Union européenne d’avoir une Commission indépendante et forte qui agisse comme gardienne du traité et qui puisse faire des propositions législatives au Conseil et au Parlement dans l’intérêt de l’Union tout entière. Maintenir le droit exclusif d’initiative pour les affaires législatives avec une Commission complètement indépendante représente le moyen de garantir la cohérence et l’effectivité des actions communautaires. »

« La stabilité des prix est considérée comme un objectif de l’Union (I-3). C’est un résultat important et positif que le secteur des affaires avait appelé de ses voeux pendant la convention. »

« L’UNICE se félicite que la stabilité des prix demeure l’objectif principal de la Banque centrale européenne et que son indépendance soit garantie. »

Morceaux choisis

par T. L.
http://...

22/03/05 - 17:52

Du rififi au bureau national du PS

Gauche caviar vs gauche populaire, oui contre non...le PS est déchiré.

22/03/05 - 08:33

Nuit blanche

J'aime pas trop me coucher la nuit, mais c'est aussi le moment le plus vide, il n'y a personne sur GA, personne sur Msn...je me regarde donc des films, du genre pas trop cérébraux, du genre que je snobais avant.
Cette nuit donc, Banlieue 13 et Terminator 3, dans l'ordre : visible et navet.

Sinon, je lis vos blogs, vos profils, je cherche à mieux vous connaître, finalement, même peu rempli un profil donne pas mal d'informations.

Bon là, je commence à bailler, je vais cèder à cette léthargie comateuse obligatoire qu'est le sommeil, je n'en ai pas envie, je ne suis pas bien, je vais louper toute la journée, tant pis.

21/03/2005

21/03/05 - 23:59

En ce moment

Plus de coups de coeur, plus de coups de foudre.
Par contre j'apprécie de plus en plus certaines personnes ici, y en a même un, qui le sait, qui me fait doucement craquer.

Il semble que j'ai renoncé à trouver un homme qui veuille de moi ici, j'ai pas le profil, faut que je l'accepte, tant pis.

Je passe mes nuits et mes journées seul, à peine entrecoupées de la présence de ma femme pour quelques heures par jour. Jsuis un peu paumé et j'ai plus vraiment de vie, d'ailleurs je ne sais même plus si j'en ai envie d'une.

7 mois que je suis en arrêt, pour dépression, sept mois très très longs, à se parler à soi même, à essayer de se retrouver, à discuter avec des psys à deux balles, de faire des retours sur ma vie, mon enfance violentée, mon adolescence violente, ma jeunesse révoltée, mon quotidien fait de batailles, de secrets, de renoncements, de défaites amères.

Non, définitivement je ne suis pas bon à fréquenter pour le GAien moyen :)
Des fois je me demande pourquoi je m'accorhce encore à ce site, je ferai mieux de sortir, me dis-je, mais quelque part je me demande "pour aller où ?"

Bientôt le 15 avril, le restau GA de Lyon, que j'ai voulu, que j'ai proposé, que j'essaye de soutenir du mieux que je peux. Je ne sais pas ce qui m'a pris, je vis ca avec la trouille au ventre.
Peur de me montrer, peur du regard des autres, peur de mon age élevé par rapport à la moyenne, peur de ne pas plair, d'être maladroit, rejeté.
Je me dis que tant pis, il est temps de tomber un peu le masque et de montrer, encore un peu, qui est derrière furyo, même si j'en suis venu à penser que c'est une idée stupide.

En gros, vous l'aurez compris, je ne suis pas au mieux en ce moment...mais peu importe, je ne veux pas vous ennuyer plus loin avec ca.

Désolé pour Sorty, mais je vais repartir sur un combat qui me tient à coeur et qui m'occupe la tête, m'évite de penser, le non au traité constitutionnel européen.

21/03/05 - 20:02

Stop

A force de parler de ce non qui me semble vital, je ne parle plus de moi-même. C'est un peu le comble pour un journal personnel.

D'un autre coté, je me demande si ca vous intéresse vraiment.

De plus, j'ai l'impression d'être tellement catalogué, marqué, que ce n'est plus la peine de dire ce que je ressens vraiment parceque ca sera interprété, de préférence en mal.

J'ai conscience d'être un ovni ici, pour de nombreuses raisons...j'essaye quand même de participer, en postant et en commentant.

Seulement, là, je ne sais plus trop quoi j'ai le droit de vous dire.
Puis-je vraiment parler de ce que je vis ?
J'en doute.

++

21/03/05 - 19:49

« L’Europe, L’Europe... » : Comment donner « votre avis » en partenariat avec Le Monde

Le référendum sur le Traité constitutionnel européen est l’occasion pour Le Monde et « Expression publique. Com » d’apporter leur inestimable contribution au débat démocratique, en posant les bonnes questions

Sur le site du Monde, on vous demande « Votre avis ». C’est le titre d’un « pavé » que l’internaute peut découvrir, sur la droite de la page d’accueil, en descendant.

« Votre avis », vous le donnerez, si vous êtes naïfs, à « Expression.publique.com » qui se prévaut d’un partenariat avec Le Monde (et réciproquement). C’est assez dire que la responsabilité du Monde est engagée directement.

Nous avions déjà attiré l’attention en 2003 sur les étranges prestations de nos duettistes : les curieuses prétentions démocratiques et scientifiques d’Expression-publique.com, la formulation complètement biaisée de certaines questions et la présentation mégalomaniaque des réponses... destinées aux « Décideurs ». Lire : Le Monde donne la parole au peuple

Rien n’a changé depuis...

Bonnes questions

Ainsi, le 16 mars 2005, les internautes pouvaient se prononcer sur la déclaration de Chirac sur la directive Bolkestein :

« En déclarant que la directive Bolkestein était "inacceptable", estimez-vous que Jacques Chirac...
... permet de bien dissocier le débat sur la Constitution européenne de celui sur la directive Bolkestein
... ou introduit au contraire la confusion en liant les deux sujets
Sans opinion. »

Mais vous ne pouviez pas « opiner », en affirmant que la déclaration de Jacques Chirac
... ne permet pas de bien associer le débat sur la Constitution européenne de celui sur la directive Bolkestein
... ou introduit au contraire la confusion en dissociant les deux sujets

Les questions posées dépendent des questions que l’on ne pose pas.

Encore plus fort : le 18 mars 2005, les internautes pouvaient « s’exprimer » sur la montée du « Non »

« Qu’est-ce qui, actuellement, contribue le plus à faire monter le Non au référendum sur la Constitution européenne, selon vous ?
- La question de l’adhésion de la Turquie
- Le climat de grogne sociale
- Le débat sur la directive Bolkestein.
- L’attitude du gouvernement.
- Sans opinion. »

Apprécions l’exquise délicatesse et la précieuse clarté des formulations.
- Euphémisme et mépris : les mobilisations sociales deviennent un « climat », mais pas n’importe lequel : « un climat de grogne ».
- Floutage : ce serait les « débats » sur la directive Bolkestein qui font problème, mais pas son contenu.
- Nuage : qui nous dira ce que peut recouvrir « « L’attitude du gouvernement » ?

La seule question qui ne sera pas posée éclaire toutes les autres. Ce questionnaire omet de demander si, par hasard, ce ne serait pas le contenu du Traité constitutionnel qui pourrait expliquer la progression du « Non » dans les sondages !

Comme nous l’écrit un correspondant : « A ce rythme-là, la rédaction du Monde [ou de Expression-publique.com] suggérera, demain, que la température extérieure ou les mauvais résultats de l’équipe de France de foot pourraient inciter les électeurs à voter non... »

Adeptes des jeux de hasard, vous pouvez obtenir, en répondant à de tels questionnaires (parfois abusivement présentés comme des sondages) plusieurs milliers de réponses qui ne veulent rien dire et ne représentent rien.

Une vocation, des experts


Pourtant, « Expression-publique » a un « vocation » : « La vocation d’Expression publique est de vous donner la parole sur les sujets de société ou d’actualité qui font débat. De nombreuses entreprises, désireuses de communiquer avec le grand public, soutiennent le site en tant que partenaires afin de bénéficier d’un retour d’appréciation sur les actions qu’elles mènent au quotidien. Le principe est simple : vous répondez à des questionnaires et votre avis est communiqué aux organismes concernés. Plus vous êtes nombreux à vous exprimer, mieux vous serez entendu. Alors n’hésitez pas, donnez votre avis car il peut tout changer ! » [souligné en gras par les auteurs de cette publicité ridicule]

Ce service de communication, c’est eux qui le disent, « a été créée à l’initiative de Jérôme Jaffré, Président d’Expression publique et Directeur du Cecop (Centre d’Etudes et de Connaissances sur l’Opinion Publique), ancien vice-présidentde la Sofres. » Et « la direction générale du site est confiée à Philippe Chriqui, consultant , expert en opinion publique et ancien directeur des études d’opinion publique de l’IFOP. » [en gras : souligné par nous]

Des instituts de sondages à l’institution ès-bidonnages, il n’y avait donc qu’un pas. En particulier pour celui qui se présente comme ... « expert en opinion publique ». Excusez du peu ! Un titre délivré par celui qui se l’attribue...

Et Le Monde, quotidien de révérence, souscrit à de telles opérations...

