.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : rien, je n'ai pas envie...
Je regarde : rien, pas le temps...
Je lis : mes comics en retard...
Je joue : à faire le chat
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau et des vodka-pomme
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : doucement.
Je rêve : à plus de paix...
(mis à jour lundi 1 septembre 2008 à 01:05)

30/11/2005

30/11/05 - 05:14

H.P. - 6h

Faut que je pense à aller dormir...j'ai rdv à 11h au ciné, pour aller voir Harry Potter et la coupe de feu...2h37 qui risquent d'être longues si je n'ai pas dormi.

30/11/05 - 02:54

Communiqué de la Communauté du Christ Libérateur

Vous serez peut-être intéressés de connaître le communiqué de la Communauté du Christ Libérateur, groupe de chrétiens gays et lesbiennes, au sujet de l'Instruction romaine publiée le 4 novembre 2005 et relative au refus d'admettre les personnes homosexuelles au sacerdoce.

Bruxelles, le 29 novembre 2005,

A l'heure où le pape veut nettoyer au karcher les séminaires du monde entier pour faire oublier les scandales pédophiles en Amérique et prend ainsi le risque d'enflammer les banlieues de l'Église, la Communauté du Christ Libérateur, groupe de chrétiens gays et lesbiennes, veut exprimer sa réaction par rapport au document romain.

Nos sentiments se sont partagés entre incrédulité, colère et profonde tristesse.

D'abord, nous avons eu du mal à croire qu'un tel document était en préparation, mais les rumeurs se sont hélas confirmées dans les faits.
La colère et la tristesse se justifient devant un document officiel qui franchit une limite inacceptable.
Pour la première fois ce ne sont plus seulement les actes qui sont peccamineux, mais c'est la seule orientation homosexuelle qui justifie notre exclusion d'un sacrement.
Cette mesure d'exclusion, qui ne vise au départ que les candidats au sacerdoce, atteint dans leur dignité tous les homosexuels catholiques, y compris les nombreux prêtres et religieux homosexuels, bien que le document romain dise ne pas les viser.

Le pape semble totalement indifférent aux effets mortifères que cette déclaration va produire, en particulier sur les jeunes homosexuels déjà plus fragiles en matière d'estime de soi (voir les taux de suicides par rapport aux jeunes hétérosexuels).
Sans parler des vies brisées pour ceux qui ont entendu l'appel à une vocation.

Nous, personnes homosexuelles chrétiennes, faut-il le rappeler, ne nous résumons pas à notre seule orientation sexuelle ; nous sommes aussi enfants de Dieu à part entière, travailleurs, citoyens, pères et mères de famille, prêtres, religieux et religieuses… Le document romain opère sur nous une simplification identitaire inacceptable et non fondée. Il nous assigne à résidence dans une seule dimension réductrice et caricaturale de notre personne.

Nous devons protester aussi contre la justification du document qui vise manifestement à récupérer une respectabilité perdue dans les affaires de pédophilie qui ont atteint l'Église américaine.
Une fois de plus, nous dénonçons l'amalgame entre pédophilie et homosexualité.
Et nous devons indiquer que ce n'est pas en vissant toujours plus fort le couvercle sur la sexualité des prêtres en formation que l'on préparera un clergé plus équilibré.

Rien ne pourra nous séparer de l'amour du Christ, dit saint Paul, ni les puissances, ni les dominations...Accrochés de toutes nos forces à cette conviction, nous serrant les coudes dans la foi, mais privés de toute pastorale adaptée de la part des responsables de l'Eglise, nous réaffirmons que nous croyons en une Église visage du Christ Libérateur.
Nous croyons en une Église proche des petits et des opprimés, servante et pauvre.
Nous croyons en une Église qui préfère, comme le Christ Jésus, se faire toute proche des exclus plutôt que préserver sa bonne réputation.
Nous croyons en l'Église de saint François, du père Damien, de l'abbé Pierre. Nous croyons en une Église qui aime ses brebis, qui va vers elles, les accueille, les écoute et les guide vers Jésus.
Nous construisons cette Église, nous sommes cette Église.

28/11/2005

28/11/05 - 13:18

En France, le sida en pleine recrudescence

Sept mille nouveaux cas de séropositivité ont été dépistés en 2004.
[www]

27/11/2005

27/11/05 - 04:58

Playlist de ma nuit

DK7 / Disarmed --> Génialement noir ! -> Ecouter en boucle White Shadow...
Blackstrobe / Chemical Sweet Girl E P -->rien que pour Abwehr Disco...
guS Gus /This Is Normal --> ca date un peu mais c'est toujours aussi bon :)

27/11/05 - 04:24

Le petit lieutenant...





Plus que sympa...
J'ai adoré la scène finale, sur la plage. Quelle classe !
Sinon Roschdy Zem, waow, de plus en plus beau, de plus en plus en finesse et à fleur de peau.

26/11/2005

26/11/05 - 09:20

Carrefour de Chrétiens Inclusifs (CCI) Annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ aux gays, lesbiennes, bi, transgenres et... hétéros !

Un blog que je vous conseille : [www] on y trouve des gens croyants ET respectueux des LGBT...Nous y sommes accueillis comme tout le monde, aimé comme tout le monde...nos sexualités y sont acceptées sans morale ni sermon, tout au contraire.

Je prie pour que ma propre Eglise devienne un jour inclusive...pour l'instant elle part plutôt dans l'autre sens, vu qu'elle jette maintenant les hommosexuels de ses séminaires...J'en suis ecoeuré, malade de honte et de rage, j'en pleure des larmes amères.

26/11/05 - 06:44

Cette nuit

J'ai eu une longue discussion...
Très intéressante, déstabilisante, constructive...
Plein de nouvelles portes à ouvrir et d'idées à explorer.
J'en ai déjà retenu pas mal de choses.
J'ai envie qu'elle continue...

26/11/05 - 01:52

Prière pour les vocations...

Je m'ouvre à Toi Seigneur !
Devant mes frères je le dis : je souffre.
J'ajoute même : Ton Eglise nous fait souffrir.
Nous, les pédés qui osons croire en Toi,
Nous qui avont la Foi malgré tout.

Ton Eglise ne veut pas de nous pour Te servir,
Elle nous traite plus mal que les pédophiles qui l'ont discrédité
Elle nous dit "immatures", incapables d'assez de dignité humaine,
Elle ne veut pas de nous comme prêtre ou diacre,
Elle nous rejette et nous traite en victime de notre nature.

Que dois-je faire Seigneur ?
Je ne veux pas les haïr, tu m'as enseigné l'amour,
Je ne peux pas les ignorer non plus.
Je ne leur jetterai pas la première pierre,
Mais que ferais-je quand il me la lanceront ?

Ô Père, il ne me reste que toi !
Que Ton amour et l'espoir.
Je place ma confiance en toi Seigneur,
Je te confie mes larmes, mes peurs,
Mon souffle et mon âme.

26/11/05 - 00:35





Sarko Danger - La vérité sur Sarkozy - par des militants UMP qui en ont assez.

Des militants UMP ayant connu les pratiques de Nicolas Sarkozy de l'intérieur mettent en garde les Français contre les dangers que son élection comme Président de la République ferait peser à la démocratie et à la liberté d'expression.

Adressez vos témoignages : sarkodanger@no-log.org Faites connaître ce blog en ajoutant un lien sur votre site Web et sur des forums!

23/11/2005

23/11/05 - 19:58

FightAIDS@home !

FightAIDS@home est un projet de calculs distribués qui a pour but d'aider la recherche scientifique pour trouver de nouveaux traitements contre le VIH, le virus directement responsable du SIDA (Syndrome d'Immuno-Déficience Acquise).

Similaire au projet distribué pour aider la recherche contre le cancer, le «FightAIDS@home », soutenu par des chercheurs et des laboratoires, prend la forme d'un logiciel qui emploie les ressources non-utilisées de votre PC pour « simuler » l'influence que pourrait avoir certaines molécules à la base de nouveaux « médicaments candidats » pour contrer le VIH et ses différentes souches mutantes.

Aujourd'hui, nous avons appris que la World Community Grid, qui a déjà lancé un projet de calculs distribués dédié à l'exploration des protéines présentes dans le corps humain et sur lesquelles certains médicaments peuvent agir, s'associe au projet FightAIDS@home pour faire accélérer et recouper leurs recherches.

Si vous souhaitez participer à ce projet, il vous suffit de consulter cette fiche et de télécharger le logiciel qui l'accompagne.

Pour rappel, l'épidémie de SIDA concerne plus 40,3 millions de personnes, qui vivent avec le virus. Le nombre de personnes décédées en 2005 à cause du SIDA s'élève à 3,1 millions (18% des victimes étaient des enfants de moins de 15 ans). Il est important d'aider et de soutenir la recherche et de continuer à se protéger pour enrayer la pandémie.

23/11/05 - 06:08

"Sales pédés, on va vous gazer !" : A Poznan en Pologne, la journée internationale de la tolérance

[www]

Pour envoyer un mail de protestation à l'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Pologne en France, M.Jan TOMBINSKI : info@ambassade.pologne.net

23/11/05 - 05:21




You Are 70% Boyish and 30% Girlish


You are pretty evenly split down the middle - a total eunuch.

Okay, kidding about the eunuch part. But you do get along with both sexes.

You reject traditional gender roles. However, you don't actively fight them.

You're just you. You don't try to be what people expect you to be.

22/11/2005

22/11/05 - 08:31

Archangelo - Je commente mes commentaires (c)

"Les cathos de gauche comme toi, c'est ce qu'il y a de pire car vous trahissez les message du Christ ! Le Christ n'a jamais été un révolutionnaire favorable à un changement de politique : "rends à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu" (Matthieu XXII 21)...
Repens-toi, furyo, la colère est un péché capital :°)"

"Encore un extrait de l'Evangile (ton livre de référence) ! Jésus à Ponce-Pilate : "mon royaume n'est pas de ce monde" (Jean XVIII 38).

Alors furyo, oeuvre donc pour catéchiser tes semblables plutôt que de soutenir des communistes athées dans leurs luttes archaïques (n'oublie pas que Marx a dit que la religion est l'opium du peuple) !!!!"


Hé pauvre naze, si t'es pas d'accord avec moi tu pourris le Jdi avec un de tes posts à la con...quant à tes commentaires de merde mélant ma religion et la politique, tu te les gardes, moi je les efface...

Pour ta gouverne, note qu'Il a dit "rendez à César ce qui est à César"...ce qui revient à dire rendez au peuple français ce qui lui revient...et la SNCF c'est NOTRE patrimoine (même à toi pauvre tâche) que tes amis marchands de tapis gonflés d'orgueil et de pots de vins veulent brader en douce...

Oui la colère est un péché, il m'est familier...et mon repentir viendra quand j'en aurai éliminé la cause. Grand est le péché de celui qui pousse son frère à la faute !

Je ne pensais pas qu'il existait encore des cons assez cons pour essayer d'encarter le Christ dans un quelconque parti...y a du relent de pétainisme là dedans...on sait qu'à LUMP vous êtes prêts à tous pour vendre une carte de membre, mais je pense que le Christ n'a pas reçu vos pubs puantes ni vos spams. Son royaume n'est pas de ce monde, alors pourquoi l'y mêles tu ?

Et Marx parlait de la religion à son époque...je te rappelle qu'à cette époque elle était encore créationiste, réactionnaire (oui oui, plus qu'ajourd'hui, c'est possible), que la bible était réservé à une élite, les prètres, majoritairement issus de la bourgeoisie à l'époque...

Quant à nier le caractère révolutionnaire du message Christique, de l'Evangile...j'hallucine...même moi, le catho de gauche, il me secoue et me retourne, 2000 ans plus tard ! On a pas dû lire la même Bible, ni aller dans les mêmes églises...

