.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : Seu Jorge
Je regarde : Battlestar Galactica saison 4 et La vie aquatique de Wes Anderson.
Je lis : Entre père et fils de G. Gauthier-Hamon et R. Teboul
Je joue : à faire le chat
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau
Je cite : "Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : doucement.
Je rêve : à plus de paix...
(mis à jour mercredi 20 août 2008 à 01:07)

30/09/2006

30/09/06 - 07:05

Non, le privé n'est pas moins cher que le public

Chaque fois que les directeurs de clinique sont interrogés, notamment quand les cliniques sont en grève, ils assènent une contre-vérité sans être démentis, cela devient insupportable !

La semaine dernière, dans cette querelle de chiffres, la directrice de la Générale de Santé continuait dans cette même veine : « les hôpitaux publics coûtent deux fois plus cher que les cliniques privées et nous sommes pénalisés par la baisse des tarifs ». Elle oubliait au passage de rappeler que ce même groupe a enregistré des bénéfices records, en 2005 !

La Fédération Hospitalière de France vient d'éditer un petit opuscule qui remet bien les choses à leur place et que l'on peut télécharger à l'adresse suivante : [www]

Tout d'abord, les tarifs des hôpitaux publics sont des tarifs "tout compris" alors que les honoraires des médecins dans la construction des tarifs du privé n'apparaissent pas. Pour l'hôpital, où le médecin est salarié, le salaire de ce dernier est incorporé dans le tarif, ce qui n'est pas le cas pour les honoraires des médecins libéraux travaillant dans les cliniques commerciales, sans compter la prise en charge par l'Assurance Maladie d'une partie des charges sociales des médecins de secteur I, charges qui ne sont donc pas prises en compte dans ces études de coûts.

Par ailleurs, le phénomène de l'externalisation est mal évalué. A l'hôpital, tout est compris alors que dans le secteur du privé, les examens biologiques et d'imagerie sont extrêmement faibles. Parce que ces examens sont réalisés «autour » du séjour, c'est-à-dire en dehors des cliniques, dans des cabinets de radiologie ou des laboratoires, et ne pèsent donc pas sur les coûts des cliniques.

De multiples autres causes expliquent ces différences, tous les professionnels sérieux les connaissent. Ce sont :

- La lourdeur des cas (classification OAP) pris en charge par l'hôpital public, qui ne bénéficient pas d'une rémunération adéquate,

- Le fait que le secteur public assume les actes les moins rentables (le public et le privé ne se positionnent pas sur les mêmes pathologies à l'intérieur même d'un GHS),

- le public prend davantage en charge les grands vieillards (plus de 85 ans) et les grands prématurés. Cette population demande des soins très coûteux, qui entraînent souvent une durée longue de séjour, non prise en compte,

- La précarité est un facteur important parfaitement décrit dans une étude sur la précarité des patients dans les établissements sous dotation globale de financement (10% des séjours inscrits sont 30% plus coûteux, pour des raisons uniquement sociales et non médicales.)

- Au plan méthodologique, Il est impossible de créer un échantillon d'établissements comparables entre le public et le privé sur les critères étudiés, car le nombre de lits et la répartition de ces lits entre la médecine, la chirurgie et l'obstétrique sont trop différents.

- Enfin, les activités d'intérêt général sont essentiellement assurées par les hôpitaux publics (SAMU, SMUR, Plans sécuritaires, innovation, recours, enseignement…). Aujourd'hui, toutes les missions d'intérêt général ne sont pas financées par les MIGAC, malgré les demandes de la FHF. Certaines activités en sont exclues, complètement ou partiellement. Le coût de ces activités se retrouve donc dans la partie tarifaire du financement, ce qui a pour effet d'augmenter artificiellement les coûts des hôpitaux par rapport à ceux des cliniques privées n'assurant pas ces missions d'intérêt général.

L'hôpital public et le privé ne se positionnent pas sur les mêmes activités. Une convergence tarifaire n'a donc pas de sens, puisque la production du public et celle du privé sont différentes.

Alors cette querelle n'est certainement pas anodine. Il m'arrive parfois de me demander pourquoi la France est un des pays le plus en pointe dans le nombre d'établissements de soins à caractère commercial et comment on peut « faire des bénéfices » sur la santé de ses concitoyens...

[www]

29/09/2006

29/09/06 - 02:22

Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ?

