.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : rien, je n'ai pas envie...
Je regarde : rien, pas le temps...
Je lis : mes comics en retard...
Je joue : à faire le chat
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau et des vodka-pomme
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : doucement.
Je rêve : à plus de paix...
(mis à jour lundi 1 septembre 2008 à 01:05)

28/02/2007

28/02/07 - 02:30

En communion de prière...

Prière de l'homme courbé

Seigneur, tu connais le coeur de l'homme,
Tu connais les sentiments discordants qui parfois l'habitent,
ses contradictions, les tiraillements douloureux qu'il supporte,
ce qui le fait vivre mais aussi ce qui le blesse à mort,
ce qui est joie, mais aussi ce qui est peine,
sa force, mais aussi toute sa lassitude certains jours.
Seigneur, tu connais notre vie,
Tu connais ses hauts et ses bas,
les élans amoureux et le dégoût,
la fidélité et l'infidélité,
les temps d'épanouissement et les temps de crise,
les clartés et les moments plus obscurs.

Seigneur, tout cela, tout ce qui fait notre vie,
Tu le connais, toi qui sondes les reins et les coeurs,
Mais surtout toi qui te reposas un jour au bord du puits,
Toi qui parus fatigué et assoiffé,
et même abandonné de Dieu,
Toi que la peur a tenaillé.

Viens !

Paix,

Douceur,

Consolation,

Amour

et Pardon.

Viens faire l'unité en moi,
redresser la hutte branlante,
redonner espérance,
comme une petite lumière dans ma nuit,
sois au bout de mes chemins tortueux,
car c'est toi que j'aime.

Didyme.
[www]

27/02/2007

27/02/07 - 11:13

Nuit de merde...
J'ai blessé deux personnes sur les chat...
J'ai cédé à la tentation en quelques minutes...
Je suis coincé, entre mon amour pour Dieu, mon amour pour ma femme et mon amour des hommes.
Dire qu'hier j'ai reçu le sacrement de réconciliation, pour quelques heures après, chuter.
Humain, trop humain...

25/02/2007

25/02/07 - 05:00

En recherche...

J'ai des désirs, je suis humain, ces désirs sont très forts, certains les trouveraient criticables...
Y céder serait humain, il n'y a rien d'anormal à çà, je suis bisexuel, je l'assume, je l'accepte et je le vis.
La question qui me tarabuste est, est-ce que je dois vivre selon mes désirs, au risque d'en être prisonnier ?
Mon corps m'a trahi ce soir, il a démontré un certain intérêt pour un jeune homme que je trouve beau, humainement, physiquement, avec qui le courant passe, la complicité et l'amitié sont déjà là.
Je prie et j'interroge le Seigneur, j'ai décidé de mettre le Christ au centre de ma vie, que souhaite t'il Lui ?
Je sais qu'Il m'aime et me désire heureux, que mon bonheur terrestre passe par l'amour humain et sa composante sexuelle, mais je ne veux comme maitre que le Seigneur et non mes désirs...
Je L'interroge dans le silence de mon coeur, je Le prie de bien vouloir m'indiquer la voie qu'Il souhaite que je suive....quelle est ma vocation Seigneur ? Puis-je l'aimer sans m'éloigner de ta voie ? Puis-je le désirer ? Puis-je faire l'amour avec lui ? Puis-je voir en lui l'amour que Tu as pour tous Tes enfants ?

Je sais que certains ici en me lisant vont finir par me prendre pour un illuminé, mais avant ca, je leur demande de réfléchir aux questions que je me pose dans leurs termes à eux...ces questions, des philosophes comme Socrates, Epicure se les sont posées. Je ne recherche pas une permission, contrairement à ce qu'on peut croire, je recherche une harmonie entre ce que je crois et ce que je vis...est-ce si extraordinaire que ca ?

En tous cas, je sais qu'au moment venu, j'aurais la réponse qui m'est nécessaire, je la suivrais.

"Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. "
Jn 6, 68

25/02/07 - 02:07

A essayer

DÉCALOGUE DE LA SÉRÉNITÉ

I - Rien qu'aujourd'hui,
J'essaierai de vivre
Exclusivement la journée
sans tenter de résoudre
Le problème de toute ma vie.

II - Rien qu'aujourd'hui,
Je porterai mon plus grand soin
À mon apparence courtoise
Et à mes manières:
Je ne critiquerai personne
Et ne prétendrai redresser ou discipliner
Personne si ce n'est moi-même

III - Rien qu'aujourd'hui,
Je serai heureux
Dans la certitude d'avoir été créé
Pour le bonheur,
Non seulement dans l'autre monde,
Mais également dans celui-ci.

IV - Rien qu'aujourd'hui,
Je m'adapterai aux circonstances
Sans prétendre que celles-ci
Se plient à mes désirs

V - Rien qu'aujourd'hui,
Je consacrerai dix minutes
À la bonne lecture
En me souvenant que,
Comme la nourriture est nécessaire
À la vie du corps,
La bonne lecture est nécessaire
À la vie de l'âme.

VI - Rien qu'aujourd'hui,
Je ferai une bonne action
Et n'en parlerai à personne.

VII - Rien qu'aujourd'hui,
Je ferai au moins une chose
Que je n'ai pas envie de faire,
Et si j'étais offensé,
J'essaierai que personne ne le sache

VIII - Rien qu'aujourd'hui,
J'établirai un programme
Détaillé de ma journée.
Je ne m'en acquitterai peut-être pas
Mais je le rédigerai.
Et me garderai de deux calamités :
La hâte et l'indécision.

IX - Rien qu'aujourd'hui,
Je croirai fermement
- même si les circonstances prouvent le contraire -
Que la Providence de Dieu
S'occupe de moi comme si rien d'autre
N'existait au monde.

X - Rien qu'aujourd'hui,
Je ne craindrai pas
Et tout spécialement,
Je n'aurai pas peur
D'apprécier ce qui est beau
Et de croire en la bonté.


Je suis en mesure
De faire le bien pendant douze heures,
Ce qui ne saurait pas
Me décourager,
Comme si je pensais que je devais
Le faire toute ma vie durant.

Jean XXIII

(merci Crocki)

24/02/2007

24/02/07 - 08:51

Blessé

Seigneur, quand je lis ce qui est arrivé à Tomys [www] je suis révolté, blessé qu'on aie pu faire tant de mal à un enfant, qu'aucun adulte ne soit intervenu dans sa vie pour l'aider, le protéger.

Tu nous a dit "Malheur à celui qui cherchera à pervertir un enfant comme celui-là, à saboter son innocence ou à l'engager dans les chemins tortueux du mal!" "Mais celui qui scandalisera un seul de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on lui pendît au cou une meule de moulin et qu'on le jetât au fond de la mer."

Le scandale a eu lieu, les hommes ont blessé ce qui est sacré, ce qui est précieux à Tes yeux et à Ceux du Père...
Que puis-je faire maintenant ?
Moi, je n'y connais que peu, je ne peux que proposer mon expérience, tendre la main et partager l'amour que je reçois de Toi...est-ce que ca suffira ?
Qui le guérira de ses blessures sinon Toi, Seigneur ?

Seigneur, prends pitié !
Seigneur, aide Tomys je t'en prie !

23/02/2007

23/02/07 - 09:18

Initiative intelligente...