22/11/05 - 04:10

Solidaire !

Grève SNCF

En tant qu'usager des transports publics, j'ai l'honneur d'apporter tout mon soutien et mes encouragements au personnel gréviste de la SNCF.

Contre la privatisation, et pour que le maximum de lignes soient maintenues partout en France, à l'exclusion de tout critère de rentabilité.

En tant que contribuable, la SNCF m'appartient, et je refuse qu'elle soit abandonnée à des investisseurs privés qui n'auront qu'un seul objectif : la recherche du profit (tout comme pour les autoroutes).

Le seul critère qui doit prévaloir est celui du service public universel, sécurisé et neutre.

Et si je n'ai pas de train demain matin, j'irai me promener au lieu d'aller au boulot.
Ce n'est pas un problème, bien au contraire !

(merci Dviboy [www])

21/11/2005

21/11/05 - 21:28

FightAIDS@home !

FightAIDS@home est un projet de calculs distribués qui a pour but d'aider la recherche scientifique pour trouver de nouveaux traitements contre le VIH, le virus directement responsable du SIDA (Syndrome d'Immuno-Déficience Acquise).

Similaire au projet distribué pour aider la recherche contre le cancer, le «FightAIDS@home », soutenu par des chercheurs et des laboratoires, prend la forme d'un logiciel qui emploie les ressources non-utilisées de votre PC pour « simuler » l'influence que pourrait avoir certaines molécules à la base de nouveaux « médicaments candidats » pour contrer le VIH et ses différentes souches mutantes.

Aujourd'hui, nous avons appris que la World Community Grid, qui a déjà lancé un projet de calculs distribués dédié à l'exploration des protéines présentes dans le corps humain et sur lesquelles certains médicaments peuvent agir, s'associe au projet FightAIDS@home pour faire accélérer et recouper leurs recherches.

Si vous souhaitez participer à ce projet, il vous suffit de consulter cette fiche et de télécharger le logiciel qui l'accompagne.

Pour rappel, l'épidémie de SIDA concerne plus 40,3 millions de personnes, qui vivent avec le virus. Le nombre de personnes décédées en 2005 à cause du SIDA s'élève à 3,1 millions (18% des victimes étaient des enfants de moins de 15 ans). Il est important d'aider et de soutenir la recherche et de continuer à se protéger pour enrayer la pandémie.

21/11/05 - 01:47

O Marie, Toi qui as porté dans ton sein le Sauveur Jésus ,
nous te confions nos vies et celles de ceux que nous aimons.

Toi qui as mis au monde le Créateur du monde,
regarde notre terre ravagée par les conflits.
Apprends nous à respecter la Création qui nous parle du Créateur.
Toi qui as porté Jésus le Fils de l'Homme,
regarde les hommes de notre temps et inspire à tous des pensées de justice et de paix.
Toi qui a reçu dans tes bras Jésus mort en Croix,
prends en pitié toutes les douleurs et les cris.
Toi qui est devenue notre Mère au pieds de la Calvaire,
donne nous de nous comporter en vrais fils,
aimant à la fois notre condition humaine et détestant tout ce qui l'avilit.
Qu'avec Toi Marie nous sachions jour après jour choisir ce qui fait grandir,
pour qu'ensemble nous puissions dans l'unique Eglise nous retrouver tous autour de Jésus, notre Seigneur et notre Dieu.

Amen

20/11/2005

20/11/05 - 21:17

Journée internationale des droits de l'enfant





Protection de l'enfance en France et lutte contre le sida dans le monde au menu de la Journée des droits de l'enfance

Le comité français de l'Unicef a inscrit cette journée de dimanche, jour du 16e anniversaire de la Convention des droits de l'enfant de l'Onu, dans le cadre de la campagne mondiale "Unissons-nous pour les enfants contre le sida".

Une exposition est organisée à La Villette à Paris pour sensibiliser le public sur les ravages du sida chez les mineurs.

Selon un résumé récent du Conseil français des associations pour les droits de l'enfant (Cofrade), un million d'enfants sont pauvres, 19.000 sont maltraités, 76.000 sont en danger dans un contexte familial dégradé qui menace leur développement éducatif et/ou matériel et quelque 240.000 enfants placés ou pris en charge.

Constat de la Cofrade: même si la France traite globalement bien ses 15 millions de moins de 18 ans, elle "peut mieux faire".

20/11/05 - 06:21

Fin de nuit.
Malgré tout je me sens vide.
Je n'ai pas sommeil.
Je me sens seul.
La prière ne me soutient plus.
Je ne suis pas bien.
J'ai tout ce qu'un homme peut désirer, mais j'en connais le prix, ca gâche le plaisir.

Enfin, j'ai presque tout, il me manque l'amant-ami...mais personne ne répond à mon appel.

J'ai pas envie de trainer dans le "milieu", de monter à Lyon pour trouver des lieux ouverts à ceux que je chasse, je ne me sens pas prédateur et en plus pas désirable.

J'en vois des, ici, qui me plaisent...un m'enchante par sa voix, mais il est loin et je ne l'intéresse pas, un autre me propose de passer ensemble un après-midi...je n'ose pas, j'ai peur de lui déplaire, de lire la déception, la sienne et la mienne, dans ses yeux ; j'ai peur d'avoir fait fausse route et nourri trop d'espoirs en vain.

J'en ai marre de mendier de la chaleur ici...c'est désastreux de parler dans le vide sans avoir de réponse...pire que de se sentir seul : se savoir seul.

19/11/2005

19/11/05 - 16:04

Seigneur, je fais mienne cette prière de mon frère Didyme :

"Seigneur toi qui n'es qu'amour,
amour exigeant, amour jaloux, amour brûlant,
viens régner en moi."

Je suis dans un moment de vide, j'ai besoin de Ton amour pour survivre, j'ai besoin de Ta force pour ne pas succomber, j'ai besoin de Ta présence pour ne pas avoir honte.

19/11/05 - 16:01

En manque !

J'ai besoin de te sentir contre moi,
De toucher ta peau, avec mes doigts,
Avec ma langue en découvrir chaque morceau,
Avec mes dents te mordiller jusqu'au dos.

J'ai besoin de te sentir en moi,
Aller et venir doucement puis,
Plus fortement, plus bestiallement,
Te sentir palpiter et jouir.

J'ai besoin d'être en toi,
Te sentir frémir quand je te pénètre,
Etre au chaud entre tes reins,
Et me laisser aller au plaisir.

J'ai besoin d'un homme,
Un qui m'aimera,
Un que j'aimerai,
Un à qui me donner...

Je suis libre, prêt à me bouffer des heures de train, prêt à tout essayer...laisse moi un message.

19/11/05 - 15:21

Catholics Affirming Homosexual Leadership

"Les rumeurs récentes sur la décision supposée du Vatican portant sur le clergé et les séminaristes gay a été une cause de confusion et de peine pour les fidèles de l'Eglise Catholique. Nous rejetons l'assertions ou les allusions implicites disant que des personnes avec une orientation homosexuelle ne pourrait pas rendre un service de valeur dans notre Eglise.

En tant que membres de l'Eglise Catholique, de voulons exprimer notre soutien aux innombrables religieux gay, hommes et femmes, diacres, prêtres et évêques qui ont servi comme pasteurs dans l'Eglise à toutes les époques. Nous nous levons pour défendre ces prêtres et séminaristes gay qui continue cette tradition de service fidèle.

Nous célébrons le ministère de tous ceux qui ont fidèlement servi l'Eglise. Il n'y a pas de place pour l'intolérance et la bigotterie dans l'Eglise que le Christ nous a donnée. Nous en appelons à une guérison par une reconnaissance continuelle et la défense de l'aurorité morale que nous offrent nos frères et nos soeurs gay. Les offrir comme boucs émissaires et les diffamer ouvertement est, de la part de nos responsables à tout niveau, à la fois laide et inappropriée. Les viols de mineurs par des membres du clergé et sa mise au secret dans l'Eglise Catholique ne sont pas le fait des homosexuels dans le clergé, mais une faillite morale systématique quelle que soit l'orientation sexuelle.

L'exercice responsable de l'autorité ne doit pas seulement chercher des voies faciles pour trouver des boucs émissaires, mais au contraire reconnaître la complexité des problèmes que nous rencontrons, dénoncer l'intolérance et la bigotterie. Ne pas le faire ne peut qu'entraîner une érosion plus profonde de la crédibilité de nos responsables d'Eglise."

Leur site : [www]
Vu chez CathoGay Blog : [www] (merci)

17/11/2005

17/11/05 - 18:45

la violence c'est quoi ?

État d'urgence - discours de Jack Ralite

Intervention générale prononcée le 16 novembre 2005 au Sénat par Jack Ralite, orateur du groupe Communiste, Républicain et Citoyen sur le projet de loi prolongeant l'état d'urgence.

[www]

A LIRE et A RELIRE !

17/11/05 - 17:58

Help Needed !

Je sais, d'après son site, que Lou Reed jouera au Grand Rex le 18/04/2006.
Par contre, impossible de trouver en ligne une possibilité de réservation/achat de billet pour ce concert.
Et y a pas moyen que je le loupe.
Quelqu'un a une idée ?

17/11/05 - 02:20

L'humiliation ordinaire, par Alain Badiou

LE MONDE

"Constamment contrôlés par la police." De tous les griefs mentionnés par les jeunes révoltés du peuple de ce pays, cette omniprésence du contrôle et de l'arrestation dans leur vie ordinaire, ce harcèlement sans trêve, est le plus constant, le plus partagé. Se rend-on vraiment compte de ce que signifie ce grief ? De la dose d'humiliation et de violence qu'il représente ?

J'ai un fils adoptif de 16 ans qui est noir. Appelons-le Gérard. Il ne relève pas des "explications" sociologiques et misérabilistes ordinaires. Son histoire se passe à Paris, tout bonnement.

Entre le 31 mars 2004 (Gérard n'avait pas 15 ans) et aujourd'hui, je n'ai pu dénombrer les contrôles dans la rue. Innombrables, il n'y a pas d'autre mot. Les arrestations : Six ! En dix-huit mois... J'appelle "arrestation" qu'on l'emmène menotté au commissariat, qu'on l'insulte, qu'on l'attache à un banc, qu'il reste là des heures, parfois une ou deux journées de garde à vue. Pour rien.

Le pire d'une persécution tient souvent aux détails. Je raconte donc, un peu minutieusement, la toute dernière arrestation. Gérard, accompagné de son ami Kemal (né en France, Français donc, de famille turque), est vers 16 h 30 devant un lycée privé (fréquenté par des jeunes filles). Pendant que Gérard fait assaut de galanterie, Kemal négocie avec un élève d'un autre lycée voisin l'achat d'un vélo. Vingt euros, le vélo, une affaire ! Suspecte, c'est certain. Notons cependant que Kemal a quelques euros, pas beaucoup, parce qu'il travaille : il est aide et marmiton dans une crêperie. Trois "petits jeunes" viennent à leur rencontre. Un d'entre eux, l'air désemparé : "Ce vélo est à moi, un grand l'a emprunté, il y a une heure et demie, et il ne me l'a pas rendu." Aïe ! Le vendeur était, semble-t-il, un "emprunteur". Discussion. Gérard ne voit qu'une solution : rendre le vélo. Bien mal acquis ne profite guère. Kemal s'y résout. Les "petits jeunes" partent avec l'engin.