Mais revenons au référendum sur le Traité constitutionnel européen. Certes, la propagande silencieuse sponsorisée par Le Monde n’affectera pas le résultat du scrutin. Et si « le diable se niche dans les détails », les détails, ici semblent à la fois si outranciers et si dérisoires que le diable en question n’est sans doute qu’un diablotin. Pourtant...

Alain Thorens


PS : À en croire la correspondance que nous avons reçue, de nombreux lecteurs se sont adressés au médiateur du Monde. On lira sa réponse avec intérêt.

http://...

21/03/05 - 03:36

Révélation, à propos de listes

Vous savez que ChapiChapo est sur ma liste d'amis depuis toujours ?
C'est plus pratique pour polémiquer... :)
(ft. Chapichapo)

20/03/2005

20/03/05 - 05:32

Débat truqué sur le traité constitutionnel

Jusqu’à fin 2006, la grande affaire européenne va être la ratification, par les vingt-cinq membres de l’Union, du traité établissant une Constitution pour l’Europe.
Qu’elle s’effectue par la voie parlementaire ou par référendum, l’approbation d’un document affichant une telle ambition aurait dû être précédée du bilan de l’action de l’Union, en particulier à l’égard de ses partenaires d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (lire Ces accords que Bruxelles impose à l’Afrique), et d’un examen exhaustif de son contenu.
Ce n’est pas le cas.
Le débat, lorsqu’il a lieu, évacue à dessein la troisième partie d’un traité dans lequel dominent les termes « marché », « banque », « concurrence » ou
«capitaux ».

Bernard Cassen. | Suite : http://...

18/03/2005

18/03/05 - 19:19

José Bové : "Si le traité est voté, il n'y a plus d'échappatoire"

LE MONDE | http://...
Entretien avec José Bové, ancien porte-parole de la Confédération paysanne.

18/03/05 - 19:18

Une Europe toujours à construire - Contre les tsunamis, votez « oui » au référendum !

Par Serge Halimi / http://...

Bernard Guetta a du mérite. Sur l’un des « créneaux » les plus encombrés du journalisme français, celui du commentaire pro-européen, il a réussi à se faire un petit nid.
Il est même parvenu à en remontrer à des européistes aussi acharnés et répétitifs que Christine Ockrent, Jean-Pierre Elkabbach, Alain Duhamel...
Quel que soit le sujet évoqué, la rhétorique de Bernard Guetta semble se résumer à : « C’est grâce à l’Europe » (quand les choses vont bien).
Ou, quand elles vont mal : « C’est parce qu’il n’y a pas assez d’Europe. » Inutile de se demander si le chroniqueur de France-Inter et de L’Express va (comme tous les autres chroniqueurs de France-Inter et d’ailleurs) voter « oui » au référendum de ratification du traité constitutionnel européen annoncé par le président de la République « avant l’été » : Bernard Guetta vote « oui » cinq fois par semaine.
Le Meccano de tous ses éditoriaux remplirait aisément un coffret de disques du « oui » symphonique.
Radio France pourrait ensuite le commercialiser avant les vacances.

Déjà nul n’ignore que les partisans du « non » sont favorables à « quelque chose de plus dirigiste que la Chine communiste » (Alain Duhamel), tout en faisant « le jeu de ce capitalisme qui est si puissant aux Etats-Unis » (M. Dominique Strauss-Kahn).
On mesure le danger de tels agents doubles... Alain Minc (qui a tellement apprécié sa formule qu’il l’a resservie à Europe 1 et à Marianne) vitupère en eux des individus patibulaires qui se promènent « à côté d’un bidon d’essence avec des allumettes à la main ».
Pour M. Pierre Moscovici, vice-président du Parlement européen (et abonné aux émissions de Christine Ockrent), ils seraient même les Docteur Folamour d’« un choc nucléaire suivi d’un hiver où l’herbe ne repousse pas tout de suite ».

Bernard Guetta préfère combattre le mal avec les seules armes de la raison et de l’optimisme. « Comptez sur nous pour que de la propagande, il n’y en ait jamais sur cette antenne », a d’ailleurs promis Stéphane Paoli aux auditeurs (justement dubitatifs) de France-Inter.
Après nous avoir expliqué que la libéralisation politique en Turquie, c’était grâce à l’Europe, et la « révolution orange » en Ukraine aussi, Bernard Guetta s’est donc intéressé au tsunami...
Le 4 janvier, lyrique, il a repris le répertoire plein d’espoir de John Lennon : « Imaginons. Imaginons un instant qu’il y a neuf jours l’Union européenne se soit déjà dotée d’un service d’urgence international.
Des hélicoptères auraient été sur place infiniment plus vite. (...) On aurait pu sauver un bien plus grand nombre de vies. (...) Ce SAMU international, l’Europe peut s’en doter. (...) La France pourrait commencer à réfléchir à l’organisation de ces blouses bleues, bleues comme l’Europe. (...) Quand l’Europe aura fait cela, d’autres puissances et organisations régionales devront suivre son exemple, et un SAMU mondial s’esquissera bientôt. »

Le chroniqueur de France-Inter a néanmoins précisé : « Les morts n’en auraient pas été ressuscités. » En sommes-nous si sûrs ?

18/03/05 - 05:35

«Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison.»
- Lautréamont

17/03/2005

17/03/05 - 19:40

Joyeuse Saint Guiness Patrick !



17/03/05 - 18:23

Mais comment peut-on prétendre que la directive Bolkestein n’est pas fondée dans le projet de constitution ?

Bolkestein est fondé juridiquement dans le projet de constitution...

Ce sont les mêmes hommes, la même commission, qui, à la même date, en mars 2004, ont donné le coup d’envoi à la constitution et à la directive Bolskestein. Chirac, Barnier, Lamy, entre autres étaient d’accord.

Le même arbre ne donne pas des cerises au printemps et des pommes en automne...

Ils feignent aujourd’hui de dissocier Bolkestein et la constitution, mais ils mentent et c’est seulement par peur du “non”.

La peur du “non” est d’ailleurs vraiment une bonne chose, car, alliée au mouvement social, elle fait augmenter les salaires, Raffarin lâche du lest. La peur du “non” chez Chirac est une alliée des manifestants du 10 mars...

Le “non” est l’allié des salariés.

Une fois qu’ils vous auront “eu” pour le “oui”, ils feront passer Bolkestein et bien d’autres choses encore. Chirac passera plus à l’aise ses deux dernières années, évoquant une autre candidature...

C’est ce qu’annoncent explicitement Barroso et Seilliére (futur président de l’Unice, organisation patronale européeenne).
D’ailleurs Schroder est d’accord avec Bolkestein, son gouvernement l’approuve.

Et Blair aussi a donné son accord, et ce sera lui, dés le premier juillet prochain - après le referendum - qui aura la présidence de l’Europe.

Votez donc “non” à la constitution bolkestein !

Les articles 1-3 et 1-4 du projet de Constitution : première base juridique du projet de directive

La directive Bolkestein trouve une sérieuse base juridique dans deux articles du projet de Constitution.

L’article 1-3 alinéa 2 affirme, tout d’abord que l’Union se fixe pour objectif “ un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée ”.
L’article 1-4 considère comme “ libertés fondamentales ” : “ La libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux, ainsi que la liberté d’établissement...garanties par l’Union... ”

C’est, en effet, au nom de cet objectif, de la libre circulation des services et de la liberté d’établissement que la directive Bolkestein va tenter de lever tous les obstacles qui entravent ces “ libertés ” : les services publics, les monopoles de Sécurité sociale, les droits du travail nationaux, la protection des usagers et des consommateurs.


Le Titre III de la IIème partie du projet de Constitution : deuxième base juridique du projet de directive

L’article III-137 stipule : “ les restrictions à la liberté d’établissement des ressortissants d’un Etat-membre sur le territoire d’un autre Etat membre sont interdites. ”

Le projet de directive Bolkestein tire toutes les conséquences de cet article. Pour faciliter la circulation des services, il veut interdire tout obstacle administratif à l’établissement des prestataires de services. Un prestataire de services serait soumis uniquement à la loi de son pays d’origine et ne devrait donc plus se conformer à des règlements et des exigences administratives nationaux divergentes.
On ne pourrait, ainsi, exiger d’une société prestataire de services qu’elle ait un siège social dans le pays où elle exerce, ni même une adresse ou un représentant, ni de se soumettre aux règles applicables au même service dans le pays (être inscrit dans un ordre, posséder un accès à la profession...)


L’article III-144 précise “ les restrictions à la libre prestation des services à l’intérieur de l’Union sont interdites à l’égard des ressortissants des Etats-membres établis dans un Etat membre autre que celui du destinataire de la prestation ”.

Impossible donc, comme le prévoit la directive Bolkestein, d’imposer aux officines pharmaceutiques venant d’un autre pays de l’Union des normes d’implantation en fonction de la population ou d’une distance géographique minimum entre prestataires, comme c’est aujourd’hui la règle en France.

Impossible, aussi, d’imposer (en dehors de normes incontrôlables en matière de salaires minimum et de durée du travail) à des entreprises de construction polonaises ou baltes, le respect des conventions collectives ou tout simplement du droit du travail du pays destinataires.
Impossible, également, d’imposer à une entreprise de construction slovaque ou lettone le respect des règles de sécurité pour les échafaudages ou les chantiers de désamiantage...

