.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : rien, je n'ai pas envie...
Je regarde : rien, pas le temps...
Je lis : mes comics en retard...
Je joue : à faire le chat
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau et des vodka-pomme
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : doucement.
Je rêve : à plus de paix...
(mis à jour lundi 1 septembre 2008 à 01:05)

27/12/2006

27/12/06 - 02:49

Cher ami / parent / collègue / vague connaissance / épouse / mari / tendre moitié. (rayez les mentions inutiles)

Je voulais envoyer un message à mes amis pour les fêtes de fin d'année, mais de nos jours il est si difficile de savoir quoi dire sans risquer d'offenser quelqu'un. C'est pourquoi j'ai rencontré mon avocat hier et, sur son conseil, je souhaîte dire ceci :

Veuillez accepter, sans aucune obligation explicite ou implicite, mes meilleurs voeux pour une célébration, écologiquement et socialement responsable, non addictive et indépendante de votre sexe, des fêtes du solstice d'hiver, dans le cadre des plus agréables traditions religieuses ou culturelles de votre choix et dans le respect des convictions religieuses et/ou traditions culturelles des autres, ou leur choix de ne pas appliquer de tradition religieuse ou culturelle du tout.

Je vous souhaîte également une année calendaire 2007 fiscalement réussie, personnellement satisfaisante et sans problèmes médicaux, sans pour autant négliger le calendrier d'autres cultures qui ont contribué à la société et à la grandeur de notre pays (ce qui ne signifie pas que la France est nécessairement un pays supérieur à quelque autre pays que ce soit) et ce, sans distinction de race, croyance, couleur, age, capacité physique, conviction religieuse ou préférence sexuelle des personnes à qui s'adressent ces voeux.

En acceptant ces voeux, vous acceptez ces termes :

Ces voeux sont sujets à modifications ou retrait sans préavis. Ils sont librement transférables, sans modification des voeux originaux.

Ils n'impliquent aucune promesse de la part de celui qui vous les envoie de faire en sorte que ces voeux se réalisent pour lui/elle-même ou pour d'autres. Ces voeux sont nuls et non avenus là où la loi les interdit. Ils sont révocables sur simple décision de celui qui vous les envoie, à sa discrétion.

Ces voeux sont garantis de fonctionner normalement, dans le cadre de l'application usuelle des bons présages pour une période d'un an ou jusqu'à l'émission de nouveaux voeux, selon ce qui arrive le premier. La grantie est limitée au remplacement de ces voeux ou à l'émission de nouveaux voeux, à la discrétion de celui qui vous les envoie.

Note : Aucune arbre n'a été endommagé pour l'envoi de ce message. Cependant, un nombre conséquent d'électrons ont été légèrement indisposés.

24/12/2006

24/12/06 - 08:35

Le vent mauvais du ministre de la chasse a l'enfant

Plusieurs événements récents semblent témoigner de la volonté du ministre de l'Intérieur de recourir à la répression contre ceux qui tenter de freiner ses ardeurs cynégétiques.

Distribution par des policiers en uniforme aux passagers du vol Air France Paris-Bamako d'un tract les menaçant d'années de prison et de dizaines de milliers d' euros d'amende s'ils manifestent leur solidarité aux sans papiers expulsés.

Policiers accostant les passagers pour les menacer de vive voix pour le cas où ils n'auraient pas bien compris ! Bonjour l'image du pays et celle de la compagnie aérienne qui fournissent de telles prestations !

Mercredi 13 décembre à Bourg-en-Bresse, un jeune sans papiers et une militante de RESF, ont été traités comme des délinquants par quelques policiers qui ont pris l'initiative de les menotter comme de dangereux criminels alors qu'ils n'opposaient aucune résistance. Aider quelqu'un, être témoin, poser des questions, s'exprimer, sont-ils devenus des crimes?