L'Eglise catholique allemande appelle à un "jeûne de l'automobile"

Le chef de file de l'Eglise catholique allemande, le cardinal Karl Lehmann, a appelé jeudi ses compatriotes à faire le "jeûne de l'automobile" en laissant leur voiture au garage, dans un geste de respect de l'environnement.
"Le temps de pénitence du Carême nous invite à repenser notre style de vie. Nous négligeons trop souvent les choses qui sont néfastes pour notre environnement et pour nos prochains", a expliqué dans le quotidien populaire Bild Mgr Lehman, qui préside la conférence épiscole allemande.
"Profitons de la période du jeûne pour contribuer à l'amélioration du climat, par exemple en faisant le jeûne de l'automobile", a ajouté le prélat.
Le cardinal Lehmann a apporté ainsi son soutien à un appel lancé par plusieurs responsables catholiques et protestants en Allemagne et au Luxembourg, demandant aux fidèles de renoncer totalement à la voiture pendant le carême, et à se déplacer à pied, en autobus ou en vélo.

23/02/07 - 00:42

Obligation de procréer

Aux Etats-Unis, la Washington Defense of Marriage Alliance (WDMA), une organisation soutenant l'ouverture du mariage aux couples de même sexe dans l'État de Washington, a décidé de contrer de façon très originale la décision de la cour suprême de l'État, rendue le 27 juillet 2006, qui avait considéré que la loi de défense du mariage interdisant le mariage des couples de même sexe n'était pas contraire à la Constitution.

La Cour suprême avait rejeté la demande de 19 couples gay et lesbiens qui souhaitaient pouvoir se marier après avoir obtenu l'invalidation de cette loi, qui avait été adoptée par le parlement en 1998.
La majorité de la Cour a considéré que le parlement pouvait légitimement décider que le mariage serait réservé aux couples hétérosexuels, en prenant notamment en compte le fait que seuls ces couples sont biologiquement capables d'avoir des enfants, et qu'il est dans l'intérêt des enfants d'être élevés par des couples hétérosexuels.

La WDMA vient de se lancer dans la collecte de signatures pour organiser un référendum en novembre 2007.
Le texte exigerait des couples hétérosexuels mariés qu'ils aient un enfant dans les trois ans suivant le mariage, sinon le mariage serait annulé et il interdirait aux couples hétérosexuels de divorcer s'ils ont des enfants.
La WDMA qualifie elle-même son initiative d'"absurde", mais elle espère relancer le débat en prenant à la lettre la décision de la Cour suprême.
Si le mariage est lié à la procréation, alors la WDMA souhaite pousser l'argument jusqu'au bout et exiger des couples qui se marient qu'ils procréent.

Cet argument que le mariage a pour unique but de fonder une famille et de procréer est aussi la vision des Églises, et notamment l'Église catholique romaine.
Dans ces conditions l'Église devrait aussi exiger des personnes qui veulent se marier, des tests de fécondité et refuser de marier des personnes qui ne pourraient pas avoir d'enfants.
Comme on le voit vouloir lier le mariage avec la procréation est une absurdité et va à l'encontre de la liberté individuelle d'aimer et de partager sa vie avec la personne de son choix dans la reconnaissance de la société.
Mais la notion de liberté a t'elle un sens pour l'Église qui ne cesse de vouloir imposée sa pensée unique de façon autoritaire?
Prions notre Seigneur pour un monde plus ouvert à la diversité.

Vu chez : Dieu nous aime...chrétiens et gays : [www]

21/02/2007

21/02/07 - 07:42

Bon mercredi des Cendres à tous !
C'est le début d'une aventure intérieure, vécue en communauté.
Je vous souhaite un bon voyage...

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.
Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.
Rends-moi la joie d'être sauvé ; que l'esprit généreux me soutienne.
Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

Psaume 51(50),3-4.5-6.12-13.14.17.

17/02/2007

17/02/07 - 08:35

"Toi qui a vu ma misère, connu l'oppression de mon âme... Tu as mis au large mes pas."
(Ps 31:8-9)

C'est une citation de la Bible, offerte par [www] qui les prend au hasard dans une base de donnée...je ne crois plus au hasard, de plus ce psaume me correspond tellement...

14/02/2007

14/02/07 - 10:06

Une autre vision du catéchisme et des évangiles...

Voici un extrait du P. Roger Poudrier, franciscain très populaire actuellement au Québec, dans son dernier volume intitulé «Miséricorde».
Ce qui est exceptionnel, c'est qu'il fait découvrir un tout autre visage du «Catéchisme de l'Église Catholique»!

La sexualité hétéro ou homosexuelle affecte tous les aspects de la personne humaine, dans l'unité de son corps et de son âme. Elle concerne particulièrement l'affectivité, la capacité d'aimer et de procréer, et d'une manière plus générale, l'aptitude à nouer des liens de communion avec autrui (CÉC, 2332). Il revient à chacun, hétéro ou homo, homme et femme, de reconnaître et d'accepter son identité sexuelle (CÉC, 2333). Tous les baptisés sont appelés à l'usage modéré des facultés sexuelles selon leur état de vie et l'orientation foncière (CÉC, 2348); certains d'entre eux choisissent même la chasteté.

L'homosexualité désigne l'attirance exclusive ou prédominante envers les personnes du même sexe. Sa genèse psychique demeure largement inexpliquée (CÉC, 2357). Il existe une véritable structure homosexuée, non choisie volontairement, peut-être innée, mais plus probablement acquise dans la toute petite enfance (X. Thévenot, Repères éthiques, p.89). Ni les homosexuels ni les hétérosexuels ne sont personnellement responsables de leur orientation. Personne ne la choisit; chacun la constate en soi (CÉC, 2358).

Quant à la Bible, elle parle toujours d'actes homosexuels pratiqués par des personnes hétérosexuelles. Pour les auteurs sacrés, toute l'humanité est hétérosexuelle. Ainsi, pour agir selon la nature, il faut un comportement hétérosexuel. Or, nous savons maintenant que nos sociétés développées comptent environ 90% d'hétéros et quelques 10% d'homosexuels.

Toute forme de discrimination touchant les droits fondamentaux de la personne, qu'elle soit fondée sur le sexe, la race, la couleur, la condition sociale, la langue, la religion, ajoutons l'orientation sexuelle, doit être considérée comme contraire au dessein de Dieu (CÉC, 1935). Il faut donc respecter les droits inaliénables de chaque personne, hétéro ou homosexuelle, sans manquer au devoir de promouvoir et de protéger l'union matrimoniale et l'union civile. D'ailleurs l'union civile ne dévalorise en rien le mariage hétéro; elle en souligne plutôt toute la spécificité.

Un certain nombre d'hommes et de femmes présentent des tendances homosexuelles foncières - et les Corrigenda au CÉC (1997) rappellent aux traducteurs que l'adjectif foncier n'est pas équivalent de inné. Or, à cause de l'homophobie et d'une discrimination injuste à leur égard, leur orientation sexuelle constitue pour plusieurs une épreuve. Mais les mentalités évoluent et passent progressivement de l'intolérance à l'acceptation. En arriverons-nous au point où il sera indifférent, dans la vie sociale, qu'une personne soit hétéro ou homosexuelle? Rappelons seulement que le 28 juillet 2002, 800,000 personnes participaient à la messe célébrée par Jean-Paul II aux JMJ de Toronto, et que le dimanche suivant, 4 août 2002, une foule tout aussi nombreuse assistait au défilé de la Fierté gaie dans les rues de Montréal…

La Bible condamne les relations homosexuelles entre personnes hétérosexuelles… mais elle ne dit rien des personnes homosexuelles qui ont des relations en conformité avec leur orientation. Que dire alors? Ne faut-il pas demander la même chose à tout le monde? Si une personne hétéro veut vivre dans le célibat, elle peut faire ce choix en toute liberté. Si elle désire un compagnon ou une compagne de vie, elle peut se marier et vivre dans l'amour et la fidélité. De même, une personne homosexuelle, qui veut vivre dans le célibat, peut en toute liberté prendre cette voie. Ne se sent-elle pas appeler au célibat, elle peut s'orienter vers l'union civile et vivre dans l'amour et la fidélité. Il est déconseillé aux uns comme aux autres de papillonner. L'amour, la fidélité, le respect, le partage, le dévouement, le don de soi, l'engagement à l'égard d'un compagnon ou d'une compagne humanisent et enrichissent toute relation.