Pour couronner le tout, le prestataire de soins s’installant dans un pays tiers ne sera plus obligé de respecter le système de Sécurité sociale du pays hôte. Pour la directive Bolkestein, en effet, le respect des systèmes nationaux de Sécurité sociale serait contradictoire avec la libre circulation des services dans l’Union...Cette directive complèterait parfaitement la réforme Douste-Blazy pour remettre en cause toute politique de santé publique en France.


L’article III-145 donne une définition très large des “ services ” : “ Aux fins de la Constitution, sont considérés comme services, les prestations fournies normalement contre rémunération ”. Combinée à l’absence de définition des services publics et aux restrictions apportées aux SIEG au nom de la concurrence “ libre et non faussée ” dans le projet de Constitution, cette définition extrêmement large des services offre un solide point d’appui à l’entreprise de démolition des services publics orchestrée par la directive Bolkestein.

Car, en pratique, à part la police, la justice (pas les frais d’avocats...) ou l’armée, aucun service public n’est gratuit : on paie l’inscription en fac, une partie de l’enseignement est privé et l’enseignement est donc payant, une partie des frais hospitaliers sont à la charge du patient...

Tous ses services publics peuvent donc être, selon le projet de Constitution et la directive Bolkestein, considéré comme des “ services ” et mis en concurrence avec des “ services ” fournis par des sociétés privées d’un autre Etat de l’Union...

Gérard Filoche, Jean-Jacques Chavigné, pour Démocratie & Socialisme,
16 mars 2005.

17/03/05 - 11:41

L'Union des illusionnistes, par Max Gallo

Il y a plus de dix ans, à Maastricht, les bonimenteurs ont donné leur première représentation et ont arraché quelques applaudissements du bout des doigts. Ils recommencent avec les mêmes tours, les mêmes anathèmes. D'un côté le Bien, de l'autre le Mal. Le oui c'est l'intelligence, le non c'est la bêtise, non pas l'expression du désir d'une autre Europe mais la nostalgie du chauvinisme, du totalitarisme et toujours la rancoeur d'une ambition rancie et déçue. Seulement voilà, le temps s'est écoulé, l'expérience est faite, les trucages dévoilés, les lapins ne sortent plus des chapeaux, on sait qu'on est au grand guignol. Les promesses des illusionnistes, ce «futur» de l'Europe, c'est déjà, pour les peuples, du passé !

«Quelle Europe voulons-nous ?» Une série du «Figaro» - Publié le 2 mars 2005

Assez de mensonges à propos de l'Europe ! Il faut les dénoncer puisque les illusionnistes sont à nouveau sur les estrades, à gauche, au centre, à droite, pour nous faire croire qu'une abstention massive à un référendum signifie un oui enthousiaste à la Constitution, pour nous faire rêver de châteaux en Espagne et nous faire acclamer leurs chimères.

Ils nous disent : l'Europe c'est la paix, la sécurité, des droits fondamentaux, un modèle social, la croissance, une monnaie forte, le contrepoids indispensable aux Etats-Unis, une puissance et une politique étrangère, conditions de l'équilibre mondial, un peuple européen de 450 millions de personnes où coexistent et sont respectées toutes les cultures, toutes les religions, toutes les races. Et, dans dix ou quinze ans, l'entrée de la Turquie parachèvera ce modèle ouvert, tolérant, harmonieux. L'Europe, économie sociale de marché, fédération d'Etats-nations, construction inédite, c'est le modèle envié et l'espoir !

Et ils ajoutent, dernier tour de passe-passe, que l'Europe, ce tout décisif, ce modèle, qui fixe la longueur des lacets et le taux du déficit budgétaire, ne relève pas de la politique ! C'est une idée pure. Applaudissez donc, braves gens ! Célébrez avec nous ce miracle : des peuples qui s'unissent pacifiquement pour n'en former qu'un. Et le non à cette Immaculée Conception, à cette Constitution, ce sera le chaos, le néant, la fin de l'espérance. Non pas un échec pour les élites aveugles, mais la mort de l'Europe.

Assez de ces entourloupes ! Il y a plus de dix ans, à Maastricht, les bonimenteurs ont donné leur première représentation et ont arraché quelques applaudissements du bout des doigts. Ils recommencent avec les mêmes tours, les mêmes anathèmes. D'un côté le Bien, de l'autre le Mal. Le oui c'est l'intelligence, le non c'est la bêtise, non pas l'expression du désir d'une autre Europe mais la nostalgie du chauvinisme, du totalitarisme et toujours la rancoeur d'une ambition rancie et déçue.

Seulement voilà, le temps s'est écoulé, l'expérience est faite, les trucages dévoilés, les lapins ne sortent plus des chapeaux, on sait qu'on est au grand guignol. Les promesses des illusionnistes, ce «futur» de l'Europe, c'est déjà, pour les peuples, du passé !

Sécurité, paix ? Le 11 mars 2004, terrorisme et massacre à Madrid. Aux Pays-Bas, on égorge un artiste mal pensant et les députés qui veulent clamer la vérité sont menacés de mort. Aux marges de l'Union européenne – mais en Europe, à Dubrovnik, à Sarajevo, à Belgrade, à Pristina – la guerre a eu lieu. Nous ne sommes, pas plus qu'ailleurs dans le monde, à l'abri de rien.

Modèle social ? Croissance ? En fait, record du nombre de chômeurs et déficit accablant de croissance. Pauvreté et inégalités en hausse. Recherche en panne.

Economie sociale de marché ? Elle s'appelle délocalisations, dumping social, inexistence d'une politique économique commune. Concurrence des productions extra-européennes : demandez aux patrons et aux ouvriers du textile !

Puissance, politique étrangère, contrepoids ? La crise irakienne a renversé les apparences. Chacun pour soi selon sa pente. Reste l'Otan, c'est-à-dire les Etats-Unis. Et comment à vingt-cinq ou à trente serait-il – techniquement – possible de définir des objectifs communs – sinon des phrases creuses – et de forger des moyens, de prendre des décisions ? Impuissance garantie alors que la Turquie admise, nos frontières seront – avec le Turkestan, l'Iran, l'Irak, la Syrie, la Géorgie – ces zones instables, ces plaies ouvertes.

Un peuple européen vivant dans l'harmonie ? Au vrai, dans chaque pays membre, on repère des tensions religieuses – avec l'islam –, un regain de racisme, de l'antisémitisme. Des manifestations chaque jour plus fortes du communautarisme ethnique et religieux. Qu'en sera-t-il au moment où la Turquie, avec son poids démographique, sera membre à part entière de l'Europe ? Car personne n'est dupe : tout est joué déjà. Les crédits ouverts. Le premier ministre turc présent à Rome au moment de la signature du traité constitutionnel.

Double jeu, cartes truquées : c'est exemplaire du fonctionnement de cette démocratie virtuelle et chimérique qu'est la démocratie européenne. Aucune constituante élue – mais une convention autodésignée – n'a élaboré le traité. En cas de refus par un peuple : on fera revoter. Giscard l'a annoncé : «Si les Français votaient non, il faudrait leur dire : vous avez un an pour réfléchir et vous pourrez revoter.» Faut-il s'étonner que cette démocratie d'approbation n'intéresse pas les citoyens ? A chaque consultation électorale européenne, les abstentionnistes sont de plus en plus nombreux. Mais peu importe aux illusionnistes. La salle est vide, mais ils continuent leurs tours de magie devant un peuple européen virtuel. Car il n'y a pas de peuple européen mais des peuples en Europe, enracinés dans des histoires nationales, une langue, une culture, des politiques, attachés à ce qu'on appelle une nation, lieu où s'exerce la démocratie, où se fonde l'identité, où se manifeste la souveraineté.

Or l'Europe, sous couvert de l'existence d'un peuple européen virtuel, déconstruit tout cela sans parvenir à bâtir autre chose qu'un marché, une bureaucratie et des chimères qui émasculent les nations, sans donner la puissance à l'Union.

Il suffit, pour démonter ce mécanisme, de regarder les billets de l'euro et d'analyser le fonctionnement de la monnaie européenne. Sur les billets ne figure aucun «vrai» monument de l'histoire européenne, alors que de l'Acropole à Notre-Dame, du pont du Gard au pont de Prague, ils sont innombrables et sont les témoignages d'une histoire complexe, d'une culture nationale, d'une foi. Mais les illusionnistes ont préféré à cette réalité une architecture européenne virtuelle. Par lâcheté, peur de choisir, ils ont refusé la vérité de l'histoire au bénéfice de ce rien, de cette chimère. Et cette monnaie sans âme, comment pourrait-elle devenir l'instrument efficace d'une politique économique répondant aux besoins, alors qu'elle est gérée par une Banque centrale elle aussi déracinée, ne dépendant que de l'idéologie de gnomes indépendants des gouvernements et des peuples ? Et l'on entend pourtant nos magiciens répéter sur les estrades que la Constitution mettra fin au «déficit démocratique» alors que les 448 articles et les 75 annexes de ce texte sacralisent cette démocratie chimérique et les politiques qui ont conduit à la stagnation économique, à la surévaluation de l'euro par rapport au dollar, ce qui ronge la croissance.

