.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : rien, je n'ai pas envie...
Je regarde : rien, pas le temps...
Je lis : mes comics en retard...
Je joue : à faire le chat
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau et des vodka-pomme
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : doucement.
Je rêve : à plus de paix...
(mis à jour lundi 1 septembre 2008 à 01:05)

30/04/2005

28/04/2005

28/04/05 - 21:48




- Lionel ?
- Ouiii ?
- Ta gueule !
T'es pas crédible, tu nous a claqué la porte au nez comme un sale gamin à l'égo sudimensionné blessé...tu as signé avec le Chirac la fin d'EDF-GDF, la fin programmée des services publics, alors FERME LA et va te terrer dans ton trou, ton île, ton chez toi...

24/04/2005

24/04/05 - 05:49

Litanie (9)

Girls Girls Girls

Je ne me suis pas ennuyé de ce coté là non plus, à vrai dire j'ai toujours été curieux et joueur, un vrai ptit diable...le genre à négocier pour voir sous les jupes des filles.

D'abord, il y eu Rachel, un vrai garcon manqué, mon premier baiser, mon premier touche pipi...la découverte de l'autre sexe.

Ensuite Rebecca, ce fut platonique, c'était une fille difficile et silencieuse, mais très mignone.

Après, Charlotte, qui m'a fait découvrir le premier MacIntosh ; Sylvie et les joies des promenades dans les prés quand les herbes sont hautes et qu'on ne voit pas à quoi on joue bien cachés.

Emmanuelle, Amandine, Séverine, Maia (on ne rigole pas, ses parents étaient de vrais babos)...contrairement à ce que vous pourriez croire, j'étais de prime abord assez timide avec les filles, c'est ensuite que je me laissais aller à être déluré.

Marie fut peut être celle à laquelle j'ai été le plus attaché, sentimentalement parlant, ca a été toute une histoire avec elle...un truc compliqué qui s'est mal fini.

Sayah, la première qui m'a fait assez craquer pour envisager de vivre avec quelqu'un, Manuella qui m'a fait découvrir le Mexique et ses charmes, Genia et Tatiana, les deux russes qui payaient leur loyer en nature au patron du bar où je trainais...avec ma grande gueule je les ai charrié sur une partie à trois, qu'il a fallu assurer ensuite.

Enfin, bon, je m'apercois que je ne me rappelle pas de toutes ou même pour certaines, de leur prénom, c'est assez terrible comme prise de conscience.

La dernière, vous n'aurez pas son prénom...ca fait onze ans qu'on est ensembles, marriés de puis juillet dernier...c'est ma moitié, mon soleil, la plus belle de toutes.

24/04/05 - 05:23

Musique !

Un nouveau morceau en écoute dans ma colonne de droite, Bill Withers - Ain't no sunshine when she's gone, du vrai velours qui a d'ailleurs été repris par des très grands comme Ray Charles, Tom Jones, Jeff Buckley...

20/04/2005

20/04/05 - 05:32

Litanie (8)

Raphaël

J'avais quinze ans, lui treize. Ca a été le coup de flash, l'envie d'être ensemble, seuls. Seulement on était à deux ages ou le peux d'années entre nous font quand même la différence...on ne trainait pas avec les mêmes. Heureusement il habitait au bout de ma rue et nous nous croisions souvent.

J'ai eu des doutes au début, j'ai cru que le coup de foudre n'était pas partagé, mais ses sourires, ses yeux me disaient le contraire...je me suis donc arrangé pour le fréquenter plus souvent en devenant copain avec son frère, fréquentation qui s'est transformé en copinage avec le petit frère au passage.

Il m'arrivait donc des fois de passer voir le grand alors que je savais qu'il n'y était pas...la mère me disais "mais tu peux rester Raphaël est là, lui", je ne me suis pas fait prier...

Donc, enfin seuls. On a d'abord beaucoup parlé, pris le temps de se connaître, de devenir amis, puis un jour, j'ai fini par lui avouer que j'aimais bien les garçons, surtout les beaux comme lui...il fut plus surpris que choqué, mais cet après-midi là fut gâché, je rentrais tôt chez moi, sur un malaise.

