.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : rien, je n'ai pas envie...
Je regarde : rien, pas le temps...
Je lis : mes comics en retard...
Je joue : à faire le chat
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau et des vodka-pomme
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : doucement.
Je rêve : à plus de paix...
(mis à jour lundi 1 septembre 2008 à 01:05)

30/09/2005

30/09/05 - 04:13

Un ange passe...

Ami lecteur, régulier ou pas...
Je sais que je ne devrait pas poser la question, c'est tendre une grosse perche aux trolls et autres aigris...mais tant pis.
Depuis une bonne quinzaine de jours je parle beaucoup de religion, de ma foi, j'utilise mon blog pour poster mes prières, mes pensées assez intimes...

La question que je me pose est simple, mais j'aimerai de votre part une réponse éttayée...

Est-ce que ca vous dérange, vous gène ?

29/09/2005

29/09/05 - 16:44

Seigneur, je suis fatigué et je peine à t'ouvrir mon coeur.
Je n'arrive pas à suivre Ton appel, j'ai encore trop de choses qui me retiennent.
Ma tête est pleine de préoccupations et elles parasitent ma prière.
Ma colère, mon orgueil, mes péchés, les circonstances, tout se ligue.

Ma colère, je la confronte à Ton amour, même si elle est grande elle n'est rien à coté.
Mon orgueil, je vais le mettre en Toi, n'être fier que de ce que je fais en ton nom.
Mes péchés, je te les ais avoué et je sais que tu m'as pardonné, reste qu'ils me poursuivent, jour et nuit, je lutte contre la tentation et je m'épuise.
Les circonstances, elles changeront et j'ai confiance en Toi, les Vincentiens vont me recontacter et l'ACAT va m'envoyer son bulletin d'adhésion...et si ce n'est pas le cas, je ferais en sorte que ca bouge.

Je vais me reposer et dans quelques heures j'irai à nouveau célébrer tes mystères, me renouveller à ta source...ensuite je sortirai un peu, m'aérer la tête, voir des amis, je crois qu'il faut que je me repose vraiment.

28/09/2005

28/09/05 - 17:26

M. Sarkozy contre l'anti-France

Source, Le Monde Diplomatique [www]

Voici un texte qu'il faut lire de toute urgence, dans sa version intégrale. Quelques brefs extraits en ont paru dans la presse. Ils ont suscité des haussements d'épaule, quelques remarques blasées. Nous sommes tellement habitués aux « dérapages » de M. Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, camouflés en « parler vrai ». Mais son intervention du 9 septembre devant les préfets de la République passera dans les annales, aussi bien pour le contenu que pour le style.

C'est Bonaparte qui s'adresse à ses officiers et les invite à poursuivre l'assaut derechef contre tous ceux qui mettent en cause la sécurité des « Français », en premier lieu les gens du voyage, les jeunes des banlieues, les immigrés illégaux. Ce bulletin aux armées utilise le mot « engagement » (des préfets) douze fois ; « mobiliser » est employé sept fois, le « terrain » (la nécessité d'être sur le terrain), huit fois. Les préfets sont appelés à prendre la tête des troupes de policiers et à les mener eux-mêmes à l'assaut.

Contrairement à Bonaparte, M. Sarkozy ne leur promet pas de légion d'honneur, ou une gloire éphémère, mais des espèces sonnantes et trébuchantes. « Le régime indemnitaire connaîtra pour la 3ème année consécutive, une augmentation notable. Ainsi un sous-préfet de classe 5 (début de carrière) ou de classe 1 (préfectable) aura vu son régime indemnitaire progresser de 30 % depuis 2002, voire jusqu'à 45 % grâce à la modulation. Un préfet hors classe aura bénéficié d'une progression de 35 %. J'ai aussi décidé de vous donner une nouvelle marge de manoeuvre par la modulation des primes des sous-préfets, laissée désormais à votre décision. » Au prorata, sans doute, du nombre d'expulsés. Car le ministre fixe des quotas de « clandestins » à expulser.

« Lors de notre dernière rencontre, je vous ai fixé des objectifs chiffrés, en vous demandant de procéder, au minimum, à 23 000 éloignements d'étrangers en situation irrégulière cette année. Je constate qu'à la fin du mois d'août, 12 849 étrangers avaient fait l'objet d'une mesure effective d'éloignement : sur huit mois, 56 % des objectifs ont été atteints. Il vous reste donc cinq mois (sic !) pour accentuer l'effort. J'observe d'ailleurs que, d'une préfecture à l'autre, les résultats sont inégaux. »

Et, surtout, ne pas se laisser intimider par l'Etat de droit et les arguties de la justice ou celles des défenseurs des droits de l'homme : « Il vous faut aussi ne pas hésiter à utiliser toutes les marges de manoeuvre autorisées par la loi. Elles sont réelles. Vous devez ainsi faire usage des pouvoirs que vous donne le code de l'entrée et du séjour des étrangers, quelles que soient les sollicitations locales. Je vous demande de savoir résister aux pressions de tels ou tels "collectifs" ou "coordinations", qui ne représentent qu'eux-mêmes. » Les récentes rafles de sans-papiers menées au petit matin, avant le départ à l'école des enfants, témoignent de l'enthousiasme que le ministre a su faire souffler dans les préfectures.

Intervention du ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire devant les préfets, vendredi 9 septembre 2005 [www]

27/09/2005

27/09/05 - 20:32

Dehors




"Il y a un risque d'inconstitutionnalité. Les évènements récents vont me pousser à le prendre et tous les parlementaires pourront le courir avec moi. Il suffira pour eux de ne pas saisir le Conseil constitutionnel et ceux qui le saisiront prendront sans doute la responsabilité politique et humaine d'empêcher la nouvelle loi de s'appliquer au stock de détenus"
- Pascal Clément.

Aucun respect pour la constitutionnalité et Ministre de la Justice ?
On aura tout vu !
Il parle d'être humain en terme de stock !!!!


Merci Farkas d'avoir lancé le premier brulot!

27/09/05 - 16:06

Oui, je ne les aime pas !

Dieu me pardonne, je n'aime pas tout le monde...enfin, j'ai à la limite rien contre les hommes, mais beaucoup contre leurs idées et leurs méthodes.

Je n'aime pas :
- les faux prophètes, qui nous annoncent des catastrophes pour mieux nous utiliser, une fois apeurés ,
- les adorateurs modernes du veau d'or, qui sont prêt à tout sacrifier d'humain et de dignité pour leur idole,
- les nouveaux marchands du temple, alliés aux deux premiers par intérêt égoïste,
- les faux croyants, qui font signe de foi, mais n'ont que leurs intérêts dans leur coeur, pour qui charité bien ordonnée commence par soi-même,
- les nouveaux pharisiens, qui se croient tellement purs qu'ils en jugent les autres sans aucune charité chrétienne.

Vous reconnaitrez facilement qui je met dans ces catégories...

Non, je ne les aime pas...je suis trop faible et encore trop orgueilleux pour pouvoir les aimer. Désolé, c'est la triste réalité...mais j'essaye de changer.

27/09/05 - 15:24

Babette, suite...

Encore une fois tu es d'une malhonnèteté type, tu joues sur des amalgames...
Que je ne sois pas charitable, je suis le premier à le reconnaitre, cf les commentaires du post en question.
Je ne suis pas parfait et ces gens là me mettent en colère.

C'est un parti que je considère semi-facho parceque :

- sa structure est encore plus stalinienne que celle du PC, il n'y a pas de réelle démocratie interne,

- les lois sur l'immigration, la sécurité intérieure, toutes les lois d'exceptions qui entament nos libertés civiles sous prétexte d'une grande menace,

- des membres de ce parti ont plus que fricoté avec le FN et ne se gènent pas pour lui piquer ses thèmes en les relookant politiquement correct, cf la préférence nationale permanente dans tout les discours du nain.

Et que Sarkozy se signe, tant mieux pour lui, mais ca ne veut pas dire qu'on est forcément d'accord.

27/09/05 - 14:58

Babette...

Ne manipule pas tout, j'ai coupé la ligne parceque tu te foutais clairement de moi et de ma foi...tu l'as reconnu toi-même.

Je n'ai plus envie de converser avec toi, tu n'as pas le minimum de respect de l'autre pour envisager une discussion.

Laisse ma foi là où elle est...elle n'a rien à voir avec mes opinions politiques...et cesse de t'en moquer s'il te plaît.
Après j'assume ce que je pense de notre gouvernement et du parti dont il est sujet et je suis ouvert à la discussion sur ce sujet, mais avec d'autres que toi.

27/09/05 - 14:53

Un sénateur réclame la diffusion d'un documentaire sur Sarkozy

PARIS (AFP) - Le sénateur communiste des Hauts-de-Seine Roland Muzeau s'étonne, dans une lettre adressée au nouveau président de France Télévisions Patrick de Carolis, qu'un documentaire sur Nicolas Sarkozy, achevé en avril, ne soit toujours pas diffusé.
Selon le sénateur, ce documentaire, intitulé "Sarkozy mot à mot", produit par Serge Moati, commandé par France 2 et réalisé par les journalistes Florence Muracciole, Gérard Leclerc et la réalisatrice Claude Theret, dort "dans les tiroirs" depuis son achèvement en avril 2005.

