.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : rien, je n'ai pas envie...
Je regarde : rien, pas le temps...
Je lis : mes comics en retard...
Je joue : à faire le chat
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau et des vodka-pomme
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : doucement.
Je rêve : à plus de paix...
(mis à jour lundi 1 septembre 2008 à 01:05)

22/08/2006

22/08/06 - 20:36

Communiqué de presse d'SOS homophobie

AGRESSIONS HOMOPHOBES : PREMIERS TRAVAUX DE LA CELLULE DE CRISE AGRESSION LGBT


Ces derniers mois SOS homophobie enregistre un accroissement significatif des signalements d'agressions homophobes. Agressions verbales permanentes, mais allant aussi jusqu'au meurtre. Quelques cas recensés du 21 juin au 21 juillet 2006 :
Lens - 21 juin : Dans un square, un homme est molesté, insulté et menacé de mort par deux individus. Personne ne viendra à son secours. "vous êtes homo, c'est normal que cela arrive" profère un témoin.
Paris - 24 juin : Dans le métro, deux lesbiennes se font insulter puis frapper pendant 15 minutes par un individu. Quelqu'un tire le signal d'alarme mais le conducteur ne juge pas utile d'appeler de l'aide.
Paris - 24 juin : Dans un café sur le passage de la Marche des Fiertés, plusieurs individus éméchés s'attaquent à un groupe de filles. La plus touchée a les dents cassées et aura 8 jours d'arrêt de travail.
Lyon - Nuit du 28 au 29 juin : Un homosexuel se fait agresser dans un lieu public alors qu'il était avec son copain. Après avoir volé son argent, l'agresseur a simplement dit : "j'ai envie de tuer un pédé" et a asséné deux violents coups de couteau, au ventre et à l'épaule de la victime.
6 juillet - Parentis : Un homosexuel d'une soixantaine d'années se fait défoncer le crâne à coup de crosse de fusil par un voisin. Aux dernières nouvelles, le pronostic vital est incertain.
6 juillet - Un village près de Narbonne: Un homosexuel a été frappé à plusieurs reprises dans une épicerie par un individu qui l'avait vu embrasser un ami au bal du village. Quelques jours après la plainte, la victime croise l'agresseur qui lui profère : " je te retrouverai".
10 juillet - Saint Etienne : Une bande de jeunes homophobes va casser du pédé sur un lieu de drague : voitures endommagées, coups et blessures. La police, appelée au cours de l'agression, déclare qu'elle ne se déplace pas à cet endroit.
13 juillet - Ivry-sur-Seine : Un cocktail Molotov a été jeté dans l'appartement de deux homosexuels qui avaient auparavant reçus des coups, des insultes homophobes et des menaces de mort.
Le 20 juillet - Bagnolet : Deux lesbiennes se font violemment agresser dans la galerie marchande parce que "deux nanas ensemble c'est de la merde". Bilan : interruption temporaire de travail de 15 jours.
Le 21 juillet - Vitry sur Seine: Bruno Wiel, un comptable parisien est agressé au parc des Lilas à Vitry sur Seine, lieu de drague homosexuel, il est roué de coup, retrouvé nu, couvert d'ecchymoses et le visage tuméfié, il est dans le coma. Il souffre d'un traumatisme crânien et thoracique grave.


Loin de se sentir coupables après les faits, les agresseurs demeurent persuadés d'être dans leur bon droit en s'en prenant à des homosexuel(le)s qu'ils considèrent comme des êtres inférieurs et dangereux confortés en cela sans doute par les discours haineux de certains relais d'opinion, qu'ils soient politiques ou religieux.

Pour faire face à cette monté de violence envers les homosexuel(le)s, SOS homophobie participe, avec plusieurs autres associations et organisations, à une cellule de crise, initiée en avril dernier.


Plusieurs actions sont en cours de réalisation et verront le jour à la rentrée :
Création d'un document "passeport pour la drague" recueillant des consignes de sécurité pour les rencontres sur les lieux de drague et sur Internet. Plusieurs associations participent à son élaboration et le diffuseront via leur réseau : Aides, Arcat, la Fédération des Centres LGBT; Flag, le Ravad, le SNEG, SOS homophobie.
Création d'un document destiné aux victimes d'agression rappelant les démarches à effectuer et les pièges à éviter, afin que l'affaire soit traitée au mieux par les services d'ordre et la justice. La Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discrimination et pour l'Égalité) apportera son soutien pour la rédaction de document. Une version "accompagnateurs" est prévue, à destination des associations soutenant les victimes et comportera des éléments de victimologie.
Création d'un site Internet inter associatif contenant, outre ces deux documents, un répertoire de tous les liens utiles, au niveau national ou régional. Il sera demandé aux sites de rencontres de proposer un lien vers ce site.
D'ores et déjà différentes associations qui réalisent des interventions de prévention de l'homophobie en milieu scolaire ainsi que des syndicats de l'Éducation Nationale se sont rapprochés pour communiquer de manière forte sur la nécessité d'une intensification de la prévention. Les faits prouvent que les agresseurs sont souvent jeunes et ceci ajouté à la sur suicidalité des jeunes homosexuel(les) rendent urgente une réelle politique dans ce sens.