C'est alors que se range le long du trottoir, tous freins crissants, une voiture de police. Deux de ses occupants bondissent sur Gérard et Kemal, les plaquent à terre, les menottent mains dans le dos, puis les alignent contre le mur. Insultes et menaces : "Enculés ! Connards !" Nos deux héros demandent ce qu'ils ont fait. "Vous savez très bien ! Du reste, tournez-vous – on les met, toujours menottés, face aux passants dans la rue –, que tout le monde voie bien qui vous êtes et ce que vous faites !" Réinvention du pilori médiéval (une demi-heure d'exposition), mais, nouveauté, avant tout jugement, et même toute accusation. Survient le fourgon. "Vous allez voir ce que vous prendrez dans la gueule, quand vous serez tout seuls." "Vous aimez les chiens ?" "Au commissariat, y aura personne pour vous aider."

Les petits jeunes disent : "Ils n'ont rien fait, ils nous ont rendu le vélo." Peu importe, on embarque tout le monde, Gérard, Kemal, les trois "petits jeunes", et le vélo. Serait-ce ce maudit vélo, le coupable ? Disons tout de suite que non, il n'en sera plus jamais question. Du reste, au commissariat, on sépare Gérard et Kemal des trois petits jeunes et du vélo, trois braves petits "blancs" qui sortiront libres dans la foulée. Le Noir et le Turc, c'est une autre affaire. C'est, nous raconteront-ils, le moment le plus "mauvais". Menottés au banc, petits coups dans les tibias chaque fois qu'un policier passe devant eux, insultes, spécialement pour Gérard : "gros porc", "crado"... On les monte et on les descend, ça dure une heure et demie sans qu'ils sachent de quoi ils sont accusés et pourquoi ils sont ainsi devenus du gibier. Finalement, on leur signifie qu'ils sont mis en garde à vue pour une agression en réunion commise il y a quinze jours. Ils sont vraiment dégoûtés, ne sachant de quoi il retourne. Signature de garde à vue, fouille, cellule. Il est 22 heures. A la maison, j'attends mon fils. Téléphone deux heures et demie plus tard : "Votre fils est en garde à vue pour probabilité de violences en réunion." J'adore cette "probabilité". Au passage, un policier moins complice a dit à Gérard : "Mais toi, il me semble que tu n'es dans aucune des affaires, qu'est-ce que tu fais encore là ?" Mystère, en effet.

S'agissant du Noir, mon fils, disons tout de suite qu'il n'a été reconnu par personne. C'est fini pour lui, dit une policière, un peu ennuyée. Tu as nos excuses. D'où venait toute cette histoire ? D'une dénonciation, encore et toujours. Un surveillant du lycée aux demoiselles l'aurait identifié comme celui qui aurait participé aux fameuses violences d'il y a deux semaines. Ce n'était aucunement lui ? Un Noir et un autre Noir, vous savez...

A propos des lycées, des surveillants et des délations : j'indique au passage que lors de la troisième des arrestations de Gérard, tout aussi vaine et brutale que les cinq autres, on a demandé à son lycée la photo et le dossier scolaire de tous les élèves noirs. Vous avez bien lu : les élèves noirs. Et comme le dossier en question était sur le bureau de l'inspecteur, je dois croire que le lycée, devenu succursale de la police, a opéré cette "sélection" intéressante.

On nous téléphone bien après 22 heures de venir récupérer notre fils, il n'a rien fait du tout, on s'excuse. Des excuses ? Qui peut s'en contenter ? Et j'imagine que ceux des "banlieues" n'y ont pas même droit, à de telles excuses. La marque d'infamie qu'on veut ainsi inscrire dans la vie quotidienne de ces gamins, qui peut croire qu'elle reste sans effets, sans effets dévastateurs ? Et s'ils entendent démontrer qu'après tout, puisqu'on les contrôle pour rien, il se pourrait qu'ils fassent savoir, un jour, et "en réunion", qu'on peut les contrôler pour quelque chose, qui leur en voudra ?

On a les émeutes qu'on mérite. Un Etat pour lequel ce qu'il appelle l'ordre public n'est que l'appariement de la protection de la richesse privée et des chiens lâchés sur les enfances ouvrières ou les provenances étrangères est purement et simplement méprisable.

Alain Badiou, philosophe, professeur émérite à l'Ecole normale supérieure, dramaturge et romancier.

16/11/2005

16/11/05 - 07:59

Il est fou !

"La polygamie, cause des émeutes"

Le ministre délégué à l'emploi, Gérard Larcher déclare que la polygamie est la cause de la discrimination raciale sur le marché de l'emploi, selon le site internet du Financial Times.

C'est sur le site internet duFinancial Times que sont rapportés les propos du ministre délégué à l'emploi Gérard Larcher, dans son édition de mardi 15 novembre. Interrogé sur les violences dans les banlieues qui touchent la France depuis trois semaines, le ministre rétorque que la polygamie dans les familles immigrées est l'une des causes de la discrimination raciale sur le marché du travail visant les minorités ethniques vivant en France. Selon le quotidien britannique, les familles nombreuses et polygames entraînent des conduites anti-sociales chez les jeunes, ce qui freine les employeurs : "Puisque une partie de la société affiche ce comportement anti-social, il n'est par étonnant que certains d'entre eux aient des difficultés à trouver du travail", a affirmé Gérard Larcher devant la presse étrangère.

Tolérée

"Des efforts doivent être faits de part et d'autre. Si des gens ne sont pas aptes à un emploi, ils ne seront pas employés", a-t-il ajouté.
Le Financial Times indique que les propos du ministre pourraient "alimenter un peu plus le débat" et pourraient offenser les musulmans et les organisations anti-racistes.
La polygamie est interdite en France mais les autorités tolèrent l'existence d'environ 30.000 familles, principalement africaines, dans lesquelles il existe plus d'une épouse.

15/11/2005

15/11/05 - 08:37

Communiqué de presse, à propos de nos banlieues

"Nous estimons que la répression et l'incitation à la peur collective ne sont pas une réponse à la hauteur de ces tensions dramatiques de notre société"
- Jean-Pierre Ricard, président de la conférence des évêques de France.

Pour une fois que nos évêques ont un discours social sur un autre sujet que le sexe, il faut les citer et les féliciter.

13/11/2005

13/11/05 - 17:56

Jeu-concours

Je lance un jeu...J'ai mis en ligne un morceau là [www]
Ce morceau est composé de 4 morceaux...
3 extraits de BO et une intro d'un titre d'un groupe que j'aime bien.

Une ptite pipe à celui qui trouve les 4 avant lundi minuit...

13/11/05 - 01:29

Blogcast#2








Je lance un jeu...ce morceau est composé de 4 morceaux...
3 extraits de BO et une intro d'un titre d'un groupe que j'aime bien.
Une ptite pipe à celui qui trouve les 4 avant lundi minuit...

12/11/2005

12/11/05 - 23:43

Fait chier !

Match de merde ce soir et en plus deuxième partie de soirée annulée, mon cher cousin à trop la flemme de sortir pour me voir. J'en ai marre de ses plans qui changent tjrs au dernier moment.
Ardisson de daube à la TV, envie d'écouter de la zic pour me consoler mais je ne trouve pas quoi...
J'irai bien me coucher pour oublier tout ca, mais j'ai même pas sommeil.
Fait chier !

11/11/2005

11/11/05 - 07:28

C'est dingue !

combien les berurier noir ont des paroles qui résonnent trop juste avec l'actualité...

exemple :
Les petites fleurs gazouillent
Les oiseaux se chatouillent
Le soleil nous gratouille
Le peuple mange des nouilles
Des policiers te fouillent
On en a plein les couilles
De cet état de trouille
Les ministres ont la chtouille
- Et Hop !

exemple :
Solidarité
Avec les immigrés
Pensez aux expulsés
Qui s'battent comme des damnés
Nous sommes les réfugiés
De l'État policier
Vive le combat armé
Des peuples opprimés
- Descendons Dans La Rue.

exemple :
Des caméras pour t'surveiller
Une douche froide pour t'réveiller
Une femme flic pour te faire jouir
Dans une usine pour travailler
Et de l'alcool pour oublier
Un lavabo pour dégueuler
Le poing en l'air c'est pour lutter !
- Vie De Singe

et ca rien que sur leur premier album...
Ecoutez donc les bérus, c'est un sérieux antidote à la politique de la terreur qu'on nous impose !

11/11/05 - 06:40

Grrrr

Toute une nuit à bosser sur Audacity [www] pour que l'enregistrement plante et que je perde tout !!!
M'en fous, il ne m'aura pas, je recommence demain soir.
Il est très bon ce soft, essayez le si le bricolage musical vous tente.

11/11/05 - 05:32

Ben Harper - Power Of The Gospel

It will make a weak man mighty
it will make a mighty man fall
it will fill your heart and hands
or leave you with nothing at all
it's the eyes for the blind
and legs for the lame
it is love for hate
and pride for shame
that's the power of the gospel
that's the power of the gospel
that's the power of the mighty power
that's the power of the gospel
gospel on the water
gospel on the land
the gospel in every woman
the gospel in every man
gospel in the garden
gospel in the trees
the gospel that's inside of you
ge gospel inside of me
that's the power of the gospel
that's the power of the gospel
that's the power of the mighty power
that's the power of the gospel
in the hour of the richness
in the hour of need
for all of creation
comes from the gospel seed
now you may leave tomorrow
and you may leave today
but you've got to have the gospel
when you start out on your way
that's the power of the gospel
that's the power of the gospel
that's the power of the mighty power
that's the power of the gospel

10/11/2005

10/11/05 - 16:18

Courrier du coeur

Monsieur le Ministre de l'Intérieur,

Depuis plusieurs jours maintenant, des quartiers populaires de notre pays sont le théâtre d'affrontements nombreux et de dégradations sans précédent.

A l'origine de cette situation, il y a un drame. La mort de deux adolescents électrocutés après avoir pénétré dans un transformateur électrique à Clichy-sous-Bois et que vous avez accusé, à tort, d'être les auteurs d'un cambriolage.

Depuis cette déclaration, vous n'avez pas formulé d'excuses sur ce dérapage verbal. Bien au contraire. Ministre d'Etat, vous n'avez pas hésité à jouer au « pompier pyromane » à coup de formules chocs, de déplacements médiatiques et d'amalgames douteux.

L'embrasement des quartiers est votre échec. Le bilan de votre action au ministère de l'Intérieur et à la tête de la majorité parlementaire est calamiteux.

La police de proximité a été liquidée, les réseaux associatifs sont à l'agonie, les inégalités devant l'insécurité se sont accrues et des pans entiers de la population française sont noyés dans une désespérance sociale sans lendemain

Les violences urbaines doivent être condamnées et leurs auteurs poursuivis par la loi. Mais pour rétablir l'Etat de Droit dans ces quartiers en feu, aucun déploiement de forces de l'ordre ne sera suffisant.

L'Etat de Droit, c'est aussi la justice sociale, le respect des principes républicains et le sens de l'intérêt général. Ces principes doivent exister au plus près des citoyens comme au sommet de l'Etat.

Vos insinuations et vos provocations ne sont plus acceptables.

Je vous demande, par conséquent, de présenter vos excuses publiques et de retirer vos propos qui constituent une atteinte à la présomption d'innocence et aux obligations que je suis en droit d'attendre d'un Ministre de la République.


A envoyer à :

Nicolas SARKOZY

fax : 01 40 76 61 70

courrier : Ministère de l'Intérieur, Place Beauvau - 75008 PARIS

Ou pour envoyer un mail vous pouvez passer par là :
[www]

Idée/texte par RéSo : [www]

10/11/05 - 03:38

Sur le site de Mathieu KASSOVITZ.

Depuis quelque temps, les radios et les télévisions du monde entier essaient d'obtenir de ma part une interview à propos des événements qui secouent les banlieues de France.

Je ne peux malheureusement pas honorer toutes les demandes, j'ai donc décidé de m'exprimer sur mon site.

Aussi loin que je veux me tenir de la politique, il est difficile de rester distant face aux dérèglements des politiciens. Et quand ces dérèglements attisent la haine de toute une jeunesse, je me retiens de ne pas encourager les casseurs.