Pensant m'être grillé, m'attendant au pire, me voir exposé devant tout le monde comme un pédé, ce qui n'est pas facile à cet âge dans un petit village de campagne, je vécus une semaine assez désagréable.

C'est lui qui est venu me chercher, en descendant du bus scolaire, il me demandat si j'avais le temps de discuter. J'avais peur mais bon, je voulais savoir...on s'est éloigné pour se perdre dans un verger discret...il s'approcha de moi et m'embrassa, me roula un patin de dingue, le souffle coupé par le désir. Il est vrai que nous avons profité souvent de ce coin là, perdu, plein de recoins discrets...nous y connûme l'amour, la passion et quelques frayeurs...

Ce fût une fille que me le vola, il m'appris que finalement il préfèrait. Maudite hétérosexualité ! J'ai beaucoup pleuré.

20/04/05 - 03:11

Foutage de gueule officiel

"Cette pause référendaire des travaux parlementaires interviendra du lundi de Pentecôte, le 16 mai, au mardi 31 mai. Vacances de Pâques obligent, l'Assemblée fermera également du 16 avril au 3 mai".
- Source: AFP

Les députés qui prennent le lundi de Pentecote, ça se passe de commentaires.

Vu sur : http://...

16/04/2005

16/04/05 - 21:15





You Are From Neptune



You are dreamy and mystical, with a natural psychic ability.
You love music, poetry, dance, and (most of all) the open sea.
Your soul is filled with possibilities, and your heart overflows with compassion.
You can be in a room full of friendly people and feel all alone.
If you don't get carried away with one idea, your spiritual nature will see you through anything.


16/04/05 - 21:12





Your Dominant Intelligence is Linguistic Intelligence



You are excellent with words and language. You explain yourself well.
An elegant speaker, you can converse well with anyone on the fly.
You are also good at remembering information and convicing someone of your point of view.
A master of creative phrasing and unique words, you enjoy expanding your vocabulary.

You would make a fantastic poet, journalist, writer, teacher, lawyer, politician, or translator.



16/04/05 - 10:52

Restau GA

Je "monte" rarement à Lyon, mais l'occasion était trop belle...
J'ai pu enfin rencontrer des GAiens in real life...c'est tellement mieux sans écran ;)
Le restau était sympa, l'ambiance a été bonne...même s'il y a eu un peu trop de flash à mon goût (Flying Dragon s'est déchaîné), le repas très intéressant et copieux.
On a ensuite bougé sur le Lax, là par contre je n'étais pas du tout dans mon élément, le trip boum-boum-boum-boum-hurlements hystériques n'est vraiment pas le mien...même si la déco et le service était très sympas.

Avec Coq on a pris la tangente, pour aller 200m plus loin au Trou, le "hot cruising club" de Yomot...on a été accueillit par le très sympathique Romain...ensuite on a passé le reste de la nuit au bar à discuter avec lui, Yomot, Sorty et Drôledetroll (adorable mec que j'ai découverte ce soir là)...c'est sûr je reviendrais.

En résumé une bonne soirée :)
++

15/04/2005

14/04/2005

14/04/05 - 02:15

Communiqué de presse Inter LGBT

===============================
Adoption par une personne célibataire
Pour la majorité, il est trop tôt pour lutter contre les discriminations
===============================

L'Assemblée nationale a examiné ce mardi 13 avril une proposition de
loi du groupe UMP visant à simplifier et faciliter l'adoption. Lors de
la conférence du 2 avril organisée par l'Inter-LGBT, l'idée d'inclure
dans cette proposition de loi une clause de non-discrimination avait
été évoquée. Alors que l'adoption simple est ouverte à toute personne
de plus de 28 ans capable d'offrir de bonnes conditions d'accueil à
l'enfant adopté, la majorité des Conseils généraux pratique dans les
faits une discrimination contre les personnes homosexuelles en leur
refusant l'agrément. La Cour européenne des des droits de l'homme avait
relevé que cette situation relevait de la seule compétence des
législations nationales (affaire Fretté c. France, 26 février 2002).
Changer la loi est donc nécessaire, pour que la discrimination
pratiquée dans les faits soit prohibée.