Dans ce documentaire, les journalistes font décortiquer par des spécialistes les discours et les paroles du ministre de l'Intérieur.
Le sénateur feint de s'interroger sur les mobiles qui ont retardé la diffusion de ce document, laissant entendre que ce retard de programmation obéit à des considérations politiques. "Est-ce parce que les propos heurtent par trop frontalement les fonctions culturelles, sociales et démocratiques que doit assumer le service public de radio-télé-diffusion", se demande notamment le sénateur.

Interrogée par l'AFP, la nouvelle direction de France 2 a indiqué qu'elle regardait l'ensemble de la grille et qu'elle verrait, "compte tenu de la nouvelle ligne éditoriale", quelle suite doit être donnée à tel ou tel programme. En ce qui concerne "Sarkozy mot à mot", France 2 a précisé qu'elle n'avait pas encore pris de décision pour ou contre la diffusion.

27/09/05 - 14:22

Coup de pub médiatique du nain umpiste !

Dans l'émission "Pièces à conviction" diffusée lundi soir sur France-3 mais enregistrée mercredi 21 septembre, le ministre de l'Intérieur y a évoqué "des arrestations préventives" dans les milieux terroristes. "Cela montre à la fois l'efficience de nos services de renseignements et (le fait) qu'il y a des cellules (terroristes) sur notre territoire".

Dans la matinée de lundi, quelques heures avant la diffusion de l'émission enregistrée, neuf personnes soupçonnées d'avoir envisagé de préparer des attentats en France ont été interpellées dans les Yvelines et l'Eure et placées en garde à vue... en présence de nombreuses caméras de télévision.

Le porte-parole du PS Julien Dray s'est déclaré mardi "choqué par la présence des caméras au moment de l'arrestation (...) Cela veut dire que les informations ont été divulguées d'une manière ou d'une autre". "Cette arrestation était prévue et on peut se dire qu'elle a été peut-être montée opportunément par rapport à une émission de télévision", a-t-il regretté sur France Inter.

Le secrétariat du Parti socialiste est allé plus loin en "demandant solennellement au ministre de l'Intérieur de s'expliquer dans les plus brefs délais sur les conditions dans lesquelles il a été à s'exprimer par anticipation lors de l'enregistrement d'une émission de télévision sur une opération de lutte contre le terrorisme conduite par les services de renseignements en cours de préparation".

"S'il s'avère que les personnes appartenant à une cellule islamiste interpellées dans ces conditions préparaient un attentat sur le territoire français, cette communication anticipée serait alors une faute extrêmement grave et dommageable à la sécurité nationale", déplore le PS dans un communiqué.

"L'efficacité de la protection de nos concitoyens face à la menace terroriste exige sérieux, rigueur et sens des responsabilités. Elle ne saurait être détournée pour des opérations de communication spectacle à des fins politiciennes", ajoute le Parti socialiste.

27/09/05 - 14:01

Spammé par l'ump

Jviens de recevoir un mail de propagande du parti unique de droite...en fin du post il proposent un opt out en disant que je me suis inscrit sur leur mailing-list.
Vous me voyez MOI, m'abonner chez ces connards de semi-fachos ?
Je viens de mailer la CNIL pour me plaindre.

Bande de cons !

26/09/2005

26/09/05 - 21:37

L'hommosexualité et l'Eglise

Je vous conseille la lecture de cet article [www] , qui est une démonstration du fait qu'aucun argument théologique actuel ne tient debout pour condamner l'hommosexualité.

A lire aussi, en complément cet article [www] , qui, lui, fait la démonstration historique du fait que l'Eglise pendant les 15 premiers siècles de son existence admettait très bien l'hommosexualité.

26/09/05 - 01:40

Une prière pour ce début de semaine...

Seigneur fais de moi Ton serviteur
Enseigne moi l'humilité
Donne moi le courage de servir mes frères
Et de les aimer

Seigneur éveille moi à la tempête
Que provoque Ton amour dans mon coeur
Fais que je n'en aie point peur
Et que je m'y abandonne

Seigneur aie pitié des homophobes
Donne leur Ton amour
Donne nous la force de leur pardonner
Et de les aimer.

25/09/2005

25/09/05 - 11:04

Nuits blanches

J'ai passé une semaine à m'endormir vers 5h du mat' pour me lever à 8.

J'ai eu beau me coucher tôt, bien prendre mes médocs, m'embarquer dans un livre bien épais...rien n'y a fait...j'ai souvent éteint la lumière pour essayer de laisser venir le sommeil : nada, il m'a laissé en plan.

Quand je ne dors pas, je réfléchis et actuellement quand je réfléchis, c'est sur ma vie, ce que je vais en faire, sur comment je vais vivre ma foi renouvellée tout en étant bisexuel, sur comment je vais vivre ma bisexualité tout en restant un chrétien, catholique romain, digne de ce nom.

Non que je me laisse impressionner par l'aile réactionnaire de l'Eglise, mais je me pose quand même des questions...sur les règles de l'Eglise.
Dans quelle mesure puis-je la remettre en cause, puis-je passer outre, honnètement, je veux dire, sans me baser sur une quelconque excuse ou facilité ?
Quelles sont les limites que je me fixe et pourquoi ?
C'est long à trouver...je cherche mes nouveaux repères.

J'en ai déjà trouvé quelques une avec l'aide du prètre qui m'a confessé...d'autres par la lecture du blog de Didyme [www] , d'autres lors de la messe ou pendant ces longues nuits de prières...

Je sais que le plus important est l'injonction du Christ "aimes ton prochain", que c'est le message principal. Dieu est amour, c'est aussi simple que çà.
Restent aussi les notions de correction fraternelle, du respect de l'autre, de chasteté (à ne pas confondre avec l'abstinence*), la charité (si dure à exercer), l'humilité (si dure à acquérir) et plein d'autres choses...

Donc je réfléchis fort et je prie tout autant, pour que le Saint-Esprit m'inspire...n'hésitez donc pas vous aussi à me donner vos conseils, je suis à l'écoute, attentif.

"bien recu
tous les messages
ils disent qu'ils ont compris
qu'il n'y a plus le choix
que l'esprit qui souffle
guidera leurs pas
qu'arrivent les derniers temps ou
nous pourrons parler"
- Noir Désir - Tostaki

* « La chasteté signifie l'intégration réussie de la sexualité dans la personne et par là l'unité intérieure de l'homme dans son être corporel et spirituel. (...) La vertu de chasteté comporte l'intégrité de la personne et l'intégralité du don » (§2337 du catéchisme)

25/09/05 - 10:49

Fin du sexisme ?





Ou juste retour des choses ?

25/09/05 - 02:36

Noir Desir - En public

Franchement, après avoir maté le DVD, je suis en train d'écouter le double album en cd et c'est formidable de les retrouver, malgré tout.

Achetez les, ne les loadez pas, les bénéfices de Bertrand iront pour payer les dommages-intérêts aux enfant de celle qu'il a aimé puis tué !

Le son est nickel, les orchestrations originales, les voix impec...

24/09/2005

24/09/05 - 04:38

La prêtrise bientôt interdite aux homosexuels

Le Vatican veut lutter contre le désordre du clergé et mettre fin aux scandales sexuels.
[www]

Ca trainait depuis 11 ans dans les bureaux du Vatican, ca y est c'est décidé, le couperet va tomber.

Non content de sous-entendre un facheux amalgame entre l'homosexualité et la pédophilie, je ne voit pas en quoi un homosexuel aurait plus de mal qu'un hétérosexuel à rester chaste comme le demande le voeux des prètres.

Je vois que mon Eglise a décidé de trouver des bouc-émissaires plutôt que de remettre en cause sa doctrine de chasteté, qui date quand même du XIIIeme siècle, c'est dire si le monde a évolué depuis.

Je me sens touché par cette décision, je la trouve inique et injuste. Elle me motive et donne encore plus de force à mon engagement, car je pense qu'il faut se battre pied à pied avec ce genre de pensées. La meilleure façon est je le pense de vivre intensément la foi, après tout c'est Dieu lui-même qui nous a créé ainsi, de ne pas se laisser abattre et de prier pour la guérison de l'Eglise. Je ne peux me contenter de constater les dégats et m'en moquer cyniquement.

Certains, catholiques gays, proposent même un intifada rose [www] , je soutiens bien-sûr ce projet, pas si drôle qu'il peu en avoir l'air. Personnellement, je suis plus pour un activisme positif dans les associations chrétiennes et le soutien de mouvements comme "Nous sommes aussi l'Eglise", dont j'ai déjà parlé sur ce blog.

Aujourd'hui j'ai envie de prier plutôt que de pleurer.

Seigneur nous allons à ta rencontre
Comme nous sommes
Ainsi que Tu nous as fait
Nous méritons le nom d'Hommes
Comme tout Tes enfants

Seigneur envoie Ton Esprit-Saint
Pour amener la lumière
Et ouvrir les yeux
A ceux de Tes enfants
Qui ne reconnaissent pas leurs frères

Seigneur accorde nous la paix
Pour soulager cette douleur
Pour que nous puissions leur pardonner
Pour pouvoir encore les aimer
Et demeurer, ensemble, en Ta sainte Eglise.

23/09/2005

23/09/05 - 13:42

ÉTATS-UNIS - Trop de violences policières impunies à l'encontre des homosexuels, bisexuels et transgenres

Selon une nouvelle étude d'Amnesty International, les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres jeunes ou de couleur risquent plus d'être pris pour cibles ; l'organisation lance un appel en faveur d'une meilleure formation et responsabilisation des policiers.