Nicolas SARKOZY, qui est apparu dans la vie médiatique française tel une starlette de la Star ac', et qui nous abreuve des détails de sa vie privée et de ses ambitions politique depuis quelques années, ne peut s'empêcher de créer l'événement à chaque baisse de sa côte aux sondages IPSOS. Cette fois ci, Nicolas SARKOZY a pris à contre-pied tout ce que la République Française défend. La Liberté, L'égalité, et la Fraternité d'un peuple.

Le ministre de l'intérieur, futur présidentiable, tient des propos qui non seulement démontrent son inexpérience de la politique et des rapports humains (intimement liés), mais qui aussi mettent en lumière l'aspect purement démagogique et égocentrique d'un petit Napoléon en devenir.

Si les banlieues explosent une nouvelle fois aujourd'hui, ce n'est pas dû à un raz le bol général des conditions de vies face auxquelles des générations entières « d'immigrés » doivent se battre quotidiennement. Il n'y a malheureusement pas de combat politique dans ceux qui opposent les jeunes de cités à la police de Nicolas SARKOZY. Ces voitures qui brûlent sont des réactions cutanées face au manque de respect du ministre de l'intérieur envers leur communauté.

Nicolas SARKOZY n'aime pas cette communauté, il veut se débarrasser de cette « racaille » à coups de Karcher et il le hurle haut et fort au milieu d'une cité « chaude » à 11 heures du soir.

La réponse est dans la rue. La « tolérance zéro » fonctionne dans les deux sens.

Il est inadmissible qu'un homme politique (mais en est-il vraiment un ?) se permette de déséquilibrer une situation tendue par des années d'ignorance et d'injustices, et qui se permet de menacer ouvertement toute une partie de la population française sans adresser les vrais problèmes.

En agissant comme un maître de guerre, il ouvre une brèche qui j'espère va l'engloutir.

La haine attise la haine depuis des siècles et pourtant Nicolas SARKOZY pense encore que la répression est le seul moyen d'empêcher la rébellion. Cette volonté de vouloir imposer sa pensée à n'importe quel prix me rappelle d'autres grands leader de notre temps. J'en ai froid dans le dos.

L'Histoire nous prouve que le manque d'ouverture et de philosophie entre différentes communautés engendre la haine et l'affrontement. L'Intifada des différentes banlieues parisiennes ressemble effectivement aux affrontements qui ont opposés les enfants de Palestine armés de pierres, aux soldats d'Israël armés d'Uzis.

L'Histoire se retrouve partout.

Le bruit et la fureur sont les seuls moyens pour beaucoup de communautés de se faire entendre. Les attentats terroristes qui font la une des journaux en sont le résultat.

Et la répression de la terreur par la terreur n'a jamais fait gagner les guerres, elle n'a fait que les entretenir.

Nicolas SARKOZY est un admirateur de la machine de communication de Georges Bush. Il se sert des medias pour grandir son image et manipuler la population.

Comme BUSH, il ne défend pas un idéal, il répond aux peurs qu'il instille lui même dans la tête des gens.

Il aurait engagé la France auprès des Américains dans la « chasse à la Terreur » de Bush. J'en suis convaincu.

Nicolas SARKOZY veut devenir le président de notre république et « personne ne se mettra en travers de son chemin ».

Si cet homme n'échoue pas au moins une fois dans ses démarches pour arriver à la présidence du pays, plus rien effectivement, ne pourra se mettre en travers de son chemin, et sa volonté de toute puissance pourra être enfin exaucée.

L'Histoire se répète t-elle ? Oui. Elle l'a toujours fait. L'envie de Pouvoir et l'égocentrisme de ceux qui pensent détenir une vérité ont TOUJOURS créé des dictateurs.

Nicolas SARKOZY est certainement un petit Napoléon, je ne sais pas s'il a le potentiel d'un grand, mais il sera impossible demain de dire que nous n'étions pas au courant.

Mathieu KASSOVITZ.

10/11/05 - 03:35

A lire sans modération

Sarkostique : [www]
A écouter sans modération : [www]

09/11/2005

09/11/05 - 20:47

Effet de manche, huile sur le feu...

Sarko en remet une couche...une annonce très médiatisée histoire de remonter sa côte.

Il veut donc que les étrangers (120) interpellés lors des émeutes en cours soient expulsés suite à leur condamnation, sur le principe qu'ils ne "méritent" plus leur carte de séjour.

Soit, à la limite, pourquoi pas...en tous cas dis comme ca, ca à l'air légitime...là où j'ai un doute, au premier abord c'est sur la légalité de la chose...déformation professionelle...

Ces expulsions se feront "dans tous les cas où la loi le permet", a-t-on par la suite précisé à l'Intérieur, expliquant que l'on s'appuyait sur la base du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L521-1 à 4).

Ces articles précisent les "cas dans lesquels un étranger peut faire l'objet d'une mesure d'expulsion" si sa présence sur le territoire "constitue une menace grave pour l'ordre public" (L521-1).
Les trois alinéas suivants établissent un certain nombre de protections à une mesure d'éloignement. C'est notamment le cas des mineurs (L521-4).
Par ailleurs, selon l'article L521-2, seule une "nécessité impérieuse pour la sûreté de l'Etat ou la sécurité publique", ou une condamnation à plus de cinq ans de prison, peuvent ouvrir la voie à l'expulsion d'un parent d'enfant français mineur, du conjoint depuis au moins deux ans d'un Français, d'un résident en France depuis plus de dix ans (sauf les étudiants) ou d'un titulaire d'une rente d'accident du travail ou d'une maladie professionnelle.

Bénéficient également d'une protection les étrangers vivant en France depuis l'âge de 13 ans ou depuis plus de 20 ans, ceux qui sont mariés à un Français depuis 3 ans, du parent d'un enfant français mineur ou d'un malade pour qui l'expulsion aurait des conséquences très graves.
Selon l'article L521-3, ceux-là ne sont expulsables qu'"en cas de comportements de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l'Etat, ou liés à des activités à caractère terroriste, ou constituant des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence". Source : [www]

J'attends de voir combien au final le Ministère de l'Intérieur pourra en faire expulser...m'est avis que ca sera une infime minorité, négligeable par rapport à ce nouveau coup de pub gratuite que Sarko s'est offert.

09/11/05 - 02:26

(merci Heimdall)

"Une société prête à sacrifier un peu de liberté contre un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre et finit par perdre les deux!"
- Benjamin Franklin

09/11/05 - 01:24

Mon Père,
Je m'abandonne à toi,
Fais de moi ce qu'il te plaira.
Quoi que tu fasses de moi,
Je te remercie.
Je suis prêt à tout, j'accepte tout,
Pourvu que ta volonté
Se fasse en moi,
En toutes tes créatures,
Je ne désire rien d'autre, mon Dieu.
Je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, mon Dieu,
Avec tout l'amour de mon coeur,
Parce que je t'aime,
Et que ce m'est un besoin d'amour
De me donner,
De me remettre entre tes mains sans mesure,
Avec une infinie confiance
Car tu es mon Père.

Charles de Foucauld.

08/11/2005

08/11/05 - 21:18

Dorothée de Gaza, moine du VIesiècle et abbé à Gaza, parlait ainsi à ses moines :

« Supposons donc un grand cercle tracé sur le sol.
Et bien, ce cercle est notremonde, et le centre en est le Dieu Vivant, et tous les rayons sont les différentes voies ou manières de vivre des hommes.
Quand nous désirons approcher de Dieu, nous marchons vers le milieu du cercle dans la mesure où nous pénétrons à l'intérieur, nous nous rapprochons nécessairement les uns des autres, en même temps que de Dieu au centre.

Ainsi, plus nous nous approchons de Dieu, plus nous nous rapprochons les uns des autres et plus nous nous rapprochons des autres, plus nous nous approchons de Dieu. Vous comprenez qu'il en est de même en sens inverse, quand on se détourne du centre pour se retirer vers l'extérieur il est évident alors que, plus on s'éloigne de Dieu, plus on s'éloigne les uns des autres, et aussi que plus on s'éloigne les uns des autres, plus on s'éloigne aussi de Dieu.

Telle est la nature profonde de l'amour-charité! »

(Sources ChrétiennesnO92, Cerf, p. 285s).

08/11/05 - 19:39

Pour illustrer ce qu'a dit Pheel ce matin...



08/11/05 - 11:57

Des tombes juives profanées à Remiremont, dans les Vosges

Une vingtaine de tombes situées dans le carré juif du cimetière de Remiremont (Vosges) ont été profanées par des inconnus qui ont dessiné des croix gammées sur la pierre avec un marqueur, apprend-on auprès de la municipalité.

Les inscriptions ont été découvertes lundi par le gardien du cimetière et ont été apposées probablement dimanche soir. Des packs de bière ont été abandonnés près des tombes.

J'ai comme un malaise en apprenant ca...vu l'idéologie de peur qui circule en ce moment, je me demande si ca ne pousse pas quelques petits nazillons de pacotille à se sentir plus forts...ou est-ce peut être une réaction genre "nous aussi on est des rebelles"...en tous cas tout celà est laid.

08/11/05 - 10:32

Blogcast#1






Premier du genre, donc excusez le bricolage.
Donc c'est ma voix,
+un texte des Bérus (cf commentaire)
+ un sample tiré de Radiohead.

08/11/05 - 10:03

"La jeunesse exprime un besoin de reconnaissance auquel la société française ne répond pas", entretien avec Laurent Mucchielli, sociologue, directeur du Cesdip (Cnrs).

Source : http://www.inegalites.fr/article.php3?id_article=414

La vague de violence des quartiers dits "sensibles" est le produit d'une situation économique et sociale dégradée, que la société française refuse de voir, et d'un sentiment d'humiliation des jeunes.

Pourquoi cette poussée de violence ? Quel regard portez-vous sur les événements récents dans les quartiers dits "sensibles"

Comme d'autres observateurs de la situation sociale, je me demandais depuis des mois quand est-ce que la tension larvée et le malaise permanent allaient éclater. C'est donc à Clichy-sous-bois que cela s'est produit. Et cela ne doit pas nous surprendre. En effet, aucun des problèmes de fond qui dégradent la situation dans les quartiers dits sensibles depuis quinze ans n'est réglé ni même significativement atténué depuis 2002. Le premier est la situation économique. Dans le débat politique et médiatique, les gens commentent les petites hausses ou les petites baisses du taux de chômage qui varie entre 8 et 9 % dans l'ensemble de la population active.

Mais ces chiffres n'ont strictement rien à voir avec la réalité du chômage des jeunes dans les quartiers populaires. Si vous prenez par exemple le taux de chômage des jeunes hommes nés de père ouvrier et sortis sans diplôme de l'école, vous arrivez dans certains quartiers à un taux de chômage qui se situe aux alentours de 50 %. Et si l'on pouvait mesurer les effets de discriminations liés au quartier ou à la couleur de peau, il est probable que ce taux serait encore supérieur. Voilà la réalité économique sans laquelle on ne comprend pas un des éléments qui nourrit en permanence dans cette jeunesse des quartiers les sentiments de colère, d'injustice, d'exclusion et de ce que j'appelle la « victimation collective ».

L'action de la police est-elle en cause ?