D'autres actions sont à l'étude et seront mises en place rapidement.

SOS homophobie
c/o CGL, 3 rue Keller, BP 255, 75524 Paris cedex 11
SOS-homophobie.org
Ligne d'écoute anonyme : 0810 108 135 ou 01 48 06 42 41

22/08/06 - 20:11

Sans emplois véritables, pas de réinsertion

Ça fait longtemps qu'on le dit : tant qu'il n'y aura pas une réelle volonté de créer des emplois dignes et pérennes, la "réinsertion" professionnelle des personnes les plus éloignées de l'emploi relèvera davantage de l'escamotage statistique que du concret. N'en déplaise à Jean-Louis Borloo et à ses contrats aidés dont il vante le rôle dans la baisse du chômage, mais qui coûtent cher à l'Etat pour un résultat bien maigre dans la durée.

Un constat démontré par le récent rapport de l'IGAS (Inspection générale des Affaires sociales) et de l'IGF (Inspection générale des Finances), qui pointe le faible retour vers l'emploi des salariés employés dans les ateliers et chantiers d'insertion : "60% des salariés des ACI reviennent au chômage et à l'inactivité ou sont perdus de vue", souligne le rapport qui parle d’"efficacité insuffisante"...

Les ACI sont des structures d'insertion par l'économique qui contribuent à la réinsertion professionnelle des personnes les plus exclues de l'emploi (chômeurs de longue durée, bénéficiaires de minima sociaux). Elles encadrent ces salariés, tous employés en contrats aidés : contrats d'accompagnement vers l'emploi, contrats d'avenir… dont on sait qu'ils sont à durée déterminée, à temps partiel et payés sur une base Smic. Sous prétexte de leur remettre le pied à l'étrier, on les exploite contre une misère et sans garantie pour la suite.

Fin 2004, les ACI représentaient 2.300 structures employant 32.300 salariés en insertion. L'Etat et les collectivités locales ont prévu cette année de consacrer 750 millions d'euros pour ces structures, financées à 80% par les subventions.
Le rapport souligne qu'en 2004 "les sorties vers l'emploi des salariés en ACI n'ont pas dépassé 27% des sorties totales, et les sorties vers des CDI ou des CDD de plus de 6 mois s'élèvent à 10,5%". Ces résultats fort "modestes" sont loin de l'objectif de la loi de finances pour 2006 de "sortie de 20% des salariés des ACI vers des CDI du secteur marchand ou des CDD de plus de 6 mois", relèvent ses auteurs qui constatent également que si les ACI étaient en 2005 "dans une santé financière relative" avec "des résultats proches de l'équilibre", elles "n'ont pas les moyens de financer leur développement ou une variation subite de leurs charges d'exploitation". D'où certaines "inquiétudes devant les conséquences de la loi de Cohésion sociale" (introduction de nouvelles règles de fonctionnement et de financement) qui "s'est traduite très concrètement par une diminution conséquente (-15%) du nombre de contrats aidés, signés ou renouvelés par les ACI en 2005".

Le rapport "recommande une réforme substantielle du dispositif de financement des ACI", afin de "reconnaître pleinement la valeur économique du travail effectué par les salariés en insertion". Il préconise notamment "d'abandonner les modalités actuelles de financement" en "finançant non pas la masse salariale mais la prestation d'insertion assurée par les ACI". Ainsi, "l'argent de l'Etat ne serait plus alloué en fonction des caractéristiques de l'évolution de tel ou tel poste d'exploitation des ACI, mais en fonction des résultats atteints dans les parcours vers l'emploi". Des préconisations qui ne sont, hélas, que des pansements sur une jambe de bois !

19/08/2006

19/08/06 - 02:01

Le goût des autres

"Voici donc venu le temps de l'immigration choisie, face à l'immigration subie.
Et que subit-on, je vous le demande?
Et bien, nous subissons les réfugiés politiques, qui ont eu le mauvais goût de ne pas plaire à la dictature en place dans leur propre pays, les réfugiés de pays politiquement instables ou en guerre civile, les réfugiés économiques, dont beaucoup ne font que suivre les ressources qui sortent abondamment de leurs pays vers les nôtres, les candidats au regroupement familiale, c'est à dire des femmes, des enfants qui aimeraient voir leur mari, leur père, un peu plus souvent qu'une fois par an.
Que des gens qui n'ont pas eu le bon goût de naître et vivre dans des pays prospères et droit-de-l'hommistes comme les nôtres.
Voilà pour les damnés de la terre!