Défendu par Martine Billard (Verts), un amendement proposant d'écrire
explicitement que l'orientation sexuelle du candidat à l'adoption ne
pouvait motiver un refus d'agrément a donc été présenté lors de la
discussion parlementaire. Cet amendement, loin d'être un cavalier
législatif, s'intégrait parfaitement dans un texte portant sur les
conditions de la délivrance de l'agrément en vue de l'adoption.

Las, le gouvernement et sa majorité ont prétexté vouloir attendre les
conclusions de la mission parlementaire "Famille et droit des enfants"
pour se positionner. Si on peut y voir le signe que, contrairement aux
dires du président du groupe UMP Bernard Accoyer en janvier, le
gouvernement attend bien de cette mission qu'elle traite la question de
l'homoparentalité, cette réponse est loin d'être satisfaisante. D'une
part parce que l'amendement ne visait pas à réformer le droit de la
famille, mais à mettre un terme à une discrimination précise contre des
personnes. D'autre part, parce qu'il est à craindre que la mission
parlementaire serve de prétexte au gouvernement pour ne pas s'exprimer,
passant d'un refus assumé à légiférer à un silence plus habile et
confortable. A peine lancée, la mission parlementaire que l'Inter-LGBT
avait réclamée est ainsi déjà instrumentalisée par le gouvernement pour
refuser une mesure de bon sens qui, sans remettre en cause le droit de
la famille, mettrait fin à une discrimination.

L'Inter-LGBT demande une nouvelle fois au gouvernement de clarifier ses
intentions quant aux suites qu'il donnera à la mission "Familles et
droits des enfants", et de ne pas attendre pour légiférer contre les
discriminations flagrantes subies par les personnes homosexuelles
candidates à l'adoption.

--
Alain Piriou, porte-parole
alain.piriou@inter-lgbt.org


Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT)
Association loi de 1901, membre de la Coordination Interpride France et
de l’ILGA
http://...

13.04.05

Lire aussi : Adoption: Les députés PS dénoncent des propos «inadmissibles» sur les homosexuels :
http://...

extrait : «l'homoparentalité est incompatible avec les droits universels de l'homme», "Jean-Marc Nesme (UMP)

11/04/2005

11/04/05 - 22:42

L'Europe des crétins

Les gens qui vont voter Non à la constitution européenne sont des crétins, des abrutis, des imbéciles, des incultes.
Petit pouvoir d'achat, petit cerveau, petite pensée, petits sentiments.
Pas de diplômes, pas de livres chez eux, pas de culture, pas d'intelligence.
Ils habitent en campagne, en province.
Des paysans, des pécores, des péquenots, des ploucs.
Ils n'ont pas le sens de l'Histoire, ne savent pas à quoi ressemble un grand projet politique. Ils ignorent le grand souffle du Progrès.
Ils crèvent de peur.
Jadis, ces mêmes débiles ont voté non à Maastricht ignorant que le oui allait apporter le pouvoir d'achat, la fin du chômage, le plein emploi, la croissance, le progrès, la tolérance entre les peuples, la fraternité, la disparition du racisme et de la xénophobie, l'abolition de toutes les contradictions et de toute la négativité de nos civilisations post-modernes, donc capitalistes, version libérale.
L'électeur du Non est populiste, démagogue, extrémiste, mécontent, réactif. C'est le prototype de l'homme du ressentiment.
Sa voix se mêle d'ailleurs à tous les fascistes, gauchistes, alter mondialistes et autres partisans vaguement vichystes de la France moisie, cette vieille lune dépassée à l'heure de la mondialisation heureuse.
Disons le tout net : un souverainiste est un chien.

En revanche, l'électeur du Oui est génial, lucide, intelligent.
Gros carnet de chèque, immense encéphale, gigantesque vision du monde, hypertrophie du sentiment généreux.
Diplômé du supérieur, heureux possesseur d'une bibliothèque de Pléiades flambant neufs, doté d'un savoir sans bornes et d'une sagacité inouïe, il est propriétaire en ville, urbain convaincu, parisien si possible.
Il a le sens de l'Histoire, d'ailleurs il a installé son fauteuil dans son sens et ne manque aucune des manies de son siècle.
Le Progrès, il connaît.
La Peur ? Il ignore.
Le debordien Sollers, le sartrien BHL et le kantien Luc Ferry vous le diront.