Les conflits entre une partie de la jeunesse et la police sont permanents. Ils se cristallisent sur la violence des modes d'intervention de la police. Une fois passé l'effet répressif nouveau insufflé en 2002-2003, le quotidien qui s'est réinstallé, c'est celui des contrôles incessants que les jeunes perçoivent systématiquement comme des contrôles au faciès et donc comme des humiliations. Et c'est aussi le jeu du chat et de la souris entre les gamins et les policiers, comme celui qui a apparemment conduit au drame de Clichy-sous-bois. Il y a là un cercle vicieux qui s'est installé depuis des années, dans lequel les policiers sont piégés eux-mêmes et que personne n'a le courage politique de dénoncer comme tel car cela supposerait une réforme profonde des façons de faire de la police en France. Cela ne plairait sans doute pas à de nombreux syndicats de police, en particulier le syndicat des commissaires qui est le principal interlocuteur et conseiller du ministre de l'intérieur. A cette humiliation économique quotidienne et à ces humiliations également quotidiennes dans les relations avec la police, s'ajoute enfin l'humiliation politique et symbolique globale qui ressort des propos du ministre de l'Intérieur traitant les gens de « racailles » et de « voyous » à tout bout de champ.

Est-ce que l'on assiste à une sorte d'exaspération générale en banlieue ?

Je crois que l'extension géographique de ces problèmes se comprend en effet assez aisément si l'on tient compte des trois types d'humiliations que je viens d'expliquer. Ceux-ci sont ressentis dans beaucoup de quartiers où l'incendie actuel se propage actuellement et où d'autres drames risquent fort de déclencher les mêmes émotions collectives dans les mois qui viennent. Il y en a d'ailleurs déjà eu d'autres (par exemple à Vaulx-en-Velin en octobre) mais qui n'ont pas été médiatisés et politisés au plan national.

Quelles réponses peut-on imaginer à court terme mais aussi à long terme ?

Si l'on veut que les jeunes se calment, il faut d'abord leur dire qu'on les entend et que l'on comprend leur colère et leur humiliation. Cela ne veut pas dire que l'on excuse les actes délinquants de certains, mais que l'on prend au sérieux un cri de révolte et de souffrance général. Il faut absolument sortir de l'effet de sidération que produisent les images de voitures qui flambent, sortir de la peur de cette jeunesse et sortir des termes mêmes dans lesquels le débat politique enferme notre réflexion.

Il faut essayer de comprendre ce que révèlent ces flambées d'émotions collectives, restituer ce qu'est la vie quotidienne de la jeunesse des quartiers dits sensibles, mesurer les difficultés énormes qu'ils rencontrent pour s'insérer dans la vie sociale lorsqu'ils « galèrent » d'intérims en petits boulots et en période de chômage. Sans emploi, au double sens d'un statut et d'un revenu, il n'y a pas de possibilité d'insertion, pas d'accès au logement et pas de perspective de fonder une famille.

On peut ensuite remonter en amont pour constater que cette situation se prépare aussi à l'école dont de trop nombreux jeunes sortent sans diplôme ou presque et où, ayant la situation de leurs aînés sous les yeux, ils intériorisent précocement l'idée qu'ils n'ont guère d'avenir dans notre société. Enfin, il faut comprendre que cette jeunesse, surtout quand elle est issue de l'immigration, exprime depuis plus de vingt ans un besoin de reconnaissance et de dignité auquel la société française ne répond pas, ou bien répond par la peur et la stigmatisation globale, aujourd'hui surtout à travers la figure du délinquant et celle de l'islamiste. Tant que l'on renverra globalement cette image à toute cette jeunesse, on ne fera que discréditer toujours plus l'action de l'État, y compris la lutte légitime et nécessaire contre la délinquance.

Propos recueillis par Louis Maurin

Laurent Mucchielli est sociologue, chercheur au CNRS, directeur du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP), auteur notamment de Violences et insécurité. Fantasmes et réalités dans le débat français (La Découverte, 2002) et Le scandale des « tournantes ». Dérives médiatiques et contre-enquête sociologique (La Découverte, 2005).
Site internet : http://laurent.mucchielli.free.fr

08/11/05 - 07:21

Clichy revendique une colère "sincère", dix jours après la mort des deux adolescents

Source : Le Monde [www]@2-3226,36-707269@51-704172,0.html

Les brûlures le font grimacer, les bandages enserrent ses jambes et son bras droit. Mais Muttin Altun, le rescapé, s'exprime normalement devant les rares visiteurs autorisés à pénétrer dans sa chambre à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris. Ses parents, Haseyin et Aïcha, sont toujours inquiets. Ils sont réservés devant un étranger les questionnant sur leur intimité, sans compter la barrière de la langue française que ces Kurdes turcs ne maîtrisent pas, et les séquelles de la peur que leur a causée l'annonce de l'accident. Leur fils, âgé de 17 ans, est le seul survivant parmi les trois adolescents qui ont pénétré, le 27 octobre, dans le transformateur EDF de Clichy-sous-Bois.

Il est donc le témoin-clé de l'enquête. Le récit des faits qu'il va livrer au juge d'instruction dans les prochains jours va avoir une portée majeure ; selon ses proches, il sera tout autre que celui consigné par les policiers, venus l'interroger à son chevet alors qu'il avait du mal à parler et venait de se voir prescrire 45 jours d'interruption temporaire de travail (ITT). "Sa narration des faits contredit formellement les déclarations qui lui ont été prêtées , explique l'avocat des familles des victimes, Me Jean-Pierre Mignard. Selon lui, il y a eu course-poursuite."

La course-poursuite entre les policiers et les victimes de l'électrocution : à Clichy-sous-Bois, pas un seul jeune ne doute de son existence, quelle que soit sa durée. Le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, est accusé de couvrir ses hommes. La ville porte encore les stigmates du traumatisme et des nuits de violences. Ici, une chaussée noircie par le métal consumé, là des tags sur le mur : " Repose en paix, Bouna." Un tee-shirt blanc fabriqué dans l'urgence est aussi devenu le témoignage de la solidarité du quartier. Devant, on peut y lire "Mort pour rien" , avec les lettres ADM, du nom de l'association créée en la mémoire des victimes. ADM, pour "au-delà des mots".

"IL SENTAIT LE CRAMÉ"

Sous la fenêtre où Zyed apparaissait chaque jour, pour répondre à l'appel de ses copains, on traînasse, on discute, on ressasse ces derniers jours. On revendique, aussi, l'authenticité de la colère clichoise, à l'inverse des éruptions égotiques ou ludiques dans les autres cités. "Les gens du quartier ont eu tellement de peine dans leur coeur qu'ils se sont exprimés comme ça , explique Oussmane D., 15 ans. Surtout quand on a entendu la version officielle, qui disait que nos potes avaient fait un cambriolage. Quel cambriolage ? On nous a menti, on est traité comme des moins que rien." A ses côtés, Mamadou C., 17 ans, hoche la tête. "On n'a pas repoussé les CRS en dehors de la cité pour être dans les journaux , dit-il. C'est juste qu'ils n'avaient rien à faire là."

Dans la famille Traoré, endeuillée, on compte onze enfants. Parmi eux, Siyakha, grand gaillard de 24 ans, agent d'exploitation à l'aéroport de Roissy. Le matin du drame, il a vu son petit frère, Bouna, repasser ses affaires avant de sortir pour jouer au foot. Le ramadan touchait à sa fin. "Il faisait le beau gosse, il aimait trop se regarder , raconte-t-il. Je le taquinais avec ça. Il était du genre à ne faire du vélo qu'en roue arrière." Dans l'après-midi, Siyakha Traoré s'apprêtait à sortir faire des courses et couper le jeûne. L'électricité a été coupée : le transformateur EDF venait de tuer deux de ses visiteurs. Dehors, le grand frère a rencontré Muttin, le rescapé, les vêtements troués, qui s'était traîné hors de l'enceinte pour prévenir la cité. "Il était dans un état grave, il sentait le cramé, il pleurait et arrivait juste à dire les noms des deux autres" , raconte Siyakha. Quelques minutes plus tard, devant les copains attroupés, il a ajouté : "On s'est fait courser, on s'est fait courser..." , se souvient le frère de Bouna.

Siyakha s'est précipité sur les lieux du drame, à la recherche de son frère. Il était notamment accompagné de Cyril H. Selon ce dernier, dès leur arrivée sur place, les policiers et les pompiers ont tenu des propos contradictoires sur ce qui venait de se passer. "La tension est montée entre nous , raconte-t-il. Le transformateur, c'est pas un parc d'attractions, on ne va pas se promener là-dedans. On a vite senti qu'un mensonge s'installait."

Au Chêne-Pointu, centre névralgique de la cité, les esprits se sont encore davantage échauffés lorsque les mineurs, arrêtés par la police avant la fuite des trois adolescents, ont été remis en liberté. La nouvelle de la mort de Zyed et Bouna, la blessure grave de Muttin, les premiers échos médiatiques jugés distordus ont suscité leur colère. "A Clichy, y'a trois communautés principales, les Arabes, les Turcs et les Noirs. Les trois victimes représentaient chacune une communauté , note Cyril H. Alors personne n'a pu dormir tranquille, sur ses deux oreilles."

Incendies de voitures et de poubelles, magasins visés : la flambée de violence qui a contaminé d'autres communes du département, de la région, puis du pays, a commencé à Clichy. Mais la ville est aussi la première à avoir recouvré un semblant de calme. "On a vraiment évité le pire" , souffle Mehdi Bigaderne, 24 ans, médiateur. Lui et d'autres volontaires du quartier ont peu dormi au cours de la semaine passée, patrouillant sans relâche, discutant, ramenant les ados à la raison et à la maison. "Les jeunes ont vécu ces deux morts comme une injustice, une bavure , soupire-t-il. Ils étaient sincères dans leur colère car ils avaient perdu des amis. C'est dur, quand tu leur parles, de trouver les mots." Plus tard dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 novembre, peu avant 6 heures du matin, un véhicule bélier a été précipité contre un gymnase de Clichy.

Piotr Smolar

08/11/05 - 06:57

Backdraft

Article vu sur le blog "Le Monolecte"
[www]
Je vous le conseille.

08/11/05 - 06:36

PTDR ! Ca me rappelle trop de posts sur le JDI...suivez mon regard.... :)

Violences urbaines en France: la faute à la CIA, selon Jirinovski

MOSCOU (AFP) - Le leader ultra-nationaliste russe Vladimir Jirinovski, coutumier de déclarations choquantes, a livré son interprétation des violences dans les banlieues parisiennes: il s'agit d'un complot des services spéciaux américains.

A l'origine des événements qui secouent la France on trouve "un mélange explosif", composé du "désir des services spéciaux américains d'affaiblir l'Europe" et de "conditions favorables offertes aux immigrés", a-t-il dit sur la radio Echo de Moscou lundi. "J'estime qu'il s'agit d'une opération planifiée avec la participation des services spéciaux des Etats-Unis qui veulent mettre à genoux l'Europe devenue plus solide et en même temps détruire l'Union européenne", a encore asséné M. Jirinovski.

Des théories de complot mondial, souvent anti-russe, sont relativement populaires en Russie.
Il a conseillé aux autorités françaises de décréter l'état d'urgence et de fermer les frontières aux migrants.
"En France, on choie les étrangers, personne ne touche aux immigrés, on ne leur fait aucune observation, et donc ils ont compris qu'ils avaient le pouvoir, qu'on avait peur d'eux et qu'on pouvait passer à l'attaque",
a estimé l'homme politique russe.
[j'ai déjà lu ce genre de délires quelquepart, pas vous ? Ah oui, c'est vrai, on est passé à l'Etat d'Urgence...et certains ici tiennet le même discours...]

Bien qu'il soit vice-président de la Douma (chambre basse russe), Vladimir Jirinovski se fait souvent taxer de "clown" dans les milieux politiques russes, pour cause de propos destinés sciemment à faire scandale, qu'il s'en prenne aux juifs (bien que son père soit juif), défende Saddam Hussein (son nom est cité dans le scandale du programme pétrole contre nourriture) ou propose de réprimer l'amour lesbien pour favoriser la natalité.

Il est l'invité d'honneur d'émissions de télévision construites selon le principe "qui crie le plus fort, gagne", dont il sort souvent vainqueur.