Convocation au commissariat de Sarcelles d'un militant du RESF 95 « coupable » d'avoir reproché, en des termes assez vifs, au préfet de Corrèze d'avoir fait interpeller une enfant arménienne de 4 ans dans une école en vue de l'expulsion de sa famille vers l'Allemagne.

Enfin, le 19 décembre, placement en garde à vue à Marseille de Florimond et Myriam, deux des militants RESF qui avaient participé le 11 novembre dernier aux actions qui avaient abouti à éviter l'expulsion du père algérien de deux enfants scolarisés.
Au terme de sa garde à vue, Florimond a été mis en examen pour « avoir volontairement commis des violences sur personne dépositaire de l'autorité publique, faits commis par arme par destination (en l'espèce son véhicule) » et pour « avoir volontairement exercé des violences [...], ces violences étant aggravées par les deux circonstances suivantes : sur un dépositaire de l'autorité publique et en réunion ».
Rien de moins ! Rien ne s'est passé comme les policiers ont reçu l'ordre de le prétendre. Florimond a en réalité suivi à distance la voiture de police qui arrivait avec l'expulsé à l'aéroport et il n'a commis aucune violence !
On est navrés de constater que la volonté ministérielle de réprimer ceux qui s'opposent à la chasse à l'enfant conduit des fonctionnaires de police à se ridiculiser.
Audience le 20 avril. une date symbolique, pour signifier que Monsieur Sarkozy est un homme pressé qui fait la veille ce que M. Le Pen aurait fait le lendemain seulement ?

Manifestement, le gouvernement est inquiet de voir que la solidarité avec les enfants et les familles qui sont les cibles de sa politique ne faiblit pas. Il recourt maintenant à l'intimidation et à la répression, et veut punir les citoyens coupables de solidarité.

Même s'il prend le soin d'agir à la veille des vacances de Noël, le gouvernement doit recevoir la réponse que mérite sa volonté de traquer tous ceux qui lui résistent. Les organisations, associations et collectifs membres du Réseau Education Sans Frontières appellent à la vigilance face à cette logique dangereuse pour la démocratie et vont envisager de manière concertée la riposte indispensable comme le soutien qui s'impose à l'égard de tous les citoyens dont l'action légitime serait ainsi mise en cause.

Source : http://educationsansfrontieres.org/article.php3?id_article=3483

19/12/2006

19/12/06 - 20:52

Sans casque, ni bouclier : témoignage d'un ex-officier de police





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source : http://regardeavue.com/index.php/2006/05/21/10-sans-casque-ni-bouclier-temoignage-dun-ex-officier-de-police

18/12/2006

18/12/06 - 16:58

Ils assassinent l'Education nationale

Ah ça, quand il s'agit de jouer les pleureuses, de tirer la sonnette d'alarme, d'établir le diagnostic, notre classe politique toute entière est unanime : l'Education nationale est sinistrée, le niveau baisse et la violence au sein des établissements monte.

Fort bien. Mais que fait-on alors ?

La solution miracle de l'actuelle majorité, pour sauver l'Education nationale, est de... lui retirer toujours plus de moyens !

"Nous connaissions, depuis 2002, les suppressions massives d'emplois, la baisse considérable des recrutements, le licenciement des personnels précaires, le non-remplacement de départs en retraite...

Cela se faisait sur le dos des élèves et des personnels en alourdissant leur charge et leurs conditions de travail : récupération de moyens en augmentant les effectifs des classes, en supprimant des options, en réduisant l'aide aux collégiens fragiles et l'offre de formation aux lycéens...

«Gain» en 4 ans : plus de 25 000 postes d'enseignants", analyse le syndicat UNSEN-CGT. Qui n'est pas seul mobilisé puisqu'un front unitaire regroupant pas moins de quinze organisations appelle aujourd'hui à la grève les enseignants du second degré.

En cause, un projet de décret que le ministre Gilles de Robien veut imposer en force.

