.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : rien, je n'ai pas envie...
Je regarde : rien, pas le temps...
Je lis : mes comics en retard...
Je joue : à faire le chat
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau et des vodka-pomme
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : doucement.
Je rêve : à plus de paix...
(mis à jour lundi 1 septembre 2008 à 01:05)

31/10/2006

31/10/06 - 03:27

La colère des ''perquisitionnés par erreur'' dans une cité des Mureaux

Par Raphaelle PICARD

LES MUREAUX (AFP) - Colère, humiliation et désir de vengeance: les habitants du quartier défavorisé des Musiciens aux Mureaux étaient nombreux mercredi à exprimer leur amertume après avoir été réveillés par une intervention policière à l'aube et vu leurs enfants "braqués".
Il était 6H00 pile lorsque des habitants du deuxième étage de la tour Bizet ont entendu le premier coup de bélier sur leur porte blindée. La famille musulmane pratiquante de 15 personnes, réunie dans la salle à manger pour le traditionnel repas avant le lever du soleil, n'a pas eu le temps de réaliser. "Une vingtaine de policiers ont fait irruption dans l'appartement, ils nous ont fait tomber au sol, avec un coup de pied, mon frère et moi", raconte Adama, 17 ans, portant un hématome au visage après un "coup de matraque". "
Ils m'ont écrasé la tête par terre comme une merde", ajoute le jeune garçon.
Il affirme que des policiers, dans la précipitation, ont également poussé sa mère par terre, lui ont renversé de l'huile chaude sur un pied et jeté à terre les aliments, tandis que les deux frères étaient menottés et les autres membres de la famille alignés dans le couloir, mains sur la tête. Adama confie son désir de "se venger".
Les yeux de Workya, une des filles de la famille, étincellent de colère. Son fils de deux ans et demi "s'est fait braquer un pistolet sur la tempe" dans sa chambre. La jeune femme de 27 ans n'a pas pu se rendre à son travail ce matin. Elle veut porter plainte. "Pour eux, on est juste une famille d'arabes et de noirs, ils nous considèrent comme des animaux", affirme-t-elle.

Après leur intervention musclée, les policiers, à la recherche de cinq personnes à la suite des échauffourées avec des jeunes, dimanche soir, dans le quartier, sont partis rapidement en disant "on s'est trompé", se dirigeant vers la porte voisine. Même porte enfoncée. Même surprise, peur et indignation chez les "perquisitionnés par erreur".

Une journaliste de l'AFP a constaté que l'appartement avait été "retourné", des meubles cassés, des vêtements jetés à terre, des étagères vidées, des matelas retournés. Cette fois, les policiers "braquent dans son lit un petit garçon trisomique de 6 ans", affirme Lina, habitante du second appartement, qui ajoute: "Ils l'ont traumatisé.

Ce n'est que de la mise en scène, ils vont d'appart en appart mais ils ont rien trouvé". Lorsque la centaine de policiers se replient vers 8H00 après avoir interpellé une personne en présence d'une nuée de journalistes, des femmes et des jeunes les poursuivent en les invectivant et en imitant le cri du singe: "bâtards, robocops, fourmis!" Comme d'autres mères de famille descendues des tours au fil de l'intervention, Mariam fulmine.

On a fait revenir cette jeune femme de 24 ans de son travail à la chaîne car la police est intervenue dans son appartement où se trouvait son nourrisson de 12 mois. "Ici on se sent en danger, on a peur quand les forces de l'ordre sont là", lâche-t-elle. "Si on braquait vos enfants avec des armes, j'aimerais bien voir comment vous réagiriez, il faut arrêter la provocation".

Conséquences de cet article : Une journaliste de l’AFP frappée d’ « interdiction professionnelle »

24/10/2006

24/10/06 - 22:03

Emeutes des banlieues : bis repetita ?

"La plupart des conditions qui ont amené, il y a un an, un déclenchement de la violence collective, sur une grande partie du territoire métropolitain, sont toujours réunies", annonce froidement le rapport des Renseignements généraux baptisé État des lieux dans les quartiers sensibles, un document confidentiel qui l'est beaucoup moins depuis que Le Figaro en publie des extraits dans son édition d'hier.

La plupart des conditions sont toujours réunies, donc.
Mais alors, en un an, qu'a fait le tout puissant ministre d'Etat pour la sécurité publique ?