Cette Constitution – qu'on ne pourra réformer – tente de sanctuariser ce qui a été fait, empêchant ainsi, alors que le monde est en pleine transformation – une révolution ! –, l'adaptation des nations européennes à la nouvelle donne. Or le futur de notre continent – s'il veut rester vivant –, ce ne peut être cette illusion qui n'est déjà plus du passé. L'avenir dépend des liens que noueront quelques nations se retrouvant dans le décor des institutions européennes pour définir souverainement des projets communs précis. Comme le furent Airbus ou Ariane. Non par vanité des pays qui les composeront. Mais parce que la géographie, l'histoire, la politique le dictent.

La France et l'Allemagne sont – géographiquement – la colonne et la clé de voûte de l'édifice. Sans l'une d'elles, pas d'Europe. C'est un devoir européen d'oser affirmer, loin des phrases creuses sur l'égalité entre les nations – une évidence –, cette responsabilité majeure. Mais il faut d'abord dire non aux chimères et aux illusionnistes. Ils défont sans construire autre chose que des impuissances et des frustrations : des aberrations comme la directive Bolkestein qui organise la destruction des rapports sociaux au prétexte de libre concurrence. Et il y a pire dans l'ordre du symbolique.

Il était autrefois, au XIXe siècle, un patriote italien, Giuseppe Mazzini, qui se battait pour que naisse sa nation. Il avait créé la Giovane Italia puis en exil, en 1834, la Giovane Europa – la jeune Europe. Pas de contradiction pour lui entre patrie unifiée et souveraine et Europe. Naturellement, l'Italie fut l'une des six nations fondatrices de l'Union européenne. Mais il y a quelques jours le président de la Commission a décidé que les conférences de presse de cette Commission ne seraient plus traduites en Italien. Cette décision – bureaucratique – reste significative. L'importance de la langue de Mazzini – et celle de Dante dont La Divine Comédie exprime l'âme européenne – est niée comme ont été écartés les «vrais» monuments de l'histoire européenne sur les billets de l'euro. C'est la logique chimérique et destructrice de l'Europe des illusionnistes. Pour eux, le faux c'est le vrai. L'impuissance la puissance. L'Europe la Turquie. L'italien un idiome parmi d'autres. L'abstention l'enthousiasme.

Mais ils ne savent pas encore que leur futur c'est déjà du passé.

16/03/2005

16/03/05 - 21:52

Restau GA à Lyon le 15 avril





On a décidé de se retouver pour se faire un restau ensemble le 15 avril à Lyon.
On est déjà une douzaine, mais plus on sera, meilleure sera la soirée.

Si vous êtes intéressé, contactez Sha svp.

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16/03/05 - 19:32

Furyo, metrosexuel ?

Pas possible, à Saint Etienne, il n'y a que le tram...

15/03/2005

15/03/05 - 19:25

Le doyen du Sénat U.S. déclenche une polémique en comparant Bush à Hitler

Alors que le British Medical Journal vient de publier un dossier demandant une nouvelle étude sur le nombre de morts civiles causées par l'invasion de l'Irak, outre-Atlantique un opposant de la première heure à cette guerre, le doyen du Sénat, Robert Byrd a déclenché en début de semaine une polémique en comparant le président George W. Bush au chancelier Adolf Hitler.

Il soutient cette comparaison en se référant aux modifications du fonctionnement du Sénat actuellement entreprises par M. Bush et qui, selon lui, vont lui permettre de remplir les tribunaux de juges d'extrême-droite.

En effet, explique-t-il, en plus d'un discours diplomatique très « pacifiste » et « pro-démocratie », « Hitler n'a jamais renoncé à se parer de la légalité, il percevait la valeur psychologique du fait d'avoir la loi de son côté.

A la place, il retournait les lois et rendait l'illégalité légale.

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15/03/05 - 19:07

Revue de presse

Le Traité constitutionnel européen, les médias et le débat démocratique
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« L’Europe, l’Europe... » : L’impossible débat, sur France Inter
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Le masque indifférencié du marché
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15/03/05 - 18:54

Constitution européenne - une définition floue pour des enjeux peu clairs

Le 29 mai 2005, les Français devront se prononcer sur un ensemble de textes rassemblés sous le vocable de Traité Constitutionnel Européen, de Projet de Constitution Européenne ou tout simplement de Constitution Européenne.

Le débat n’est pas encore lancé que l’on assiste déjà à des joutes verbales qui se caractérisent le plus souvent par une absence certaine de recul, d’analyse ou tout simplement d’honnêteté intellectuelle. Entre l’anathème des uns - « votez OUI ou préparez le chaos ! » -, l’obscurantisme des autres - « votez NON ou acceptez votre dissolution identitaire ! » -, et les seules intentions de certains - « il faut expliquer, encore expliquer et toujours expliquer ! » -, aucune approche pédagogique ne voit le jour.

Ainsi, quand les experts s’en mêlent, quand les animateurs de plateaux TV et radiophoniques oublient toute déontologie, quand le discours demeure brouillé, une démarche possible est de revenir aux sources du sens et de se replonger dans nos bons vieux dictionnaires.

Que nous dit donc le Grand Robert sur les notions de traité et de constitution ?

« Traité - n.m. ; acte juridique par lequel les autorités compétentes, et spécialement des gouvernants d’Etats établissent des règles ou des décisions. Exemple d’un traité de commerce qui règle les échanges de marchandises, les transactions entre sujets des Etats contractants. Autre exemple : le traité d’établissement qui règle les activités économiques des ressortissants d’un Etat sur le territoire des autres Etats contractants. »

« Constitution - n.f. ; charte, ensemble des textes fondamentaux qui déterminent la forme du gouvernement d’un pays »

La première définition est assez longue (nous l’avons pourtant singulièrement raccourcie) et recouvre surtout des aspects commerciaux. Les différentes étapes de la construction européenne illustrent parfaitement cette définition : quelques Etats se rencontrent, se frappent sur le ventre, invitent de nouveaux camarades de jeux, et établissent ou modifient des règles de fonctionnement. Ainsi sont nés le Traité de Rome en 1957, l’Acte Unique en 1986, le Traité de Maastricht en 1992, le Traité d’Amsterdam en 1999, et le petit dernier, le Traité de Nice en 2000.

En revanche, si l’on confronte la définition du terme Constitution à la masse d’informations qui nous est présentée comme le texte fondateur de la future Constitution européenne, on ne peut s’empêcher de s’interroger 1°) sur la légitimité du processus qui a accouché de ces 448 articles, 2°) sur la validité de leur contenu.

Si l’on se réfère aux conseils que les Nations Civilisées donnent aux bouseux sous-développés du tiers-monde, le processus constitutionnel est le suivant : une assemblée constituante est élue au suffrage universel et est chargée de rédiger une Constitution. Une fois la Constitution validée et votée, l’assemblée est dissoute et de nouvelles élections sont organisées pour élire une assemblée parlementaire qui suivra les règles de fonctionnement de la Constitution.

La Constitution européenne est le résultat d’un cheminement beaucoup plus opaque. Lors du sommet de décembre 2001, les chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union, constatant un déficit démocratique des institutions, décidèrent de simplifier et de refondre tous les traités. Ils créèrent une Convention et désignèrent tous les membres. Bonjour la démocratie ! Le Président en était Valéry Giscard d’Estaing et les vice-Présidents, Jean-Luc Dehaeme et Giuliano Amato. Bonjour le pluralisme !

On constate ensuite que le texte proposé est pléthorique. Nous avons évalué par curiosité la taille de certaines constitutions de pays de l’Union (format A4) : Allemagne - #40 pages ; Espagne - #40 pages ; France - #20 pages ; Italie - #30 pages ; Europe - #400 pages ! Balle au centre !

Quand enfin on se penche sur le contenu, trois remarques s’imposent : 1°) beaucoup d’articles sont obscurs, 2°) certains sont absents, 3°) d’autres n’ont pas leur place.

On pourrait rétorquer à la première remarque que requérir systématiquement la simplicité et l’intelligibilité est démagogique et qu’à la simplicité démagogique il faudrait opposer la complexité pédagogique (dixit Alain Duhamel). Pourquoi pas ! Mais ne serait-il pas préférable que la grande majorité des citoyens de l’Union soit capable de comprendre le contenu de la Constitution européenne sans maux de tête excessifs afin d’y adhérer avec enthousiasme ?

Qu’aurait-on voulu voir consigner dans cette masse qui n’y est pas ou qui est tronqué ? Quelques exemples pour ne pas endormir le lecteur : la Constitution ne précise aucun territoire sur lequel elle s’exerce ; la Constitution ne définit pas la citoyenneté européenne ! La Constitution ne se réfère pas à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (mais à la Convention Européenne des Droits de l’Homme). C’est pourquoi on ne parle pas de droit au travail mais de droit à travailler, pas de droit à la sécurité sociale mais de droit d’accéder à la prévention en matière de santé...

En revanche sont présents des articles qui ne devraient pas apparaître dans un Constitution.
Que dire par exemple de l’article I-4.1 sur les libertés fondamentales et la non-discrimination (« La libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux, ainsi que la liberté d’établissement, sont garanties par l’Union et à l’intérieur de celle-ci, conformément à la Constitution. ») ? N’est-ce pas de la compétence d’un parlement de définir les politiques de circulation suivant la conjoncture ?

Que penser des articles III-133 à III-171 qui précisent les dispositions relatives à la libre circulation des personnes et des services ? N’est-on pas en présence de règlements tributaires d’un environnement socio-économique ?