« Les policiers ne sont pas là pour servir ; ils veulent être servis... toutes les nuits, ils m'emmènent dans une ruelle et m'obligent à choisir entre un rapport sexuel ou la prison. »
Amérindienne transgenre interviewée par Amnesty International, Los Angeles

New York - Dans le rapport le plus complet à ce jour sur le sujet, Amnesty International révèle que les violences policières à l'égard des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres sont très répandues dans tout le pays et qu'elles ne font généralement l'objet d'aucune sanction en raison du nombre très restreint de plaintes et de l'opacité, du non respect ou de l'absence de politique et de procédures dans ce domaine.

« Dans tout le pays, les lesbiennes, les gays et les personnes bisexuelles et transgenres ont à subir l'injustice de la discrimination, de l'incitation à commettre des délits qui justifieront ensuite leur arrestation, des insultes et même des brutalités et violences sexuelles aux mains des personnes censées les protéger : les policiers, a déclaré William F. Schulz, directeur de la section américaine d'Amnesty International. Certaines de ces personnes, en particulier les transgenres, les personnes de couleur et les jeunes, souffrent de manière disproportionnée, surtout lorsque la pauvreté les expose à la précarité et les rend vulnérables à toute forme d'exploitation, parce que leur sort suscite généralement moins d'indignation de la part du public et attire moins l'attention des responsables officiels. Il est triste de constater que des policiers usent de leurs pouvoirs pour infliger des souffrances au lieu de les empêcher. »

Dans son rapport intitulé Stonewalled : police abuse and misconduct against lesbian, gay, bisexual and transgender people in the United States, Amnesty International se concentre sur quatre villes - Chicago, Los Angeles, New York et San Antonio - passe en revue les cinquante plus importants services de police du pays ainsi que Washington D.C., en exposant les politiques et pratiques policières en ce qui concerne les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres, et fourni des données rassemblées à partir de plusieurs centaines d'interviews et témoignages. Les renseignements recueillis par Amnesty International montrent clairement que les violences policières et fautes commises par des policiers dans l'exercice de leurs fonctions concernent plus particulièrement les personnes transgenres et les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres de couleur, jeunes, immigrés, sans abri ou travaillant dans l'industrie du sexe. Parfois, le seul fait de percevoir la personne comme gay ou lesbienne suffit à susciter une agression physique ou verbale.

Parmi les mauvais traitements dont il est question dans ce rapport, on note l'application ciblée et discriminatoire de certaines lois aux lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres, en particulier des règles qualifiées de morales ou relatives à la « qualité de vie » ; l'établissement de certains profils, faisant notamment des femmes transgenres des travailleuses du sexe ; des insultes ; des attouchements et des fouilles au corps ; l'absence de protection de ces personnes qui ne sont pas placées dans des cellules séparées lorsqu'elles sont détenues ; l'absence de réponse ou de réponse appropriée aux appels au secours face aux actes de haine ou aux violences domestiques ; le harcèlement et les violences sexuelles, en particulier les viols ; enfin les violences physiques s'apparentant parfois à des actes de torture ou mauvais traitements.

Voici quelques exemples extraits du rapport :

Des jeunes gays et des militants de Chicago ont rapporté à la section américaine d'Amnesty International les propos de l'un d'entre eux au sujet d'un policier : [il] « enlève son badge, son arme et sa ceinture et te frappe pour que tu le suces ; après, il part et te laisse là comme ça ».

À San Antonio, des policiers ont accusé de vol une transgenre originaire d'Amérique latine. L'un des policiers lui aurait dit : « C'est des gens comme toi qui font que le monde est mauvais ». Trois policiers et deux détectives se seraient mis en cercle autour d'elle pendant qu'un autre policier la fouillait, dévoilant des poils pubiens, ses fesses et un sein. « Je n'ai pas demandé à être fouillée par une femme, a-t-elle déclaré. J'ai déjà essayé avant - ils s'en fichent, pour eux, nous sommes tous des hommes. » Elle n'a pas été inculpée. Les policiers ont refusé de lui donner leur numéro de matricule. Elle s'est exclamée : « Je sais que l'on doit respecter la police, mais j'en ai marre qu'ils nous traitent de la sorte ».

Des policiers auraient battu, ligoté et traîné sur un trottoir brûlant Kelly McAllister, une femme blanche transgenre, lors de son arrestation à Sacramento, en Californie. Elle a été mise en cellule avec un homme blanc qui l'a frappée, étranglée, mordue et violée, dans la prison principale du comté de Sacramento. Le détenu n'a écopé que d'une peine de trois mois. Aucun policier n'a été sanctionné pour les faits survenus au moment de l'incarcération de Kelly.

Deux lesbiennes de couleur ont raconté comment deux hommes de Brooklyn, à New York, les avaient suivies, harcelées et menacées en disant à l'une d'entre elles : « Je vais te tuer, salope. Tu n'es pas un homme. Je vais te remettre à ta place ». Des coups ont succédé aux injures. Les deux femmes ont appelé le 911 [la police]. Apprenant qu'il s'agissait d'un cas d'homophobie, les policiers auraient quitté les lieux sans enquêter plus avant et sans enregistrer de plainte ; ils auraient dit aux ambulanciers arrivés sur les lieux de repartir. L'une des femmes saignait à la tête, semble-t-il, après avoir reçu un coup, porté par l'un des hommes. « C'était absurde, a déclaré sa compagne. Elle était là à courir après l'ambulance dans la rue, avec la tête en sang. »

Une transgenre amérindienne a raconté que deux policiers de Los Angeles l'avaient menottée et emmenée dans une ruelle à l'écart. L'un des policiers l'aurait frappée au visage en la traitant de « sale pute » et de « sale pédé » avant de la projeter sur le coffre du véhicule de police, de lui arracher sa minijupe et ses sous-vêtements et de la violer en la maintenant d'une main et la tirant par les cheveux. Le deuxième policier l'aurait également violée. Selon la femme, ils l'auraient jetée à terre en lui disant : « Tu l'as bien mérité » et seraient partis en la laissant là.

Bien qu'il soit impossible d'obtenir des statistiques précises, l'étude d'Amnesty International montre que les personnes transgenres, en particulier les femmes et les jeunes, souffrent de manière disproportionnée. Un pourcentage important de personnes transgenres seraient sans emploi ou sous-employées, et donc plus vulnérables à la précarité et exposées à la suspicion des policiers et aux violences. Dans le même temps, 72 p. cent des services de police interrogés ayant répondu à l'enquête d'Amnesty International ont déclaré n'avoir aucune politique particulière en matière d'interaction avec des personnes transgenres.

Amnesty International salue dans son rapport les initiatives prises par plusieurs services de police pour améliorer leurs pratiques. La police d'Hollywood Ouest dépendant des services du shérif de Los Angeles possède un comité Gays et lesbiennes qui est ouvert au public et permet à la police de se tenir au courant des problèmes de la population locale. La ville d'Hollywood Ouest a également mis en place un groupement opérationnel Transgenres qui s'occupe des questions relatives aux activités de la police. À Washington D.C., l'unité de liaison Gays et lesbiennes emploie quatre policiers à plein temps et dix bénévoles et le responsable de cette unité, le sergent Brett Parson, rend compte directement au chef de la police. Cette unité de liaison participe également à une action de formation au sein de la police.

Le rapport d'Amnesty International montre cependant qu'en dépit d'initiatives de ce genre, les services de police à l'échelle du pays doivent faire plus pour protéger les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres. C'est en effet ce qui ressort des réponses au questionnaire d'Amnesty International concernant les pratiques et politiques suivies à l'égard de ces personnes. Sur les 29 services ayant répondu à l'enquête, seuls 31 p. cent donnent des instructions aux policiers sur la manière de fouiller au corps une personne transgenre ; les deux tiers (66 %) des services de police offrent une formation concernant les actes de haine à l'encontre des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres ; et bien que la plupart des services offrent une formation concernant les agressions sexuelles (86%), environ la moitié (52%) n'incluent pas les questions relatives à ces personnes.

« Les policiers sont payés pour protéger et servir toutes les populations, pas seulement celles qui leur paraissent dignes de l'être, a déclaré Michael Heflin, directeur du programme OUT de la section américaine d'Amnesty International, qui se concentre sur les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres. Tout être humain sans exception a le droit de vivre libre de toute discrimination et de toute violence, pourtant dans toute la nation, des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres ont peur de signaler les actes de haine et autres violences à des policiers, parfois coupables eux-mêmes de tels actes. Si l'on ne peut compter sur les forces de l'ordre pour donner l'exemple, des actes de haine et de discrimination continueront de se produire dans un pays qui a, par ailleurs, remporté quelques succès dans le combat pour les droits de ces personnes. »

Au regard du droit international, toute personne, indépendamment de son orientation sexuelle ou de son identité ou expression de genre, a droit à la pleine jouissance de ses droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels. Les États-Unis sont partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, principal traité international établissant un certain nombre de droits fondamentaux, tels que la liberté de ne pas être arrêté et détenu arbitrairement et de ne pas être soumis à la torture et à des traitements cruels, inhumains ou dégradants ; les États-Unis sont également partie à la Convention contre la torture et à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale.