Il est vrai que la relation homosexuelle ne conduira pas à la procréation, mais il ne faut pas oublier que les relations hétérosexuelles ne sont fécondes qu'à moins de 1% et qu'elles sont toujours, du moins en principe, source de plaisir. (En effet, si des conjoints ont une relation par semaine et qu'ils donnent naissance à un enfant durant l'année, leurs relations conjugales ont été fécondes à 2%. S'ils n'ont pas d'enfant l'année suivante, leur taux de fécondité retombe à 1%. S'ils ont cinq enfants en dix ans, leur fécondité n'est qu'à 1% et va descendre sous la barre du 1% jusqu'à la fin de leur vie conjugale). La fécondité des personnes homosexuelles ressemblera à celle des époux auquels Dieu le Père n'a pas donné d'avoir d'enfants. Ils peuvent, eux aussi, avoir une vie pleine de sens, humainement et chrétiennement, et rayonner d'une fécondité de charité, d'accueil, de dévouement, de créativité et de bienveillance (CÉC, 1654). J'applique au couple de même sexe ce qui est dit des époux sans enfants. Tant les époux sans enfants que les personnes engagées dans l'union civile peuvent remplir des services exigeants à l'égard d'autrui (CÉC, 2379). J'applique encore au couple de même sexe ce qui est dit des époux sans enfants.

Certains, hétéro ou homosexuels, ne se marient pas en vue de prendre soin de leurs parents ou de leurs frères et sœurs, de s'adonner plus exclusivement à une profession ou pour d'autres motifs honorables, comme la vie consacrée ou le ministère sacerdotal au service de la communauté. Ils peuvent contribuer grandement, même sans enfants, au bien de la famille humaine (CÉC, 2231).

Que dire à une personne homosexuelle qui veut vire en couple? Si elle est vraiment homosexuelle par une sorte d'instinct inné, avec une attirance exclusive ou prédominante pour son sexe, et si elle désire se rapprocher graduellement de la perfection chrétienne sans se sentir appelé au célibat, il faut lui déconseiller le mariage hétérosexuel et l'inviter plutôt à continuer cette relation faite d'amour, de fidélité et de don de soi. Agissant ainsi, elle ne dénie nullement à la personne humaine sa nature transcendante et sa vocation surnaturelle. Elle ne vise en aucune façon à mettre en danger les droits de la famille, mais estime que tout être humain - hétéro ou homosexuel - a la même identité fondamentale en tant que créature; il est enfant de Dieu et héritier de la vie éternelle. Si l'amour est la vocation fondamentale et innée de tout être humain (CÉC, 2392), peut-on interdire à une personne homosexuelle d'aimer dans le sens de son orientation? Peut-on concevoir un amour fidèle et durable entre deux amis comme entre deux époux?

La sexualité parfaite n'existe pas. Chacun est affecté dans sa vie sexuée - même la plus «conforme» - de carences plus ou moins importantes (X. Thévenot, op.cit. p.88). L'Église peut avoir une attitude respect, de compassion et de délicatesse, assortie d'une grande bienveillance, à l'égard de tous les «amis» qui ne se sentent pas appeler au célibat et qui désirent vivre avec un compagnon dans l'amour mutuel et la fidélité. Un tel engagement vaut d'être soutenu.

Que conclure au plan pastoral? Vivement l'union civile! Oui, pour les personnes qui présentent des tendances homosexuelles foncières et exclusives, désirent cheminer dans l'amour et la fidélité, choisissent de s'aimer au mieux et se sentent incapables de supporter une vie solitaire. Proposons-leur de tendre à la stabilité, à la générosité et au don de soi, en tenant compte de leur orientation, et souhaitons-leur d'être heureuses. Laissons le jugement sur les personnes à la justice et à la miséricorde de Dieu. Et nenni au papillonnage sexuel! «Vu la fragilité de la nature humaine, il n'est pas vrai que, pour les âmes, le chemin le plus étroit soit toujours le plus sûr» (S. Alphonse). »

Merci à Benoît pour l'avoir partagé sur son blog...

13/02/2007

13/02/07 - 10:49

Les associations gay et lesbiennes dénoncent la déclaration des responsables religieux de Lyon

(source Têtu) - Bien entendu je m'y associe pleinement...

L'association chrétienne David&Jonathan et le groupe juif Beit Haverim ont réagi, dans un communiqué commun daté d'hier, dimanche 11 février, à la déclaration des responsables religieux de Lyon signée le 6 février, contre le mariage et l'adoption pour les couples homos.

Les deux associations LGBT y dénoncent vivement «la croisade des principales autorités religieuses lyonnaises contre le mariage civil homosexuel et contre l'homoparentalité, et ce, en plein période électorale», prenant note que l'Église réformée de France et l'Église évangélique luthérienne de France ne se sont pas associées à ce texte.

Les associations LGBT de Rhônes-Alpes ont également manifesté leur consternation devant «la virulence des propos tenus par les responsables religieux du Rhône», en expliquant que «les arguments avancés, dogmatiques et non-étayés, permettent à ces religieux de cautionner les discriminations faites à l'encontre des personnes homosexuelles et transsexuelles. Ces positions sont stigmatisantes, choquantes et obscurantistes».

12/02/2007

12/02/07 - 04:26

Deo Gratias

Seigneur Dieu, Agneau de Dieu,
le Fils du Père.
Toi qui enlèves le péché du monde,
prends pitié de nous

J'ai peur en ce moment, ca enclenche chez moi des mécanismes pas très agréables.
D'abord, je deviens intolérant, super sensible : un rien m'agresse et, évidemment, je répond à ces agressions par de l'agressivité.
Je n'en suis pas fier.
J'essaye, pourtant, de ne pas y céder, mais c'est plus fort que moi...je suis facilement blessé et je mords en retour. Ca fini par donner de moi l'image de quelqu'un d'agressif, trop sur de lui, dogmatique....tout ce que je déteste.
Je vais profiter du Carême qui arrive bientôt pour y réfléchir plus en avant, pour essayer de m'améliorer.

Je suis mal à l'aise, je vis mal les piques qu'on m'envoie sur ma bisexualité, sur ma foi, sur mes croyances politiques...autant sur les premiers je n'ai jamais cherché quelqu'un et j'ai du mal à comprendre qu'on me tombe dessus, autant je reconnais que pour la politique je ne suis pas tendre et j'accepte, sans plaisir, les réponses qu'on peut me faire, tant qu'elles sont un peu argumentées.

Seigneur s'il Te plaît, aprends moi la patience, la tolérance et la charité !

Je suis dans une période de doutes, en effet, nous avons décidé avec ma femme de faire un enfant...ca a tellement d'implications, ca soulève tellement de questions auquelles je ne sais pas répondre, j'ai peur de ne pas être à la hauteur...j'ai surtout peur de comment gérer ma bisexualité dans cet engagement...y renoncer et sacrifier cette part de moi pour mon enfant à naître ?
Comment pourrais-je lui mentir, lui cacher la moitié de ce que je suis ?
Comment concilier ca avec des valeurs chrétiennes, celles que je veux suivre et lui transmettre ?

Seigneur s'il Te plaît, envoies moi Ton Esprit-Saint pour me guider !

Quelque part, il faudra que je trouve la réponse...je sais que je ne peux me passer d'un homme, mais 3 ans et demi de recherche de quelqu'un pour partager l'autre coté de ma vie m'ont appris qu'un tel homme n'existe pas, enfin, j'ai fini par le croire...que me reste il pour épanouir ma sexualité ?
Les plans cul ? Mentir sur ma situation familiale ? Je ne veut pas m'y résoudre...et ca me coûte cher, je me sens seul, j'ai besoin de sentir un corps d'homme contre moi, sur moi, en moi...j'ai besoin d'un amour d'homme...

