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(mis à jour mercredi 20 août 2008 à 01:07)

29/09/2006

29/09/06 - 02:22

Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ?

Par Robert Redeker (Philosophe. Professeur au lycée Pierre-Paul-Riquet à Saint-Orens de Gammeville. Va publier Dépression et philosophie (éditions Pleins Feux)..
Le Figaro, Publié le 19 septembre 2006

Les réactions suscitées par l'analyse de Benoît XVI sur l'islam et la violence s'inscrivent dans la tentative menée par cet islam d'étouffer ce que l'Occident a de plus précieux qui n'existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s'exprimer.

L'islam essaie d'imposer à l'Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d'un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l'école, accusation d'islamophobie contre les esprits libres.

Comment expliquer l'interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l'argument avancé : risque de «troubles à l'ordre public». Cela signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir violents à l'affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de Paris-Plages ?

Pourtant, la non-interdiction du port du voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à l'oppression contre les femmes suscite, plus propre à «troubler l'ordre public» que le string. Il n'est pas déplacé de penser que cette interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l'islam. Ou, à tout le moins, qu'elle résulte de l'insidieuse pression musulmane sur les esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s'élevaient contre l'inauguration d'un Parvis Jean-Paul-II à Paris ne s'opposent pas à la construction de mosquées. L'islam tente d'obliger l'Europe à se plier à sa vision de l'homme.

Comme jadis avec le communisme, l'Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L'islam se présente, à l'image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l'instar du communisme d'autrefois, l'islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d'une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd'hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd'hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l'oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme.

Dans l'ouverture à autrui, propre à l'Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l'autre doit toujours passer avant moi. L'Occidental, héritier du christianisme, est l'être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l'identique de feu le communisme, l'islam tient la générosité, l'ouverture d'esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des moeurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.

Ce sont des faiblesses qu'il veut exploiter au moyen «d'idiots utiles», les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d'imposer l'ordre coranique au monde occidental lui-même.

Le Coran est un livre d'inouïe violence. Maxime Rodinson énonce, dans l'Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D'une part, «Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (...) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (...) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin».

D'autre part, «Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu'il accusait d'un comportement suspect». Enfin, «après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d'années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages».

Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.

De fait, l'Église catholique n'est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L'Inquisition, la chasse aux sorcières, l'exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l'islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l'Église.

Aucune des fautes de l'Église ne plonge ses racines dans l'Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l'institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d'amour, Mahomet un maître de haine.

La lapidation de Satan, chaque année à La Mecque, n'est pas qu'un phénomène superstitieux. Elle ne met pas seulement en scène une foule hystérisée flirtant avec la barbarie. Sa portée est anthropologique. Voilà en effet un rite, auquel chaque musulman est invité à se soumettre, inscrivant la violence comme un devoir sacré au coeur du croyant.

Cette lapidation, s'accompagnant annuellement de la mort par piétinement de quelques fidèles, parfois de plusieurs centaines, est un rituel qui couve la violence archaïque.

Au lieu d'éliminer cette violence archaïque, à l'imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c'est-à-dire l'entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice en eucharistie), l'islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au chaud. Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l'islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.

Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l'islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l'Occident «le monde libre» par rapport à au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce «monde libre», fonctionnaires zélés de l'oeil du Coran, pullulent en son sein.

commentaires

29/09/06 - 06:08

Bravo!!!!

29/09/06 - 09:54

Et pour cette magnifique analyse, sans langue de bois, il a reçu des menaces de mort.
La preuve par A+B quel'islam tente de museler la liberté d'expression...

Faites circuler cet article !
Nous avons eu notre siècle des lumières, l'obscurantisme islamique ne doit pas continuer

29/09/06 - 10:48

Il est inadmissible et absolument SCANDALEUX que ce prof qui a le droit de donner son opinion sur le Coran (comme la pape que je déteste), le Prophète ou Jésus soit obligé de changer tous les jours de lieu avec une protection, même pas soutenu par Robien: "un fonctionnaire a le devoir de réserve" (à vomir!)...dans le pays de Voltaire.

Le site d'Al Qaida publie son adresse, son téléphone...pour le massacrer. On refait le coup de Rusdie...

Là ça va bien, il nous font vraimnt chier ces islamistes et pas un seul musulman "républicain" ne se lève pour condamner cette atteinte à la liberté d'expression ou on se fait bouffer par les plus violents islamistes et il ne faut pas se plaindre car ce n'est que le début.