Bien sûr le Ouiste a voté oui à Maastricht et constaté que, comme prévu, les salaires s'en sont trouvé augmentés, le chômage diminué et fortifiée l'amitié entre les communautés.
Le votant du Oui est démocrate, modéré, heureux, bien dans sa peau, équilibré, analysé de longue date.
Sa voix se mêle d'ailleurs à des gens qui, comme lui, exècrent les excès : le démocrate chrétien libéral, le chiraquien de conviction, le socialiste mitterrandien, le patron humaniste, l'écologiste mondain.

Dur de ne pas être Ouiste… Citoyens, réfléchissez avant de commettre l'irréparable !

- Michel ONFRAY

09/04/2005

09/04/05 - 00:46





You Are A Walnut Tree





You are strange and full of contrasts... the oddball of your group.
You are unrelenting and you have unlimited ambition.
Not always liked but always admired, you are more infamous than famous.
You are aggressive and spontaneous, and your reactions are often unexpected.
A jealous and passionate person, you are difficult in romantic relationships.

07/04/2005

07/04/05 - 14:45

Papa ? Dis-moi comment je suis né ?
- Très bien, il fallait bien que l'on en parle un jour !
Papa et maman se sont copier/coller dans un chat sur MSN.
Papa a fixé un rancard via e-mail à maman et se sont retrouvés dans les toilettes d'un cybercafé.
Après, maman a fait quelques downloads du memory stick de papa. Lorsque papa fut prêt pour le upload, nous avons découvert que nous n'avions pas mis de firewall.
Comme il était trop tard pour faire delete, neuf mois plus tard le satané virus apparaissait !!!

07/04/05 - 06:25

J'y pense...

Sale période pour les monégasques catholiques...ils ne doivent plus savoir à quelle funérailles se vouer...

07/04/05 - 05:44

This wrinkle in time, I can't give it no credit
I thought about my space and I really got me down
Got me so down, I got me a headache
My heart is crammed in my cranium and it still knows how to pound

- Franck Black

06/04/2005

06/04/05 - 03:09

Litanie (7)

Sébastien

C'était le fils d'une amie à ma mère. Les deux étaient très contentes que nous nous entendions bien et nous poussaient à nous fréquenter très souvent.
Il prit l'habitude de passer ses mercredi et samedi après-midi chez moi, dans ma chambre, officiellement à jouer.
J'aimais beaucoup sa peau très claire et ses grand yeux verts, sa délicatesse quasi-féminine.
Je n'ai pas mis longtemps à le mettre dans mon lit, bien qu'il fut puceau il semble que je l'attirais comme un papillon l'est par un bougie. Ce qui est bien dans ces cas la, c'est que pour l'autre tout est nouveau, on redécouvre avec lui pas mal de choses connue et on prend des sentiers différents, tout à la fois.
Il n'en avait jamais assez et était un vrai diablotin, toujours excité, toujours motivé pour un peu de sexe. Je l'aimai bien, mais pas du coup de coeur que j'avais pour François ou que j'avais eu pour Aurélien. Non, entre nous c'était plutôt une grande amitié sexuée. Je crois qu'il avait quelques sentiments pour moi, mais il ne les montrait pas, trop timide et trop réservé de ce coté là. Néanmoins, notre relation était plutôt forte et stable.

Cette relation dura presque trois ans, interrompue de chaque coté par d'autres coucheries, lui voulant essayer les filles (sans succès d'ailleurs), moi ayant craqué pour un autre garcon puis pour une fille plus agée et expérimentée.
Ses parent déménagèrent, on se perdit de vue, bêtement...je l'ai souvent regretté.

05/04/2005

05/04/05 - 23:30





Your Brain is 0.00% Female, 100.00% Male



You've got the brain of a manly man

Feelings, schmeelings... tears aren't for you.

You could break both legs and not get misty eyed.

A great problem solver, nothing ever phases you.