La plupart d'entre-vous ne comprennent pas ce double besoin, beaucoup d'entre-vous m'ont rejeté...aucun ne croit que je puisse aimer autant mon homme que ma femme, tous me traitent de volage, d'infidèle...alors qu'au plus profond de moi je sens que c'est faux...j'ai assez d'amour pour le partager, j'ai différents amours et je vis bien avec, celui de ma femme, celui de mes amis, celui de Dieu...et je leur suis à tous très fidèle, je leur donne à tous mon maximum, je ne triche avec aucun d'eux...sans pour autant me sentir schizophrène.

Bien que j'ai une femme fantastique, des amis sincères, je me sens seul...j'avoue que j'ai souvent prié pour qu'Il me délivre de mes pulsions bisexuelles, de mes phantasmes...ca serait tellement plus facile...je suis déchiré entre l'envie d'aimer et mes besoins qu'on me dit, de tout cotés (l'Eglise dit que c'est un péché, les gays me disent que c'est une trahison), malsains...on aimerait que je disparaisse peut être.

Pourtant j'existe...et je porte ce fardeau...que faire ?

11/02/2007

11/02/07 - 19:57

Nicolas Sarkozy défenseur des églises

En septembre 2006, le rapport Machelon commandé par N. Sarkozy proposait d'autoriser les communes à subventionner directement les lieux de culte. Le pluralisme et l'équilibre auraient exigé que Sarkozy consulte des personnalités ne déclarant aucune appartenance religieuse.


Contrairement à la Commission Stasi, il a créé une commission ad hoc dont le rapport aboutit à une conclusion naturelle : financer les cultes par les mairies et revenir sur la loi 1905 de séparation de l'Eglise et de l'Etat. Rappelons que l'article 2 de la loi de 1905 dispose que « la République ne reconnaît, ne salarie et ne subventionne aucun culte ». La loi de 1905 a permis jusqu'à présent de garantir le libre exercice des cultes, tout en respectant le principe de neutralité de l'Etat.

Comment est-on arrivé à la remise en cause de la séparation de l'Eglise et de l'Etat dans le rapport Machelon ?

En 2004, Cécilia et Nicolas Sarkozy recevaient un représentant éminent de l'Eglise de Scientologie, Tom Cruise, afin de parler de cinéma... Le couple n'ignorait certainement pas les pratiques de cette secte. Celle-ci a été plusieurs fois condamnée pour avoir exploité financièrement certains de ses membres. Des pratiquants de la scientologie seraient morts par suicide ou faute de soins. D'autres se ruineraient progressivement en "payant des cours" de formation, pour être à leur tour porteurs de la bonne parole de la scientologie.

En mai 2006, Nicolas Sarkozy fut salué par la presse espagnole lors de la sortie de son livre en affirmant que « la religion offre quelque chose que l'Etat ne peut offrir » (La Razon 17 mai 2006). Favorable à une laïcité active, il souligne que la religion peut soutenir le lien social que l'Etat ne procure plus. Il nous invite donc à douter et à croire, en favorisant un intérêt croissant pour les religions. Nous étions habitués à douter, nous voilà encouragés à croire.

La composition de la Commission Machelon est en soi un problème. Les membres de la Commission n'ont pas caché leur appartenance à un culte, alors que les Français se déclarent sans religion pour environ un quart d'entre eux. Les membres de la Commission appartenaient par exemple au :
culte catholique,
culte musulman,
consistoire,
culte protestant...

Aucun laïc, ni athée n'en faisait partie.

La Commission Machelon propose que les communes puissent financer la construction de lieux de culte sur leur sol, et puissent être poursuivies en cas de refus. La commission préconise que « les maires soient incités à prévoir des espaces réservés aux lieux de culte dans leurs documents d'urbanisme. » Le rapport propose « d'attirer l'attention des préfets (...) sur les difficultés rencontrées par certains cultes pour s'implanter sur le territoire de certaines communes, afin de les inviter, en cas d'échec de la concertation, à saisir le juge administratif de manière systématique dans le cadre du déféré préfectoral. »

Les membres des communautés religieuses doivent assurer le financement de leurs lieux de culte, et ce n'est certainement pas en mettant les collectivités territoriales dans le financement de ces lieux, que l'on empêchera les financements étrangers de certains lieux de culte.

Fait plus grave : un ministre commande à des personnalités croyantes une expertise pour rassembler les Français autour d'une nouvelle conception de la laïcité.

Comment croire maintenant à l'indépendance de l'Etat dans sa réflexion sur les spiritualités et différentes religions, alors qu'il omet de rassembler l'ensemble des Français dans ce projet ?

11/02/07 - 19:52

LA FRANCE DE SARKOZY

C'est une lettre ouverte qui nous vient des environs de Pau. La signataire s'appelle Damira Asperti, une dame qui n'est plus toute jeune, puisqu'elle fut, à l'âge tendre, déportée à Ravensbruk pour faits de résistance (avec toute sa famille, elle faisait partie de la 35 ème brigade FTP-MOI de Toulouse). Comme elle le dit : « Nous avons bien défendu la terre de France de notre sang et de nos souffrances, alors que nous étions encore Italiens. » Et la France l'a reconnu, puisque Damira est médaillée militaire et chevalier (ou doit-on dire chevalière ?) de la Légion d'honneur.
C'était hier.

Mais aujourd'hui, Damira Asperti, cette vieille dame courageuse, en a gros sur le coeur et a tenu à la faire savoir :
« Vais-je devoir, aujourd'hui, en 2007, alors que ma santé est chancelante, cacher la femme de mon neveu , Aïcha Titonel et sa petite Yousra pour éviter que la police ne les arrête au petit matin, comme on raflait les résistants, les démocrates ou de simples citoyens ... Pour empêcher qu'on arrête sa fille à la sortie de l'école et qu'on les conduise en camp de rétention, comme on conduisait les juifs à Drancy et les résistants dans d'autres camps ? Elles n'ont aucun crime, ni délit à se reprocher, Aicha a tout simplement épousé mon neveu par amour et en toute légalité. Vers quelles dérives nous conduisent la loi du 24 juillet 2006, dite loi Sarkozy ? Il est grand temps de réagir, de dire non, pas ça ! Pas dans notre beau pays des droits de l'homme ! Entrez en résistance pour l'honneur de la France et pour ses valeurs républicaines et démocratiques. » (1)
« Entrez en résistance ... » Pour Mme Damira Asperti, ce sont des mots lourds de sens.

Trop lourds ? Est-ce bien approprié d'employer de tels mots ? N'y a-t-il pas abus de langage à parler de « rafles », à évoquer Vichy et ses camps, à faire référence, explicite (comme ici Mme Asperti), ou implicite, aux heures noires de l'Occupation, à la déportation des juifs, des résistants ?
On peut le penser. Beaucoup le pensent. Mais comment qualifier, par exemple, l'opération de police du 30 janvier, place de la République à Paris, où les flics se sont postés à proximité d'un point de distribution de vivres des Restos du coeur pour piéger des sans papiers venus chercher un peu de nourriture (une vingtaine ont été embarqués, plus l'auraient été sans une intervention de militants de RESF venus perturber l'opération) ?
Quel autre mot employer que celui de « rafle » ? Est-il indécent, vraiment, d'oser des comparaisons ? « Voire. - répond l'ethnologue Emmanuel Terray - Assurément, il existe entre les deux épisodes des différences considérables, et il serait absurde de les nier. Cependant, sitôt qu'on cherche à les cerner de façon précise, il apparaît qu'elles tiennent presque exclusivement au rôle des occupants allemands : terriblement présents et actifs en 1942, ils ont - fort heureusement - disparu en 2006.
En revanche, si l'on considère le comportement des autorités françaises, les similitudes sont manifestes. » Et entre autres similitudes, celle des méthodes employées sautent aux yeux : « Dans ce domaine, les analogies résultent de la nature des choses ; la chasse à l'homme, surtout lorsqu'elle est assortie d'objectifs chiffrés, implique l'utilisation d'un certain nombre de techniques : rafles, convocations-pièges, interpellation des enfants dans les écoles, internement administratif. Quelles que soient les populations ciblées, le recours à ces techniques est inéluctable dès lors qu'on prétend à l'efficacité. Il faut d'ailleurs admettre que, sur ce point, le Ministre de l'Intérieur n'a guère innové par rapport à ses prédécesseurs de l'époque de Vichy et de la guerre d'Algérie et la police française n'a eu qu'à puiser dans ses archives pour retrouver les bonnes vieilles méthodes. » (2)

Telle est la France de Sarkozy, ministre de l'Intérieur. Est-il très difficile d'imaginer ce que serait la France de Sarkozy, président de la République ?

