.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : Coltrane, Dave Brubeck Band, Aretha Franklin, Johnny Cash
Je regarde : du travail d'artisan doué
Je lis : Les Forbans de Cuba, par Dan Simmons.
Je joue : à me reposer
Je mange : frais et bio et sans glucides
Je bois : de l'eau
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : "Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité."
- le Qoeleth
Je rêve : (ne) pas, j'agis.
(mis à jour mercredi 3 décembre 2008 à 10:38)

27/10/2005

27/10/05 - 20:11

L'abbé a fauté

Dans un livre qui paraît jeudi, l'abbé Pierre avoue avoir cédé «de manière passagère» au désir - Il se déclare favorable au mariage des prêtres, à l'ordination des femmes et à l'homoparentalité.
Source : [www]


Il a beau avoir consacré très jeune sa vie à Dieu, l'abbé Pierre a couché. Pas souvent, jamais de façon régulière, mais le voeu de chasteté qu'il a prononcé n'a pas été respecté. «J'ai donc fait le voeu de chasteté (...). Cela n'enlève en rien la force du désir, et il m'est arrivé d'y céder de manière passagère. Mais je n'ai jamais eu de liaison régulière». Cette confession, le Français préféré des Français, la fait dans un livre publié jeudi chez Plon: «Mon Dieu... pourquoi?». Dans ce recueil de méditations coécrit avec le directeur du «Monde des Religions», Frédéric Lenoir, il aborde, de façon pas très catholique, des thèmes comme le pêché, l'enfer ou le bonheur. A ce propos, il précise pourquoi il n'a pas trouvé le sien auprès d'une femme: «J'ai donc connu l'expérience du désir sexuel et de sa très rare satisfaction, mais cette satisfaction fut une vraie source d'insatisfaction, car je sentais que je n'étais pas vrai. J'ai senti que pour être pleinement satisfait, le désir sexuel a besoin de s'exprimer dans une relation amoureuse, tendre, confiante. Or une telle relation m'était fermée par mon choix de vie. Je ne pouvais dès lors que rendre des femmes malheureuses et être moi-même tiraillé entre deux choix de vie inconciliables.»
Sur le même sujet
«Un abbé Pierre appuyant nos combats, ça aurait pu nous aider.»

Assumant le fait de ne pas avoir «laissé le désir sexuel prendre racine» - «Ma vocation réclamait une disponibilité totale», écrit-il - l'abbé Pierre, 93 ans, estime pourtant que c'est par le concubinage que l'église pourrait relancer les vocations. «Puisque l'Eglise catholique permet depuis des siècles à ses communautés orientales d'ordonner des prêtres mariés je vois mal pour quelle raison Jean Paul II a pu affirmer récemment qu'il était hors de question de revenir sur le célibat des prêtres pour le reste de l'Eglise catholique, estime-t-il. Cela permettrait sans doute de résoudre en partie la crise des vocations et de la pénurie des prêtres mais je suis aussi certain qu'il y aurait toujours autant de vocations au célibat». L'ancien frère capucin en est convaincu: «Il est nécessaire qu'existent dans l'Eglise des prêtres mariés et des prêtre célibataires qui puissent se consacrer totalement à la prière et aux autres».

Résolument progressiste, il se dit également favorable à l'ordination des femmes. Pour le fondateur d'Emmaüs, le crispation autour de cette question est un mystère. Il affirme n'avoir «jamais compris pourquoi Jean Paul II et le cardinal Ratzinger avaient affirmé que jamais l'Eglise n'ordonnerait des femmes. Une telle affirmation suppose que cette pratique serait non conforme à la substance même de la foi chrétienne (...). Le principal argument avancé, c'est que Jésus n'a choisi aucune femme parmi ses apôtres (...). Pour moi, cet argument n'a rien de théologique mais relève davantage de la sociologie».

Pour le Vatican, le coup est rude. Sa position sur l'homosexualité pourrait détonner plus encore: l'abbé, qui dit comprendre le désir des couples homosexuels de faire reconnaître leur amour par la société, suggère toutefois de parler d'«alliance» homosexuelle plutôt que de «mariage» car cela «créerait un traumatisme et une déstabilisation sociale forte». Il rappelle au passage que son secrétaire le père Péretti a contribué à fonder l'association d'homosexuels chrétiens David et Jonathan et laisse la porte ouverte à l'adoption d'enfants par des homosexuels. Il faut, selon lui, s'assurer que les enfants ne subissent pas de préjudice psychologique ou social car «ce serait à mes yeux la meilleure raison qui pourrait interdire l'homoparentalité. Pour le reste, on sait tous qu'un modèle parental classique n'est pas nécessairement gage de bonheur et d'équilibre pour l'enfant».