08/11/05 - 05:32

Blogcast#1








Premier du genre, donc excusez le bricolage.

08/11/05 - 02:25

Petit Agité

Une banlieue maudite
En zone interdite
Une armée de flics
Marqués par la haine
Les jeunes se dechaînent
On en a rien à perdre
Les bagnoles crâment
La zone est en flâme
Et la folie gagne
Les gamins rebelles
Brûlent des poubelles
Ce soir c'est la fête

Petit Agité
Tous des Béruriers
Petit Bérurier
Tous des Agités

Viens voir comm'il fait chaud
Les caisses font des tonneaux
C'est le grand rodéo
Sous une tête-cagoule
T'as perdu la boule
Et le monde s'écroule
La cité des barjots
Quartier des Agités
Commando Bérurier
Tu avances masqué
Dans le noir sans papier
Commando Bérurier

Tous des agités
Tous des agités
Tous des agités
Tous des agités

- Béruriers Noirs (1984)

08/11/05 - 02:23

Vive Le Feu ;) :) :)

Une raya de bambins livre aux flammes leurs landeaux
Une ribambelle de nains fout le feu dans l'métro
Une armée de gamins qui brûle les magasins
Trois millions de lycéens carbonisent leurs boquins
Une concierge allumée fout le feu au quartier
Le président fêlé enflamme l'Elysée
Trois secrétaires en chaleur calcinent leur directeur
Une tribu de bonnes soeurs incendie l'Sacré Coeur.

Laï laï laï laï Laï laï laï laï Laï laï laï...

Un trio d'grands brûlés fait exploser l'hosto
Et 5000 chimpanzés dynamitent le zoo
Des rastas éclatés c'est chaud dans le ghetto
Les feux dans la cité brûlent pour Géronimo
Des soldats cannibales rôtissent leur général
300 patrons qui craquent font sauter la baraque
Et un vieux bonze chinois se pétrole le minois
Le froid tue la fillette qui n'a plus d'allumettes.

Laï laï laï laï Laï laï laï laï Laï laï laï...

Les hooligans des stades préparent les jerrycans
Les jeunes chômeurs s'la donnent aux cocktails Molotov
Des iraniens inflamment le corps de l'Oncle Sam
Des squatters s'tapent un boeuf autour d'un grand feu d'keufs
Un gang de pyromanes se croit au paradis
Les pompiers en ont marre c'est la grève aujourd'hui
Il y a le feu partout c'est la fête des fous
Il y a le feu partout viv' le feu viv' les fous

Laï laï laï laï Laï laï laï laï Laï laï laï...
Slaves de la Jeunesse

Un gang de pyromanes se croit au paradis
Les pompiersen en ont marre c'est la grève aujourd' hui
Il y a le feu partout c'est la fête des fous
Il y a le feu partout viv' le feu viv' les fous

Laï laï laï laï Laï laï laï laï Laï laï laï...
Laï laï laï laï Laï laï laï laï Laï laï laï...

- Bérurier Noir (1984)

07/11/2005

07/11/05 - 21:01

PARIS (AP) -- Seuls 34% des Français estiment que les solutions proposées par le gouvernement pour lutter contre l'insécurité vont dans le bon sens, soit un repli de 21 points par rapport à la précédente enquête.
Sur la situation dans les banlieues, 71% des personnes interrogées estiment que la politique gouvernementale va dans le mauvais sens, contre 20% seulement d'avis favorables sur cette question.

- sondage réalisé les 4 et 5 novembre auprès d'un échantillon de 1.003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. AP

[www]

07/11/05 - 16:31

Cynisme

Vu sur le blog de l'oracle :
"Oui mais pas un service civique, mais un service militaire, digne de son nom, non pas de 6 mois, 1 ans, mais de 2/3 ans ou on va leur inculquer le respect, l'honneur, le courage, le sens du devoir, la loi, à la sortie, ce seront peut être des être humains... et non comme c'est le cas des sauvages..." [www]

Là il passe toutes les bornes, maintenant ce ne sont même plus des êtres humains !!!
Est-ce qu'il réalise ce qu'il dit ???

Tu devrais avoir honte l'oracle !
Que tu les désaprouves c'est ton droit, que tu en aies peur aussi, mais rien ne te permet de les mettre au ban de l'humanité.
Désolé de te dire ca, mais c'est le premier pas vers le totalitarisme que de considérer qu'il y a des gens qui ne sont pas humains...remember l'Europe des années 30 et ses suites, l'Urss, les Kmers rouges...

Tu me dégoutes et j'en suis maleureux.

07/11/05 - 15:31

Les prélats français sont réunis à Lourdes en assemblée plénière depuis vendredi.

S'ils sont à Lourdes autour du sanctuaire, les évêques ne sont pas pour autant coupés de l'actualité la plus chaude.

Un communiqué signé du président de la Conférence des évêques de France a exprimé leur «vive préoccupation» devant «les actes de violence et de destruction».

Pour eux, la racine du mal est avant tout sociale, et «la répression et l'incitation à la peur collective ne sont pas une réponse à la hauteur de ces tensions dramatiques de notre société».

Deux évêques dont les diocèses en région parisienne font partie des zones touchées par les violences urbaines ont choisi d'y retourner avant même la fin de l'assemblée plénière.
Mgr Gérard Daucourt, évêque de Nanterre, et Mgr Olivier de Berranger, évêque de Saint-Denis, rejoindront dès lundi matin leurs diocèses, a expliqué à l'assemblée le président de la CEF, l'archevêque de Bordeaux Mgr Jean-Pierre Ricard.

Ce départ anticipé, alors que l'assemblée ouverte vendredi à Lourdes est prévue jusqu'à mercredi inclus, souligne le souci de tous les évêques pour la situation, a-t-il ajouté.
Samedi, les évêques de France avaient fait part de leur "vive préoccupation" face aux violences urbaines et jugé que "la répression et l'incitation à la peur collective" n'étaient "pas une réponse à la hauteur de ces tensions dramatiques de notre société".

Il est vital d'ouvrir à ces nouvelles générations, souvent en mal d'espoir, un avenir de liberté, de dignité et de respect de l'autre", avait insisté Mgr Ricard dans une déclaration, ajoutant que "beaucoup ne baissent pas les bras" et soulignant "tout le travail fait au quotidien par bien des associations et des institutions afin de créer des liens de solidarité pour un vivre ensemble fraternel".

07/11/05 - 06:11

Jérémie 31:3
De loin l'Éternel se montre à moi : Je t'aime d'un amour éternel ; c'est pourquoi je te conserve ma bonté.

D'habitude à la messe, je suis très recueillit et concentré sur la liturgie et les lectures, le coeur léger, le sourire aux lèvres.

Ce dimanche a été différent, j'étais plus nerveux (?), moins concentré, moins ouvert à la parole, il me fallait faire des efforts pour suivre la célébration. J'avais presque du mal à chanter. Je me sentais loin de l'élévation spirituelle qui m'accompagne d'habitude.

Distrait de moi-même, j'ai plus prété attention à mes frères et soeurs, à leur chant d'abord, plus ou moins juste mais tellement sincère, leur respiration, leur présence...et j'ai eu pour la première fois cette sensation de faire partie d'une communauté. C'est un sentiment étrange pour moi, qui suis plutôt loup blanc. J'ai faillit lutter contre cette sensation, mais j'ai préféré me laisser aller à la chaleur humaine, à leur amour tourné unis vers Dieu...je n'étais plus seul à chanter ses louanges, à prier...j'avoue avoir été destabilisé par tout çà. Communier pris un autre sens pour moi ce jour là.

En sortant je les vis s'appeler les uns les autres, discuter entre eux sur le parvis et je me suis sentit tellement seul, je ne connaissais personne. J'ai attendu mon tram en les regardant si loins, si proches...

07/11/05 - 01:52

Pensée du jour.

"C'est idiot que la catéchèse s'arrête pour beaucoup après la communion solennelle. Du coup, on est dans une foi infantilisée. C'est aussi idiot que si on arrêtait le reste des études à 12ans."
- Bruno sur msn

07/11/05 - 00:56

Mgr Ricard bis

A propos des cas de pédophilie, des prêtres qui ont des enfants ou qui se marient :
"quand après tel ou tel incendie on arrête un pompier pyromane, on prend toujours soin de souligner que c'est vraiment une exception par rapport à l'ensemble du corps des pompiers. On ne le fait jamais pour les prêtres"

07/11/05 - 00:51

De l'Eglise et de la mondialisation

Le président de la Conférence des évêques de France, l'archevêque de Bordeaux Mgr Jean-Pierre Ricard, a évoqué vendredi "le devoir d'une lutte tenace contre toutes les forces de marginalisation et d'injustice économique, sociale et politique", à l'ouverture de la 40e assemblée plénière des évêques.

Mgr Ricard a fait part de sa préoccupation face aux conditions de l'immigration, soulignant que les évêques du Maghreb avaient depuis longtemps alerté sur l'afflux de réfugiés d'Afrique subsaharienne aux frontières de l'Union européenne.
"Ce n'est pas en érigeant des murs autour de l'Union européenne que nous résoudrons les questions migratoires", a-t-il poursuivi, "seul l'engagement pour un développement solidaire entre les peuples et une conversion nécessaire de nos modes de vie pourront aider à trouver des solutions justes et humaines".

Il s'est félicité que "les opinions publiques de nos pays européens s'émeuvent" et qu'en France "des solidarités se manifestent au sein de la population pour soutenir des familles de migrants, des étudiants et des lycéens menacés d'expulsion".

L'Eglise catholique doit "éduquer à la mondialisation de la solidarité", a-t-il dit, reprenant une expression de Jean Paul II.

05/11/2005

05/11/05 - 23:42

Parole à la majorité morale...

Mgr Ricard critique la médiatisation des aveux de l'abbé Pierre
RELIGION Devant les évêques de France, leur président s'est exprimé sur le livre du fondateur d'Emmaüs.

A L'OUVERTURE de la quarantième assemblée plénière de la Conférence des évêques de France, hier à Lourdes, son président, Mgr Jean-Pierre Ricard, a dénoncé l'exploitation médiatique des propos de l'abbé Pierre. Dans son dernier livre, le fondateur d'Emmaüs confiait avoir naguère entretenu quelques relations sexuelles.

Hier, l'archevêque de Bordeaux s'est «interrogé» sur cette «exploitation» du livre de l'abbé Pierre. «Son propos est instrumentalisé pour alimenter le procès contre l'Eglise et en faire une arme de plus contre le célibat des prêtres. Tout est bon pour nourrir un tel combat : que ce soit un scandale, des cas de pédophilie, des prêtres qui ont des enfants ou qui se marient», a affirmé MgrRicard.
«On ne dit pas que des milliers de prêtres ratifient aujourd'hui avec sérénité et amour le choix initial du chemin qu'ils ont pris.»
Pour l'archevêque, «ce qui est visé ici, c'est le célibat consacré, celui qui est choisi pour le règne de Dieu. Car, il vient dire qu'il n'y a pas seulement l'usage du sexe dans la vie et que l'homme est appelé à savoir maîtriser ses propres pulsions».
«Il y a là, a-t-il dit, une interpellation que notre société, aujourd'hui, a du mal à entendre et à accepter.»
Ouverte par ce discours, la Conférence, réunissant 140 évêques, devra, d'ici mercredi prochain, travailler, entre autres choses, sur des questions allant de l'homoparentalité à la formation des futurs prêtres.