Ainsi nous constatons que non seulement les conditions d’élaboration du traité constitutionnel n’ont pas été respectées, mais que des articles importants manquent, et que les règles et dispositions qui apparaissent sont plus du domaine de la législature que d’une Constitution.

Alors pourquoi ce mélange des genres ? Pourquoi ne pas appeler cette somme un super traité ? Pourquoi vouloir impérativement donner la force d’une Constitution à un ensemble de règlements ? Peut-être faut-il se tourner à nouveau sur une définition archaïque du Grand Robert : « Traité : convention par laquelle un financier était chargé par le roi, moyennant le versement d’une somme, de lever certains droits et impôts, à son profit. »

Mais nous rentrons-là dans le domaine mouvant de l’idéologie des donneurs de leçons et des jeteurs de sorts.

http://...

14/03/2005

14/03/05 - 02:20

Ils ont été odieux

Comme toujours. Mais pout l'instant, je préfère ne pas t'en parler : plus je t'en parle, et plus je faiblis en fait. Ca Leur donne plus de prise, et Ils deviennent alors de plus en plus agressifs.

Pour l'instant j'essaye une thérapie : j'entends Leurs insultes, mais je les ignore. Voire j'y réponds : ben dis donc, ils ne sont pas très résistants. Quand je vois ce que moi j'endure de Leur part comparé aux si minuscules remarques qu'Ils sont capables d'endurer, ça donne une idée de l'infini.

13/03/2005

13/03/05 - 07:31

Qui veut de la post-démocratie ?, par Anne-Marie Le Pourhiet

LE MONDE | 11.03.05 | http://...@2-3232,36-401231,0.html

Que le projet de Constitution européenne fasse la part trop belle à la concurrence ; que son caractère social soit insuffisamment affirmé, son préambule un tissu de platitudes mièvres, sa troisième partie mal venue dans un texte à prétention constitutionnelle ; que la charte des droits fondamentaux ressemble à un catalogue festif de droits à tout et son contraire, tout cela n'est rien à côté de la perversité absolue qui consiste à demander à des peuples d'accepter de "constituer" une Europe sciemment post-démocratique.

Le terme d'imposture n'est pas trop fort pour désigner le processus d'usurpation de légitimité à l'œuvre depuis le sommet de Cologne, en juin 1999.
Déjà, l'organisme désigné chargé de rédiger la charte des droits fondamentaux n'avait pas hésité à s'autoproclamer "convention", pour s'attribuer le prestige des assemblées américaines élues par le peuple pour adopter ou amender la Constitution.
Cette "convention" avait aussi cru bon d'outrepasser le mandat de Cologne en consacrant des droits nouveaux qui n'y figuraient pas, et de se vanter de son "petit coup d'Etat" et de s'enorgueillir que des groupes de pression inconnus de tous et mandatés par personne aient "amendé" le texte.

Le contenu de la Constitution est à l'image de son processus d'élaboration. Il ne consacre aucune démocratie véritable et se borne à enkyster ce qu'a toujours été l'Europe communautaire : une collection d'aristocraties échappant au contrôle populaire. L'initiative législative - la conduite de la politique de l'UE - reste entre les mains d'une Commission dont on persiste à célébrer l'indépendance, comme si le fait d'échapper à l'influence d'instances démocratiques était une qualité politique.

Le titre consacré à "la vie démocratique de l'Union" (on n'a pas osé écrire la démocratie tout court) n'arrive qu'en cinquième position dans le texte et prête franchement à sourire.
Il oppose clairement et dangereusement la démocratie "représentative" à une prétendue démocratie "participative" consistant (article 47) en "un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les associations représentatives et la société civile".
Voilà ce qu'on appelle abusivement "démocratie": du lobbying institutionnalisé et une tentative de substituer une "société civile" éclatée, composée de groupes de pression et d'intérêts minoritaires, aux nations et aux peuples.

Le droit de pétition permettant à un million de citoyens d'"inviter" la Commission à proposer une loi européenne dont elle appréciera l'opportunité est une mascarade d'initiative populaire.
Il demeurera essentiellement un instrument bien peu transparent au service de lobbies.
On comprend pourquoi la phrase de Thucydide : "Notre Constitution est appelée démocratie parce que le pouvoir est entre les mains non d'une minorité, mais du plus grand nombre", initialement placée en tête du texte, a finalement été retirée.

Cette absence de démocratie est d'autant plus vertigineuse que les compétences de l'UE, telles qu'elles résultent des dispositions combinées décrivant ses objectifs et ses pouvoirs normatifs (mêlant contradictoirement le principe d'attri-bution du fédéralisme américain et le principe de subsidiarité du fédéralisme allemand), sont en réalité illimitées.

Tout, absolument tout, est susceptible d'être décidé au niveau européen ; rien ne peut réellement échapper à l'extension tentaculaire de cette organisation dont le seul contrôle réside dans une Cour européenne dont les décisions sont sans appel.
Jamais le gouvernement fédéral américain n'a pu s'emparer d'autant de pouvoirs au détriment de l'autonomie des Etats, alors qu'il est, lui, parfaitement démocratique.

Ainsi, alors que la Charte des droits fondamentaux n'est évidemment pas encore adoptée, des juges européens se sont déjà fait fort de l'appliquer en se moquant délibérément des ratifications référendaires ou parlementaires à venir.
Ce mépris inouï de la démocratie est d'autant plus provocant que l'on se pique de donner des leçons aux Etats candidats en les soumettant à d'humiliants examens de passage. A quoi sert-il d'élire démocratiquement un parlement national dont la tâche ne se borne plus qu'à transposer les directives élaborées par des instances oligarchiques ?

Le Parlement turc n'est, paraît-il, pas exemplaire au regard des critères de Copenhague. Mais à quoi ressemble le Parlement européen ?

Fort hostile au régime représentatif, Jean-Jacques Rousseau estimait que le peuple anglais n'était libre qu'au moment de l'élection des députés et redevenait esclave aussitôt. Il ajoutait sévèrement : "Dans les rares moments de sa liberté, l'usage qu'il en fait mérite bien qu'il la perde."

Les deux peuples, français et anglais, vont être confrontés sous peu au même choix de la liberté ou de la servitude.
S'ils choisissent cette dernière, ils l'auront méritée.

Anne-Marie Le Pourhiet est professeur de droit public à l'université Rennes-I.

13/03/05 - 07:01

L'idéologie néo-libérale du «gouvernement économique» européen

L'idéologie néo-libérale du «gouvernement économique» européen

Le thème de la Corporate Governance, introduit par les économistes « néo-institutionnalistes », avait pour vocation de naturaliser les principes néo-libéraux d’organisation des entreprises.

Exporté à l’échelle macroéconomique, le thème de la gouvernance se décline désormais en Europe à travers le slogan du gouvernement économique, dont l’usage a pour objectif de naturaliser les politiques économiques anti-keynésiennes.

Ce gouvernement économique a été édifié par étape, depuis le traité de Maastricht jusqu’au traité constitutionnel, en passant par le traité d’Amsterdam, les directives communautaires et les conclusions des sommets intergouvernementaux tels que ceux de Lisbonne et de Barcelone. Le gouvernement économique européen se matérialise désormais par :

. Une politique monétaire poursuivant une certaine cible d’inflation, conduite par une banque centrale indépendante, à qui la monétisation des déficits publics est interdite,
. Un pacte de stabilité limitant l’utilisation de la dépense publique,
. Un budget fédéral aux ressources propres limitées à la contribution des Etats-membres,
. Un principe de subsidiarité en matière sociale et fiscale,
. Des directives assurant la mise en œuvre d’une concurrence « non-faussée » sur les marchés dans le cadre de réformes « structurelles » dont les objectifs sont précisés dans les sommets intergouvernementaux.

Les objectifs et les instruments de ce gouvernement économique sont désormais codifiés dans le traité constitutionnel, notamment dans le titre III. Sa ratification condamnerait la possibilité-même d’une « autre politique » macroéconomique européenne, comme en témoigne la lecture de quelques articles-clés.

Suite : http://...

13/03/05 - 05:42

Esquive ?

Le film ne me tentait pas du tout, mais je viens de voir l'acteur principal chez Ardisson.



C'est qu'il est choupinou celui-là !

12/03/2005

12/03/05 - 18:14

L'entrainement secret de rocky



11/03/2005

11/03/05 - 19:37

Un «NON» à la constitution européenne provoquerait un réchauffement climatique de plus de dix degrés en trente ans

Les chercheurs de l'Institut de Physique et des Sciences du Climat (IPSC) ont eu récemment l'idée d'introduire, dans leur modèle climatique de simulation des températures sur la planète, les effets du résultat du référendum sur le projet de Constitution Européenne. Cet effet, modélisé en partenariat avec les chercheurs de l'IDOF, a permis de mener des simulations numériques intégrant trois options : tous les pays de l'Union adoptent la Constitution, tous l'adoptent sauf la France, tous l'adoptent sauf la France et la Grande Bretagne.

Suite : http://...

:)

11/03/05 - 07:39

Un nid de choupinous !

L'avantage d'être insomniaque c'est qu'on tombe sur des émissions que personne ne regarde.

Tous les matins, TF1 (re)diffuse "la vie devant nous"...de 5h55 à 6h45.
Bon, ok, ils sont un peu jeunes, mais que de regards ravageurs !