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Seigneur, merci pour cet homme,
cet appel vivant à la sainteté et à l'amour.
Merci pour ce brave qui ne rejette pas ses frères lgbt.
Merci pour cet exemple d'espoir et de courage qui nous rend notre dignité.
Puisse t'il servir de phare à nos bergers et éclairer leur phobie de son amour.

commentaires

27/10/05 - 20:20

il est bien cet homme là, en même temps c'est un peu dans l'air du temps et presque consenscuel. mais ça fait quand même du bien de lire une chose simple et avérée depuis des siècles: les prêtres ont tous fauté un jour ou l'autre. Quant à l'eglise en voie de réforme, on est mal parti, mais finalement, est-ce que ce n'est pas plus mal ? Comme ça hop avec ses positions retrograde, elle signe sont arrêt de mort ? mmm ?

27/10/05 - 20:27

Dieu sait que je suis plus proche des Anglicans que des catholiques quand il s'agit de morale et d'actualité.

27/10/05 - 21:17

Les prêtres ne font pas le voeu de chasteté comme les moines ou les bonnes souers mais de célibat: faut se renseigner monsieur le janséniste !

27/10/05 - 21:24

Et bien je ne suis pas du côté de cet homme là. Je trouve navrant qu'il utilise son pouvoir médiatique pour faire passer ses idées personnelles, qui sème encore un peu plus le trouble dans notre Eglise divisée. Il a le droit de s'exprimer (moi aussi!), mais en tant que prêtre, il a un devoir de réserve (comme dans chaque métier: secret professionnel et déontologie). Si j'étais son évêque, je le convoquerais. Je rappelle que je suis homo. Mais là, ce n'est pas bien de diviser. Qui est-il pour s'arroger le droit de faire un Concile à lui tout seul? L'Eglise nous dit que l'infaillibilité doctrinale vient des évêques (sucesseurs des Apôtres dans la continuité apostolique depuis le Christ) avec le Pape (sucesseur de Pierre; chaque pape en effet n'est pas successeur de son précédesseur, mais bien de Pierre), réunis en Concile. Moi, tant qu'un Concile n'aura pas délivré des textes directement inspirés par l'Esprit Saint, je m'en tiendrai à ce qu'ont dit tous les Conciles, de celui de Jérusalem en 50 à celui de Vatican II. Mais c'est une question de foi: je ne suis pas "demi-chrétien" encore moins un "demi-catholique". Je prends tout ou rien, car si je prends seulement ce qui me plaît, en rejettant ce qui me gêne, alors je suis un obstacle à l'action de Dieu, car je construis ma religion, celle qui m'arrange, bref, un veau d'or! Je préfère la religion catholique qui me dérange parce qu'elle vient de l'extérieur et maintient la transcandence. Si un jour, un Concile aborde ces questions, je m'inclinerais dans la foi que j'ai en l'actrion de Dieu parmi les successeurs des apôtres et le successeur de Pierre. Quand on regardera l'histoire, on verra sans doute notre époque de confusion avec effarment. Pendant 20 siècles, l'Eglise se serait trompé? et nous, petits habitants du 21è siècle aurions la prétention de détenir une vérité nouvelle, "tombée du Ciel"? Pour l'ordination d'hommes mariés (et non le mariage de ceux qui sont déjà ordonnés), il est prouvé que ce n'est pas la réponse au manque des vocations. Je vous renvoie sur la déclaration très intéressante qu'a faite le patriarche maronite du Liban (Eglise catholique d'Orient). Il constate que l'ordination d'hommes mariés n'a aucune incidence sur le nombre des vocations, et qu'avec les prêtres mariés, il y a d'autres problèmes (mutation: il faut que toute la famille puisse suivre, manque de disponibilité, etc...). Chers amis, si on vous suit, à quand le mariage des moines et les couvents mixtes avec enfants? Cela s'appelle... des familles chrétiennes!
Je vais m'attirer des foudres, mais étant de la Génération Jean-Paul II, je n'ai pas peur.
Je ne souhaite absolument blesser personne, mais mes convictions m'imposent de m'exprimer (sans doute maladroitement) pour rendre témoignage à celui que je ne dissocie jamais de l'Eglise qu'il a lui-même institué: le Christ.

Quand vous voulez pour continuer, bien à vous, frères biens aimés dans le Christ

bschraen@tiscali.fr

27/10/05 - 22:15

mein gloss, qu'est ce que je DETESTE le catholiscisme et la religion en general ! que de betises et de crimes commis en son nom !