(Ca promet des bon moments de consensus mous et conservateurs)

04/11/2005

04/11/05 - 17:12

Nicolas Sarkozy pompier pyromane

par Antoine Germa [www]

Témoignage et retour sur une série de mensonges

Je suis à Clichy par intermittence depuis samedi matin pour préparer avec une journaliste de France-Inter une série d'émissions sur la situation à Clichy-sous-Bois. La ville s'est "embrasée" du jeudi 27 octobre au soir au lundi 30 au soir. Je livre ici ce que j'ai vu, entendu, compris, et ce qui m'a été rapporté.

1. Les deux jeunes morts (Zyad et Bounna, 17 et 15 ans, du collège n°3) semblent bien avoir été poursuivis pas la police, contrairement à ce qu'affirmait la version officielle qui niait toute course-poursuite (version Sarkozy et Parquet). Pourquoi aller dans cette ruelle et escalader une palissade pour se cacher dans un transformateur EDF alors même que leur cité se trouvait non loin du lieu du drame ?

2. Les jeunes, une dizaine,alors qu'ils jouaient au foot, ont fui un contrôle de police car certains n'avaient pas de papiers (entre autres, le troisième électrocuté, Metin, en cours de régularisation). Jamais ils n'ont commis de vol sur un chantier comme le prétendait la version officielle, reprise pourtant par de Villepin jeudi, et qui n'est plus défendue aujourd'hui par personne puisque samedi, le procureur de Bobigny a reconnu à son tour qu'il s'agissait d'un simple contrôle d'identité. D'ailleurs les jeunes garçons interpéllés ont été relâchés une heure après leur arrestation, preuve qu'ils n'avaient rien à se reprocher. Metin, gravement brûlé, "ne se souvient de rien" selon la version officielle... Ce silence a-t-il un lien avec son statut juridique ?

3. Des rumeurs de toute sorte se sont ainsi développées dans la ville : pourquoi ces mensonges policiers ? que cachent-ils ? Des émeutes ont éclaté : spontanées jeudi, elles ont été encadrées vendredi par des "anciens". Les premières cibles sont : la poste (voitures brûlées), les pompiers (un camion caillassé), les abris bus, une école (début d'incendie). Les émeutes de vendredi ont été particulièrement violentes (tirs de coup de feux sur les cars de gendarmes et de CRS, jets de projectiles...). Elles ont eu lieu dans les grandes avenues qui bordent la cité du Chêne pointu (près de la Pama). De très nombreuses voitures ont été brûlées : leurs carcasses calcinées jonchaient les rues encore samedi matin.

Samedi matin, une marche silencieuse a été organisée par les associations religieuses et la mosquée. L'heure était aux appels au calme. Les regards se tournaient vers la justice et Sarkozy était souvent conspué. Les institutions musulmanes, la mairie et les militant associatifs, visiblement unis, semblaient reprendre le contrôle de la situation. On a compté un peu plus d'un millier de participants. Pour éclaircir les circonstances du drame de jeudi, le maire PS de Clichy, Claude Dilain, épuisé et ému, qui semble bénéficier d'une rélle écoute auprès de la population clichoise , jeunes compris, a demandé officiellement à Nicolas Sarkozy l'ouverture d'une enquête sur la mort des deux jeunes. L'avocat des familles des victimes, de son côté, à la sortie d'une réunion qui a lieu à la mairie après la marche silencieuse, affirmait vouloir déposer une plainte pour non-assistance en personne en danger pour faire toute la lumière sur les circonstances du drame. Tout paraissait calme dans la journée et les forces de l'ordre demeuraient invisibles.

Samedi soir, au moment de la rupture du jeûne (vers 18h30), les 400 CRS et gendarmes, dont une partie vient de Chalon s/saone, sont sortis un peu partout dans la cité du Chêne pointu. Comme à l'accoutumée, il s'agissait d'encercler - "de boucler" - le quartier. Don quichottisme policier : en cohorte, à la façon des légions romaines, au pas de course, visière baissée, bouclier au bras, et flashball à la main, ils parcourent les rues une à une contre des ennemis invisibles. A cette heure, tout le monde mange et personne ne reste dehors. Pourquoi cette démonstration de force alors même que les rues étaient particulièrement calmes ? "Provocations policières" répondent à l'unisson les habitants interrogés. C'est un leitmotiv depuis vendredi soir.

Au bout d'une heure, quelques jeunes sortent et se tiennent face aux policiers : tous attendent le début des affrontements. Quel sens donner à cette stratégie policière à part celui qui consiste à vouloir "marquer son territoire", c'est-à-dire appliquer une version animale et musclée du retour à "l'ordre républicain" ? Plusieurs témoignages et enregistrements sur portable manifestent aussi, de façon indiscutable, la volonté de la police d'en découdre avec les jeunes (insultes racistes, appels au combat, bravades...).

Je suis monté aux Bosquets - à la mosquée Bilal- vers 21 heures : elle était pleine à craquer (1200-1300 personnes environ) pour cette nuit du Destin que les fidèles passent traditionnellement à la mosquée. De nombreuses voitures et poubelles ont déjà brûlé et les jeunes venaient se réfugier aux abords de cette enclave en plein milieu de la cité. L'ambiance néanmoins était au recueillement, et les imams, depuis le début, ont joué un rôle important dans la pacification.

Samedi soir, en dépit des provocations policières, les affrontements semblaient moins violents. Est-ce l'effet des appels au calme répétés depuis le matin ? Est-ce dû à l'importance rituelle de la nuit du destin en cette période de Ramadan ?

4. Dimanche soir, en guise de témoignage, un coup de fil désespéré et indigné d'Ibrahim, le fils d'un imam, à 20h55 : la police vient, en pleine prière, de gazer la mosquée des Bosquets. Des femmes - dans la salle de prière qui leur est spécialement réservée - se sont presque évanouies, me dit-il. A leur sortie, elles sont insultées par des membres des forces de l'ordre, me rapporte-on : "pute, salope...". Toutes les médiations avec la police s'avèrent impossibles, et ceux qui s'y risquent ont pour toute réponse un "dégage" cinglant et risquent d'être blessés par un flashball. Ibrahim me demande de témoigner mais je ne suis pas à Clichy à ce moment-là.

Cette nouvelle paraît hallucinante. Comment peut-on attaquer un lieu de culte ? Pourquoi gazer la mosquée alors que les autorités religieuses étaient les seules avec la mairie à pouvoir calmer la situation ? Dès lors l'embrasement total menace, les affrontements reprennent et de nouvelles voitures sont brûlées : les positions se radicalisent d'autant plus que dans la nuit les forces de l'ordre nient avoir utilisé des grenades lacrymogènes contre la mosquée. Le modèle de grenade utilisé contre les fidèles de la mosquée ne correspondrait pas à celui qu'utiliserait la police. Dorénavant, il y a deux affaires : la mort des deux adolescents et l'attaque de la mosquée.

Au même moment, Sarkozy à la télévision justifie et défend le déploiement policier à Clichy et prône une nouvelle fois la “tolérance zéro” : le poing fermé dans une main, et dans l'autre...rien, à part la main invisible du marché.

5. Lundi matin, l'ambiance est tendue. A 11 heures, Sarkozy réunit à la préfecture de Bobigny les forces de l'ordre : félicitations et soutien sont les mots d'ordre de la matinée. La version officielle du gazage de la mosquée a subi quelques inflexions durant la nuit. Le modèle de grenade utilisé correspond à celui de la police, mais le doute subsiste : qui peut bien avoir jeté ces grenades dans la mosquée ? Une nouvelle fois, la version officielle ne paraît en rien correspondre à la vérité.

À 13 heures, je me rends au Chêne Pointu regarder le journal TV avec un imam et sa famille : le traitement médiatique est au coeur aussi du ressentiment exprimé par beaucoup depuis le début des "émeutes". L'impression qui domine tous les discours ici est que les médias ne sont que les relais des institutions officielles, fussent-elles à l'origine de mensonges, et surtout qu'ils participent à la stigmatisation dont se sentent victimes les habitants de ces quartiers populaires.

Pourtant, le ton change : la presse et les chaînes de télévision se font plus critiques. La version officielle et de la mort des deux enfants et du gazage de la mosquée est remise en cause, du moins interrogée.

A 14 heures, conférence de presse à la mosquée des Bosquets. Un film, pris grâce à un téléphone portable, fait office de preuve. Il est projeté devant les journalistes nombreux : il donne à voir la panique qui a saisi les fidèles pendant le gazage. Puis les responsables ont pris la parole. Le ton est ferme, l'émotion palpable et les demandes précises : une enquête judiciaire et des excuses officielles. L'égalité de traitement entre les différents cultes est au cœur des revendications. Monsieur Bouhout, président de la mosquée, proche pourtant de l'UMP, se fait même menaçant quant à sa capacité à pacifier les esprits. Le grand frère de Bouna, devant la presse, annonce qu'il refuse de rencontrer Sarkozy, jugé "incompétent" et demande, avec la famille de Zyad, une entrevue avec le premier ministre. Tous demandent que la police évacue le quartier, condition nécessaire pour retrouver un peu de calme et pacifier la situation.

En périphérie de cette conférence de presse, des militant(e)s associatifs reviennent sur les causes socio-économiques des événements trop souvent occultées : Clichy occupe toujours une place de choix dans le palmarès des communes les plus pauvres de France et les associations ont de moins en moins d'argent pour travailler. L'ambiance est tendue à la sortie de la mosquée : des jeunes se renseignent aux abords du lieu du culte. Des femmes racontent ce qu'elles ont vu et subi : au coeur des témoignages, la colère contre la police qui multiplie les interventions "musclées" en dépit du bon sens et, trop souvent, de la loi ; contre les autorités ministérielles qui ne dénoncent pas le gazage de la mosquée dimanche soir. Les autorités religieuses, visiblement abattues et émues par ce qui s'était passé la veille, reprennent peu à peu le contrôle de la situation. Tout le monde attend la soirée avec appréhension.

A 19 heures, un accord est trouvé entre des membres de la mosquée et la préfecture : des jeunes sont désignés comme médiateurs pour "calmer" les plus énervés et prévenir les éventuelles échauffourées avec la police. Cette idée n'est pas neuve : c'était une proposition de certains jeunes samedi, mais les autorités préfectorales ne semblaient pas intéressées. Se sentent-elles impuissantes à trouver une solution au conflit ? La méthode dure, qui a prouvé son inefficacité et son iniquité, trouve-t-elle enfin ses limites ?

23h30 : La police et les jeunes jouent au chat et à la souris, mais la situation semble pour maîtrisée. Sur le terrain, les médiateurs jouent un rôle central me dit-on : ils vont à la rencontre des plus jeunes discuter, pour les dissuader de passer à l'acte. J'apprends dans la nuit que le garage de la police municipale de Montfermeil a été brûlé et que les forces de l'ordre ont procédé à quelques interpellations. Les affrontements ont été évités.

Antoine Germa

Mardi 1er novembre

Antoine Germa est professeur d'histoire-géographie à Clichy-sous-Bois

04/11/05 - 17:10

Clichy-sous-Bois : zone de non-droits ou zone d'injustices ?

par Antoine Germa [www]

Témoignage et retour sur une série de mensonges

Je suis à Clichy par intermittence depuis samedi matin pour préparer avec une journaliste de France-Inter une série d'émissions sur la situation à Clichy-sous-Bois. La ville s'est "embrasée" du jeudi 27 octobre au soir au lundi 30 au soir. Je livre ici ce que j'ai vu, entendu, compris, et ce qui m'a été rapporté.

1. Les deux jeunes morts (Zyad et Bounna, 17 et 15 ans, du collège n°3) semblent bien avoir été poursuivis pas la police, contrairement à ce qu'affirmait la version officielle qui niait toute course-poursuite (version Sarkozy et Parquet). Pourquoi aller dans cette ruelle et escalader une palissade pour se cacher dans un transformateur EDF alors même que leur cité se trouvait non loin du lieu du drame ?