La série à un site, si ca vous tente : http://...

Notez qu'à part pour les choupinous, ben, si je ne dormai pas, je ne me leverai pas pour cette série...

09/03/2005

09/03/05 - 04:11

Une proposition d'alterconstitution... A Compléter

Brouillon d’alter constitution européenne

I. Définition de l’espace communautaire public, des biens et services publics

1) L’espace communautaire public

Loin de bannir les entreprises privées, il est de toute première instance de définir quels seront les domaines publics inaliénables, ceux qui doivent permettre d’assurer le minimum vital pour l’individu citoyen et le maximum de convivialité pour la collectivité. Il va de soi qu’est totalement exclue l’idée même de rentabilité quant à la gestion desdits domaines.

2) Les biens et services publics

Outre les fonctions régaliennes actuelles de l’Etat les domaines suivants sont concernés :

- Gestion de l’eau. Assainissement et distribution.

- Gestion de la Santé Publique

- Droit de regard et réappropriation progressive de la Recherche, particulièrement la Recherche médicale et pharmaceutique.

- L’Education Citoyenne.

A n’importe quel moment de son existence tout citoyen doit pouvoir avoir accès à un éveil (voire un réveil) éducatif. La création des seules richesses qui vaillent est à ce prix.

II. Prise en compte du PGCD (Plus Grand Commun Dénominateur) social

- Le « Progrès social » ne doit pas être une vaine expression brandie par tel ou tel parti en mal de promesses électorales. Pour qu’il soit effectif, il faut que son principe soit clairement gravé dans cette constitution.

- Dans tous les domaines sociaux on nivellera par le haut les conditions de productions. Les productions se régulariseront et donc s’optimiseront d’elles même lorsque mécanisation, réduction du temps de travail et respect de l’environnement auront circonscrit une consommation abhérente (excessive jusqu’au gaspillage honteux pour la majeure partie du premier monde, quasi inexistante pour le quart et le tiers dont il faut rappeler qu’ils représentent plus de 80% de l’espèce humaine)

III. Régulation des échanges

1) Lois anti-monopoles

2) Les échanges commerciaux ne doivent être possibles que « d’égal à égal » c'est-à-dire entre régions dont la production de biens est socialement acceptable (voir en fonction du PGCD)

IV. Extension de la Communauté Européenne

La Communauté pourra s’étendre tous azimuts sans distinction de frontières rétrogrades qui n’ont été par le passé que des prétextes de conflits de seigneurs soucieux de se partager l’asservissement des peuples. La condition sine qua none sera de respecter les conditions d’absolue laïcité et de respect des espaces communautaires publics énoncées en début de cette constitution.

http://...

09/03/05 - 04:10

Non, non, non et encore NON !

http://...

L'Europe que l'on nous construit est une Europe réactionnaire gravée dans le marbre. La dessus aucune doute.
Le texte de la constitution favorise le démantèlement des services publics au nom de la libre concurrence et inscrit ce principe de façon définitive dans un texte qui ne connaitra peut être jamais d'approbation populaire ultérieure.

Alors que beaucoup d'entre nous sommes européens (au sens d'une construction démocratique et sociale de l'Europe), les directives européennes ne cessent de multiplier les tensions nationalistes.
Ainsi la directive Bolkenstein qui, contrairement à ce que l'on entend ici et là n'est pas du tout remise en cause par la constitution, qui permet à une entreprise de service de travailler dans tout pays de l'Union avec le droit du pays d'origine, favorise le dumping social et les tensions entre travailleurs et salariés des pays adhérents.
La Suède avec son régime social contractuel et son ouverture au monde glorifiée par tous, vient de connaître il y a une semaine sa première poussée de boycott des ouvriers lettons (qui venaient pourtant construire une école) !
Avec cette nouvelle directive, bonjour le nationalisme dans une Europe pacifiée !

La Constitution n'est toujours pas démocratique.
On nous fait croire, grace à une subtile mise en scène (commission Barroso) que le parlement contrôlerait la commission.
En réalité, le débat sur la directive susdite témoigne de l'indépendance absolue de cette commission face aux institutions issues de la légitimité du vote des européens.
Or une constitution ne devait-elle pas marquer une forte étape démocratique ? On parlait semble-t-il de Convention ?

On se heurte en règle générale à une absence de contrôle citoyen des choix majeurs.
Ainsi la constitution perpétue l'indépendance de la banque centrale européenne qui empêche tout regard citoyen sur les finances européennes.
Ce sont les programmes européens fixés à Lisbonne en 2000 qui ont impulsé la politique éducative actuelle du ministre Fillon.

09/03/05 - 04:02

NEWS

La finale de GA Lanta, c'est ce soir, mercredi à 20h30 sur MSN, ouverte à tous
— sorty


->N'oubliez pas de donner votre adresse msn à Sorty pour pouvoir y assister...

08/03/2005

08/03/05 - 16:32

Loupé pour la synchro.
Couché à minuit, dormi 16h...c'est dingue ce que je dors en ce moment.
Bon,va falloir que je sorte pour aller renouveller mon ordonance.
Pas le gout, mais il faut.

07/03/2005

07/03/05 - 23:35

Wala, une bonne journée de sommeil de 12h...
Je me lève à 19h, jsuis tout paumé et la tête dans le seau, c'est génial les médocs pour ca..
Un ptit matage de TV, vu ce qui passait sur la 2, c'était pas mal, la fin était très émouvante.
Allez hop, une petite lecture de GA, quelques commentaires et au lit, histoire de me resynchroniser avec une journée normale.
++

07/03/05 - 08:43

Bonne nuit les petits !

Quoi ? Vous vous levez, ben, moi jme couche...bonne journée !

07/03/05 - 08:32

Je ne suis pas très intelligent...

...et en plus je le fais exprès...c'est vrai, quoi : jsuis bi dans une communauté virtuelle gay, jvote ni à gauche ni à droite, jsuis contre la constitution européenne, jfais des postes long - antithétiques à l'esprit du lieu, jsuis marié (à une femme en plus), je ne suis pas parisien, je ne suis pas un "tbo mec 170/60 grosse b.", j'aime bien pas mal de monde ici...non, vraiment, je cherche...

07/03/05 - 08:26

Mon trio de tête

Floxyfral, Dépamide, Tercian...qui connait ?

07/03/05 - 07:40

«Le suicide n'est pas lié à l'homosexualité mais à l'homophobie»

Suite à l'article dans Libé, cité par Matt dans son journal, je me demande :
- combien d'entre-vous ont fait une tentive de suicide...
- combien ont subit des agressions homophobes...

07/03/05 - 07:30

Propagande

De la campgne du OUI de l'UMP :

Quant à la campagne elle-même, elle obéit à un marketing inédit en politique :
-quatre grands meetings,
-une rencontre finale au Zénith et des réunions d'appartement, avec,
-chaque soir, intervention vidéo en direct d'un responsable national (ministres, dirigeants du parti, Sarkozy lui-même...) qui répondra en multivision aux questions des militants et de leurs invités.
L'effort sera aussi porté sur la jeunesse avec des réunions prévues «dans toutes les universités de France»: une première rencontre avec des jeunes est programmée à Strasbourg le 17 mars.

http://...

De la part d'un parti qui ne fait voter que ses cadres, on sent l'élan démagogique.

07/03/05 - 07:26

Les dents rayent le parquet

Mais quelle grosse c**** !
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Notez le " y compris dans la perspective des élections de 2007", elle ne pense qu'à ca, elle est prete à tout y sacrifier, même l'ame de son parti...elle m'écoeure.

07/03/05 - 07:23

Laurent Fabius a aussi évoqué l'accélération du calendrier.
«J'entends parler du 8 mai pour le référendum, ce serait un détournement de l'Histoire. Il faut prendre son temps et ne pas court-circuiter le débat.»

Il s'est ensuite efforcé de reformuler la question dans la perspective du clivage droite-gauche. «Ce n'est pas pour ou contre la paix, pour ou contre l'Europe, mais quelle Europe voulons-nous. Est-ce celle du libre marché ?», a-t-il commenté, à l'issue de son tour des stands. Henri Emmanuelli ne dit pas autre chose.

http://...

07/03/05 - 07:17

«J'espérais au moins une campagne raisonnable. (...) La goutte d'eau a été d'entendre certains camarades affirmer que l'adoption du traité donnerait un coup d'arrêt à la mise en oeuvre de la directive Bolkenstein sur la libéralisation des services. Je comprends que la droite mente à la gauche. Mais que la gauche mente à la gauche, ça je ne puis le supporter».

- Henri Emmanuelli

http://...

07/03/05 - 07:13

Oui à une Europe sociale, pas à une constitution libérale

Cet article explique mieux que je ne saurais le faire la lecture que j'ai eu du projet de constitution européenne.
Donc prenez le temps de le lire avant de le critiquer, merci.

Par Catherine Mills,
économiste, membre de la Fondation Copernic

La constitution européenne subordonne le social à une logique économique libérale.
L’objectif central réside dans un « marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée » et une « croissance équilibrée reposant essentiellement sur la stabilité des prix » qui fait douter de l’allusion au « développement durable » L’invocation d’une « économie sociale de marché » poursuit l’idéologie économique néoclassique, qui sépare les prétendues lois du marché à ne pas fausser et, de l’autre, le social considéré comme un résidu.
L’expression économie sociale de marché rappelle irrémédiablement l’Allemagne fédérale d’après-guerre organisant le financement de l’accumulation, de l’épargne et des profits à partir du freinage des salaires, de la consommation et des dépenses publiques et sociales.