23/09/05 - 02:24

Amalgame homo=pédophile

En tous cas c'est pour éviter de nouveau scandales de pédophilie que le Vatican envoie au Etats Unis plus de deux cent inspecteurs pour repérer les homosexuels dans les rangs des séminaristes.
Pour eux, vu que ce sont surtout des jeunes garçons qui ont été victimes, il s'agit d'abord d'un problème d'homosexualité avant d'être un problème de pédophilie.

22/09/2005

22/09/05 - 20:01

Peut-on rassembler, sous le même vocable de péché, le viol et l'homosexualité ?

Jean-Pierre Mignard met le doigt sur les raccourcis inquiétants du Catéchisme catholique.

Un Abrégé bien sommaire par Jean-Pierre Mignard*
Source : [www]

Le Catéchisme de l'Église catholique abrégé vient d'être publié dans sa version française. Conçu par le cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation de la foi, le projet de sommaire « un instrument de référence pour la catéchèse », selon les termes du cardinal Honoré, son préfacier est présenté comme «une sorte de vade-mecum qui permette aux croyants ou non d'embrasser d'un regard d'ensemble la totalité des panoramas de la foi catholique» par le pape Benoît XVI dans son proprio motu du 28 juin 2005. Parmi les 269 pages figurent des commentaires sur le 6e commandement : «Tu ne commettras pas d'adultère.»

La présentation des péchés contre la chasteté mérite de ne pas être passée sous silence. Le §492 relatif au 6e commandement (1) fournit la liste des sept péchés « gravement contraires à la chasteté, chacun selon la valeur de son objet »: l'adultère, la masturbation, la fornication, la pornographie, la prostitution, le viol, les actes homosexuels. Les péchés, dit le texte, sont l'expression du vice et de la luxure, encore plus graves lorsque ce sont des attentats commis contre l'intégrité physique et morale des mineurs. Saint Augustin disait du péché en général qu'il était une parole, un acte ou un désir contraire à la Loi éternelle, « une offense à Dieu, qui blesse la nature de l'homme et porte atteinte à la solidarité humaine », rajoute l'Abrégé.

On peut s'interroger sur la pertinence de la déclinaison indistincte de ces sept « péchés », source de confusion tout à fait irrecevable au regard du droit positif.
L'adultère n'est une faute civile que lorsqu'il est invoqué par les divorcés.
La masturbation est une pratique sexuelle ignorée par la loi.
La fornication appartient au glossaire de la morale d'inspiration religieuse.
La pornographie est une rubrique du code pénal comprenant des contraventions et des délits relatifs à la protection des mineurs.
La prostitution concerne la contravention de racolage et, par extension, le délit de proxénétisme.
Le viol est un crime, relevant de la Cour d'assises.
Les actes homosexuels sont une pratique sexuelle et pas un fait juridique. L'homosexualité est une orientation sexuelle à l'encontre de laquelle les discriminations sont interdites, et, selon les textes, sanctionnées par la loi pénale, le code du travail, le Traité d'Amsterdam, la Charte européenne des droits fondamentaux et la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme.

Mon propos n'est pas de me livrer à une exégèse savante de la législation française comparée aux prescriptions catéchistiques du canon des Écritures. Il est d'attirer l'attention sur le risque de désigner sans prudence, vertu pourtant cardinale, sous la même rubrique de péchés et pêle-mêle des comportements licites, voire pour certains mis à l'abri des discriminations, avec des comportements délictueux ou criminels. Le résultat ne peut être que l'antagonisme de la foi de l'Église et de la loi démocratique, du sacré et du profane.

Outre le traumatisme pour nombre de personnes de foi catholique, contraintes au braconnage dans leur vie affective et intime, cet inventaire de péchés amalgamés peut se révéler un dangereux vecteur d'homophobie. Certes, les rédacteurs rétorqueront que ce sont les actes homosexuels, et non l'homosexualité, qui sont un péché. Mais ne laisser d'autre alternative que la continence ou le péché aux homosexuels rappelle fâcheusement le dilemme de la prévention du sida, la chasteté ou rien.
Pour certains lecteurs, notamment les enfants, la distinction s'avèrera impossible.

Ce bricolage rhétorique met l'Église hors du monde, ou plus exactement met le monde hors de sa portée éthique. Je tourne, effaré, la page 190 de ce catéchisme décidément très abrégé qui croit que fournir des repères « à un monde éclaté comme le nôtre » commande de tourner le dos à toute complexité. J'utilisais le mot braconnage.
Il revient au jésuite Michel de Certeau, mort il y a près de vingt ans.

Que les catéchumènes et tous ceux pour qui les certitudes sont un piège diabolique fréquentent la pensée lumineuse, inquiète et bienveillante, notamment sur la sexualité, de ce grand intellectuel. Ce n'est pas une pensée en abrégé.

1. Sont des péchés gravement contraires à la chasteté chacun selon la nature de son objet: l'adultère, la masturbation, la fornication, la pornographie, la prostitution, le viol, les actes homo-sexuels. Ces péchés sont l'expression du vice de la luxure. Commis sur des mineurs, de tels actes sont un attentat encore plus grave contre leur intégrité physique et morale.»
Extrait du Catéchisme de l'Église catholique (Bayard/Cerf/ Fleurus-Mame)

*Jean-Pierre Mignard est avocat, docteur en droit pénal, maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris.

22/09/05 - 16:00

La bonne nouvelle

Je viens d'en recevoir une de très bonne, de nouvelle.
Merci Seigneur !
Merci pour lui !

21/09/2005

21/09/05 - 23:32

Bonne nuit à tous !

Que Dieu vous protège pendant votre sommeil !

21/09/05 - 19:55

Ce soir

La messe était très belle.
On y a lu une lettre de Saint Paul aux Ephesiens, qui rappelle ce qu'est l'Eglise.

20/09/2005

20/09/05 - 17:50

Réjouissez-vous pour moi !


J'ai été pardonné !
Mon Dieu quel soulagement, quel bonheur !
On m'a accordé la paix de l'âme.
Je suis à nouveau un en Christ.
Dès ce soir je vais aller communier, enfin.

20/09/05 - 03:21

Bonne nuit à tous !

Dieu vous bénisse !

20/09/05 - 03:19

Le Seigneur est mon berger

Le Seigneur est mon berger, je ne manquerai de rien.
Il me met au repos dans des prés d'herbe fraîche,
il me conduit au calme près de l'eau.
Il ranime mes forces,
il me guide sur la bonne voie, parce qu'il est le berger d'Israël.
Même si je passe par la vallée obscure,
je ne redoute aucun mal, Seigneur, car tu m'accompagnes.
Tu me conduis, tu me défends, voilà ce qui me rassure.

Face à ceux qui me veulent du mal,
tu prépares un banquet pour moi.
Tu m'accueilles en versant sur ma tête un peu d'huile parfurmée.
Tu remplis ma coupe jusqu'au bord.
Oui, tous les jours de ma vie,
ta bonté, ta générosité me suivront pas à pas.
Seigneur, je reviendrai dans ta maison aussi longtemps que je vivrai.

20/09/05 - 01:47

Seigneur, aide-moi à aimer l'Eglise,
Malgré toutes les blessures qu'elle m'inflige.

Seigneur, aide-moi à aimer mon prochain,
Malgré toutes les blessures qu'il m'inflige.

Seigneur, aide-moi à m'aimer,
Malgré toutes les blessures que je m'inflige.

Permets que mes plaies deviennent
Signe d'amour
Marque de miséricorde et de consolation,
Source de vie.

Permets qu'en les touchant
Mes frères goûtent ton amour
Plutôt que mon amertume.

20/09/05 - 00:06

Cette nuit

J'ai peur.
Je suis sur le point de faire le grand saut dans le vide, sans autre parachute que ma foi et ma confiance en Dieu.
Demain soir je serais un autre, changé à jamais par les paroles d'un prètre.
Je prie pour avoir la force de tout lui avouer, même ce qui me fait le plus peur au monde : ce que j'ai fait il y a quelques années, dont j'ai tellement honte que j'ai essayé pendant des années de ne pas y penser. J'ai eu beau fuir, c'est resté là.
Il est grand temps que je fasse face à ma responsabilité, peu importe le prix, même si j'ai terriblement peur qu'il soit très lourd à payer.
Priez pour moi.
Priez pour que le Seigneur me pardonne.
Priez pour que j'accepte ma pénitence.
Dieu aie pitié de moi.

Mon Dieu, j'ai un très grand regret de vous avoir offensé
parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable,
et que le péché vous déplaît.
Je prends la ferme résolution,
avec le secours de votre sainte grâce
de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

19/09/2005

19/09/05 - 18:14

Une parole sur l'homosexualité...

Essai d'un chrétien, un prêtre, sur l'homosexualité, il pourrait vous surprendre : [www]

19/09/05 - 16:20

Vu chez

[www]

Cette prière :

Seigneur vient habiter mes limites.
Donne-moi la patience d'aimer sans m'emporter.
Ouvre mon esprit et mon coeur aux différences...

19/09/05 - 15:13

Tout va bien...

Tout roule comme prévu : j'ai contacté les Saint Vincent de Paul, ils vont me recontacter rapidement, ils ont une réunion le 29 ; j'attends mon bulletin d'adhésion pour l'ACAT, l'envoi a été confirmé par leur webmestre et j'ai trouvé un groupe de chrétiens "modernistes" Croyants en liberté Saint Etienne et Ondaine qui existe depuis 1989 et partage les objectifs de Nous sommes aussi l'Eglise [www] Je suis content, ca avance...