29/09/06 - 13:45

Alors la vivement la connerie. Tous les textes du livre que ce soit l'ancien, le nouveau testament ou le coran contiennent tous des ignominies de tout genre.

Par exemple : "Si un homme couche avec un homme comme on fait avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable, ils seront punis de mort : leur sang est sur eux." (Lévitique 20, 13). N'allez pas me dire que c'est mieux que la charia.

On trouve des passages qui parlent de
generosite dans toutes les religions comme ceux qui evoquent la haine. Et dois-je rappeler a ce professeur de philosophie que l'aumone aux pauvres est un des cinq pilliers de l'islam ?

Meme si je ne suis pas d'accord avec ces propos, je trouve inadmissible la reaction de ceux qui ont fait des menaces de mort. Donc d'un cote nous avons un con qui a une vision reductrice et blessante de l'islam et de l'autre des cons qui au lieu de se contenir (rappelons nous que nous sommes pendant la periode du mois saint du ramadan) ridiculisent encore plus l'islam.

Pfff ca me degoute autant d'intolerance (de meme que les commentaires me precedant)

29/09/06 - 17:31

Pour répondre point par point à ce que ce monsieur énonce de manière péremptoire et sans jamais rien démontrer il me faudrait des jours. La violence des propos est la seule force de conviction dans ce brulôt de haine... Mais on peut y applaudir, c'est réussi...
Le massacre des juifs est expédié un peu facilement et rapidement et pour cause exprimé ainsi il veut faire un parallèle entre Mahomet et Hitler: très intelligent. Derrière ce qu'il appelle un massacre, il y a une opposition politique fondamentale et elle aurait mérité d'être soulignée.
Pour ce qui est du fait que Mahomet était porté sur la bagatelle, d'une c'est pas plus mal je me méfie des frustrés mais plus sérieusement le mariage était la manière la plus simple, à l'époque, pour conclure des alliances politiques entre les différentes tribus. En tant que nouveau chef de clan Mahomet devait avoir plusieurs propositions d'alliance et il a dû les accepter...
Quant à sa citation de l'encyclopédie, le mieux serait que vous vous y référiez pour voir sa mauvaise foi manifeste...
Bon sinon c'est pas très intelligent d'applaudir à n'importe quelle provocation, à n'importe quelle insulte, à n'imorte quelle connerie...

30/09/06 - 07:09

Qu'on soit d'accord ou non avec ce professeur, je ne supporte pas qu'on le menace de mort en réponse.
Ce ne sont pas des manières civilisées.
Donc je diffuse son texte.
Si quelqu'un veut argumenter en contre : hé bien tant mieux.

01/10/06 - 20:37

Moi non plus je ne supporte pas ces menaces de mort, ni la bêtise de ceux qui les ont émises au nom d'une religion. Je suis un laïque convaincu, donc je ne pense pas être bien placé pour faire le ménage des idées chez les êtres humains qui se réclament d'une religion. Le linge sale se lave en famille. Lutter au quotidien contre les fachos religieux (pas tous heureusement !) qui cherchent à restreindre les libertés au nom de leurs croyances est une chose, à laquelle je souscris. Il n'est pas besoin cependant d'aller analyser leurs bibles, corans, et autres bouquins poussiéreux qui ne m'ont jamais passionné. Dans quel but ? Prouver qu'une religion serait "meilleure" qu'une autre ? C'est peine perdue, je pense.
Moi, le combat quotidien pour affaiblir le pouvoir de toutes les religions et leurs effets dévastateurs me suffit.

01/10/06 - 20:48

Bravo pour ce texte dénonçant les satanislamistes.

03/10/06 - 14:51

Toutes les religions sont mauvaises. Les sociétés prospèrent et s'enrichissent intellectuellement quand la religion diminuent; et régressent quand la foi progresse. Au moyen âge, la foi était forte en Europe, plus faible au moyen orient: l'europe était un bourbier ignorant. Avec le temps, le phénomène s'est inversé. C'est à mettre en rapport avec le renouveau de la religion aux USA et ses effets sur l'éducation, au passage.

Pour résumer: religion ou progrès, il faut choisir. La religion est toujours mauvaise.

03/10/06 - 17:04

http://
Voilà une analyse sensée du phénomène Redeker

03/10/06 - 20:42

sensée...uhm...
Tirer dans le dos à un collègue, c'ets petit.

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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.