Côté pile, il fait mine de vouloir interdire une méthode globale pour l'apprentissage de la lecture qui n'est déjà plus appliquée nulle part, ou appelle à créer des cours spécifiques de grammaire. Poudre aux yeux.

Côté face, histoire d'économiser encore près de 3000 postes supplémentaires, il veut imposer (entre autres) la bivalence : les professeurs devront être capables d'enseigner deux matières différentes. Sans être évidemment correctement formés dans ces deux disciplines.

Hier, durant l'édition de Soir 3, une enseignante témoignait. Professeur d'espagnol, elle s'est longuement formée aux subtilités de la langue de Cervantes ainsi qu'à la culture ibérique.
Et bien demain, on pourra aussi la forcer à apprendre à ses élèves l'anglais !
Imagine-t-on qu'elle sera capable d'offrir un enseignement correct dans cette matière qui lui est complètement étrangère ? En vérité, c'est du grand n'importe quoi.
Robien l'inflexible poursuit son oeuvre d'assassinat de l'Education nationale.

Les riches n'auront qu'à s'inscrire dans le privé, et tant pis pour les pauvres... Et l'on ose encore prétendre que droite et gauche ne signifient rien ?

source : [www]

14/12/2006

14/12/06 - 19:53

Préjugés...






12/12/2006

12/12/06 - 06:07

Pensée du matin

Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une foret qui pousse...



09/12/2006

08/12/2006

08/12/06 - 21:40

Un ptit coup de pouce aux Restaux du Coeur



08/12/06 - 07:01

Blog du coeur, déjà plus de 6000 euros rassemblés !



06/12/2006

06/12/06 - 06:59

Le « slapping » ou comment bâillonner le citoyen

Source

Le terme « slapping » provient de l'acronyme anglais Srategic Lawsuit Against Public Participation ou poursuite stratégique contre la mobilisation publique, une pratique juridique qui a fait son apparition aux États-Unis il y a une quinzaine d'années et qui commence à devenir très populaire auprès des entreprises qui cherchent des contre-feu aux remises en questions de leurs agissements par les organisations et groupes communautaires.

Le principe est simple: une grande entreprise qui est prise en faute et dénoncée par une mobilisation publique va entamer une poursuite contre ses détracteurs, souvent de petits organismes et associations et parfois même des citoyens. Dans la pluspart des cas, le plus faible économiquement n'aura pas les moyens de défrayer les frais d'avocat pour se défendre et renoncera à poursuivre ses actions.

Aux États-Unis, déjà 24 états ont interdit le « slapping » dont New- York, la Floride et la Californie. Ici au Québec nous assistons aux premiers cas avec le bras de fer qui oppose l' AQLPA ( Association Québecoise de Lutte contre la Pollution Atmosphérique ) qui a pignon sur rue depuis 24 ans et qui va devoir cesser ses activités, incapable de combattre une poursuite de 5 millions de dollars entamée par la firme AIM.
Dans le même ordre une entreprise de compostage de la région de Sherbrooke poursuit un citoyen qui se plaignait publiquement des odeurs nauséabondes. La partie semble gagnée puisque plus personne n'ose se plaindre par peur de représailles démontrant ainsi le fort levier de dissuasion du « slapping ».

Nous sommes donc en présense de méthodes légales totalement anti-démocratique qui se répendront dans tous les états et pays qui n'auront pas légiféré pour les interdir.

Avec les blogues, les journaux citoyens, les nanos-publications, nous avons l'impression pour le moment que nous vivons l'avènement de la prise de parole citoyenne offrant à tout à chacun la possibilité de faire entendre son point de vue.Il faut être bien réaliste que cela n'est pas du goût de tout le monde, que cela dérange et que certaines « entités » sont prêtes à utiliser tous les moyens disponibles pour sauvegarder leurs intérêts.



05/12/2006

05/12/06 - 20:15

Et si on faisait les Blogs du Coeur ?



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01/12/2006

 

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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.