05/04/05 - 04:29

Alfred de Musset :

"On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : j'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui".
[On ne badine pas avec l'amour, 1834]

05/04/05 - 03:33

La Rochefoucault : « Nous gagnerions plus de nous laisser voir tels que nous sommes, que d'essayer de paraître ce que nous ne sommes pas »

05/04/05 - 02:40

Message personnel faisant suite à notre discussion sur msn vers 2h du mat

Jsuis un naze, j'avais pas compris que tu y attachais autant d'importance.
Je ne voulais pas te décevoir et bien que le mal soit fait, je veux te présenter mes excuses.
Tu le sais, il y a plein de raisons qui m'ont poussé à réagir comme çà.
Je ne sais pas entre autre si j'arriverai à passer outre cette déception et si j'arriverai à faire quand même bonne figure alors que j'aurai de la rancune envers au moins deux personnes.
Je n'ai pas envie de passer une soirée comme ca à faire du self control et à porter un masque d'amabilité feint pour certains.
Je ne suis pas un chaméléon social et mes compétences en ce domaine sont assez limitées en ce moment, la déprime ca n'aide pas.
Ecoutes, je ne te promet rien, mais je vais y réfléchir, laisser une chance à cette opportunité, lire la réponse qu'il va peut être m'envoyer...je vais essayer d'être aussi bien que tu le croyais.

++
F.

05/04/05 - 01:03

Communiqué de Warning au sujet de Jean-Paul II : Un pape qui ne comprenait pas les gays et le sida

Les combats incessants que Jean Paul II a mené contre le mouvement pour l'émancipation des femmes et des homosexuels restera comme l'histoire d'un échec. En France, malgré l'hostilité de la hiérarchie catholique et de ses relais à travers le pays, la loi sur le Pacs non seulement a été votée mais le couple homosexuel est maintenant accepté et reconnu comme légitime par une large majorité de la population.

Dans la plupart des démocraties occidentales et en particulier dans l'Union Européenne, les droits des femmes et des homosexuels à décider librement de leur vie sont aujourd'hui protégés et ce contre l'avis du Vatican. L'affaire Buttiglione, pressenti pour être commissaire européen à la justice et qui s'est distingué en particulier par ses propos homophobes et sa vision réactionnaire des femmes, est une illustration parfaite des fortes résistances rencontrées par le Vatican dans son combat pour imposer ses vues et sa politique morales à l'Union Européenne.

Cet échec est le reflet de l'incapacité de Jean-Paul II à penser une théologie du genre et de la sexualité qui intègre les exigences des démocraties modernes en matière des droits de l'être humain.

Les effets sont dramatiques pour la lutte contre le sida. Le refus de Jean Paul II de promouvoir l'utilisation du préservatif et son discours centré sur la chasteté comme moyen privilégié de prévention ont joué comme un frein puissant sur les actions menées pour enrayer la diffusion de l'épidémie, en particulier dans les régions d'Afrique subsaharienne influencées par le catholicisme.

Paradoxalement, le combat énergique de Jean Paul II pour le renversement des régimes totalitaires et l'instauration de la démocratie dans les pays de l'Est joue aujourd'hui en faveur de la reconnaissance des droits des homosexuels et des personnes séropositives dans ces pays. Cet effet de sa politique n'était certainement pas voulue par Jean Paul II mais nous ne pouvons que nous en féliciter.

http://...

04/04/2005

04/04/05 - 20:51

Litanies (6)

Guillaume et Aurélien

Nous étions dans deux classes différentes, en quatrième, mais leur classe faisait EPS avec la notre. C'était deux cousins. J'ai sentit tout de suite qu'il y avait quelquechose entre-eux deux.

Leur facon d'être toujours ensemble, l'un protégeait l'autre, il y avait plus que de l'affection entre eux-deux...surement les prémices de mon gaydar :)

Guillaume était un peu rond, avait un sourire superbe, Aurélien était plus petit et sec avec des yeux superbes. On est devenu vite très copains, j'ai pris le temps de laisser venir, de les aprivoiser. On était tout le temps collés ensemble, j'avais envie des deux mais je ne voulais pas me mettre entre eux-deux, j'avais du respect pour leurs sentiments et de plus je n'étais pas sûr de mon intuition. On a passé presque une année comme ca, a devenir amis. Je sentais bien qu'ils voulaient en parler, mais le poids du secret était lourd.