La constitution européenne précise que cette « économie sociale de marché » doit être « hautement compétitive » grâce à une compétitivité-prix reposant sur de bas coûts salariaux.
On prétend qu’elle devrait tendre vers le « plein-emploi », mais il s’agit de maintenir un taux de chômage dit d’équilibre fondé sur la flexibilité à la baisse du coût du travail et des « charges sociales ».
La libre circulation des capitaux, des services, des marchandises et des hommes, ainsi que la liberté d’établissement, constituent les dogmes intangibles du libéralisme économique.
Les États doivent s’abstenir de toute mesure qui les entraverait pour mettre en oeuvre les conditions d’une « concurrence libre et non faussée ».
Toute loi qui atténuerait cette injonction est d’office déclarée nulle, ce qui institutionnalise la primauté du droit européen sur le droit des États.

Les quelques points positifs de la charte des droits fondamentaux de l’Union ne sont qu’une reprise de textes internationaux, la Convention européenne des droits de l’homme et certaines constitutions nationales.
Mais c’est un recul pour les droits des travailleurs : la liberté de réunion, d’adhésion à un syndicat, le droit de grève, de négociations et conventions collectives, le droit à la protection contre un licenciement injustifié, doivent être conformes aux « législations et pratiques nationales » et au droit de l’Union. Aucune durée légale de travail n’est précisée, même si l’on parle d’une durée maximale.
On invoque un droit d’accès à un service gratuit de placement (mais ce peut être un service privé), comme un droit d’accès à la formation professionnelle et continue, mais sans allusion à une formation tout au long de la vie. Le texte reste vague sur le droit au repos hebdomadaire et aux congés payés et ne fait pas référence à la fixation d’un salaire minimum.

La constitution n’inscrit pas de droit formel à obtenir un emploi, en recul sur le préambule de la Constitution française (1946, 1958), comme sur la Déclaration européenne des droits de l’homme (1948), qui stipule que « toute personne a droit au travail ».
Dans la constitution européenne, seule est évoquée « la liberté de chercher un emploi ou de travailler » (sic), alors que la liberté d’entreprise est sacralisée.

C’est un projet de constitution hostile aux droits des femmes.
Certes, on invoque l’égalité femmes-hommes concernant l’emploi et la rémunération. Mais l’utilisation des termes « droit à la vie » renvoie au langage des opposants à l’IVG. Le droit de se marier et de fonder une famille n’est pas assorti d’un droit à l’union hors mariage ni au droit au divorce.
Le souhait de protéger la famille paraît passéiste, la conciliation vie familiale-vie professionnelle ne semblant reposer que sur les mères.

Il n’existe pas de droit explicite à la protection sociale, ce qui constitue un recul par rapport à la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui stipule que « toute personne a droit à la sécurité sociale », ou sur la Constitution française, « tout citoyen dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence ».
Dans la constitution européenne, on évoque un droit à l’accès aux prestations sociales et aux services sociaux, un droit d’accès à lsociale ou à l’aide au logement (mais non au droit à un revenu minimum). Il n’y a pas de droit à la retraite. La protection de la santé, le droit d’accéder à la prévention et de bénéficier de soins médicaux sont renvoyés aux législations et pratiques nationales.

La notion de service public de santé ou de protection sociale est absente au profit des services d’intérêt économique général. Présentés comme une exception aux principes du marché et de la libre concurrence, ceux-ci peuvent être assurés par des opérateurs privés (assureurs, fonds de pension.), ce qui remet en cause le service public de santé, les hôpitaux publics et les systèmes de santé solidaires.

Les rares points positifs de la charte auront une portée juridique limitée, car elle « ne crée aucune compétence ni aucune tâche nouvelle pour l’Union » en renvoyant « aux pratiques et législations nationales ».
En outre, on peut y déroger pour préserver les objectifs d’intérêt général décrétés par l’Union ou l’équilibre financier du système de protection sociale d’un pays.
Les politiques sociales, de santé publique et de l’emploi sont ainsi soumises aux dogmes de l’économie de marché, car la stratégie de coordination pour l’emploi, tout en affirmant tendre vers le « plein-emploi », constitutionnalise le « workfare » anglo-saxon (précarité de l’emploi, flexibilité de la main-d’oeuvre) et impose d’aligner vers le bas les salaires et les législations sociales.
Toute mesure contre le dumping social et fiscal est interdite et le triomphe de l’AGCS et de la directive - Bolkestein autorisera - l’application du droit social et fiscal du pays d’origine de l’entreprise.

Des discours imprécis prétendent viser un niveau élevé de protection de la santé, mais le renvoi à la règle de l’unanimité sacrifiera une harmonisation vers le haut au profit des politiques régressives.
Le Comité de protection sociale est censé promouvoir la coopération entre États membres, mais restera un organisme technocratique aux pouvoirs limités et coupé des mouvements sociaux et des élus.
Le Comité économique et social, organisme paritaire, n’aura que des attributions limitées et éloignées des citoyens.

Les États membres devront soumettre leur politique économique aux objectifs de l’économie de marché et de la « concurrence libre et non faussée », la stabilité des prix et la compétitivité-prix impliquant la réduction des coûts salariaux et des charges sociales, sans qu’il soit question de croissance, d’emploi, ni de développement humain et social.

Aucun État membre ne pourra mettre en place des politiques originales. Toute mesure de protection est interdite, les dérogations ne pouvant être que provisoires afin de ne pas perturber le marché intérieur de l’Union.
La Banque centrale européenne (BCE) sacralisée définit la politique monétaire de l’Union et la constitution interdit le financement des déficits publics par la création monétaire, contraignant ainsi à recourir aux marchés financiers.
En cas de déficit excessif, ce sont des thérapies de choc qui s’imposeront, les États subissant sanctions et amendes.

Le commerce libre, l’accroissement des dépenses militaires dans le giron de l’OTAN sont proclamés valeurs suprêmes au détriment de la politique industrielle et des coopérations.

Cette Europe supranationale sera corsetée par des institutions technocratiques, le Conseil, la Commission et la BCE, au détriment du Parlement européen.

Si la constitution est ratifiée, elle ne pourra être modifiée qu’au prix de procédures longues, voire impossibles, en raison de la règle de l’unanimité.

Il convient donc de travailler à rassembler pour le « non », en faisant monter des - alternatives précises pour une autre construction - européenne

06/03/2005

06/03/05 - 15:47

A Anatole, Chapi et Cizion

>Anatole : pourquoi voterais-je oui pour un projet que je désaprouve ? Comme le oui, mais n'est pas possible, il ne me reste que le non, désolé, c'est ce qui arrive quand on pose les choix binairement, quand on oublie d'utiliser le référendum ou quand on met devant le fait accompli.
Au fait, oui je pense "qu'une éventuelle victoire du "non" concourra à booster les groupes de pression qui se battent pour une Europe plus sociale"

>Chapi
2/. parceque ca ne va pas dans le sens qui me semble bon
3/. les deux camps sont manipulés, c'est le principe déplorable de ce qu'est la politique aujourd'hui, c'est ce qui arrive quand on traite les gens comme des moutons et non comme des citoyens. Note qu'exercer un regard citoyen est difficile de nos jours, ca génère une certaine animosité quand on ne suit pas le troupeau.
4/. voir 3. + question légendes urbaines le camps du oui est pas mal non plus.
5/. j'ai l'impression que tu ne me lis pas des fois.

>Cizion
Relis le traité de 57, Jean Monnet et Robert Schuman avait une autre vision de l'Europe que celle qu'on essaye de nous vendre ici.

Comme je l'ai déjà dit, rien ne me choque dans le fait que nos accord économiques soient un SOCLE sur lequel on batit le reste, une europe des peuples, des Etats-Unis d'Europe, comme l'ont voulu ses fondateurs, mais quand le socle devient la seule raison d'être et le seul objectif, je m'insurge.
On arrive à un point crucial de cette construction, il était encore supportable de voir celle-ci partir à veau-l'eau mais en débat, savoir que tout ce que je déteste dans cette construction va être aussi entériné et inattaquable que les 10 commandements me débecte, alors NON.

Que la CES soutienne les traités n'a aucun relavibilité vu qu'ils n'ont, à une exception pret, pas consulté lleurs bases.

Je te plains d'avoir de la fierté pour ce qui a déjà été contruit, Nice, c'est pas une gloire et ce qui arrive non plus.
Après Nice, les partisans de cette europe là avait promis un volet de rééquilibrage concernant la partie sociale et une armée commune, on attend toujours.

La Suède est ultralibérale? Oui.
La Grande-Bretagne est fermement européenne? Non.

A la différence avec les ADM de Bush, on voit l'emprise de l'ultralibéralisme assez facilement, à moins d'être de mauvaise foi.

05/03/2005

05/03/05 - 18:59

Traité constitutionnel, réponses à ChapiChapo et Cizion

Vous vouliez mon avis, le voilà :

1/. Le "oui de combat" est un cheque en blanc...désolé, Chapi, mais pas question.