LE CLUB DES NEOS-CONS.
Eh bien ! Elle ne révulse pas un certain nombre d'intellectuels, souvent gauchistes dans leurs vertes années (comme Emmanuel Terray, mais lui est resté un homme debout), qu'on continue à classer à gauche par paresse et qu'on voit aujourd'hui se rallier au candidat bonapartiste.
Il faut lire l'ahurissante profession de foi d'un Glucksmann (3) et les raisons chantournées qu'il donne à son allégeance toute fraîche à l'arriviste de Neuilly, prenant (ou feignant de prendre) pour argent comptant quelques récents discours racoleurs où furent embarqués Jaurès et quelques autres : « En retrouvant dans le discours du candidat Hugo, Jaurès, Mandel, Chaban, Camus, je me sens un peu chez moi. » Bienvenu au club des néos-cons, cher ex-nouveau philosophe, tu y seras en bonne compagnie ! Car il n'est pas le seul à retourner sa veste (à vrai dire, c'est fait depuis longtemps ; mais le manteau de Noé du mitterrandisme permettait de dissimuler bien des ambiguïtés !) : Glucksmann se retrouve en bonne compagnie, avec les Bruckner, Weitzmann et autres admirateurs de la grande démocratie américaine et de ses efforts méritoires pour en répandre les bienfaits en terre barbare, tels qu'Adler, Taguieff ou cet autre (j'ai oublié son nom, mais si, vous voyez bien qui je veux dire : ce polygraphe incontinent, historien du dimanche, ancien chevènementiste, ancien ministre de Mauroy, qui pontifie toutes les semaines chez Meyer sur France-Culture en compagnie d'autres ferrailleurs, Max, c'est ça, Max quelque chose ...) ; et l'ineffable Alain Finkielkraut.
Ah, Finkie ! A lui seul, mériterait tout un bouquin !

COUP DE SANG.
Il existe, justement, et n'a pas bonne presse, on s'en doute. Fait pas bon s'en prendre aux intellectuels médiatiques, même quand ils se laissent aller comme de vulgaires Frêche, à compter les noirs du Onze de France.
La position du penseur couché (excellent titre), du confrère et ami Sébastien Fontenelle, est un pamphlet (4). Le genre, ni l'auteur, n'ont vocation à faire dans la nuance. Fontenelle assume : « Ce livre naît d'un coup de sang. De quelques mots de trop d'un homme, intellectuel des médias, dont certains propos haineux, soudain, m'enragent, parce qu'ils ne sont jamais sanctionnés. » Le fait est : Finkielkraut est intouchable. Comme si l'intelligence (indéniable) et la culture (étendue) du bonhomme lui permettait de tout dire en toute impunité. Certes, on le chicane un peu, des fois, gentiment (ce qui, aussitôt, lui permet de poser en victime !), quand il pousse le bouchon un peu loin (comme dans cette interview à Haaretz, dans laquelle, outre la saillie sur les footballeurs « black-black-black », il tenait des propos racistes sur les émeutes en banlieues, « révolte à caractère ethnico-religieux », « pogrom antirépublicain » ...) : mais quelques mots de vagues excuses aux micros aimablement tendus et les plaidoyers enflammés de ses (nombreux) amis et commensaux de la presse et des ondes suffisent à lui refaire une virginité. Il peut donc continuer à « briser les tabous » - c'est-à-dire, pour l'essentiel, à dénoncer « l'anti-racisme », « l'anti-américanisme », « l'extrême-gauche antisioniste » et donc, forcément - c'est devenu son (leur) obsession - antisémite (ou mieux : « judéophobe », néologisme qu'on doit à Taguieff).

Comme un chercheur d'or opiniâtre, Fontenelle passe au tamis les nombreux écrits du « philosophe en perdition » et y trouve maintes pépites, que je vous laisse découvrir. Dont l'ahurissante affirmation selon laquelle le vrai danger ne vient pas de l'extrême droite mais de ceux qui la combattent : « L'avenir de la haine est dans leur camp et non dans celui des fidèles de Vichy. » Fermez le ban !

Voilà qui sont les nouveaux grands amis de M. Sarkozy. Qu'il se les garde !
Et que vienne, oui José, le temps de l'insurrection électorale !

par Bernard Langlois, 10 February 2007, Le Monde Citoyen : [www]

(1) Apportez vos soutiens et témoignages écrits à Aicha Titonel - Landrevie 47380 Monclar d'Agenais. Signez la pétition « Halte à l'amour emprisonné » du Réseau d'éducation sans frontières 47, 169 avenue Jean Jaurès 47000 ou sur internet sur le site de RESF 47 puis Lot et Garonne ([www])
(2) Et les similitudes ne s'arrêtent pas aux seules méthodes employées. On trouvera l'argumentation complète de Terray sur le site de RESF, sous le titre : « 1942-2006, réflexions sur un parallèle contesté. »
(3) André Glucskmann, « Pourquoi je choisis Nicolas Sarkozy », Le Monde du 30 janvier.
(4) Sébastien Fontenelle, La position du penseur couché, Répliques à Alain Finkielkraut, Privé, 192 p., 16 euros.

09/02/2007

09/02/07 - 07:47

Les critiques de la Cour des Comptes pleuvent sur le gouvernement

Rétention des étrangers en situation irrégulière : la Cour des comptes remarque que "la relance de la politique d'éloignement du territoire" a été engagée "avant même que l'adaptation nécessaire des capacités des centres de rétention ne soit assurée". De même, le rapport estime que "le respect de l'exercice des droits des étrangers retenus reste incomplet".

J'attends que fix, sam ou loracle traitent les magistrats de la Cour des Comptes de dangereux gauchistes...

Source, La Tribune ("dangereux journal gauchiste, évidemment") : [www]$Db=Tribune/Articles.nsf

09/02/07 - 07:43

Deux policiers rattrapés par la poursuite de Clichy-sous-Bois

Ils ont été mis en examen pour non-assistance à personne en danger.

Seize mois après la mort de Zyed et Bouna, les deux adolescents électrocutés dans un transformateur EDF le 27 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), deux policiers ont été mis en examen mercredi pour «non-assistance à personne en danger».

Et Me Jean-Pierre Mignard, l'avocat des familles des victimes, a décrit la réaction à cette décision comme un «moment d'intense soulagement». «Pas un vulgaire soulagement, pas un lâche soulagement, un soulagement noble d'avoir été pris en considération par la justice dans une affaire dans laquelle on a vécu des jours pénibles, où on a nié l'élémentaire et l'évidence, on (Sarkozy) a sali la mémoire des enfants, on (Sarkozy) a nié la course poursuite, on (Sarkozy) a prétexté des affaires de vol», a ajouté, très ému, l'avocat des proches de Zyed et Bouna.