Par Robert Redeker (Philosophe. Professeur au lycée Pierre-Paul-Riquet à Saint-Orens de Gammeville. Va publier Dépression et philosophie (éditions Pleins Feux)..
Le Figaro, Publié le 19 septembre 2006

Les réactions suscitées par l'analyse de Benoît XVI sur l'islam et la violence s'inscrivent dans la tentative menée par cet islam d'étouffer ce que l'Occident a de plus précieux qui n'existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s'exprimer.

L'islam essaie d'imposer à l'Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d'un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l'école, accusation d'islamophobie contre les esprits libres.

Comment expliquer l'interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l'argument avancé : risque de «troubles à l'ordre public». Cela signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir violents à l'affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de Paris-Plages ?

Pourtant, la non-interdiction du port du voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à l'oppression contre les femmes suscite, plus propre à «troubler l'ordre public» que le string. Il n'est pas déplacé de penser que cette interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l'islam. Ou, à tout le moins, qu'elle résulte de l'insidieuse pression musulmane sur les esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s'élevaient contre l'inauguration d'un Parvis Jean-Paul-II à Paris ne s'opposent pas à la construction de mosquées. L'islam tente d'obliger l'Europe à se plier à sa vision de l'homme.

Comme jadis avec le communisme, l'Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L'islam se présente, à l'image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l'instar du communisme d'autrefois, l'islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d'une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd'hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd'hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l'oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme.

Dans l'ouverture à autrui, propre à l'Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l'autre doit toujours passer avant moi. L'Occidental, héritier du christianisme, est l'être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l'identique de feu le communisme, l'islam tient la générosité, l'ouverture d'esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des moeurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.

Ce sont des faiblesses qu'il veut exploiter au moyen «d'idiots utiles», les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d'imposer l'ordre coranique au monde occidental lui-même.

Le Coran est un livre d'inouïe violence. Maxime Rodinson énonce, dans l'Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D'une part, «Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (...) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (...) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin».

D'autre part, «Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu'il accusait d'un comportement suspect». Enfin, «après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d'années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages».

Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.

De fait, l'Église catholique n'est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L'Inquisition, la chasse aux sorcières, l'exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l'islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l'Église.

Aucune des fautes de l'Église ne plonge ses racines dans l'Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l'institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d'amour, Mahomet un maître de haine.

La lapidation de Satan, chaque année à La Mecque, n'est pas qu'un phénomène superstitieux. Elle ne met pas seulement en scène une foule hystérisée flirtant avec la barbarie. Sa portée est anthropologique. Voilà en effet un rite, auquel chaque musulman est invité à se soumettre, inscrivant la violence comme un devoir sacré au coeur du croyant.

Cette lapidation, s'accompagnant annuellement de la mort par piétinement de quelques fidèles, parfois de plusieurs centaines, est un rituel qui couve la violence archaïque.

Au lieu d'éliminer cette violence archaïque, à l'imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c'est-à-dire l'entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice en eucharistie), l'islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au chaud. Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l'islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.

Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l'islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l'Occident «le monde libre» par rapport à au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce «monde libre», fonctionnaires zélés de l'oeil du Coran, pullulent en son sein.

28/09/2006

28/09/06 - 15:25

Suis-je un affreux facho ?

A en croire beaucoup de monde, M.G. Dantec en est un.
Pourtant, il se trouve que, dans la plupart des cas, j'en viens au mêmes conclusions que lui et j'approuve la plupart de ses points de vue.
Moi qui me fait traiter de gauchiste en général, ca m'intrigue.

J'ai lu tout ses livres, enfin, je suis en train de finir le dernier.
Ce que j'en retire :
- c'est un esprit bien nourri, riche de cultures différentes voir opposées, un homme qui essaye de métapenser plutôt que de penser. J'avoue que la lecture des deux premiers tomes de son Théâtre des opérations m'a pris un temps fou, tellement il foisonne d'idées complexes qui demande assimilation et réflexion.
- ce n'est pas un allumé, ni un provocateur borderline, mais c'est surement un gnostique à tendance visionnaire.
- c'est un homme plutôt libre, au-dessus du politiquement correct et de la pensée unique, qu'il conchie tout les deux, il est au-dessus de tout ca, même si ca lui coûte : il a du changer d'éditeur et son 3eme tome du Théâtre des opérations "American black box" est bizarrement coincé chez son nouvel éditeur depuis plus d'un an. Normal, il y parle du 11/9, de l'élection de Chirac et de son action contre la guerre en Irak.