Reste le sacrement de demain, je m'y prépare du mieux que je peux...c'est qui va falloir que je me mette à nu, que je fasse face à mes fautes, à mes erreurs et elles sont nombreuses.
Il va falloir que j'ouvre mon coeur en grand devant un représentant de Dieu...et là encore j'ai peur de ne pas tout avouer, de manquer de courage.
Je prie pour en avoir.

18/09/2005

18/09/05 - 19:25

J'ai pas assuré

J'ai loupé la messe dominicale à St Louis...

18/09/05 - 06:39

Programme

- Now, dimanche -
Aller me coucher, prier.
Dormir, voir ma femme et profiter de la journée avec elle.
Aller à la messe de 19h à St Louis.
Me préparer à reprendre le boulot demain.

- Lundi -
Me lever tôt.
Partir à ce boulot de m......
Bosser sans réfléchir.
Appeller la Conférence Stéphanoise de Saint Vincent de Paul, pour prendre rendez-vous en vue d'une adhésion.
Appeler Croyants en liberté Saint Etienne, pour les rencontrer.
Acheter des enveloppes pré-timbrées. Renvoyer mon bulletin d'adhésion à l'ACAT.

- Mardi -
Aller au boulot.
Aller me confesser entre 16 et 18h. Y être à 15h30 pour se préparer.
Si tout se passe bien, aller à la messe de 18h45 à St Charles et pouvoir enfin communier.

17/09/2005

17/09/05 - 03:57

Retournement

"Car c'est une grâce que de supporter, par égard pour Dieu, des peines que l'on souffre injustement. "
- Saint Paul

Dans ces moments de doutes, la prière est comme une respiration pour moi qui ai le coeur serré.
Sentir Sa grâce, Son amour, m'est indispensable.

Je chemine péniblement sur ce chemin de doutes, poussé à l'origine par une révolte, l'envie de me couper de l'Eglise en représaille à quelques phrases très malheureuses. Je ne me voyais pas rester dans une famille qui ne reconnaissait pas humainement les LGBT.
Puis vint la lecture, la recherche, l'envie de comprendre plutôt que de blâmer...le blâme est si facile quand on est en colère...

Il m'apparait maintenant que les position idéologiques du pape, même si elles engagent l'Eglise, sont surtout des positions extrêmes visant à proposer un idéal.
L'Eglise est faite de pécheurs dit (encore lui) Saint Paul, nous ne sommes pas parfait, il faut le reconnaître avec un peu d'humilité, mais nous essayons de nous améliorer. A chaques fois que nous chutons, c'est pour mieux nous relever.
Aucun d'entre nous peu nier que dans l'idéal nous devrions tous avoir le respect les un des autres, de l'amour même pour nos prochains, mais qu'en vérité, au quotidien on est bien loin de çà.

C'est alors que ressurgit ma foi, je ressentit de l'amour en réponse à mes interrogations. Un appel si fort que j'en fondit en larmes.

Ma bisexualité n'est pas admise par mon Eglise, soit, ca ne me plait pas, soit, je suis pêcheur quand je fais l'amour en dehors du mariage, soit...mais est-ce une raison pour tout rejetter en bloc ? Est-ce mon pire pêché ? Je ne pense pas.
J'irais donc, dès que possible demander le sacrement de réconciliation pour me libérer de tout ce poids que je porte dans ma culpabilité.

Je pense ne pas être le seul chrétien à penser que ceci doit changer...je vais donc me raprocher de mes semblables et agir et prier pour que ca change.

J'ai choisit d'arréter de me plaindre comme un enfant gaté par la vie...j'ai donc décidé de bouger pour changer, ma vie et celle des autres.

Je suis sur le point de devenir membre de l'ACAT (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture) et à la Société St Vincent de Paul, un oeuvre caritative qui existe depuis 1833 et qui travaille sur les problèmes de proximité.

Je veux devenir moins égoïste, moins renfermé sur moi-même, je veux être utile et faire du bien.
C'est tout un programme et j'ai bien peur de n'être pas à la hauteur, pour l'instant, mais j'apprendrais.

16/09/2005

16/09/05 - 01:54

LE POIDS DE RIEN


- " Dis-moi combien pese un flocon de neige ?", demande la mesange charbonniere a la colombe.
- " Rien d'autre que rien", fut la reponse.
Et la mesange raconta alors a la colombe une histoire:
-" J'etais sur la branche d'un sapin quand il se mit a neiger. Pas une tempete, non, juste comme un reve, doucement, sans violence. Comme je n'avais rien de mieux a faire, je commencai a compter les flocons qui tombaient sur la branche ou je me tenais.
Il en tomba 3 751 952.
Lorsque le 3 751 953 eme tomba sur la branche - rien d'autre que rien, comme tu l'as dit - celle-ci cassa."
Sur ce, la mesange s'envola.
La colombe, une autorite en matiere de paix depuis l'epoque d'un certain Noe, reflechit un moment et se dit finalement:
-"Peut-etre ne manque-t-il qu'une personne pour que tout bascule et que le monde vive en paix."

16/09/05 - 01:26

Les anciens chômeurs grossissent les rangs du RMI

Le nombre d'allocataires a crû de 4,4 % en un an.

Le nombre de chômeurs est en baisse depuis quatre mois. Mais celui des bénéficiaires du revenu minimum d'insertion (RMI) continue de progresser. La Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), qui assure la gestion du RMI, comptabilisait fin juin 1,24 million de personnes vivant du RMI (en comptant les ayants droit) pour la seule France métropolitaine. Soit une progression de 4,4 % entre juin 2004 et juin 2005 et de 1,8 % en trois mois.

Le nombre d'allocataires (sans compter les conjoints ou enfants) est passé de 1 039 000 à 1 085 000 en un an. Si l'on inclut les départements d'outre-mer, la progression est de 3,8 % en un an, avec 1 239 700 allocataires en juin 2005, contre 1 119 900 un an auparavant.

Recalculés. «Ce niveau toujours relativement élevé apparaît lié aux effets de la réforme de l'assurance chômage, et en particulier de la réduction de 30 à 23 mois des durées d'indemnisation pour la filière la plus longue» qui concerne le plus grand nombre de chômeurs, précise la Cnaf, qui évoque aussi le «faible dynamisme de l'emploi».

En décembre 2002, les partenaires sociaux qui cogèrent le régime d'assurance chômage avaient décidé, pour faire face à l'aggravation du déficit de l'Unedic, de réduire de 7 à 9 mois les durées d'indemnisation des chômeurs couverts par le régime. En avril 2004, le gouvernement Raffarin avait rétabli les droits des «recalculés». Mais ceux qui étaient touchés par le chômage à partir de janvier 2003 se sont vu appliquer le nouveau régime d'indemnisation.

Du coup, au premier semestre 2005, les chômeurs de longue durée ayant atteint la limite de 23 mois se sont ajoutés à ceux qui bénéficiaient de l'ancien régime et avaient atteint 30 mois. Ceux qui ne pouvaient pas bénéficier de l'ASS (allocation de solidarité spécifique) n'ont plus eu comme ressources que le RMI.

La première conséquence du passage du régime d'assurance chômage au RMI est une baisse importante de l'indemnisation. Le montant du RMI est de 425,40 euros mensuels pour une personne seule, alors que l'allocation chômage représente 57,4 % de l'ancien salaire avec un minimum de 25 euros par jour.

Source : [www]

16/09/05 - 01:16

Réforme fiscale : qui gagne ?

Les effets de la réforme fiscale

Les couches les plus aisées seront les plus avantagées par la réforme de l'impôt sur le revenu envisagée par le gouvernement. Elle prévoit de supprimer l'abattement de 20 % et de réduire les taux d'imposition. Hors effet des "niches fiscales" (qui seront plafonnées à un niveau très élevé), un célibataire aux revenus de 16 700 euros mensuels récupererait donc 4 875 euros mis auparavant dans l'impôt, contre 33 euros pour celui dont les revenus mensuels sont de 1 250 euros.
Certaines familles - moins fortunées mais figurant tout de même parmi les 10 % les plus aisées (6 200 euros par mois) -, font partie des plus avantagées, avec un gain de 1 200 euros.

Les grandes perdantes seront les catégories les plus démunies, en particulier celles qui n'ont plus de lien à l'emploi (notamment les personnes âgées, les femmes seules qui ne travaillent pas, etc.) et qui ne percevront donc pas la hausse de la prime pour l'emploi.

Les 3,5 milliards ainsi gaspillés par l'Etat représentent l'équivalent des deux-tiers de 'ensemble des aides au logement versées chaque année et auraient permis de constuire quelques dizaines de milliers de logements sociaux.

Démonstration là : [www]

14/09/2005

14/09/05 - 03:28

J'y suis allé, après avoir vu mon cousin qui m'a soutenu et motivé, malheureusement les sacrements de réconciliation ne reprennent que la semaine prochaine.
Je suis donc resté à prier, la prière de réconciliation et quelques autres plus personnelles, puis une fois mon sac vidé en tête à tête, j'ai rejoint mon cousin pour passer la soirée avec lui.
La discussion vient de se terminer, elle a été très sincère et très profonde, j'aprécie.

Je crains de vous saouler avec tout ca, j'espère n'avoir pris personne à rebrousse poil.
Je sais, c'est mon blog et je peux y poster tout ce que j'ai envie, mais j'ai peur qu'en abordant un sujet aussi intime je vous impose mon intimité et que donc je puisse en géner certains. En tous cas j'y réfléchis.