Me Mignard est revenu hier sur la «gestion calamiteuse» par le ministère de l'Intérieur de l'affaire de Clichy.
«Il a fallu attendre huit jours pour avoir un juge d'instruction alors que cette affaire était gravissime dès le début.» Pour l'avocat, «les pouvoirs publics (Sarkozy) ont eu une position partiale, offensante et irresponsable sans laquelle il n'y aurait peut-être pas eu d'émeutes dans les banlieues».
Elles avaient démarré à Clichy-sous-Bois, après la mort de Zyed et Bouna, gagnant ensuite toute la France. Elles ont duré jusqu'au 17 novembre et se sont soldées par 300 bâtiments et 10 000 véhicules incendiés, ainsi que 130 policiers et émeutiers blessés.

09/02/07 - 06:42

On me demande souvent...

...comment peut on être gay (bi, lesbienne, trans) et être chrétien et croyant ?

Bon sang !

Le Christ nous a libéré de la loi hébraïque (cf. Saint Paul) et des archaïsmes de l'ancien testament, que nous vénérons quand même comme trace de l'action de Dieu.

Il nous a laissé deux commandements :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu » et
« Tu aimeras ton prochain comme toi-même »
(Saint Luc et Saint Matthieu)...

Je n'y vois aucune condamnation contre les homosexuels, au contraire !

Celui qui fréquentait les rejetés de la société, prostituées, pauvres...etc...s'est elevé de nombreuses fois contre leur stigmatisation et contre les Pharisiens, qui préféraient le pied de la lettre... " Si ton oeil te scandalise, arrache-le !... "

Saint Paul, au chrétiens de Rome :

"Cessons donc de nous juger les uns les autres. Jugez plutôt qu'il ne faut pas être pour un frère cause de chute ou de scandale ..."

Saint Paul aux chrétiens de Corinthe :

"Et, grâce à ta connaissance, le faible périt, ce frère pour lequel le Christ est mort ! En péchant ainsi contre vos frères et en blessant leur conscience qui est faible, c'est contre le Christ que vous péchez."

Il y a, enfin, des comportements, comme l'homophobie larvée que nous subissons, qui offensent la charité.

Alors, l'amour fraternel qui est la règle suprême et que tout chrétien digne de ce nom est censé témoigner, demande plutôt sacrifices et renoncements, des fois à ses idées préconcues, ses aprioris, ses habitudes...

Perso, c'est ce que j'en pense, je sais que ce sentiment est partagé par une plus grande majorité de chrétiens que l'on croit, même si la Curie Romaine, son Pape, son aéropage de sommités tiennent un discours contraire.

Comme souvent, le peuple n'est pas toujours d'accord avec le discours extrèmiste de ses responsables qui se croient dirigeants.

Une petite lecture à vous conseiller, pour aller plus loin, les propositions de la fédération du réseau des parvis : [www]

08/02/2007

08/02/07 - 19:47

Appel en masse !

Vous êtes de Bordeaux...ou pas...
Vous voulez soutenir Matt dans ses péripéties politiques ?
http://groupe.matt-president.gayattitude.com/

07/02/2007

07/02/07 - 04:41

Après ca vous pouvez voter Sarko...

[www]

07/02/07 - 01:29

Début de polémique après le passage du candidat de l'UMP sur TF1.

Un doute a pourtant plané, mardi matin, au lendemain du «grand oral» du candidat face à un panel de 100 Français. Une émission que TF1 voulait exemplaire, promettant notamment que les questions posées par ces citoyens ne seraient connues de personne.

Sur TF1, Nicolas Sarkozy a parfois interpellé ses contradicteurs en notant leur métier ou leur âge, qu'il n'était pas censé connaître...

Source, le Figaro : [www]

07/02/07 - 01:08

Royal n'a "pas l'intention de se laisser faire"

Dénonçant la ''calomnie'' et les ''coups bas'' de la droite et des médias ''liés au pouvoir'', la candidate socialiste a dit sentir ''une vague'' en sa faveur malgré des sondages en demi-teinte.

''Je suis toujours là et bien là. Et avec vous, de plus en plus nombreux, je sens une vague, je sens un souffle'', a déclaré Ségolène Royal à l'ouverture de son premier meeting parisien devant 4.500 partisans réunis à la Halle Carpentier. ''Ce soir, comme disent les rappers: 'Paris est dans la place' et moi aussi je suis là!'', a-t-elle lancé.

La candidate socialiste a fustigé "les conglomérats de la finance et des médias" qui rêvent de la voir "congédiée". ''Je n'ai pas l'intention de me laisser faire'', a-t-elle assuré.

Critique de la droite

Défendant ses débats participatifs et le programme qu'elle doit dévoiler dimanche, elle a assuré que ''quelque chose est en train de changer. Cette vague va s'amplifier. Le peuple doit se saisir de notre projet présidentiel et je laisse à la droite ses mises en scène berlusconniennes à 4 millions d'euros la partie'', a-t-elle ajouté en allusion au congrès d'investiture de Nicolas Sarkozy du 14 janvier.

''La calomnie et les coups bas ont toujours fait partie de leurs méthodes'', a-t-elle accusé. ''J'ai regardé le désordre démocratique en face et j'ai pris la mesure du fossé'', s'est défendue Ségolène Royal, se présentant comme la candidate ''des sans-voix et de ceux qui n'ont jamais droit à la parole'', avant de citer longuement une caissière au chômage partiel intervenue dans un de ses débats participatifs.

Source : [www]

06/02/2007

06/02/07 - 02:05

Condamné, Christian Vanneste devrait se pourvoir en cassation

Suite à sa condamnation en appel Christian Vanneste a annoncé, sur son blog, sa décision de saisir la Cour de cassation. [C'est son plus strict droit]

«Cette décision de la cour d'appel relève de l'exploit», commente le député UMP, qui qualifie sa condamnation de «dérive judiciaire, (...) puisqu'elle condamne d'un coup Voltaire et Benoît XVI, pour une fois d'accord. Monsieur de La Palice, l'homme de l'évidence, est interpellé: l'homosexualité permettrait à l'Humanité de perdurer (sic).»
Dans ce billet, Christian Vanneste «entend poursuivre son combat politique et judiciaire pour la liberté d'expression», qui doit selon lui «être libre et sans entrave sur le plan moral, politique et spirituel».
Il estime que la liberté d'expression d'un député «est une condition de la démocratie et de l'État de droit».
Les propos des députés ne sont pourtant protégés que dans l'enceinte du Parlement, et Christian Vanneste a été condamné pour des propos répétés dans la presse.

Dans un communiqué, GayLib, qui souligne que le député n'a formulé «ni regrets ni excuses à l'égard de toutes les personnes qu'il a atteint dans leur dignité», demande à l'UMP de «tirer les conclusions de cette condamnation et du profond malaise suscité par les provocations de Christian Vanneste en présentant dans la dixième circonscription du Nord un candidat qui saura porter nos valeurs, dont celle du respect».

05/02/2007

05/02/07 - 20:01

Big Brother à la "télé" ce soir

TF1 offre une soirée de propagande à naboléon, messieurs les sarkosyens tirez les premiers !
Après le sacre et le pélerinage au medef, la grande messe...

05/02/07 - 09:28

Sarko : rentre chez toi !


Sarkozy, un voisin qui dérange?

http://rentrecheztoi.blogspirit.com/

04/02/2007

04/02/07 - 08:24

L'UMP ne prend aucune sanction contre Vanneste

Les sophismes de Pécresse ne peuvent convaincre personne...de bonne foi.

