.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : Coltrane, Dave Brubeck Band, Aretha Franklin, Johnny Cash
Je regarde : du travail d'artisan doué
Je lis : Les Forbans de Cuba, par Dan Simmons.
Je joue : à me reposer
Je mange : frais et bio et sans glucides
Je bois : de l'eau
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : "Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité."
- le Qoeleth
Je rêve : (ne) pas, j'agis.
(mis à jour mercredi 3 décembre 2008 à 10:38)

09/11/2006

09/11/06 - 01:33

En solidarité, je relaye l'appel : http://maitre.eolas.free.fr/

A l'appel de la Conférence des Bâtonniers, le 9 novembre 2006 est une journée d'action nationale des avocats.

En effet, alors que le ministère de la justice s'était engagé en 2000 à augmenter de 15% sur trois ans les indemnités versées aux avocats prêtant leur concours au titre de l'aide juridictionnelle, des commissions d'office et des permanences pénales. Il n'a pas tenu parole, et six ans plus tard, octroie une hausse de 6%.

L'aide juridictionnelle, c'est ce qui permet aux plus pauvres d'avoir l'assistance d'un avocat. Certains cabinets, dans les barreaux situés dans les régions les plus défavorisées, ne vivent quasiment que de l'aide juridictionnelle. Pour ces confrères, c'est un choix, conforme à la devise : les défendre tous. Cette stagnation des ces indemnités, déjà misérables, payées uniquement à la clôture du dossier, qui peut prendre des mois voire des années, met en péril l'existence même de leurs cabinets, car ils payent les mêmes charges que tout autre avocat.

Aujourd'hui, la commission des finances de l'Assemblée examine cette augmentation de l'indemnité d'aide juridictionnelle.
Aujourd'hui, les avocats refuseront de plaider.
Aujourd'hui, je refuse de bloguer.

Ce blogue est ma façon de vous faire connaître les rouages de la justice, qui est rendue en votre nom, de vous expliquer le sens de la loi, écrite ou en préparation, de décrypter l'actualité judiciaire. Je le fais gratuitement, je ne suis pas rémunéré, même indirectement, mon blogue étant sans publicité. C'est ce même désintéressement, cette même passion qui animent mes confrères qui exercent dans ces zones sinistrées.

Sans une honnête rémunération, ils risquent de disparaître. Alors symboliquement, aujourd'hui, mon blogue disparaîtra. Pas de billets, pas d'archives, pas de commentaires. Un avocat réduit au silence parce que de nombreux avocats risquent de l'être.

Parce que ce combat est sérieux.

La France, depuis des décennies, refuse de se doter de la justice qu'elle mérite, alors que le droit est au coeur de la République. C'est la politique des rustines et des bouts de chandelle, et en cas d'orage, le gouvernement feint de ployer, promet tout, et ne fait rien. La justice n'est pas un enjeu électoral, alors qu'elle est au coeur de tous les autres. Les dossiers s'amassent, ralentissant l'action de la justice en l'amenant au seuil de la paralysie. Les mineurs délinquants et les ministres de l'intérieur y voient du laxisme, les victimes du désintérêt, les plaideurs désespèrent et préfèrent céder face à un abus plutôt que de s'en remettre au juge.

La rémunération des avocats à l'aide juridictionnelle n'est qu'un des aspects de ce désintérêt de l'Etat. Le budget de fonctionnement de la Justice doit connaître une augmentation considérable pour atteindre un simple niveau décent. Et aucun des candidats déclarés n'en fait un thème de campagne. C'est dramatique.

Alors, aujourd'hui, c'est le silence. Et il en ira de même chaque jour où nous, avocats, pourtant farouchement individualistes, agirons ensemble pour faire connaître une situation qui a dépassé le supportable et dont tous, vous y compris, pâtissez ou pâtirez un jour.

commentaires

11/11/06 - 00:22

Bof.... les avocats sont tous des franc-mac', alors....

12/11/06 - 19:22

commentaire tellement stupide qu'il mérite que je le laisse...

12/11/06 - 23:46

Cher Furyo,

Je connais un peu ce milieu: sais-tu ce que cela veux dire? Si tu veux, je t'explique en privé, car il y en a pour un moment.
Sache qu'on ne peut pas accorder une once de confiance à un avocat. C'est malheureusement la réalité.
A tout hasard, quoiqu'il s'en défendent, ces gens là (les franc mac') veulent la disparition de la foi chrétienne et monothéiste. As-tu lu Zola? Son témoignage éloquent est toujours d'actualité.
Alors, stp Furyo, avant de juger, écoute moi.
Biz quand même

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.

 

.:Centre de Compilation:.

Téléchargez le Roman-feuilleton de Pyram, en pdf.
>>cliquez ici<<

Téléchargez la nouvelle "Les corps fermés" de Matthieux, en pdf.
>>cliquez ici<<
Téléchargez la nouvelle "Le Nombril" de Matthieux, en pdf.
>>cliquez ici<<
Vous pouvez le contacter Ici , ca lui fera surement plaisir...

>>Les dix réponses les plus cons
à un coming-out
<<




rezo.net






PUB


eXTReMe Tracker




Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.