13/09/2005

13/09/05 - 15:42

Je suis mort de trouille...

à quelques minutes d'un moment important, après une nuit agitée de rêves bizarres.
Faut que je me rase, que je m'habille et que j'y aille, tout ca sans réfléchir, sinon je ne bougerai pas de derrière cet écran.

13/09/05 - 00:48

Un pas en avant ?

Lundi, je suis allé prier à l'Eglise où j'avais l'habitude de suivre la messe.
Cet endroit reste pour moi profondément marqué comme un endroit de paix et de spiritualité.
J'ai prié pour demander au Seigneur de me donner la force d'accomplir sa volonté, quelle qu'elle soit, pour lui demander pardon de douter tant de son Eglise, d'être finalement si faible.
Mon doute est sincère, ma révolte aussi.
Je vais dès aujourd'hui aller me reconcilier avec mon Eglise...même si je la quitte, je veux la quitter en paix.
Des mails échangés et mes recherches sur le net m'ont amené à découvrir des groupes Catholiques, non Romains, qui semblent rechercher l'amour de Dieu sans les contraintes étriquées de la curie romaine. Des progressistes, quoi.
Je vais continuer à me renseigner en espérant.

12/09/2005

12/09/05 - 03:28

Un article à signaler

Ce blog est, de mon point de vue, très intéressant :
http://...

11/09/2005

11/09/05 - 06:46

Sink

... ambiance glauque de six heures et quelques du mat', un vieux morceau des Cure dans les oreilles.

"I am slowing down
As the years go by
I am sinking
So I trick myself
Like everybody else
The secrets I hide
Twist me inside
They make me weaker"

- the Cure

J'ai des excuses...j'ai passé la nuit à réfléchir sérieusement sur ma foi...oui, je sais, c'est la période...du peu de réponses que j'ai eues, j'en retire que c'est difficile d'en parler tellement c'est personnel et/ou que beaucoup d'entre-vous ne se sont jamais posé la question.

Ca va vous paraître stupide, mais pour essayer de trouver la bonne voie, je prie, j'envisage même de retourner à l'église, d'abord pour recevoir le sacrement de réconciliation, puis pour communier.

Comme je doute de mon objectivité sur le sujet (en effet il est plus facile d'être bisexuel pratiquant que catholique pratiquant de nos jours), je préfère laisser une chance à l'église, me laisser aussi à moi une chance de ne pas faire une erreur que je pourrais regretter.
Je verai bien le résultat.

Le truc difficile pour moi est d'avouer mon péché de luxure alors que j'ai mis des années à assumer ma bisexualité.
Je ne peux pas attendre un pardon pour une chose que je ne regrette pas, mon repentir n'étant pas sincère, la confession perd de son sens : à quoi ca servirait de suivre ce rituel si c'est pour recommencer à pêcher aussi tôt après ?

Bref j'en perds mon latin.

Pour l'instant je fais un break, je me donne jusqu'a mardi pour me décider et en attendant je vais lire et continuer après avoir dormi.

Vos réactions sont toujours les bienvenues.

08/09/2005

08/09/05 - 03:48

Sida: la recherche sur un vaccin est menacée

La recherche d'un vaccin contre le sida est en péril, à cause d'un manque de fonds et de volonté, selon le Canadien qui est le représentant des Nations unies dans la lutte contre la maladie mortelle en Afrique.

Dans un discours prononcé mardi soir devant des chercheurs qui travaillent à un vaccin sur le sida, M. Lewis a affirmé que les efforts consacrés à la quête d'un vaccin ont reçu l'équivalent de 640 millions $ US en financement en 2004 — soit à peu près la moitié de la somme qui devrait être consacrée aux recherches.

M. Lewis a évoqué de récentes réunions de haut niveau sur la prévention du sida où les travaux sur l'élaboration d'un vaccin antisida ont été à peine mentionnés. «Vos efforts sont menacés», affirmait-il dans le texte de l'allocution préparée pour la Conférence internationale sur un vaccin antisida, qui se déroule à Montréal.

Avec insistance, il a pressé les professionnels de se faire entendre collectivement sur la question du financement de la recherche sur un vaccin. «On ne peut pas laisser cela aux seuls militants. Vous êtes les professionnels influents. Le monde en dépend», a-t-il dit.

La conférence est organisée par le Réseau canadien pour l'élaboration de vaccins et d'immunothérapies — qui regroupe des chercheurs travaillant aux essais cliniques de vaccins contre le sida et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).

M. Lewis ne s'explique pas le manque d'enthousiasme pour la recherche au Canada et dans d'autres pays développés. «Je ne crois pas que le monde réalise le carnage à venir. Je ne crois pas que le monde réalise toute l'horreur du sida, et sa propagation inexorable autour de la planète.»

Sortez de vos laboratoires, a-t-il dit aux scientifiques, et défendez cette cause. «Le monde a désespérément besoin de votre voix.»

http://...

08/09/05 - 03:21

Un nouveau site

Pour les LGBT de la région Lyonnaise et alentours.
Viendez nombreux !
http://...

06/09/2005

06/09/05 - 09:09

Apostasie ?

Bon, là, j'ai un problème, j'aimerai avoir vos avis.
Je vous explique :

J'ai été baptisé par l'église catholique.
Je n'ai pas grandit dans la foi, mes parent considérant que c'était un choix personnel à faire.
Je couche avec des garçon depuis l'age de 11 ans et je le vis bien.
J'ai toujours considéré que mes amours étaient une chose privée et personnelle qui ne regardait personne.
Je considère encore que l'amour est encore trop rare dans le monde pour qu'on puisse se permettre d'en négliger une de ses manifestations.

A 22 ans, j'ai rencontré la foi, lors de la confirmation d'un copain, à qui j'avais promis de venir malgré mon point de vue sarcastique sur l'église catholique.
Ce fut un choc.
Ma relation personnelle, mon amour de Dieu, est pour moi quelquechose d'intime.
Pendant 3 ans j'ai pratiqué intensement tous les rituels religieux, j'allais tous les dimanche à la messe avec grande joie, je ne ratais jamais celles de paques, noël et toutes celle qui marquent l'année religieuse.
J'ai acheté et lu le catéchisme de mon église. Etant en état de péché, pour pas mal de choses je me suis confessé et ai obtenu plusieurs fois le pardon sacerdotal.

Puis, un jour, notre berger, Jean-Paul, m'a beaucoup blessé par une de ses interventions.
J'ai essayé de comprendre sa position, celle du légat de Saint Pierre, mais je n'ai jamais pu l'accepter. J'en ai discuté avec un ami prêtre, qui a relativisé (il est vrai qu'un pape est nécessairement, de part sa fonction, dogmatique) et qui m'a dit qu'aucun d'entre nous n'était capable d'être tout le temps d'accord, que l'Eglise, c'est un peu comme un famille, même en désaccord on reste quand même membre.

Je n'ai jamais réussit à surmonter ce point d'achopement, je ne pouvais vivre au milieu de frères soutenant une position totalement hypocrite (nb : c'était l'affaire du préservatif), dangereuse pour la vie.

Je me suis détourné de l'Eglise.

Désormais ma relation à Dieu se passerait de rituels, je ne serai plus à l'abris du groupe, je n'aurai plus de pardon. Lui et moi, avons continué notre discussion en privé, puis nos rapports se sont distendus au fur et à mesure que mon Eglise s'enfonçait dans un conservatisme criminel.

Là, je suis très en colère contre Benoit, ce qu'il dit de moi, bisexuel chrétien, fait de moi un pariah, un pécheur quasi impardonnable...mettre au même niveau l'amour entre deux personnes du même sexe et le viol est inacceptable.

De plus, je trouve inadmissible que l'Eglise, pouvoir spirituel se permette d'envahir la sphére temporelle...qu'elle prêche c'est son droit, qu'elle fasse des pressions politiques en allant contre une décision démocratique d'un peuple souverain (comme elle l'a fait en Espagne), qu'elle veuille redéfinir la sociologie, l'anthropologie et le droit des femmes, qu'elle intervienne jusqu'à l'ONU est plus que déplacé.

Certains, en espagne, en France ont lancé un (http://...) mouvement d'apostasie - le renoncement à son ancienne foi religieuse - en guise de protestation. Leur ambition est de créer une telle vague de renoncement qu'elle affaiblira l'Eglise puisqu'elle pourra se targuer que de moins en mioins de membres, donc d'une influence en baisse.

J'avoue que je ne me reconnais pas dans l'Eglise qui est la mienne...au point que j'envisage d'apostasier. Pour info, c'est évidemment un péché mortel. Et, oui, ca compte pour moi. C'est un choix difficile, comme quitter sa famille définitivement.

L'autre solution est d'interpeller Mgr Joatton, évêque de Saint Etienne, l'interrogeant et lui demandant conseil sur la situation dans laquelle je suis. Peut être saura t'il justifier ce qui me semble injustifiable...je pense qu'il a le droit à sa chance.

La dernière solution est de rester et de militer dans une association comme David et Jonathan, de chrétiens gays.

Voilà, trois solutions...je ne sais pas laquelle prendre.
Par pité, épargnez moi les commentaires sarcastiques, pour moi c'est sérieux et sensible.