Je me sentais de plus en plus attiré par eux, mais je gardais mes distances, entre autre de peur de faire le premier pas, d'exposer mon désir. J'éprouvais un sentiment mitigé de honte, de désir et de peur. De plus, j'aimais encore François et j'avais peur de trahir tout ce qu'il y avait de beau entre nous. L'année scolaire est passée, j'ai retrouvé François qui s'est moqué de mes réticences les trouvant gentilles mais inutiles en me faisant comprendre que lui ne s'était pas privé avec Franck. Sur le coup, je l'ai mal pris, mais à la réflexion il avait raison...ca ne nous a pas empêché de passer un été en amoureux ou, avec un peu plus d'expérience, nous nous offrîmes nos pucelage respectif...quel souvenir !

A la rentrée, j'étais super motivé pour aller plus loin avec les deux tourtereaux. J'ai tout essayé pour les brancher, j'ai ramé, désespéré, puis un jour Guillaume m'a pris à part, il voulait parler en apparté. Il m'apprit que je m'étais bien fait comprendre depuis quelques temps (moi qui pensais avoir été subtile), mais qu'ils n'osaient pas, puis qu'avec le temps, ils avaient décidé d'en parler au moins franchement, vu que j'avais compris. Guillaume était là pour ça. J'ai craqué, je lui ais dit, que je les aimais beaucoup tous les deux, que j'avais du désir pour eux, que je me sentais à part, seul...j'ai fondu en larmes dans les bras de Guillaume, des larmes sincères, qui venaient de profond.

Je crois que c'est ce qui les a décidé tous les deux...on est donc devenus plus qu'amis...et on en a passé des weekends de folies à trois.
Cette histoire a duré jusqu'à que Guillaume décide d'aller voir du coté des filles, vu que je lui avais dit que ce n'était pas inintéressant.
J'ai eu pendant ce temps l'occasion de perdre mon pucelage avec une fille, Delphine, qui m'a bien brisé, vu qu'elle ne m'aimait pas.
Je suis finalement resté avec Aurélien pendant un an, puis il m'a quitté pour un autre...la dernière fois que je l'ai vu, ils étaient encore ensemble, j'en suis heureux pour lui.

04/04/05 - 19:41

Restau GA




Je laisse tomber, je m'en lave les mains, j'aurais jms du m'impliquer et me casser le cul, jsuis trop con.
J'ai même plus envie d'y aller, jsuis trop écoeuré.

02/04/2005

02/04/05 - 23:26

Mais casses toi cadavre !

Il est mort, bon débarras, je n'ai vraiment aucun regret, pas mal de haine.
Enfin, interrompre le sidaction pour ca c'est franchement la honte.
Il aura fait chier jusqu'au bout celui là !
Oubliez le vieux réac homophobe, faites le 110.

01/04/2005

01/04/05 - 07:42

Litanie (5)

François

C'était l'été de mes douze ans, nous campions en Lozère pendant toutes les vacances. Le coin était sauvage, magnifique, juste la rocaille, la rivière et nous.
Je m'ennuyais ferme jusqu'à qu'il arrive au camping.
Il avait un an de moins que moi, plus petit et très fin, une beauté faite de fragilité. Bruns aux yeux noirs, la peau matte, dorée par du temps à jouer au soleil, un sourire à damner. François.
Je l'ai couvé des yeux pendant une semaine, je guettai son passage, je m'arrangeais pour être où il était, je le mattais en maillot de bain, à la rivière...à la sortie des douches...j'étais envouté...la nuit je révais de lui, des rêves humides.

J'ai mis donc une semaine avant de l'aborder, enfin, presque.
Il était en vacance avec un copain, Franck, pas mal, mais pas aussi beau...mais un peu plus vieux...j'ai donc commencé à sympathiser avec lui pour atteindre l'autre.
On en est venu au jeux dans la tente, je te montre le miens, tu me montres le tiens...j'engageai François à participer. Je crois que je me suis fait capter, il me souriait de plus en plus, me faisait des clins d'oeil espiègles et participait avec joie à tous nos jeux. On a fini par trainer tout les deux et jouer à deux dans ma tente.

