.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : rien, je n'ai pas envie...
Je regarde : rien, pas le temps...
Je lis : mes comics en retard...
Je joue : à faire le chat
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau et des vodka-pomme
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : doucement.
Je rêve : à plus de paix...
(mis à jour lundi 1 septembre 2008 à 01:05)

30/03/2007

30/03/07 - 04:55

Quizz

Qui a dit :
"Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage." ?

30/03/07 - 01:02

Un peu de poésie...

...que j'ai envie de partager avec vous.

Les traces dans le sable !

Une nuit, un homme fit un rêve.
Il rêva qu'il marchait au bord de la mer en compagnie du Maître.
Sur le fond du ciel, il voyait se dérouler les scènes de sa vie.
Il remarquait, dans chaque scène, deux traces parallèles de pas dans le sable.
L'une était la sienne; l'autre celle de son Maître.
À la dernière scène, il se retourna pour voir ces empreintes sur la grève.
Il s'aperçut alors qu'à divers moments de sa vie,
il n'y avait qu'une trace de pas.
Et que ces moments de marche solitaire correspondaient
aux heures les plus tristes et les plus sombres de sa vie.
Intrigué, il dit à son compagnon: "Maître, tu m'as assuré de toujours
marcher à mes côtés si j'acceptais de me joindre à Toi.
Mais je m'aperçois qu'aux périodes les plus dures de ma vie,
il n'y a plus qu'une empreinte dans le sable.
Pourquoi m'as-tu abandonné au moment où j'avais le plus besoin de Toi ?"
Le Maître se tourne alors vers lui et lui répond:
"Mon enfant, mon très cher enfant, tu sais que je t'aime
et que je ne saurais t'abandonner.
Il faut que tu comprennes ceci: si tu ne vois qu'une trace de pas
aux moments les plus difficiles de ton existence,
c'est qu'alors, tout simplement,
Je te portais dans mes bras..."


Poème d'Adémar de Barros, poète brésilien

29/03/2007

29/03/07 - 06:04

Mercredi

Fut une journée décisive.

J'ai fini par prendre une décision sur mes choix, ma situation.
J'ai beaucoup, réfléchit, beaucoup lu - vos commentaires, vos blogs, vos encouragements, vos prières pour moi, le catéchisme, quelques saints docteurs de l'Eglise, un ancien Maître de l'Ordre des Prêcheurs - discuté avec certains d'entre-vous, pas mal prié et confronté ma foi à ma conscience...C'est long, difficile, mais nécessaire...

Depuis St Thomas d'Aquin, foi et conscience sont réconciliées puisqu'elles émanent toutes deux de Dieu...Je vous passe ses développements, tout en vous conseillant sa lecture...En tous cas, j'ai pris le soin de nourrir ma conscience à la lumière de ma faible foi avant de choisir une position qui sera mienne, même si elle ne correspond pas nécessairement à la "mode" actuelle de l'Eglise...Dieu m'a doté du libre arbitre, d'une cervelle, je m'en sers tout en gardant dans mon coeur l'amour qu'Il a pour moi et que j'ai pour Lui qui me servent de phare dans ces ténèbres de cogitation...

Restait à régler mon problème de réconciliation, quelques actes de luxure, qui finalement ont révélé un malaise plus profond, de révolte quant au discours de l'Eglise sur les LGBT...même si je comprend sa logique, je n'en accepte pas la forme, qui n'est pas charitable...Je n'ai pas les même valeurs que Benoît XVI, pas la même sensibilité, pas les mêmes révoltes...mais j'essaye de le comprendre, c'est le minimum quand on espère être compris par un autre, non ?

Il me manquait alors le courage d'aller, encore une fois, demander le pardon pour mes actes, pour ma colère envers l'Eglise, qui reste pour moi le corps du Christ, pour l'orgueil que j'ai de vouloir suivre ma voie plutôt que celle du catéchisme...je priais depuis des jours le Seigneur pour qu'il me donne ce courage, celui d'aller encore vers Lui, celui d'aller vers un de ses prêtres pour demander malgré tout l'absolution...Je n'y arrivais pas et ca me torturait...J'avais tellement peur qu'on me reclaque la porte au nez en me faisant comprendre que j'avais tord et que je n'étais qu'un handicapé de la vie "intrinséquement désordonné"...