Les RG sont inquiets, mais heureusement, pas Nicolas Sarkozy :
"Il n'y a pas, à ce jour, de signes avant-coureurs d'une nouvelle émeute", assure-t-il.

On peut avoir confiance, c'est le même qui écrivait en 2004 :
"Que disait-on il y a deux ans quand je suis arrivé au ministère de l'Intérieur ? Il va jouer au superflic. Les banlieues vont s'embraser. Résultat : il n'y a pas eu de révolte et la criminalité a baissé sensiblement", dans son livre La République, les religions, l'espérance. Quel flair !

23/10/2006

23/10/06 - 04:26

Je crois que j'ai la double citoyenneté

Je crois que j'ai reçu du Seigneur la double nationalité.
Je suis citoyen d'un autre pays où l'on ne me demande jamais mes papiers,
Où l'on m'accueille en tant que frère ou soeur,
Et où la couleur de mon vêtement, de ma peau ou de mon argent n'ont aucune importance.
Je suis citoyen d'un autre pays où les lois sont respectées
Parce qu'elles sont écrites dans les coeurs et pas seulement dans la pierre ou sur papier,
Et où personne ne perd son temps à réclamer ses droits
Parce que chacun préfère s'appliquer à être fidèle à ses devoirs.
Je suis citoyen d'un autre pays où Celui qui règne
N'a pas besoin de consacrer la moitié de ses mandats à sa réélection,
Parce que sa légitimité est acquise et n'est pas à conquérir.
Je suis citoyen d'un autre pays où la fin est plus importante que les moyens,
Où la relation est plus considérée que la domination,
Où la parole et la confiance ne sont pas de vains mots.
Et parce que je suis citoyen de cet autre pays,
Ma façon de penser, d'être et de vivre sur cette terre a changé irrémédiablement.
Je vis, je me lève et je parle à mes contemporains
En tant qu'ambassadeur d'un autre monde où tout est possible
Et je crois que ce possible est ouvert aux hommes et aux femmes de notre pays.
Amen

22/10/2006

22/10/06 - 06:46

L'UMP soutient un homophobe notoire et condamné !!!!

L'UMP prépare la candidature de Christian Vanneste aux législatives

La commission nationale d'investiture de l'UMP a réservé la 10ème circonscription du Nord au CNI, le Centre National des Indépendants et Paysans, parti politique associé à l'UMP, auquel appartient Christian Vanneste, actuel député de cette circonscription.
Tout indique donc que le parti de la majorité s'apprête à laisser Christian Vanneste se présenter aux législatives de 2007, malgré sa condamnation pour propos homophobes en janvier, dont il a fait appel, et ses nombreuses déclarations dans le même sens depuis.

Les réactions n'ont pas tardé: GayLib, mouvement homo également associé à l'UMP, déclare «totalement inconcevable que Chrisitian Vanneste puisse porter les couleurs de [sa] famille politique» et fait part «de son opposition la plus vive à l'égard de cette décision qui, si elle devait se confirmer, ne manquerait pas de brouiller l'image de l'UMP.»

Plus désabusées, les parties civiles lors du procès contre Christian Vanneste ne s'estiment «malheureusement pas du tout surprises», à l'instar de Jérôme Martin, ancien président d'Act Up-Paris.
«On ne pouvait pas attendre de l'UMP une décision qui aille dans le sens de la lutte contre l'homophobie. Nicolas Sarkozy s'était engagé à l'exclure en cas de récidive et il ne l'a pas fait», ajoute-t-il.
Pas surpris non plus, SOS Homophobie estime que c'est «dans la suite logique des choses, l'UMP fait la sourde oreille à 100% sur les propos de Christian Vanneste».

21/10/2006

21/10/06 - 21:48

Ca me fait hurler de lire ca !

Roissy: des employés musulmans se voient retirer leur badge

PARIS - Des employés musulmans de l'aéroport de Roissy se sont vu retirer leur badge pour des raisons de sécurité. Cette mesure, justifiée par Nicolas Sarkozy, relance le débat sécuritaire en France, à six mois de la présidentielle.

Des employés de l'aéroport parisien ont dénoncé une "paranoïa" ambiante et un syndicat a porté plainte pour discrimination à la suite du retrait à des personnels musulmans de badges qui permettent d'accéder à la "zone réservée" se trouvant aux abords des pistes.