Ce fut un été de calins, de caresses, de découvertes, d'amour partagé...je trouvais enfin toute la douceur qui me manquait. Il fini par me dire qu'il m'aimait, les larmes au bord des yeux, les miennes coulaient déjà.
Ce fut aussi mon premier chagin d'amour quand nous avons du nous séparer à la fin des vacances.
On ne s'est pas promis de s'écrire, mais on s'est promis de se retrouver au même endroit l'année suivante.
Il fut mon amour d'été pendant 4 ans de suite.

01/04/05 - 05:21

Litanie (4)

Sylvain

Après Gilles il y eu une période de vide et de solitude.
J'avais du désir à revendre, les hormones commencaient à urger.

J'avais flaché sur un voisin de mon age, son père était horticulteur.
Lui faisait tout le temps du vélo et il avait des jambes et des fesses...ma fois...bandantes.
Nous avons assez vite sympathisé, trainé ensemble, fait de grandes balades à vélo et très vite embrayé sur des jeux de garcons de douze ans un peu précoces.

C'est la première fois que je vis un garcon me désirer, je n'étais pas le chasseur, comme je le croyais, mais la proie...bien consentante.
Ce qu'il me faisait, je lui faisait.
Il me fit découvrir le plaisir d'avoir un doigt là où ca fait du bien, pendant une fellation. Nous essayames d'aller plus loin dans l'exploration de ce coté là, mais notre avidité et notre maladresse nous empecha de perdre notre virginité.

Nous nous fîmmes à moitié capter par son père, ca mis fin à notre relation.
Son regard, quand il dût me laisser est encore dans ma mémoire. Pourtant, je n'eu pas honte, j'en voulu juste à son père, juste au monde de nous interdire l'amour.

J'étais toujours avec Fabienne, mais visiblement, elle n'était pas tentée, elle était morte de peur, par des jeux sexuels...j'ai eu beau la tenter, elle ne céda pas, celà mis un malaise entre nous, puis de la distance, je n'étais plus le petit garcon parfait qu'elle aimait, elle m'ennuyait de miévrerie. Elle disparu de mon univers.

01/04/05 - 05:10

Litanie (3)

Ludovic

Dans ma classe de 6eme il y avait le plus beau garcon du monde, un garcon bien, franc, honnète, droit.
Blond, les yeux bleux, un visage aquilin.
J'en suis tombé amoureux.
Je révais de lui la nuit...rien de sexuel, juste l'envie d'être son meilleur ami, juste des fantasmes d'aventures communes, c'était mon Prince Vaillant.
Il me troublait beaucoup par sa facon de me regarder.

J'ai fini par faire ce qui m'apparu comme une folie à l'époque, je bricolais un bracelet, type indien, et je lui offrais fiévreusement, comme en lui quémandant son amitié.
Bien sur, je demandais plus.
Il le compris, accepta mon cadeau, me promis la camaraderie sans pour autant en dire plus. Son regard en disait plus, il comprenait et était gêné, mais il fit tout pour ne pas me blesser.

Nous devînmes de bons camarades sans vraiment devenir des amis, je lui avais fait peur en lui balancant mon amour de jeune chiot en manque à la face.

Je retenu une lecon, celle de cacher mes sentiments, je perçu instinctivement qu'il fallait rester à couvert. Je n'avais pas encore conscience d'être de ceux qui aimaient les garcons, j'avais juste écouté mes sentiments et je regrette encore aujourd'hui qu'on ne permette pas dans notre société à de tels sentiments de s'exprimer sans honte.

01/04/05 - 04:57

Litanie (s) - mode d'emploi

Ce sont des posts sur mes amours homosexuels et autres, chronologiquement.
Je vais tenter de parler sans chichis, sans trop de pudeur.
Je ne sais pas trop pourquoi, j'ai besoin de faire le point et d'en parler.
Voyez ca soit comme la génèse d'un bisexuel :) soit comme un truc à zapper si ca vous gène ou si ca vous broute.