Le 29/01/07, sur RTL, Valérie Pécresse, députée UMP des Yvelines, et porte-parole du parti a rappelé que Christian Vanneste n'aurait pas « été investi » par l'UMP et présente cette situation comme une sanction.
Act Up-Paris dénonce ce sophisme et rappelle à l'UMP que Nicolas Sarkozy avait promis l'exclusion du député homophobe.

Cette promesse n'a pas été tenue. Un sophisme ...

Certes, Christian Vanneste n'a pas été officiellement investi par le parti de Nicolas Sarkozy dans sa circonscription. Mais il reste candidat UMP, et le parti de Nicolas Sarkozy n'a investi personne en face de lui. Nicolas Sarkozy lui laisse donc tout le champ libre. Et si Vanneste est élu aux législatives, il aura un mandat de l'UMP.

Les justifications embrouillées de Valérie Pécresse ne peuvent convaincre personne. ... et les faits

Jeudi 25 janvier, 10 heures du matin : confirmation par la Cour d'appel de Douai de la condamnation de Christian Vanneste pour injures homophobes.

Jeudi 25 janvier, au soir : voeux de Christian Vanneste à ses sympathisantEs, en présence de Thierry Lazaro, secrétaire départemental de l'UMP, Jacques Legendre, sénateur UMP et Khalida Sellali, candidate investie par l'UMP dans la première circonscription du Nord et déléguée régionale aux droits des femmes.

Cette information est confirmée par deux sources : le blog de Christian Vanneste et un article dans Nord Eclair, du 27 janvier 2007. Selon Nord Eclair, Thierry Lazaro aurait salué : « celui qui a le plus bousculé l'institution parlementaire ces derniers mois... Là ou on doit pouvoir se permettre de tout dire, sinon il n'y a plus de démocratie ». Le délégué départemental UMP a donc clairement soutenu Vanneste CONTRE la décision de justice. Comment Valérie Pécresse estime-t-elle être crédible ?

Les contradictions de Pécresse et Sarkozy n'ont qu'une explication

Valérie Pécresse rappelle que la loi qui nous a permis de poursuivre Vanneste est le fait de l'UMP. Soit. Mais l'UMP vide cette loi de tout impact en refusant de prendre les sanctions politiques qui s'imposent à l'égard de Vanneste. Elle laisse les associations s'engager seules, sans soutien, pour créer la jurisprudence indispensable, alors qu'une exclusion de Vanneste serait un signal fort qui augmenterait l'impact pédagogique de la condamnation judiciaire de Vanneste.

Pourquoi Nicolas Sarkozy n'a-t-il pas tenu sa promesse ?
Pourquoi Valérie Pécresse assure-t-elle que les instances de son parti se saisiront de ce dossier, alors que les faits remontent maintenant à plus de deux ans, que Vanneste ne cesse de récidiver, allant jusqu'à la menace envers les gays et les lesbiennes ?
Pourquoi ose-t-elle affirmer publiquement que Vanneste a été puni, alors que tout montre qu'il a le soutien de l'UMP ?

Il n'y a qu'une réponse : pour Pécresse, pour Sarkozy, l'homophobie est tolérable de la part d'un élu.

Tant que l'UMP n'aura pas exclu Christian Vanneste, comme l'ont eux-même demandé Renaud Donnedieu de Vabres et Jean-Luc Romero, Nicolas Sarkozy ne pourra avoir aucune crédibilité.

03/02/2007

02/02/2007

02/02/07 - 16:51

Sarkozy parle à la France qui se lève tôt ... pour mieux la vampiriser !

Il veut qu'elle se lève encore plus tôt et travaille encore plus tard...
Pour le bénéfice des seuls actionnaires.

Quand il se lève tôt, Sarkozy, comme les vampires, c'est pour sucer le sang des ouvriers plus longtemps dans la journée ! Pour leurs proposer plus d'heures supplémentaires, moins payées, afin qu'ils travaillent plus en gagnant moins.

Il a déclaré « - Quel est le problème avec les 35 h ? C'est que ça doit être un minimum, pas un maximum ! » . Textuel.
Il lui a fallu pour cela faire mine d'être filmé à Rungis dés 5 h du matin devant toutes les télévisions...



C'est vrai qu'il n'y a presque jamais de films, de reportages, d'images dans le métro à 5 h 30 du matin, dans les premières rames, lorsque les premiers travailleurs postés, attendent aux portes de Paris que s'ouvrent les grilles.

Majorité d'immigrés du bâtiment gris de fatigue, de femmes de ménage ou soignantes... À cette heure-là, les femmes se tiennent mieux que les hommes dont la tête tombe plus vite de sommeil contre les vitres. Ils partent à l'aube dans le froid, pour des journées de 10 ou 12 parfois 14 h de travail. Au-delà de la durée maxima du travail fixée à 10 h et autorisée par le Code du travail.

Car en France, il y a des centaines de millions d'heures de travail impayées, non comptabilisées, non majorées, que ces salariés ne peuvent refuser sous peine de perdre leur fragile emploi - l'épée de l'Anpe sur la nuque. Il y a même des cadres qui ont des forfaits-jour et dont on ne décompte plus les temps de trajets professionnels depuis la loi Borloo de janvier 2005. Il y a les vagues de ceux qui font 45 h, 50 h, parfois au-delà, comme dans la restauration, le transport, le bâtiment, le nettoyage, la vente, des services de toutes sortes. Ils travaillent déjà beaucoup trop et gagnent trop peu.

Et ils souffrent : lisez la page 3 du Monde daté du 2 février, sur « Le deuil au coeur de Renault » trois suicides de salariés et une tentative sur le site de Guyancourt. Trop de pression au travail ! L'article de Christophe Desjours (ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés...) le démontre : la souffrance au travail s'accroît chaque jour.
Souffrance que le candidat Sarkozy, avec de faux sourires, veut, en fait accroître, si par malheur, il gagne.



Aux ouvriers, aux salariés, Sarkozy leur propose comme programme central : « la liberté de travailler plus pour gagner plus »

Aucun salarié de ce pays, Sarkozy le sait, n'a la « liberté » de travailler plus. C'est l'employeur, seul unilatéralement qui fixe la durée du travail à l'embauche, dans le contrat. Tout salarié est « subordonné » juridiquement (et économiquement) ce n'est pas lui qui décide. C'est l'employeur seul qui fait faire ou non des heures supplémentaires... ou impose un temps partiel.

Ainsi 60 % des 3,7 millions de salariés (85 % de femmes, 80 % de non qualifiés) subissent le temps partiel et sont des travailleurs pauvres, les employeurs ayant organisé, systématisé le temps partiel « aidés » encouragé, stimulé, par les exonérations de cotisations sociales que l'état leur a données.

Heureusement la loi Aubry de janvier 2000 impose une mensualisation à 151 h 66 pour les « temps pleins » à partir de 35 h hebdomadaires, durée légale dont tous les salariés, sans exception, bénéficient depuis le 1er janvier 2002. La durée maxima du travail étant de 48 h hebdomadaires, il y a place pour 13 h supplémentaires chaque semaine.

Mais les employeurs ont contourné fréquemment, sans être suffisamment sanctionnés, cette durée légale pour imposer des heures supplémentaires par centaines de millions, souvent sans les faire figurer au bulletin de paie, sans les majorer au taux légal, sans les cotiser aux caisses de Sécurité sociale.

Sarkozy propose sans pudeur d'augmenter ce travail massif, déjà existant, souvent illégal, (neuf plaintes sur 10 à l'inspection du travail) en proposant que ces heures supplémentaires ne soient plus majorées, plus cotisées, plus imposées... tout à l'avantage des employeurs.