Le ministre de l'Intérieur et des Cultes, Nicolas Sarkozy, candidat probable à la présidence au printemps 2007, a affirmé qu'il ne pouvait "pas accepter que des gens qui ont une pratique radicale travaillent sur une plateforme aéroportuaire".

"Des gens qui ont accès aux pistes de décollage et d'atterrissage, notre devoir, c'est de veiller à ce qu'ils n'aient ni de près ni de loin de liens avec des organisations radicales", a-t-il insisté. S'ils se croient "victimes de discriminations, qu'ils fassent valoir leurs droits devant les tribunaux", a lancé M. Sarkozy.

Selon le sous-préfet de Roissy, Jacques Lebrot, quelques dizaines de personnes, dont une "majorité de musulmans", se sont vu retirer leur habilitation à travailler en zone sous douane parce qu'elles constituent "une vulnérabilité pour la sûreté de l'aéroport", selon l'Unité centrale de lutte antiterroriste (Uclat).

Une enquête préliminaire a été ouverte à la suite du dépôt par le syndicat CFDT d'une plainte pour discrimination au nom de bagagistes musulmans dont le badge aurait été retiré, selon le syndicat, en raison de leur religion.

En avril, Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF, droite nationaliste), dénonçait, dans un livre intitulé "Les Mosquées de Roissy", l'existence de salles de prières officieuses et l'infiltration d'islamistes à l'aéroport. Quatre mois plus tard, le ministère de l'Intérieur annonçait que "tous les lieux de cultes officieux" avaient été fermés.

"Le fait d'être musulman pratiquant n'est absolument pas un critère" pris en compte pour lever l'habilitation à travailler en zone réservée, a affirmé le sous-préfet de Roissy.

Pour décider de sanctionner un employé présentant un danger pour l'aéroport, la préfecture s'appuie sur des informations des services de renseignement traitées par l'Uclat, a-t-il ajouté.
(ats / 21 octobre 2006 16:01)

20/10/2006

20/10/06 - 08:59

Les derniers damnés de la cigarette...




C'est dingue comment j'ai savouré ma clope tout en angoissant en regardant cette vidéo.

17/10/2006

17/10/06 - 06:42

Prix IgNobel 2006 de médecine.

Le professeur Francis M. Fesmire de l'Université duTennessee a brillament remporté le prix cette année grâce à son article médical nommé : "Suppression de hoquets persistants par massage rectal manuel"...quand je vous dit que ca peut faire du bien

13/10/2006

13/10/06 - 13:42

GayAttitude Lyon

Groupe rassemblant les gens qui veulent organiser et participer à des soirées GayAttitude à Lyon.
[www]
Rejoignez-nous !

12/10/2006

12/10/06 - 04:36

Anna Politkovskaia

11/10/2006

11/10/06 - 18:49

Al-Qaida, le Hamas, le Hezbollah

« Malgré leurs différences, ces groupes forment un mouvement unique, un réseau mondial de radicaux qui utilisent la terreur pour tuer ceux qui se mettent sur le chemin de leur idéologie totalitaire. Et les caractéristiques unificatrices de leur mouvement, le lien qui surmonte les divisions confessionnelles et les revendications locales, est la conviction ferme que les sociétés libres sont une menace pour leur visions déformées de l'islam. La guerre que nous livrons aujourd'hui est plus qu'un conflit militaire. C'est la lutte idéologique décisive du XXIe siècle. »

« D'un côté, il y a ceux qui croient aux valeurs de la liberté et de la modération, au droit des gens de parler, de croire et de vivre en liberté. D'un autre, il y a ceux qui sont poussés par les valeurs de la tyrannie et de l'extrémisme, le droit d'un petit groupe de gens auto-désignés d'imposer leur point de vue fanatique aux autres. Comme des vétérans, nous avons connu ce type d'ennemi avant. Ils sont les successeurs des fascistes, des nazis, des communistes et des autres totalitarismes du XXe siècle, et l'histoire montre quelle sera l'issue de cette lutte. Cette guerre est difficile, elle sera longue et elle se terminera par la défaite des terroristes, des totalitaires, et une victoire pour la cause de la liberté. »

De qui est cette citation ?
Qu'en pensez-vous ?

06/10/2006

06/10/06 - 05:46

Bereno, archives

Rezo.net a reussi à sauvegarder une partie du blog de Bereno, dont je parlais dans mon article précédent :
[www]

Vous pouvez aussi télécharger la première saison de ce blog : [www]
Et la seconde saison : [www]

A lire et à relire et à diffuser...