Je ne vous demande qu'une chose, un peu de délicatesse dans vos éventuels commentaires...j'effacerai tout ce qui me paraitra déplacé ou qui me blessera. Rapellez vous qu'il s'agit de personnes que j'ai aimé réellement, que j'ai encore dans mon coeur, qu'il sagit de mon passé, pas d'une fiction.

01/04/05 - 04:47

Litanie (2)

Gilles

Il était blond pâle, sa peau était claire, ses yeux bleux.
Il avait des taches de rousseur de partout.
Nous avions 10 ans et demi, nous venions de rentrer au collège.
Ce qui nous avait rassemblé c'est que nous étions voisins et que tout deux avions pris l'allemand comme première langue.
Nos mères nous faisaient bûcher ensemble.

Le désir a fait que nous ne nous sommes pas contenté de l'allemand.
Nous avons commencé par des jeux de chatouilles, puis je me suis enhardi à le chatouiller à l'entrejambe, il s'est laissé faire puis m'a rendu la pareille, j'ai fini par le caresser. On s'est dit que ca serait une bonne idée de nous les montrer, ensuite tout s'est enchaîné naturellement...des jeux de gamins, de la découverte, je lui fit découvrir des choses que j'avais apris plus jeune.
Je ne l'aimai pas vraiment, je le désirai. Sa peau était douce.
Notre histoire dura pendant un an et demi et notre imagination su s'exercer à son plein potentiel.

Pendant ce temps là, je restais le chouchou des filles, le garcon invité à tous les anniversaires, souvent le seul male d'une assemblée de donzelles déjà plus éveillées que moi...une fois, pendant la dance des canards elle éclatèrent toutes de rire quand il fallut que les canards s'attrapasse par la queue, je piquai un fard et je décidais de faire comme si de rien. A cette époque, mon amoureuse était Fabienne, une fille timide mais gentille avec qui j'ai découvert les plaisirs de la dinette.

01/04/05 - 04:35

Litanie (0)


===================================
Warning !
Ne vous sentez pas obligé de lire ce qu'il y a en dessous.
J'ai juste besoin que ca sorte, de le poster.
Les commentaires déplacés seront effacés et leurs auteurs maudits.
===================================











G*****
J'avais presque 6 ans.
Il me faisait prendre un bain avec son fils.
C'est allé plus loin que le bain, il a été doux, mais trop loin.
Il m'a sucé le sexe après l'avoir masturbé.
C'était drôle, sur le coup je ne l'ai pas mal vécu.
Aujourd'hui encore je me demande comment le vivre.
J'alterne entre la colère contre lui et l'envie d'être indifférent.
De toutes façons il est mort du cancer il y a dix ans.
Le problème reste entre moi et moi-même.

01/04/05 - 03:25

Litanie (1)

Bruno
Brun et frisé, des yeux verts, un sourire camus, mon meilleur ami d'enfance, nous avions 8 ans, je l'aimais.
Lui aimait Rachel, la plus belle fille de la cour de récré, elle n'avait d'yeux que pour moi, elle ne me laissait pas du tout indifférent.
Déjà le triangle amoureux.
Jules et Jim depuis le cours préparatoire, nous étions insépparables, tous les jeux on les faisait ensembles, cowboys et indiens avec une jolie fille à sauver et toutes ses variantes.
Rachel m'a roulé ma première pelle, dans un coin de la cour, avec la langue...un moment de pure transgression, un coup au coeur d'être aimé à ce point, un amour pur, partagé.
Je n'ai jamais osé embrasser Bruno, ca ne se faisait pas. Je me contentait de le regarder à la piscine, désirant être physiquement plus proche de lui...j'avais peur de briser notre amitié. Elle est restée intact.
Un jour il est parti, je suis resté avec Rachel, premier et second de la classe, une sorte de couple idéal qui plaisait à nos mères.
La première fille nue que j'ai vu était sa soeur, Rebecca, qui visiblement avait envie qu'on joue à des jeux moins autorisés..chose que nous n'avons eu que le temps de commencer avant d'être dérangés.

Le premier garcon que j'ai vu nu, ce fut Gilles.

01/04/05 - 00:24





- Tu crois qu'ils vont nous saoûler longtemps avec Campus ?
- Jsais pas mais vivement 6 Ft under

 

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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.