Cela revient à l'obligation de "travailler plus pour gagner moins"

D'ailleurs c'est ce que Sarkozy a commencé à faire depuis 5 ans qu'il est au pouvoir : il a repoussé du 1 janvier 2005 au 1 janvier 2008 la date où les heures supplémentaires qui n'étaient majorées que de 10 % entre 35 et 39 h dans les entreprises de moins de 20 salariés, allaient, comme prévu par la loi Aubry, être majorées de 25 %. C'est la faute à Sarkozy et Fillon, si, depuis le 1er janvier 2005, 4,8 millions de salariés n'ont pas bénéficié de cette (petite) augmentation de leurs heures supplémentaires !

Quand Fillon et Sarkozy ont allongé le « contingent annuel autorisé » d'heures supplémentaires en le faisant passer de 130 h à 220 h, ils ont fait, du même coup, perdre des dizaines d'heures supplémentaires majorées de 100 % - le seuil est passé de la 131° heure à la 221° heure - à des centaines de milliers de salariés, obligés de travailler plus pour gagner moins.

Avec le rachat des compte épargne temps (congés payés échangés contre argent) et les forfaits-jours, les heures supplémentaires non cotisées, non majorées, avec des contingents annuels allongés et des contrôles rendus impossibles (décret du 4 janvier 2007 !) avec le Cne sur toute la vie, le licenciement sans motif, avec le droit de grève limité, avec le droit syndical diminué, Sarkozy, c'est le vampire qui sourit aux ouvriers, les regarde dans les yeux fixement espérant mieux les tromper.

Sarkozy, c'est « Cpe 2 », « Cne puissance toute la vie »... la fin du Code du travail.

Mais ça ne va pas se passer comme cela : comme au printemps 2006 face au Cpe, salariés, et jeunes sauront lui faire barrage. Dans les urnes cette fois.

02/02/07 - 16:49

Mainmise sur la presse tricolore

LIAISON DANGEREUSE : Depuis 2002, Nicolas Sarkozy a placé des hommes à lui dans presque toutes les rédactions parisiennes, dans la presse écrite comme dans la presse audiovisuelle

Les Français ne connaissent pas la société audiovisuelle ETC (Etudes, techniques et communication). Pourtant, ils ne cessent de voir ses productions à la télévision. C'est cette entreprise, appartenant à l'UMP, le parti de Nicolas Sarkozy, qui filme le candidat Nicolas Sarkozy et qui ensuite vend (ou plus souvent donne) ses reportages aux chaînes de télévision françaises. «Le plus grave, ce n'est pas que Sarkozy organise ses propres reportages, mais que les télévisions acceptent ce procédé car il leur fait économiser de l'argent», proteste un journaliste parisien sous couvert d'anonymat.

Pourquoi se gêner? La société ETC jouit d'une excellente réputation professionnelle, elle offre des images parfaitement maîtrisées, avec des caméras face à la tribune, sur les côtés, et survolant la foule. Nicolas Sarkozy a même organisé le retour de Cécilia, son épouse, au domicile conjugal. Son photographe a pris soin de prendre les clichés à distance afin de faire croire qu'il s'agissait de photos volées par un paparazzi... Rien d'étonnant à cela. Comme le rappelle Frédéric Charpier dans son livre «Nicolas Sarkozy. Enquête sur un homme de pouvoir» (1), l'actuel ministre de l'Intérieur avait imaginé un temps devenir journaliste.

Les journalistes au pain sec
Maire de Neuilly, dans la région parisienne, et président des Hauts-de-Seine, le département le plus riche de France, Nicolas Sarkozy courtise de longue date les patrons de presse, qui sont souvent ses administrés, comme autrefois Robert Hersant, propriétaire du Figaro et de 30% de la presse française, et aujourd'hui Martin Bouygues, le patron de TF1, dont le journal télévisé est regardé par 8 millions de personnes. «Il est non seulement l'ami des patrons de presse, mais il est aussi l'ami des rédacteurs en chef et des chefs des services politiques qu'il appelle tout le temps au téléphone. Sarkozy s'est aussi constitué une cour de sans-grade qui espionnent pour lui à l'intérieur des rédactions, recevant en compensation des informations exclusives ou des promesses de promotion», raconte un enquêteur connu de la presse parisienne.

Le climat est devenu tellement étouffant que ce journaliste demande non seulement que son nom n'apparaisse pas, mais que son journal ne soit pas mentionné non plus. «Je suis contraint de me méfier de mes propres collègues», déplore-t-il. Ministre de l'Intérieur, à la tête de deux services secrets, la DST et les Renseignements généraux (RG), Nicolas Sarkozy est un homme tout-puissant. Alors que ses «amis» journalistes sont abreuvés de scoops sur la délinquance ou sur le terrorisme, les autres rédacteurs se retrouvent au pain sec: les policiers ne leur parlent plus. Pire, ils découvrent que les Renseignements généraux ne font pas seulement des enquêtes sur les collaborateurs de Ségolène Royal, la candidate socialiste, comme Bruno Rebelle, ancien directeur de Greenpeace. Mais qu'à l'occasion, ils s'intéressent aussi à la vie privée des rédacteurs un peu trop à gauche. «Un proche de Sarkozy vous appelle au téléphone et lâche le nom de votre maîtresse, menaçant de le faire savoir à votre épouse si vous ne devenez pas davantage conciliant avec le candidat de l'UMP», s'étrangle un journaliste du Figaro. Un proche de Sarkozy que Karl Laské, journaliste à Libération appelle carrément «le lanceur de boules puantes».

Le livre à charge intitulé «Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus» (2), écrit par plusieurs journalistes parisiens sous le pseudonyme de Victor Noir, s'est vendu à plus de 25 000 exemplaires. Il est réédité en livre de poche.

Sarkozy propulse les ventes
«On montre du doigt le magazine Le Point pour ses 10 couvertures consacrées à Nicolas Sarkozy ces derniers mois. Le problème, c'est que ces 10 couvertures ont bien vendu. Les journalistes qui ne sont pas sarkozystes ne peuvent pas reprocher ce choix journalistique à leur direction», souligne François Malye, président de la Société des rédacteurs du Point.

(1) Frédéric Charpier, «Nicolas Sarkozy. Enquête sur un homme de pouvoir», Editions Presses de la Cité, 304 pages

(2) Victor Noir, «Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus», Editions Denoël, 306 pages

01/02/2007

01/02/07 - 04:30

Encore un dérapage de la droite réac...

Le débat, qui s'annonçait formel et ennuyeux, sur la constitutionnalisation de l'abolition de la peine de mort, a donné lieu à des prises de positions très "tranchées" de la part de certains députés de droite. La peine de mort a été abolie depuis 25 ans, pourtant, il en reste encore pour souhaiter son possible rétablissement.

Par deux amendements, plusieurs parlementaires ont tenté un combat d'arrière-garde pour empêcher la France d'abolir définitivement la peine de mort, en ratifiant des conventions internationales interdisant un retour en arrière unilatéral.

25 ans après, on en est presque à refaire le débat pour ou contre la peine de mort.

Les échanges ont été vifs et un député, Jacques Myard, a provoqué un brouhaha en déclarant "si cela signifie que la peine de mort doive être abolie en tous temps, en tous lieux, en toutes circonstances, que messieurs les assassins commencent !" ou "En voulant ratifier absolument ces deux pactes, d'une certaine façon, vous condamnez Nuremberg".

Voir qu'il existe encore un noyau de parlementaires UMP pour tenir cette position m'effraye.

Retenez bien leurs noms :

M. Dell'Agnola,
M. Luca,
M. Dassault,
M. Teissier,
M. Rivière,
M. Myard,
M. Guillaume,
M. Mallié,
M. Ferrand,
M. Cova,
M. Raoult,
M. Chassain,
M. Vanneste,
M. Ginesta,
M. Mach et
M. Auclair.

Rappelez vous qu'en soutenant l'UMP vous les soutenez EUX aussi !

Sources :
[www]
et
[www]

 

.:Centre de Compilation:.

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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.