Travaillé par tout ca, je ne suis presque pas sorti de chez moi depuis la messe de mercredi, j'ai fait l'ours, j'ai annulé mes rendez-vous, refusé des invitations, mais le mercredi c'est le jour de mon rendez-vous hebdomadaire avec mon meilleur ami qui pour moi est comme un frère...j'ai fait l'effort de me bouger le cul pour le voir, je tiens vraiment à ces moments précieux...et, au restaurant, pendant l'entrée, il m'a annoncé une nouvelle qui m'a retourné d'émotions, de joie, de grâce...L., son fils aîné de 7 ans a décidé de demander le baptème...un acte important qui a une signification profonde...et après discussion avec ses parents j'ai été choisi comme parrain !
J'ai été et suis encore très ému et très fier de cette marque de confiance...
Je l'ai aussi vécu comme un signe du Seigneur, me disant que j'étais digne de cette paternité spirituelle...digne d'être un de ses enfants...que malgré ma différence si mal acceptée j'étais digne d'aider cet enfant, de l'accompagner...

Ca m'a redonné du courage et je suis allé à Saint Louis pour me confesser et enfin faire la paix avec moi-même...et là encore j'ai été comblé : je suis tombé sur un jeune prêtre que je ne connaissais pas, j'ai eu du mal à me jeter à l'eau, mais j'ai fini par le faire et foncer...je lui ai tout dit, sans rien lui cacher...et là, surprise il m'a accueillit avec douceur et compréhension, m'a d'abord dit que j'étais avant tout un enfant de Dieu donc digne d'amour, qu'ensuite je n'étais pas le seul dans ce cas là, qu'il comprennait mon dilemne, mes scrupules...il a commencé par me conseiller de rejoindre Devenir Un En Christ, une asso cathogay, qu'il connaissait bien pour avoir travaillé avec eux (!!!) et avoir essayé de monter un groupe sur Saint Etienne...je lui ai donc parlé de la position que j'avais décidé d'adopter, en lui demandant son avis...

Voilà, j'aime ma femme profondément d'un amour chaste, c'est à dire qui se traduit par une attention à l'autre à travers des gestes adaptés, une écoute plus forte de l'autre et une attention à ce que la seule recherche de plaisir physique, qui recherche d'abord le plaisir de l'autre, n'occulte pas la tendresse, le dialogue et l'écoute mutuelle.
Si Dieu le veut (et comme en plus je m'aide moi-même ;) je rencontrerai peut être un homme, qui prendra place dans ma vie et que j'aimerai du même amour, tout en veillant à ce que ceux que j'aime vivent bien cette situation...En attendant cet homme, je vivrai mon homosexualité dans la continence, dans le partage de l'amitié, dans l'amour pour mes frères et soeurs LGBT, dans une ou plusieurs actions, des projets que j'engagerai une fois passée ma confirmation...

Le père m'a écouté, a approuvé, m'a dit que ce que certains voyaient comme une infirmité, pouvait être aussi une grâce pour peu qu'on ne choisisse pas d'en être victime...ma bisexualité fait de moi un pêcheur pour pas mal de mes frères et soeurs en Eglise, mais elle m'apporte une certaine sensibilité pour cette minorité à laquelle j'appartiens, un regard charitable et aimant pour elle et peut être, par le biais de ce blog que j'ai choisi d'intégrer dans une communauté de blogs LGBT ouverte, la chance d'apporter la Bonne Nouvelle à ceux qui voudront bien l'entendre...

J'ai reçu le sacrement et suis ressorti du confessionnal soulagé, restauré dans ce que je suis, dans ma dignité, dans ma foi...j'en ai profité pour allumer un cierge pour ceux que j'aime et qui souffrent actuellement loin de moi et pour que le petit L. ait un chemin vers Dieu qui lui soit profitable, pour être à la hauteur de mon rôle de parrain...Les vèpres ensuite, à Saint Charles, ont été pour moi un grand moment de communion et de remerciement au Seigneur.

Désolé pour la longueur de ce billet, mais il m'était difficile de faire plus court.
Merci à François pour son billet sur son homosexualité, merci à Lorenzo pour son billet sur la conscience, merci à tout ceux qui m'ont soutenu...si sur GA quelqu'un doute de ce qu'est la fraternité, il n'a qu'à lire vos commentaires ou vos blogs liés chez moi...

29/03/07 - 04:18

Un mot, pour un copaing

« Aucun homme n'est une île, un tout, complet en soi ; tout homme est un fragment du continent, une partie de l'ensemble ; si la mer emporte une motte de terre, l'Europe en est amoindrie, comme si les flots avaient emporté un promontoire, le manoir de tes amis ou le tien ; la mort de tout homme me diminue, parce que j'appartiens au genre humain ; aussi n'envoie jamais demander pour qui sonne le glas : c'est pour toi qu'il sonne ».