05/09/2005

05/09/05 - 09:17

Ce matin,

je suis trop mal, je ne vais pas au boulot...je régulariserai en posant un jour de congé...tant pis.

04/09/2005

04/09/05 - 20:33

Dimanche et ses démons

Le vide m'a saisit à nouveau, mon coeur se venge de l'absence d'un homme dans ma vie. Il faut que je rencontre quelqu'un, j'ai besoin de sentir un homme contre moi, en moi.
Ca a l'air con à dire, mais ca fait plus d'un an que je n'ai pas fait l'amour avec un homme et je n'en peux plus.
Plus du tout.

03/09/2005

03/09/05 - 18:12

Lettre ouverte au président des États-Unis - M. Bush, les vacances sont terminées!

Michael Moore
Cinéaste et documentaliste

Édition du samedi 3 et du dimanche 4 septembre 2005

Le Devoir publie aujourd'hui une lettre de Michael Moore adressée au président des États-Unis. Cette lettre a été rendue publique hier sur le site Internet du cinéaste.
http://...


Cher M. Bush,

Pas la moindre idée de l'endroit où sont passés tous nos hélicoptères ? C'est le cinquième jour depuis le déferlement de Katrina et des milliers de gens, en attendant les secours aériens, demeurent captifs de La Nouvelle-Orléans. À quel endroit de la planète avez-vous donc envoyé nos hélicoptères militaires ? Avez-vous besoin d'aide pour les retrouver ? J'ai un jour égaré ma voiture dans un stationnement de Sears. Oh ! ce ne fut pas facile !

Savez-vous aussi où sont passés tous nos soldats de la Garde nationale ? Nous en aurions vraiment besoin aujourd'hui pour accomplir le type précis de mission pour lequel ils se sont enrôlés : porter secours lors de catastrophes naturelles nationales. Comment se fait-il qu'ils n'étaient là dès le début des événements ?

Mercredi de la semaine dernière, je me trouvais dans le sud de la Floride. J'étais assis dehors lorsque l'oeil de l'ouragan Katrina est passé au-dessus de ma tête. À ce moment, c'était seulement un ouragan de force 1, mais c'était déjà une assez salle affaire. Onze personnes sont mortes et des foyers sont encore sans électricité aujourd'hui. Ce soir-là, la météo a indiqué que cet ouragan se dirigeait droit sur La Nouvelle-Orléans. C'était il y a dix jours ! Personne ne vous l'a dit ?

Je sais bien que vous ne vouliez pas interrompre vos vacances. Et je sais aussi à quel point vous n'aimez pas les mauvaises nouvelles. En plus, vous aviez des bailleurs de fonds à rencontrer et des mères éplorées de soldats morts à ignorer, voire à diffamer.

J'apprécie particulièrement comment, le lendemain de l'ouragan, plutôt que de vous envoler vers la Louisiane, vous vous êtes rendu à San Diego afin de faire la fête avec vos copains du monde des affaires. Ne laissez pas les gens vous critiquer pour ça : après tout, l'ouragan était terminé, et que diable auriez-vous pu faire ? Mettre votre doigt dans une digue percée ?

N'écoutez pas ceux qui, au cours des prochains jours, révéleront comment vous avez officiellement réduit, cet été même et pour une troisième année consécutive, les budgets des corps de génie de l'armée américaine en Louisiane. Répondrez-leur tout simplement que même si vous n'aviez pas coupé les budgets des ingénieurs de l'armée, aucun ingénieur militaire n'aurait de toute façon été disponible pour réparer les digues puisque vous aviez pour eux des projets de construction beaucoup plus importants : construire la démocratie en Irak !

Le troisième jour, lorsque vous avez finalement quitté votre lieu de vacances, je dois vous dire que j'ai été ému de voir comment vous avez poussé votre pilote d'Air Force One à descendre sous les nuages, au-dessus de La Nouvelle-Orléans, afin que vous puissiez avoir un aperçu rapide du désastre. Ah ! Je savais bien que vous ne pouviez pas vous arrêter, puis attraper un porte-voix, grimper sur un tas de décombres et agir alors comme un vrai commandant en chef. Vous l'aviez déjà fait, alors inutile de le refaire !

Il y aura aussi ceux qui essaieront de politiser cette tragédie et ceux qui essaieront même de la retourner contre vous. Donnez instruction à vos services de souligner ces tactiques déloyales. Et ne répondez à rien. Même pas à ces satanés scientifiques qui ont prédit que cela arriverait parce que l'eau du golfe du Mexique se réchauffe sans cesse et qu'une tempête de ce genre devient alors inévitable. Ignorez-les, de même que toutes leurs alertes de poules mouillées à propos du réchauffement climatique. Après tout, il n'y a rien d'extraordinaire dans un ouragan qui s'avère si étendu qu'il correspond en fait à une tornade de force 4 qui s'étirerait entre New York et Cleveland.

Non, M. Bush, maintenez seulement le cap. Ce n'est pas votre faute si 30 % de la population de La Nouvelle-Orléans vit dans la pauvreté et que des dizaines de milliers de personnes n'avaient aucun moyen de transport pour quitter la ville. Ce sont des Noirs, après tout ! Ce n'est pas comme si une telle chose était arrivée à Kennebunkport. Pouvez-vous imaginez des Blancs laissés sur le toit de leur maison pendant cinq jours ? Ne me faites pas rire ! La couleur de la peau n'a rien, mais absolument rien à voir avec tout ça !

Vous avez la situation bien en main, M. Bush. Essayez seulement de trouver quelques hélicoptères de l'armée et dépêchez-les là-bas. Il vous suffira de prétendre que les habitants de La Nouvelle-Orléans et que le golfe du Mexique sont situés près de Tikrit.

Traduit de l'américain par Jean-François Nadeau

03/09/05 - 06:54

De quoi regretter d'être pauvre

Par Mathieu LINDON

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L'été est rude pour les pauvres : ils ne peuvent pas partir en vacances parce que les charters s'écrasent et ils ne peuvent pas rester chez eux parce que les squatts brûlent. Avant, quand on prenait l'avion, avec le surbooking, il fallait se battre pour partir. Maintenant, il faut aussi se battre pour arriver. On croyait que l'atterrissage était compris dans le prix des billets et voici que le baril de pétrole décolle plus sûrement que les avions. Les passagers qui refusent de monter dans des appareils douteux ont cependant des craintes exagérées.
C'est à cause de la fortune de l'expression avion-poubelle, qu'on pourrait d'ailleurs étendre indéfiniment : ne souffrons-nous pas aussi d'appartements et immeubles-poubelles, d'un gouvernement-poubelle, d'une Europe-poubelle, d'une planète-poubelle ? Des vacanciers croient protéger leur vie en se protégeant de compagnies sans scrupule dont ils estiment qu'elles se fichent de la perte d'un avion. Rassurons-les, il n'est pas encore question d'escroquerie aux assurances et le crash d'un avion demeure une déplorable publicité pour les voyagistes, outre que c'est très coûteux non seulement en vies humaines mais aussi en pur argent : personne n'a intérêt à ce que les appareils s'écrasent.

La seule garantie que Nicolas Sarkozy ait trouvée pour préserver les pauvres des incendies, c'est de les exposer à la pluie. Telle est la vision du Canadair social pour le ministre de l'Intérieur. Il est bien sûr on ne peut plus légitime de retirer les éventuelles victimes d'un brasier avant que le feu ait pris. On comprend qu'il y ait urgence à les déloger. Mais à les reloger aussi, sinon c'est une étrange manière de régler la question du logement. D'autant que le pouvoir a plutôt tendance à cacher les pauvres, d'habitude. Mais peut-être tout cela est-il un tour joué à Dominique de Villepin.
A chaque mauvaise initiative du gouvernement, chaque maladresse, il y a maintenant le soupçon que ce soit une habileté de l'un contre l'autre, dans la guerre entre le Premier ministre et celui de l'Intérieur. Il semble que le gouvernement ait comme ambition de jeter les squatteurs dans la rue. C'est la nouvelle flexibilité, celle du domicile. Dans notre volonté d'adoucir le vocabulaire, on va finir par rebaptiser les SDF pour les appeler tout bonnement les flexibles de l'habitat.

On savait le gouvernement prétendument désireux de réduire la fracture sociale, on ne pensait quand même pas qu'il irait jusque-là. Si les sociétés immobilières et aériennes se transforment en concurrentes des pompes funèbres, ça ne va plus du tout. Déjà qu'on est traités comme des chiens dans les charters, si en plus on finit dans des doggy bags. Tout est la faute du capitalisme. Que les pauvres aient des appartements de pauvres et prennent des avions de pauvres, c'est dans la logique de l'époque. Tout le monde n'a pas non plus une voiture neuve.
En plus, par souci d'équité, même les avions de riches peuvent s'écraser, un Concorde n'y a-t-il pas eu droit ? Il est vrai que c'était précisément lors d'un vol charter.

Mais si la seule manière dont le gouvernement souhaite assurer la sécurité des sans-papiers consiste à les sortir de leur taudis pour les flanquer dans des charters vers l'étranger dont il s'engagerait à ce qu'ils arrivent à bon port, cette vision d'une vie sûre risque de ne pas faire l'unanimité.

03/09/05 - 06:41

La catastrophe de La Nouvelle-Orléans avait été prédite

Presque tout ce qui est arrivé à La Nouvelle-Orléans depuis que l'a frappée l'ouragan Katrina avait été prédit par des experts et des simulations par ordinateur, aussi les spécialistes des situations d'urgence s'interrogent-ils sur l'état d'impréparation des autorités.