2. Les jeunes, une dizaine,alors qu'ils jouaient au foot, ont fui un contrôle de police car certains n'avaient pas de papiers (entre autres, le troisième électrocuté, Metin, en cours de régularisation). Jamais ils n'ont commis de vol sur un chantier comme le prétendait la version officielle, reprise pourtant par de Villepin jeudi, et qui n'est plus défendue aujourd'hui par personne puisque samedi, le procureur de Bobigny a reconnu à son tour qu'il s'agissait d'un simple contrôle d'identité. D'ailleurs les jeunes garçons interpéllés ont été relâchés une heure après leur arrestation, preuve qu'ils n'avaient rien à se reprocher. Metin, gravement brûlé, "ne se souvient de rien" selon la version officielle... Ce silence a-t-il un lien avec son statut juridique ?

3. Des rumeurs de toute sorte se sont ainsi développées dans la ville : pourquoi ces mensonges policiers ? que cachent-ils ? Des émeutes ont éclaté : spontanées jeudi, elles ont été encadrées vendredi par des "anciens". Les premières cibles sont : la poste (voitures brûlées), les pompiers (un camion caillassé), les abris bus, une école (début d'incendie). Les émeutes de vendredi ont été particulièrement violentes (tirs de coup de feux sur les cars de gendarmes et de CRS, jets de projectiles...). Elles ont eu lieu dans les grandes avenues qui bordent la cité du Chêne pointu (près de la Pama). De très nombreuses voitures ont été brûlées : leurs carcasses calcinées jonchaient les rues encore samedi matin.

Samedi matin, une marche silencieuse a été organisée par les associations religieuses et la mosquée. L'heure était aux appels au calme. Les regards se tournaient vers la justice et Sarkozy était souvent conspué. Les institutions musulmanes, la mairie et les militant associatifs, visiblement unis, semblaient reprendre le contrôle de la situation. On a compté un peu plus d'un millier de participants. Pour éclaircir les circonstances du drame de jeudi, le maire PS de Clichy, Claude Dilain, épuisé et ému, qui semble bénéficier d'une rélle écoute auprès de la population clichoise , jeunes compris, a demandé officiellement à Nicolas Sarkozy l'ouverture d'une enquête sur la mort des deux jeunes. L'avocat des familles des victimes, de son côté, à la sortie d'une réunion qui a lieu à la mairie après la marche silencieuse, affirmait vouloir déposer une plainte pour non-assistance en personne en danger pour faire toute la lumière sur les circonstances du drame. Tout paraissait calme dans la journée et les forces de l'ordre demeuraient invisibles.

Samedi soir, au moment de la rupture du jeûne (vers 18h30), les 400 CRS et gendarmes, dont une partie vient de Chalon s/saone, sont sortis un peu partout dans la cité du Chêne pointu. Comme à l'accoutumée, il s'agissait d'encercler - "de boucler" - le quartier. Don quichottisme policier : en cohorte, à la façon des légions romaines, au pas de course, visière baissée, bouclier au bras, et flashball à la main, ils parcourent les rues une à une contre des ennemis invisibles. A cette heure, tout le monde mange et personne ne reste dehors. Pourquoi cette démonstration de force alors même que les rues étaient particulièrement calmes ? "Provocations policières" répondent à l'unisson les habitants interrogés. C'est un leitmotiv depuis vendredi soir.

Au bout d'une heure, quelques jeunes sortent et se tiennent face aux policiers : tous attendent le début des affrontements. Quel sens donner à cette stratégie policière à part celui qui consiste à vouloir "marquer son territoire", c'est-à-dire appliquer une version animale et musclée du retour à "l'ordre républicain" ? Plusieurs témoignages et enregistrements sur portable manifestent aussi, de façon indiscutable, la volonté de la police d'en découdre avec les jeunes (insultes racistes, appels au combat, bravades...).

Je suis monté aux Bosquets - à la mosquée Bilal- vers 21 heures : elle était pleine à craquer (1200-1300 personnes environ) pour cette nuit du Destin que les fidèles passent traditionnellement à la mosquée. De nombreuses voitures et poubelles ont déjà brûlé et les jeunes venaient se réfugier aux abords de cette enclave en plein milieu de la cité. L'ambiance néanmoins était au recueillement, et les imams, depuis le début, ont joué un rôle important dans la pacification.

Samedi soir, en dépit des provocations policières, les affrontements semblaient moins violents. Est-ce l'effet des appels au calme répétés depuis le matin ? Est-ce dû à l'importance rituelle de la nuit du destin en cette période de Ramadan ?

4. Dimanche soir, en guise de témoignage, un coup de fil désespéré et indigné d'Ibrahim, le fils d'un imam, à 20h55 : la police vient, en pleine prière, de gazer la mosquée des Bosquets. Des femmes - dans la salle de prière qui leur est spécialement réservée - se sont presque évanouies, me dit-il. A leur sortie, elles sont insultées par des membres des forces de l'ordre, me rapporte-on : "pute, salope...". Toutes les médiations avec la police s'avèrent impossibles, et ceux qui s'y risquent ont pour toute réponse un "dégage" cinglant et risquent d'être blessés par un flashball. Ibrahim me demande de témoigner mais je ne suis pas à Clichy à ce moment-là.

Cette nouvelle paraît hallucinante. Comment peut-on attaquer un lieu de culte ? Pourquoi gazer la mosquée alors que les autorités religieuses étaient les seules avec la mairie à pouvoir calmer la situation ? Dès lors l'embrasement total menace, les affrontements reprennent et de nouvelles voitures sont brûlées : les positions se radicalisent d'autant plus que dans la nuit les forces de l'ordre nient avoir utilisé des grenades lacrymogènes contre la mosquée. Le modèle de grenade utilisé contre les fidèles de la mosquée ne correspondrait pas à celui qu'utiliserait la police. Dorénavant, il y a deux affaires : la mort des deux adolescents et l'attaque de la mosquée.

Au même moment, Sarkozy à la télévision justifie et défend le déploiement policier à Clichy et prône une nouvelle fois la “tolérance zéro” : le poing fermé dans une main, et dans l'autre...rien, à part la main invisible du marché.

5. Lundi matin, l'ambiance est tendue. A 11 heures, Sarkozy réunit à la préfecture de Bobigny les forces de l'ordre : félicitations et soutien sont les mots d'ordre de la matinée. La version officielle du gazage de la mosquée a subi quelques inflexions durant la nuit. Le modèle de grenade utilisé correspond à celui de la police, mais le doute subsiste : qui peut bien avoir jeté ces grenades dans la mosquée ? Une nouvelle fois, la version officielle ne paraît en rien correspondre à la vérité.

À 13 heures, je me rends au Chêne Pointu regarder le journal TV avec un imam et sa famille : le traitement médiatique est au coeur aussi du ressentiment exprimé par beaucoup depuis le début des "émeutes". L'impression qui domine tous les discours ici est que les médias ne sont que les relais des institutions officielles, fussent-elles à l'origine de mensonges, et surtout qu'ils participent à la stigmatisation dont se sentent victimes les habitants de ces quartiers populaires.

Pourtant, le ton change : la presse et les chaînes de télévision se font plus critiques. La version officielle et de la mort des deux enfants et du gazage de la mosquée est remise en cause, du moins interrogée.

A 14 heures, conférence de presse à la mosquée des Bosquets. Un film, pris grâce à un téléphone portable, fait office de preuve. Il est projeté devant les journalistes nombreux : il donne à voir la panique qui a saisi les fidèles pendant le gazage. Puis les responsables ont pris la parole. Le ton est ferme, l'émotion palpable et les demandes précises : une enquête judiciaire et des excuses officielles. L'égalité de traitement entre les différents cultes est au cœur des revendications. Monsieur Bouhout, président de la mosquée, proche pourtant de l'UMP, se fait même menaçant quant à sa capacité à pacifier les esprits. Le grand frère de Bouna, devant la presse, annonce qu'il refuse de rencontrer Sarkozy, jugé "incompétent" et demande, avec la famille de Zyad, une entrevue avec le premier ministre. Tous demandent que la police évacue le quartier, condition nécessaire pour retrouver un peu de calme et pacifier la situation.

En périphérie de cette conférence de presse, des militant(e)s associatifs reviennent sur les causes socio-économiques des événements trop souvent occultées : Clichy occupe toujours une place de choix dans le palmarès des communes les plus pauvres de France et les associations ont de moins en moins d'argent pour travailler. L'ambiance est tendue à la sortie de la mosquée : des jeunes se renseignent aux abords du lieu du culte. Des femmes racontent ce qu'elles ont vu et subi : au coeur des témoignages, la colère contre la police qui multiplie les interventions "musclées" en dépit du bon sens et, trop souvent, de la loi ; contre les autorités ministérielles qui ne dénoncent pas le gazage de la mosquée dimanche soir. Les autorités religieuses, visiblement abattues et émues par ce qui s'était passé la veille, reprennent peu à peu le contrôle de la situation. Tout le monde attend la soirée avec appréhension.

A 19 heures, un accord est trouvé entre des membres de la mosquée et la préfecture : des jeunes sont désignés comme médiateurs pour "calmer" les plus énervés et prévenir les éventuelles échauffourées avec la police. Cette idée n'est pas neuve : c'était une proposition de certains jeunes samedi, mais les autorités préfectorales ne semblaient pas intéressées. Se sentent-elles impuissantes à trouver une solution au conflit ? La méthode dure, qui a prouvé son inefficacité et son iniquité, trouve-t-elle enfin ses limites ?

23h30 : La police et les jeunes jouent au chat et à la souris, mais la situation semble pour maîtrisée. Sur le terrain, les médiateurs jouent un rôle central me dit-on : ils vont à la rencontre des plus jeunes discuter, pour les dissuader de passer à l'acte. J'apprends dans la nuit que le garage de la police municipale de Montfermeil a été brûlé et que les forces de l'ordre ont procédé à quelques interpellations. Les affrontements ont été évités.

Antoine Germa

Mardi 1er novembre

Antoine Germa est professeur d'histoire-géographie à Clichy-sous-Bois

04/11/05 - 17:06

Emeutes de Clichy-sous-bois les jeunes accusent la police

Emeutes de Clichy-sous-bois les jeunes accusent la police

Entre provocations et répressions policières

dimanche 30 octobre 2005, par David Cadasse

Face aux suites insurrectionnelles du drame des deux adolescents morts électrocutés dans un transformateur EDF alors qu'ils tentaient de « fuir la police », les jeunes de Clichy-sous-bois (banlieue parisienne) accusent les forces de l'ordre de mettre de l'huile sur le feu en les provoquant sciemment et même de leur tirer dessus sans raison avec des balles en caoutchouc.
Afrik a récupéré une vidéo [www] illustrant les violences policières et a recueilli de multiples témoignages à l'occasion d'une rencontre, dimanche, entre le maire et les jeunes.

Source : [www]

04/11/05 - 17:05

"Quelles sont les mesures à prendre rapidement? Elles devront être inhabituelles et très impressionnantes pour un pays comme la France. Arrivé à un certain point, une phase de transition à tolérance zéro sera nécessaire. Il faudra absolument contrôler vigoureusement les accès des banlieues, limiter les entrées et les sorties, il faudra parvenir à identifier, isoler et exfiltrer la "racaille", il faudra créer des "camps" de redressement hermétiques, dirigés par du personnel pénitentiaire, social et éducatif adapté, il faudra "éduquer à la dure" (ou "à l'ancienne"). Des exemples existent aux USA, la plupart donnent de bons résultats. Le nettoyage des banlieues qu'évoque Nicolas Sarkozy est donc inévitable et devra s'opérer ainsi."

J'ai trouvé cà dans un article [www] linké en tête de page sur GoogleNews

Le reste est encore plus vomitif...mais voilà où nous mène le discours révolté de l'oracle et ses potes...

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