J'imagine facilement ce qu'il en a pensé, lui qui déclare que nous en sommes déjà à la dernière guerre mondiale contre le jihad vert islamiste (notez le -iste, pas le -ique). Pour lui, même si Bush avait des intérêts louches d'y aller, il fallait y aller.
Perso, je pense que Maurice se trompe de guerre, Hussein était un baasiste, donc laïque.
Par contre, il était temps que nous intervenions en Afghanistan, pour virer ces salopards de talibans.

Dantec, dans ses romans, prévoit pour les années 20 de ce siècle une guerre qu'il appelle "Grand Jihad" qui amènera à la Balkanisation de la France (Francistan) et d'une partie de l'europe, ainsi que la 2nde guerre de secession américaine.
J'ai du mal à y croire et je suis moins pessimiste que lui, mais quand on voit les réactions hystériques des "leaders" musulman lorsque quelques dessinateurs dessinent leur prophète, ou quand le pape prononce une phrase, qui, sortie de son contexte est une bonne excuse pour bruler des drapeaux et lancer des menaces de mort...on peut se poser des questions.
A t'on déjà vu ces fameux leaders, exprimer leurs regrets après des attentats ?
Les a t'on entendu modérer leurs extrémistes lors de la fatwa contre Rushdie ou contre notre pays à cause des lois sur les signes de religiosité à l'école ?
Les a t'on vu renier l'assassin de Théo Van Gogh ?
Non, parceque ce sont les mêmes personnes des deux cotés du manche....

Qui leur donne le droit de nous imposer leur censure, si ce n'est nous ?
Pour preuve, deux programmes culturels ont été censurés en quelques jours.
Selon le quotidien Libération, Le Deutsche Oper de Berlin a ainsi déprogrammé un opéra de Mozart, lundi soir, intitulé Idoménée car dans « l'une des scènes conçues par Hans Neuenfels, le roi de Crète, Idoménée, rapporte les têtes ensanglantées de Poséidon, Jésus, Bouddha et Mahomet, et les dépose sur des chaises ».
Cette censure fait suite à une récente déprogrammation d'un téléfilm Colère, qui traitait de la question de la violence familiale dans la communauté turque.

Comme Dantec, je pense que notre lacheté onusienne lors de la guerre des Balkans, où les forces de l'onu ont été empéchées d'intervenir en Bosnie-Herzégovine alors que les bouchers d'Alija Izetbegović ou de Ratko Mladic commirent des crimes de guerres, des massacres, des viols et la création de camps de concentration suite à des déplacements forcés de populations. Alija Izetbegović, a fait appel au cours de la guerre à des fondamentalistes musulmans, en particulier des Moudjahiddin dont le but étaitde créer un État islamiste...pendant ce temps là, des crétins (BHL, Kouchner), en France, le défendaient.
Ca ne sont pas nos actes les plus glorieux et l'Europe (la Zeropa en dantec) a souvent montré sa lacheté et sa capacité à baisser sa culotte devant les exterminateurs musulmans.

Oui, le 20eme siècle et l'idée de l'Europe sont morts pendant cette guerre et le 21eme est né le 11/9/01.

Dantec en appelle à une forme de réflexion moins prise dans nos remords post-colonialistes, moins béate, moins complaisante, une réflexion de combat, qu'il essaye de mettre à notre portée à travers ses livres.
J'imagine facilement que ca peut choquer, je comprends qu'il est alors facile de le coller, lui qui est anti-palestinien et sioniste, dans la case facho.
J'espère plutôt qu'on le lira et qu'on en tirera que du bien.

27/09/2006

27/09/06 - 20:51

Décapitation du Prophète : Mozart sommé de s'excuser

Wolfgang Amadeus Mozart a aujourd'hui été sommé de s'expliquer - et si possible de présenter des excuses - à propos de la présence de Mohammed dans un de ses spectacles.