2/. Je ne voterai pas pour un traité constitutionnel aussi pauvre en avancées sociales.
Nice était déjà une erreur (notez j'étais déjà contre) et depuis 57 on a pas avancé sur ce terrain.
Me contenter de miettes sociales laissées là pour faire avaler la couleuvre, un traité instaurant un manque de souplesse notable, laissant la porte ouverte à des idées que je n'approuve pas, non merci.

3/. Contrairement à ce que vous pouvez croire, je suis pro-européen, même si ma vision de l'europe n'est pas celle de la majorité bien pensante et bien coachée, je revendique le droit de vouloir une autre europe et de me battre pour ca.

4/. Question manipulations de l'information, on peut reprocher ce qu'on veut aux articles que j'ai posté, mais n'oubliez pas que leur impact n'est estimable qu'en comparaison à leurs niveau de diffusion, qui est, vous en conviendrez, bien inférieur à la dose énorme de mauvaise foi, d'arguments tronqués, de contre-sens balancés toute la journée à la TV.
De plus, quand je lis ce genre d'article ou que je regarde des débats à la TV je continue à exercer mon sens critique.

5/. Les seuls arguments que je vois pour le oui tiennent du "il faut parcequ'il y a quelques miettes sociales" à "on est déjà ultralibéraux depuis 57, pourquoi se battre", désolé mais j'ai envie d'une europe des peuples et non d'une europe des économies.
Alors même si la base de nos alliances se base sur des échanges économiques (commencons par travailler ensemble pour se connaître, de 57), il est plus que grand temps d'envisager autre chose, que ce traité ne propose pas tout en entérinant un état de fait pour sacrément longtemps.
Les petits pas, pourquoi pas, sauf quand ils vont toujours dans la même direction pour aboutir dans une impasse ensuite.

05/03/05 - 04:20

GAlanta, la finale

Jparie 10E sur Coq !
Allez Coq !
Allez, pour le soutenir, ca sera un ptite pipe pour tout membre du jury qui votera pour lui...

05/03/05 - 03:30

Bolkestein : la Direction du PS trompe les français

par Raoul Marc JENNAR
http://...

Un texte de la direction du PS est intitulé « Pourquoi le traité est un rempart contre les dérives libérales type Bolkestein ? » Une fois de plus, cet argumentaire est un outil de désinformation. Il est destiné à tromper.

La direction du PS affirme que « la directive Bolkestein contredit, notamment, l'article I-3 qui prévoit que : « l'Union œuvre pour...une économie sociale de marché qui tend au plein emploi et au progrès social.un niveau élevé de protection et d'amélioration de la qualité de l'environnement...Elle promeut la justice et la protection sociales ».

Ce que la direction passe sous silence c'est ce que dit l'article 177 : « Aux fins de l'article I-3, l'action des Etats membres et de l'Union comporte l'instauration d'une politique économique (…) conduite conformément au respect du principe d'une économie de marché ouverte où la concurrence est libre. » A 68 reprises dans le traité constitutionnel, le plein emploi, le progrès social, la justice et la protection sociales sont soumis au « respect d'une économie de marché ouverte ou la concurrence est libre et non faussée . » C'est-à-dire non pas à une économie de marché comme nous l'avons connue depuis la Libération, limitée, encadrée, conditionnée, mais une économie de marché néolibérale, une économie où l'Etat est réduit à des fonctions sécuritaires (article 5), une économie où la concurrence n'est plus limitée par des droits sociaux, par des obligations fiscales, par des contraintes environnementales, par des choix politiques légitimes. Une économie de marché sur le modèle des accords de l'OMC. A l'opposé du modèle européen.

La direction du PS cite l'article III-209 de la manière suivante : « L'Union et ses Etats, conscients des droits sociaux fondamentaux ... ont pour objectifs la promotion de l'emploi, l'amélioration des conditions de vie et de travail, permettant leur égalisation dans le progrès, une protection sociale adéquate, le dialogue social, le développement des ressources humaines permettant un niveau d'emploi élevé et durable... Ils estiment qu'une telle évolution résultera tant du fonctionnement du marché intérieur qui favorisera l'harmonisation des systèmes sociaux que des procédures prévues par la Constitution et du rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des Etats membres ».

Complétons d'abord le texte. Les mots qui manquent (là où il y a … sont les suivants : « tels que ceux énoncés dans la Charte sociale européenne signée à Turin le 18 octobre 1961 et dans la Charte communautaire des droits sociaux fondamentaux des travailleurs de 1989 »

Une fois qu'on dispose de la totalité du texte, on peut en déduire :

a) que l'Union et les Etats sont « conscients des droits sociaux », c'est-à-dire qu'ils savent que ces droits existent ; on est bien heureux de l'apprendre ; mais cela ne signifie pas que ces droits sociaux sont désormais des droits consacrés, comme ils le sont dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (à laquelle l'Union n'adhère pas) ou comme ils le sont dans certaines Constitutions et législations nationales ;

b) que l'Union n'adhère ni à la Charte sociale européenne de Turin, ni à la Charte communautaire des droits sociaux fondamentaux ; le texte y fait référence, il n'annonce pas l'adhésion qui créerait des obligations ;

c) que l'évolution (c'est-à-dire la réalisation des objectifs énumérés) se fera par une harmonisation désormais soumise aux fluctuations du marché. Cette information capitale nous ramène à la proposition Bolkestein qui abandonne l'harmonisation au profit de la loi du marché.

Evoquant les services publics, une fois de plus, la direction du PS confond « service d'intérêt économique général » (SIEG) et « service public » alors que le Livre Blanc de la Commission européenne, approuvé par le Conseil des Ministres, précise (p. 23) que ces deux expressions « ne doivent pas être confondues ». La direction du PS indique que la Constitution prévoit qu'une loi-cadre européenne peut être votée pour permettre que « ces services fonctionnent sur la base de principes et dans des conditions qui leur permettent d'accomplir leurs missions. », mais il s'agit des SIEG. Pas des services publics, totalement absents d'une « Constitution » qui ne consacre nulle part la notion de service en vue de créer une égalité de droits, notion incompatible avec le principe d'une « concurrence libre et non faussée » à laquelle sont soumises toutes les politiques de l'Union.

Evidemment, la direction du PS passe totalement sous silence les articles essentiels du traité constitutionnel en ce qui concerne les services :

- article 4 : « Libertés fondamentales et non-discrimination. La libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux, ainsi que la liberté d'établissement, sont garanties par l'Union… » On notera l'usage du verbe « garantir » qui n'était pas employé lorsqu'il s'agissait des droits sociaux.

- Sous section 3, Liberté de prestation des services , article 144 : « Dans le cadre de la présente sous-section, les restrictions à la libre prestation des services sont interdites à l'égard des ressortissants des Etats membres établis dans un Etat membre autre que celui du destinataire de la prestation. » Qu'est-ce qu'une « restriction à la libre prestation des services » ? On ne nous le dit pas, mais chacun le sait. Il s'agit des obligations de service public, du financement public qui fausse la concurrence, de dispositions légales ou réglementaires adoptées par les pouvoirs publics dans l'intérêt général. Il n'est pas indifférent de savoir que la Commission européenne considère « le pouvoir discrétionnaire des autorités locales » comme un obstacle à la concurrence (document IP/02/1180 du 31 juillet 2002) !

- article 147 : « La loi-cadre européenne établit les mesures pour réaliser la libéralisation d'un service déterminé. »

- article 148 : « Les Etats membres s'efforcent de procéder à la libéralisation des services au-delà de la mesure qui est obligatoire en vertu de la loi-cadre européenne… »

La libéralisation des services, c'est-à-dire l'obligation de les soumettre aux lois de la concurrence, déjà imposée par l'Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS), figure, sans contestation possible, au programme du traité constitutionnel que la proposition Bolkestein ne fait qu'anticiper. La proposition Bolkestein est une mise en œuvre aggravée de l'AGCS et une anticipation de ce que va favoriser le traité constitutionnel européen.

Rappelons que la proposition Bolkestein se donne pour objectif de « renforcer la position de négociation » de l'Union européenne dans le cadre de la mise en oeuvre de l'AGCS (P. 16). Or, on sait avec quelle agressivité l'Union européenne tente d'imposer la privatisation des services partout dans le monde. On sait les positions que le socialiste Pascal Lamy a défendues dans ce sens à l'Organisation Mondiale du Commerce (voir www.urfig.org - AGCS), proposant à la table des négociations de l'OMC un texte qui annonce que la mise en œuvre de l'AGCS doit se faire « aucun secteur de service n'étant exclu a priori » tout en écrivant, au même moment, dans le journal « Le Monde » « qu'on ne touchera pas à l'enseignement, à la santé et à la culture » (5 sept. 2003). La duplicité des libéraux de gauche sur l'AGCS conduit tout naturellement à leur duplicité sur le traité constitutionnel européen. Puisqu'ils défendent la même soumission des peuples aux lois du marché.

Rappelons que le chef de file des députés européens socialistes français, M. Bernard Poignant, est un grand défenseur de l'AGCS (il a même publié une brochure à ce propos) et du traité constitutionnel. Rappelons aussi que plusieurs députés européens, membres du PS et partisans de la Constitution européenne, ont émis un vote favorable à une résolution du Parlement européen demandant à la Commission de présenter une proposition de directive libéralisant les services et considérant le principe du pays d'origine comme « essentiel à l'achèvement du marché intérieur des biens et des