28/10/05 - 00:12

chers amis,

1)je trouve curieux que tout le monde se dise tolérant et refuse d'entendre un point de vue différent. L'Eglise catholique a le droit et même le devoir de s'exprimer, et nul ne peut l'en emp^cher sans faire preuve de totalitarisme intellectuel

2) je trouve curieux qu'en France, on s'en prenne systématiquement à l'Eglise catholique, et jamais aux protestants, orthodoxes, musulmans, juifs (encore que ces derniers ne soient pas gâtés par les actes de violence haineux). A cette allure-là, en tant que catholique, bien que concerné par l'homosexualité, je me demande pendant combien de temps je pourrais vivre librement ma foi dans ce pays qui est le mien...la laïcité nous impose déjà des limites très restrictives, notre voix dérange. Jésus était anti-conformiste et l'Eglise d'aujourd'hui l'est aussi, puisqu'elle n'est pas dans ce consensualisme ambiant.

3) Pour les crimes commis, là je suis d'accord, mais on peut en dire autant de l'islamisme, du communisme soviétique etc...

4) nous pronons l'amour...alors quand je vois quelqu'un dire "je déteste" je n'y vois pas la marque de Dieu, mais l'influence de "la Bête"...désolé, mais c'est ainsi.

5) Ce qui m'étonne encore plus c'est qu'on veut obliger l'Eglise catholique à changer selon un point de vue personnel. Or, va-t-on voir les dignitaires musulamans, les popes orthodoxes, les pasteurs, les rabins, pour leur dire de changer leur point de vue? On va seulement voir les prêtres ou les évêques

6) ok, l'Eglise n'est pas parfaite: elle est composée de pécheurs: moi, eux, toi peut-être? Alors elle fait ce qu'elle peut. Mais je n'oublie pas que c'est l'Eglise, et que c'est Jésus qui l'a instituée, il y tient comme à la prunelle de ses yeux. Alors quand on attaque celle que j'aime, ça ma fait mal, et j'essaie de montrer qu'il faut au moins respecter le point de vue de l'autre

7) frères bien-aimés, je prie pour vous tous!

28/10/05 - 00:43

Moi je dis juste : l'Abbé exprime son point de vue, c'est son droit...si l'Eglise en prend ombrage, elle devrait déjà se demander pourquoi il est plus écouté qu'elle.

Après, Bruno, j'attends toujours de voir un pape prêt à ouvrir un concile sur le sujet...à la place je n'ai vu que des conservateurs peureux, arqueboutés sur leurs préjugés qui se cachent derrière des synodes politiquement corrects et bien muselés qui ne sont d'ailleurs que consultatifs...

Bordel, NOUS SOMMES AUSSI L'EGLISE ! Et sans parler de démocratie (ca serait déplacé) il faudra bien un jour que la tête autoproclamée finisse par entendre la demande du reste du corps.

28/10/05 - 08:33

completement d'accord avec furyo pour le coup !

28/10/05 - 13:02

tant pis! j'aurais fait ce que j'ai pu....comme on dit chez moi, "ce n'est pas la peine de pr^cher ou il n'y a pas de croyance"

Je prie pour vous tous, frères bien-aimés

28/10/05 - 15:41

Bravo Furyo, l'EGLISE, la VRAIE ce sont les centaines de milions d'humains dont nous faisons parti qui suivent le CHRIST et non ces pontifes arrogants et vivants dans le luxe et le stupre si loin de la PAROLE CHRISTIQUE qu'ils le recruxifieraient s'il devait revenir parmi nous, tant son message est révolutionnaire et n'a rien à voir avec les onctuositées ultra-conservatrices et bien-pensantes d'un panzer papa (ou son présécesseur) et tous ceux qui l'entourent dans ce territoire du Vatican .

Et si on s'en prend à l'Eglise Catholique, c'est parce qu'elle est tout le contraire de ce qu'elle prêche, qu'elle a fait tant de mal et continue à en faire partout . D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si les musulmans les plus radicaux s'allient au vatican pour bloquer toutes les avancées sociales ou fémnines, ou homosexuelles bien sur dans les organismes internationaux, comme Bush ...

Vive le CHRIST ROI, à bas la calotte réactionnaire et puante de suffisance et de mépris de ses frères humains !

28/10/05 - 23:48

J'aurais essayé...mais je ne peux pas forcer les coeurs fermés, les esprits haineux, les intelligences obscurcies. Je quitte donc le blog

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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.