"Le scénario d'un grand ouragan arrivant sur La Nouvelle-Orléans était prévu, prédit et bien rodé", déclare Clare Rubin, consultant en gestion des situations d'urgence qui enseigne aussi à l'Université George Washington.

Des simulations informatiques élaborées à l'Université d'Etat de Louisiane et dans d'autres institutions ont produit des projections détaillées de ce qui interviendrait si l'eau franchissait les levées et les digues protégeant la ville ou si ces dernières cédaient.

En juillet 2004, plus de 40 organisations fédérales, régionales, locales et bénévoles avaient appliqué ce scénario précis lors d'une simulation sur cinq jours baptisée "Ouragan Pam", dans le cadre de laquelle il leur fallait faire face à une tempête imaginaire qui détruisait plus de la moitié des bâtiments de La Nouvelle-Orléans et entraînait l'évacuation d'un million d'habitants.

Au terme de cet exercice, Ron Castleman, directeur régional de l'Agence fédérale de gestion des urgences avait déclaré:

"Nous avons beaucoup progressé cette semaine dans nos efforts de préparation. Les équipes chargées de réagir aux catastrophes ont mis au point des plans d'action dans des domaines cruciaux comme la recherche et les secours, les soins médicaux, les abris, le logement temporaire, la réhabilitation d'écoles et le traitement des débris.

"Ces plans sont essentiels pour une réaction rapide à un ouragan mais seront aussi utiles pour d'autres urgences."

SCENARIO APPROFONDI

A la lumière de ces considérations, note aujourd'hui l'expert Bill Waugh (Université d'Etat de Georgie), "il est inexplicable qu'ils aient été aussi mal préparés aux inondations". Il a estimé que la baisse régulière des fonds affectés depuis plusieurs années à la gestion des urgences était une cause partielle de la situation qui s'observe.

Jeudi, le président George Bush a estimé que personne n'avait prévu les brèches apparues dans les digues du lac Pontchartrain, à la périphérie nord de La Nouvelle-Orléans.

Mais Joseph Suhayda, ingénieur attaché à l'Université d'Etat de Louisiane, répétait depuis des années que ces protections risquaient de s'effondrer. En 2002, le journal New Orleans Times Picayune avait publié une série d'articles consacrés au "Big One" (ouragan d'intensité exceptionnelle) et aux effets à attendre en pareil cas.

Le journal prédisait que 200.000 personnes ou plus refuseraient ou ne seraient pas en mesure de suivre les consignes d'évacuation et que des milliers d'entre elles mourraient. Il prédisait aussi que des habitants seraient regroupés dans le Superdome, que les secouristes auraient du mal à accéder à la ville parce que les routes seraient impraticables, ainsi qu'une série d'autres faits qui se sont concrétisés cette semaine après le passage de Katrina.

Selon Craig Marks, responsable d'une société de gestion des urgences de Caroline du Nord, les autorités ont mal coordonné l'évacuation et négligé de venir en aide à ceux qui n'avaient pas de moyens de transport pour quitter la ville.

"Elles auraient pu entasser des gens dans des trains ou des cars et les faire partir avant que l'ouragan ne frappe. Elles avaient assez de temps et de moyens d'accès aux fonds fédéraux. A présent, nous découvrons que nous ne disposons pas d'un réseau de télécommunications d'urgence approprié et que les secouristes ne peuvent pas se parler en allant sur le terrain", a-t-il dit.

Ernest Sternberg, professeur de planning régional et urbain à l'Université de Buffalo, estime que les services chargés de faire respecter les lois ont tendance à investir davantage dans des "jouets" hi-tech que dans les télécommunications ordinaires.

"Il est bien connu que les télécommunications tombent en panne dans les catastrophes, mais les personnes placées en première ligne n'investissent toujours pas là-dedans. Beaucoup d'investissements réalisés dans la sécurité intérieure se sont réduits à du gaspillage", déclare-t-il.

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02/09/2005

02/09/05 - 14:05

Une invasion de faux Goldorak découverte en Europe

La lutte contre la contrefaçon, qui est devenue une guerre économique aux gigantesques implications financières, relève parfois de la course de vitesse juridique. Entre la découverte des produits contrefaits et leur retrait, il faut aller vite pour éviter que le marché ne soit inondé. Et il n'y a pas qu'en Asie ou autour du Bassin méditerranéen que ce genre d'aventure se produit : entre 3 et 5 millions de DVD Goldorak ont ainsi été fabriqués en France et en Espagne puis déversés sur les pays d'Europe francophone. C'est ce que vient de découvrir le producteur et titulaire des droits, le japonais Toei Animation.


Les premiers DVD contrefaits sont apparus sur les sites Internet le 24 août. L'avocat parisien Jean-Jacques Bataillon a aussitôt saisi le Tribunal de grande instance en urgence afin d'obtenir, dès le 26 août, l'autorisation de faire retirer du marché les coffrets frauduleux. Parallèlement, il a expédié aux grands distributeurs des courriers recommandés leur demandant de stopper immédiatement la commercialisation de ces faux Goldorak. Auchan, Carrefour, Leclerc font évidemment partie de la liste. Virgin a été l'un des premiers à réagir en faisant savoir qu'il avait retiré les coffrets de ses rayons. La Fnac, en revanche, ne semble pas encore avoir répondu. Les grands distributeurs ne sont pas les seuls concernés : le site Internet Ebay, qui vend ses Goldorak aux enchères, figure également parmi les canaux visés.


Tous les distributeurs ont le devoir de vérifier si le produit qui leur est présenté l'est dans des conditions légales parfaites. A défaut, et surtout s'ils n'obtempèrent pas à temps, ils peuvent faire l'objet d'assignations en responsabilité et d'amendes.


Car l'avocat du groupe japonais a également saisi la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Celle-ci peut à tout moment organiser des «descentes» au milieu des rayons vidéo ou sur les sites marchands et infliger sur-le-champ des amendes de l'ordre de 150 euros par DVD mis en vente. L'addition peut donc très vite devenir extrêmement salée.


Or, Toei Animation a décidé de faire un exemple avec le cas Goldorak. Le groupe, qui produit également Capitaine Flamme et Candy, compte bien faire savoir qu'il défendra ses droits avec autant de vigueur que les Dior et autres Hermès sur leurs propres marchés.


Il faut dire que le préjudice en termes de chiffre d'affaires serait compris entre 300 millions et 450 millions d'euros. Si les contrefacteurs, qui sont français, n'avaient pas été repérés à temps, ils auraient pu espérer empocher un bénéfice de l'ordre de 100 millions d'euros.

Des sommes que le groupe japonais n'aurait jamais pu récupérer. Les aficionados de Goldorak s'étant déjà précipités sur les aventures de leur robot préféré, Toei se serait vu fermer les marchés européens et francophones pour de nombreuses années.

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02/09/05 - 13:39

Pourquoi je vais me faire tatouer à nouveau...

Un ami a soulevé, avec sa grace habituelle, la question "Ussiez-vous tant à cacher sur vous même que vous ûtes ressenti le besoin irrépressible de cacher une partie de votre derme sous un scribouillage à l'encre indélébile ?"

Voilà ce que j'en pense :
C'est tout le contraire, c'est bien pour montrer ce qu'il y a à l'intérieur de moi que je me tatoue, aussi pour marquer des passages important de ma vie...2004/2005 a été tres agitée pour moi, j'ai fait des choix, vécu des trucs assez durs, je ne veux pas les oublier, ni oublier ce que j'ai apris
Sans parler de l'aspect artistique de la chose, bien sûr...mais ca ne se discute que très peu. Moi, ca me plaît de pouvoir créer quelquechose qui vient de l'intime et qui va être exposé sur moi.

Ce tatouage je l'ai en tête depuis tres longtemps, sous forme d'envie et d'impression, je savais que ca serait un mélange de tribal et celtique, qu'il y aurait un soleil...j'ai fini par y trouver une forme l'hiver dernier, il me restait à bien prendre le temps pour être sur que ca n'était pas fait sur un coup de tête, depuis quelques mois j'en suis sûr...

Le tatouage est aussi une fin en soi puisque c'est quelquechose vers lequel on tend, c'est une démarche assez profonde de soi vers l'extérieur. On peut parler presque d'un rite d'affirmation et d'exorcisation de soi. Quand je vois mes tatouages dans un miroir, je me rappelle qui je suis et pourquoi je les ai fait.

Honnètement c'est vraiment une expérience à part, que je conseille, elle nous confronte beaucoup à nous même, à notre image interne, à notre image sociale, à la peur de la douleur (plus qu'à la douleur d'ailleurs), elle nous force à choisir, à faire un acte définitif, à s'engager, à s'affirmer...et contrairement à ce que vous devez être en train de penser, on s'affirme jamais assez :) et on le fait toujours moins qu'on ne le croit

Enfin, il ne s'agit "que" d'un tatouage et chacun y met ce qu'il veut derrière...après il y a tatoués et tatoués...:)

De mon point de vue c'est un des plus beaux cadeau qu'on puisse offrir à quelqu'un...

01/09/2005

01/09/05 - 21:45

Tatouage

Y a t'il des tatoués ici ?

 

.:Centre de Compilation:.

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Vous pouvez le contacter Ici , ca lui fera surement plaisir...

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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.