Une caricature de la tête du célèbre prophète - plutôt réussie si l'on fait abstraction de l'absence de corps en dessous - figure en effet dans Idomeneo, l'une des productions du célèbre auteur-compositeur de comédies musicales. Sont aussi présentes des caricatures tout aussi décollées de Poséidon, Jésus et Bouddha

La direction du Deutsche Oper de Berlin a par conséquent décidé d'annuler les représentations prévues en novembre, sous peine de « conflagration mondiale de première bourre », selon son porte-parole.
Il est à noter qu'aucun représentant de l'islam - ou même du culte de Poséïdon - n';avait à cette heure réclamé l'annulation de ce spectacle ou même évoqué une quelconque faute de goût.
En revanche, Wolfgang Amadeus Mozart court toujours, ce qui prouve bien qu';il doit se reprocher quelque chose.

[www]

26/09/2006

26/09/06 - 07:11

Vu chez Gayanglican...j'approuve et je fais passer...

A-t-on le droit de critiquer l'Islam?
Je suis sidéré par les réactions suscitées par le discours de Benoît XVI aux représentants de la science à l'université de Ratisbonne, prononcé le 12/09/06 lors de son voyage en Allemagne . Avez-lu le texte intégral ? Il s'agit d'une conférence de haute volée où le pape évoque notamment les liens entre foi chrétienne et raison. Beaucoup d'idées sont développées. Je n'en reprends ici que quelques unes.

La spécificité de la foi chrétienne est d'être fondée à la foi sur des racines biblique et sur des valeurs issues de la philosophie grecque. Autrement dit, l'héritage grec critiquement purifié appartient à la foi chrétienne. Cette rencontre est au fondement de l'Europe. C'est grâce à ce mariage heureux que les chrétiens peuvent affirmer qu' agir contre la raison (le Logos) est contraire à la nature de Dieu.

Les musulmans n'ont pas la même conception de Dieu. Pour eux, Dieu n'est liée à aucune catégorie, pas même celle de la raison. Il peut agir comme bon Lui semble. Autrement dit, Dieu est un Dieu arbitraire qui n'est pas tenu par la vérité et le bien. Ses possibilités mystérieuses, derrière ses décisions effectives, nous sont éternellement inaccessibles et cachées. D'où le risque d'instrumentalisation de l'islam par ceux qui s'en réclament et qui veulent l'imposer par la violence, le jihad par exemple. C'est pourquoi le pape termine son discours en invitant les partenaires au dialogue des cultures en se fondant sur la raison, vue d'une manière large.

Est-ce injurieux d'avoir une lecture critique de l'islam ? Je ne le pense pas. Après tout, cette religion s'est imposée dès le départ par la force, le prophète de l'islam n'hésitant par à massacrer les populations réfractaires. De même, le jihad (pas seulement intérieur mais aussi extérieur) est un concept fort de cette religion. Enfin, que dire de la violence physique et symbolique à l'égard des femmes, des chrétiens, sans parler des gays et lesbiennes (lisez le dossier du dernier Têtu sur la "résistance des homos musulmans")? N'oublions pas que des chrétiens d'Orient tombent de nos jours sous les coups du fanatisme musulman.

Les chrétiens n'hésitent pas à faire leur mea culpa quand c'est nécessaire. Pourquoi l'islam serait-il lui au dessus de toute critique ? Le cardinal George Pell, chef de l'Eglise catholique d'Australie, a estimé que la violence des réactions aux propos tenus par le pape sur l'islam "justifiait l'une des principales peurs de Benoît XVI".
"Elles démontrent le lien qu'établissent de nombreux islamistes entre religion et violence, ainsi que leur refus de répondre à la critique par des arguments rationnels, ne réagissant que par des manifestations, des menaces et une véritable violence", écrit l'archevêque de Sydney dans un communiqué. "Je pense que nous devons mener une étude approfondie de ce que le Coran dit de la violence, du parcours des premiers musulmans et de l'expansion militaire qui s'est poursuivie pendant des dizaines d'années, et solliciter l'avis de nos amis musulmans", a-t-il précisé au micro de la radio australienne.