Et qui serons les heureux élus?
Ceux qui ont des qualifications qui nous manquent.
Ha bon? Avec 4 millions de chômeurs, si nous manquons de qualification, c'est que dans le meilleur des cas, nous ne consacrons pas les moyens nécessaires à la formation continue, mais l'hypothèse la plus vraissemblable c'est que nous comptons sur les travailleurs immigrés qualifiés pour casser les prix des autochtones, lesquels devront forcément apprendre à péter moins haut que leur cul.
Sans compter qu'un travailleur qualifié étranger, en dehors du fait qu'on l'importe en général parce qu'il est moins exigeant et bien plus fragile qu'un travailleur qualifié local, c'est aussi des frais de formation laissés à la charge du pays d'origine, lequel se démerdera pour financer son système éducatif avec des clous et pour faire tourner son économie avec ce que nous voudrons bien lui laisser comme bras cassés."

- Agnès Maillard, in Le Monolecte.

Je découvre avec délice ce blog, écrit par expérience, avec une analyse assez franche.
Je vous en conseille la lecture.

19/08/06 - 01:22

Société dévoreuse d'hommes

Le nombre de morts au travail, par accident ou par maladie, a augmenté de 10% en trois ans pour atteindre 2,2 millions de victimes, selon les statistiques du Bureau International du Travail.

De part le monde, le travail fait plus de victimes que les conflits armés!

18/08/2006

18/08/06 - 10:23

Mais que fait notre ministre de l'Intérieur ?

Les violences contre les personnes ont augmenté de 7, 15% d'août 2005 à juillet 2006 en France et, avec 425.532 faits recensés en cette période, portent cet indicateur à son plus haut niveau des 12 derniers mois.

Ce sont les "violences non crapuleuses", autrement dit les violences gratuites (198.261 faits, soit 46,59% de l'ensemble), qui participent le plus à cette hausse, avec la plus forte augmentation de la catégorie: +10,21%.

Les violences crapuleuses (128.868) ont augmenté de 7,06%, les menaces et chantages (75.677) de 4,80%.

Mais c'est vrai, il est trop occupé à brasser du vent devant les médias, à se mettre en avant pour la prochaine élection et à faire des promesses qui n'engageront que ceux qui sont assez stupides pour y croire.

18/08/06 - 00:00

Preums ?

J'en profite pour signaler que, non, le pape n'est pas mort (je ne l'aime pas mais de là à le vouloir mort...), qu'Isabelle Hupert m'indiffère, que Népo manque beaucoup au JDI, que j'aimerais bien aussi le retour de Chapichapo.

17/08/2006

17/08/06 - 22:34

Un nv test à la con.


My Personal Dna Report


Il faut reconnaitre que celui-ci tombe assez juste.

14/08/2006

14/08/06 - 19:01

Michael Moore en action !





04/08/2006

04/08/06 - 10:29

"La miséricorde de Dieu est comme un torrent qui déborde. Elle entraîne les coeurs sur son passage"
"Ce n'est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon, mais c'est Dieu qui court après le pécheur et qui le fait revenir à lui.
Il y en a qui donnent au Père Éternel un cœur dur. Oh, comme ils se trompent ! Le Père Éternel, pour désarmer sa justice, a donné à son Fils un cœur excessivement bon : on ne donne pas ce qu'on n'a pas...
Il y en a qui disent : "J'ai trop fait de mal, le Bon Dieu ne peut pas me pardonner". C'est un gros blasphème. C'est mettre une borne à la miséricorde de Dieu, et elle n'en a point : elle est infinie. Certains pécheurs ne le voudraient pas chez eux. Ils iraient même prendre leur fusil pour le faire mourir et n'entendre plus parler de Lui. Ça n'y fait rien, Il attend toujours à la porte. Il n'y a que Dieu pour savoir ce qu'est le péché".

- Jean-Marie Vianney, Saint curé d'Ars

02/08/2006

02/08/06 - 02:33

Père, oui, je suis prisonier
N'haies pas honte de mon crime
C'est celui d'aimer les délaissés
A vrai dire, seul le silence est une honte

Et je vais Te dire ce qui se dresse contre nous
Un art qui perdure depuis des siècles
Traverses les années et tu trouveras
Ce qui a noirci toute notre histoire
Contre nous se dresse la loi

Non celle que Tu nous a donné
Mais la parole de ceux qui Te l'ont confisqué
De ceux qui ont trafiqué, en Ton nom
Qui ont rejeté et meurtri en Ton saint nom

Seigneur aie pitié d'eux, aie pitié de nous.

 

.:Centre de Compilation:.

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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.