05/10/2006

05/10/06 - 21:31

En colère

Je n'ai pas trop les mots, alors je laisse parler un orfèvre en la matière, Agnès, du Monolecte (http://blog.monolecte.fr)

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Silence, on souffre!

Un peu comme on éteint la lumière en quittant une pièce, le blog de Bereno a brutalement cessé d'émettre hier dans la blogosphère.

J'aurais préféré comparer le site de Bereno à une étoile qui s'éteint brutalement dans le ciel, mais pour le coup, aucun évènement cosmique n'est venu souligner cette subite disparition. Pourtant, vu la qualité du propos et de son auteur, une supernova eut été de mise, du service minimum, pour le moins. Mais non, rien, seulement une absence, une voix qui se tait, un silence de plus qui s'installe.

Au début, on pense juste à un bug d'hébergement du Monde, car Bereno était hébergé par la plateforme du Monde. Une fin d'abonnement. une fausse manoeuvre, un machin technique bien rassurant, en somme, rien d'irréversible...
Certes, L'inpecteur du travail ne devait pas faire que des heureux avec ses récits sur la condition ordinaire des travailleurs en France, il avait même senti le vent du boulet(fr) lui ébouriffer les cheveux en son temps, mais de là à lui couper le sifflet subitement! Surtout que l'on est dans une démocratie, n'est-ce pas? Où la liberté d'expression est garantie par les institutions, non? Et même s'il est fonctionnaire, l'ami Béréno n'a jamais dérogé à son devoir de réserve : il a conservé son anonymat, protégé celui des protagonistes de ses histoires, n'a jamais cité un lieu ou une date, rien. Il ne s'agissait là que d'une étude de cas, une succession de monographies quasi éthnologiques qui explorait d'une position privilégiée la nature des relations entre patronat, syndicat et salariat. Une oeuvre d'utilité publique, donc, un quasi sacerdoce, un travail documentaire indispensable et édifiant.
Bref, il s'agissait là de ce genre d'initiatives d'obscurs rouages de la machine qui forcent le respect et appellent une certaine forme de reconnaissance, à défaut d'une promotion officielle.

Mais pas un ultimatum, pas de menaces, pas de coercition.

Or, c'est exactement de cela qu'il s'agit.

Hier, donc, l'ami Bereno a reçu l'ordre express du sommet de sa hiérarchie de fermer sans délai son blog, qui s'avérait pour le coup encore plus dérangeant que l'on pouvait le penser au premier abord.
En fait d'ordre, il s'agissait plutôt d'un ultimatum émanant directement de son ministère de tutelle qui exigeait la fermeture immédiate du blog sulfureux avec menace de sanction disciplinaire s'il ne s'exécutait pas sur le champ. Béréno, qui a investi le temps et l'énergie que l'on peut deviner dans son patient travail d'enthomologiste du microcosmos de l'entreprise, a bien tenté de négocier un départ honorable, juste un petit mot pour tous les lecteurs qu'il recevait quotidiennement et qui lui écrivaient, le soutenaient, juste un au revoir, un calva et une clope avant l'échafaud. Mais ce jugement qui est tombé du plus haut sans autre forme de procès était sans appel ou aménagement de peine. Bereno a été contraint d'auto-détruire son oeuvre et de se murer dans le silence.

Aujourd'hui, Bereno est muselé, condamné au silence. Il n'a pas le droit de s'exprimer ou d'aller plaider sa cause sur quelque support que ce soit. On lui a clairement laissé entendre qu'il était interdit de blog sous peine de voir une procédure disciplinaire immédiatement engagée contre lui.
Le plus étrange dans l'histoire, c'est que la veille au soir, j'ai visionné le documentaire Une femme à abattre(fr), quelque chose déjà d'énorme comme déni de démocratie, mais on se rassure en se disant que c'est de l'autre côté de la grande mare, chez les cow boys de GWB. Et le lendemain, on apprend que c'est en train d'arriver près de chez vous.

Et voilà, c'est fini. Baillonné, le Bereno. Réduit au silence. Comme ces centaines de milliers de travailleurs qu'il avait choisi de défendre, par sa profession, déjà, puis par son engagement citoyen!

 

.:Centre de Compilation:.

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Vous pouvez le contacter Ici , ca lui fera surement plaisir...

>>Les dix réponses les plus cons
à un coming-out
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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.