Comme le dit très justement Henri Tincq,spécialiste des religions, dans une chronique du Monde:
Sous prétexte d'islamophobie ambiante, ou de risque d'instrumentalisation par des groupes radicaux, faut-il se taire sur ces questions ? Bien des musulmans modérés, intellectuels ou non, se les posent chaque jour, de manière ouverte ou clandestine, par peur de représailles. Aussi faut-il que l'islam se sente bien fragile pour qu'à chaque interpellation extérieure, d'où qu'elle vienne - un écrivain comme Salman Rushdie, des caricaturistes danois, aujourd'hui le pape -, il n'ait d'autres ressources que celle de l'émotion transmise parl' "islam satellitaire" (les chaînes Al-Jazira ou Al-Arabiya), le plus influent aujourd'hui, d'autre riposte que de crier à l'insulte contre le prophète.

Et vous, que est votre avis sur cette question ?

[www]

24/09/2006

24/09/06 - 05:06

Le fait de déguiser la marionnette de Benoît XVI en Hitler ne relève pas seulement de la plaisanterie.
Il ne relève pas seulement de la provocation.
Il ne relève pas seulement de l'ignorance historique.
Il ne relève pas même d'une sorte de nihilisme consommatoire gratuit, puéril et éphémère.
Il ne relève pas seulement d'un règlement de compte de bas étage de petits bourgeois parisiens jaloux de leurs partouzes fétichistes.
Il ne relève pas de l'ignorance massive, géologique, sidérale de la classe médiatico-cocaïnée en matière d'histoire du christianisme, de théologie, de spiritualité, bref de tout ce qui fait l'histoire d'un peuple que cette classe tente à tout prix de lobotomiser pour mieux se l'assujettir.
Il ne relève pas même de l'imperméabilité absolue au respect de l'intimité orante - d'ailleurs, ces deux termes n'ont pour les adeptes de la toute-puissance médiatico-rebellocrate strictement aucune signification.

Non, le fait de déguiser la marionnette de Benoît XVI en Hitler relève de la haine pure.
De la haine de l'homme, dans son infinie fragilité face au Mystère.
De la haine de ce qui n'est pas la raison du plus fort.
De la haine de l'intelligence, de la complexité, de la subtilité, du silence.
De la haine d'une pensée échappant à l'asservissement du chiffre d'affaire.
De la haine de la religion, à laquelle il faut faire la guerre.
De la haine du christianisme, sur laquelle est fondé le pouvoir d'une caste.

18/09/2006

18/09/06 - 03:05

Je ne suis pas pessimiste.
Je ne suis pas non plus optimiste.
J'essaye juste de surnager au quotidien, comme je peux.

Je suis croyant, enfin, j'essaye.
Je doute, c'est une arme à double tranchant, mais la seule qui nous est vraiment donnée, finalement.
Je prie, très machinalement en ce moment.
Je ne sens plus Sa présence, mais à nouveau un grand vide qui me dévore de l'intérieur.

Je n'ai plus eu envie de vivre cette nuit, à nouveau, il faut croire que le mois de septembre ne me réussit pas.
Déjà l'année dernière j'ai fini au PU pour une TS ratée.
J'en ai marre des psys, j'en ai marre de n'être pas bien.
Je n'ai même plus envie d'aller bien.

A fleur de peau, fatigué, écoeuré, envie de rien sinon de silence.

15/09/2006

15/09/06 - 09:21

La vie des autres

Pourquoi se poser des questions sur la vie ? Ca se passe maintenant, ce qui est fait, hé bien est fait, ce qui arrive, arrivera.

Etudiant, poil aux dents, disait le "poète" dans les années 70.
Voilà quoi je peux résumer la plupart des amis de Julien.
Ils sont sympas, positifs, fétards, sportifs ou pas, souriants...on sent qu'ils ont toute la vie devant eux et pour seul souci de potasser leurs partiels au dernier moment.
Ils connaissent bien un ou deux sujets de conversation, généralement pas la matière qu'ils étudient, n'ont que des réaction épidermiques à offrir dès qu'on aborde des sujets de société, rien de réfléchit ni de creusé, mais un certains enthousiasme pour les idées qu'on leur a préchié.
J'aime bien les Guignols de l'info, je suis souvent d'accord avec le fond de leur pensée, mais les voir utilisés comme seule référence de pensée politique ou sociale, de la part d'individus post bac+3, ca me fait un peu mal au fondement.

Ils n'aiment pas lire, ou lisent utile, ne réclament en rien le droit de penser par eux-même sauf dans de rares moments de rebellion puériles et sincère. Structurer, analyser, argumenter, là est le problème. Je suis souvent étonné de voir combien empiriquement ils connaissent de choses et en même temps combien ils n'en tirent pas des usages pratiques. Ils semblent se complaire dans une dichotomie entre le savoir et l'être, il ne relient pas les deux.

J'ai fait plusieurs fois le test d'opposer à leur saillies politiques un démenti structuré, choisissant bien sûr de démontrer l'inconcevable pour eux. Quand on les bouscule ainsi, quand on utilise le doute comme forceps à la réflexion, surgit en premier la révolte brute. C'est qu'ils sont douillets ces petits. Ils aiment leurs certitudes, surtout quand ils se pensent moralement "du bon coté". Pour des universitaires, ils ne savent pas s'enrichir de la contradiction, ils ne savent que confronter et affirmer. Quel gachi de cervelle !

Après la révolte vient le silence, on voit dans leurs yeux se déclencher un processus de mise en route du cerveau, en attendant d'avoir un vrai argument, ils balancent généralement une idée toute faite, bien enrobée, histoire de meubler. Evidemment, on en fait qu'une bouchée.

Là, on sent que ca rame, que c'est la merde. Là, ils agissent par réflexe, celui qui leur est inculqué, enseignant-enseigné, ils demandent, ils posent des questions sur un ton de défi. Qui est on pour leur dire de telles conneries ? Sur quoi se base t'on ?
Comme le dit justement sur son blog Romain Masson : "on doit se faire un honneur d’appréhender les idées des autres." Pour bien détruire ton enemi, connais-le, connais ses structures logiques, connais ses dogmes qui sont autant de points faibles.

Et là, c'est un plaisir que de répondre à notre jeune licencié ou mastèrisé.
Le but de cette conversation est, of course, de pousser notre interlocuteur dans ses retranchements pour l'amener à défendre, en l'obligeant à structurer sa pensée, à développer des arguments réels.
Il en vient facilement, plus ou moins lentement, à la conclusion suivante : selon ce qu'on croit, on peut avoir de vrais arguments pour le défendre.
Un sophiste vous dira que donc toutes les pensées se valent, le cynique aprouvera, moi je me contenterai de dire : il suffit d'accepter de croire en quelquechose.

03/09/2006

03/09/06 - 08:34

Sarko, le mariage gay et autres problèmes

Moi, ce qui me gène dans cette histoire, ce n'est pas sa position, qui n'est que le résultat de calculs politico-sondagiers de ses conseillers en comm' pour lui gagner les voix conservatrices sans trop le griller avec les progressistes, c'est surtout que ce mec a voté contre le PACS, que maintenant il soutiendrait à demi-mesure...

Il n'a pas de programme politique, juste des algorythmes de calcul pour gagner...il n'a pas d'idées ni de convictions, juste des panels qui lui disent quoi dire. La politique (au sens noble) il s'en fout, tout ce qu'il veut c'est le pouvoir.

C'est ce qui explique qu'il tiennent en permanence un double discours, préchant à gauche puis à (l'extrême) droite.

Franchement, je ne veux pas de ce requin pour être garant de ma liberté, de mon égalité et de ma fraternité.

01/09/2006

01/09/06 - 09:36

Irrépressible

adj. Qu'on ne peut réprimer ou contenir.

Des forums de discussion sont surveillés.
Des blogs sont supprimés.
Des sites Internet sont bloqués.
Des moteurs de recherche sont bridés.
Des personnes sont emprisonnées uniquement parce qu'elles ont mis en ligne et partagé des informations.

Internet représente un nouveau territoire à défendre dans le combat pour le respect des droits humains.
En effet, des gouvernements répriment la liberté d'expression avec l'aide de certaines des plus grandes entreprises mondiales du secteur des technologies de l'information.

Amnesty International lance, avec le soutien du quotidien britannique The Observer, une campagne montrant qu'il est impossible de réprimer l'expression des idées et les droits humains, que ce soit en ligne ou autrement.

Pensez à signer la déclaration en faveur d'un Internet libre :
[www]

01/09/06 - 01:24

En ce moment je n'ai pas trop envie de poster.
J'ai du mal à passer de l'intime au public.
Ma vie m'entraine vers des rives un peu étranges, ca peut être intéressant, mais c'est avant tout un peu effrayant.
En attendant je vous embrasse tous.

 

.:Centre de Compilation:.

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>>Les dix réponses les plus cons
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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.