- John Donne, Devotions upon Emergent Occasions, 1624

26/03/2007

26/03/07 - 03:39

Ca turbine

Une fin de semaine passée à me changer les esprits, j'ai lu l'excellent "courrir avec des ciseaux" d'Augusten Burroughs et deux autres romans, une tonne de blogs...à vrai dire, j'ai passé mon temps à ne pas réfléchir, à m'oublier...

Depuis jeudi je n'arrive plus à aller à la messe, une profonde envie de ne pas sortir, une fatigue de moi-même, ce moi qui cherche trop fort des fois, qui s'interroge trop, qui se fait mal, qui s'en veut...c'est idiot, mais je suis aussi comme ca...
Je ne suis plus en paix depuis plus de deux semaines et malgré un début de semaine plutot léger et agréable, une joie retrouvée d'assister à la messe, de communier, j'ai encore ce poids sur le ventre, sur le coeur, qui nourrit une colère interne assez destructrice...une colère qui me bouffe et m'éloigne de Dieu...la même qui m'a poussé à perdre patience avec Benoît, ou encore à commenter sans tact le blog de François...ou bien à me comporter comme un imbécile sans tact avec certains de mes amis.

Et malgré tout, malgré cette absence, je sens que ce carême agit encore en moi, profondément, d'une autre façon qu'à son début...j'ai mal.

J'esquive, je temporise, je procrastine...je n'arrive toujours pas à aller voir ce prètre vers qui on m'a renvoyé, je n'appelle pas cette femme qui doit organiser ma confirmation...dans un autre ordre, ca fait des mois que je dois prendre un rendez-vous avec un ophtalmo, ma vue ayant bien baissé, des mois que je dois aller chez le dentiste pour des dents qui ont fini par partir en morceaux...je retombe en ce moment dans la malbouffe, le mauvais sommeil...je le cache à mes proches, je ne veux pas les inquiéter, ils ont d'autres problèmes...je ne veux pas être un fardeau.

Et j'en ai marre de ce Moi...marre de sa lourdeur, marre de ses doutes et de son incapacité à prendre la bonne décision, marre de ses déchirements entre ce qu'on lui dit qui est bon et de ses certitudes...je suis lâche, je suis tiède, je n'ai pas de foi...

J'ai lu l'évangile de ce jour, finallement je me dis que je suis caricaturalement cet homme adultère...je trompe tout le monde...soit j'emmerde tout le monde en me disant que je fais ce que je veux, que je couche avec qui je veux, soit je décide de m'abstenir définitivement, pour ne pas prendre le risque de blesser celle que j'aime et celui que j'aimerai, pour ne plus pêcher...Ca serait aller contre ma nature bisexuelle, mais la bonne question est : quelle part de mon identité est la plus importante ? Aurais-je le courage de prendre une décision ? De la suivre ?
J'ai peur de m'engager...j'ai peur de me perdre...j'ai peur de souffrir...je ne veux plus être prisonnier de mes désirs, mais je ne veux pas non plus les nier, ca serait mourir un peu...mais ne faut il pas mourir pour renaître ?

Toujours la même question...

24/03/2007

24/03/07 - 21:48

La France d'après ?



Non, la France de maintenant !
Stop ou encore ?

23/03/2007

23/03/07 - 16:48

Vu chez Golden Coccinelle

De bonnes questions à se poser en ce week-end de Sidaction...

Le SIDA et vous.

Quelle a été votre réaction la première fois que vous avez entendu parler du SIDA ? Comment le perceviez vous à l'époque ?
J'avais 12/13 ans et au journal ils parlaient d'un cancer des homos, j'ai eu très peur, je le percevais comme une menace floue mais terrible.

Et maintenant ? Votre perception a-t-elle évolué ?
Pour moi c'est une des plus belles saloperies que la nature a inventé...une épée de Damoclès permanente.

Avez-vous déjà fait une sérologie HIV (test de dépistage) ?
Oui, après un certains temps de relation amoureuse avec un ou une de mes partenaires, quand on se faisait assez confiance sur notre amour, on faisait le test pour être sûrs et ensuite baiser sans capote...

Avez-vous déjà eu peur pour vous ?
Une fois, un accident de capote avec un mec, on débutait notre relation, je ne le connaissais pas bien, je savais qu'il avait déjà eu pas mal de partenaires...j'ai préféré savoir...

Pour quelqu'un d'autre ?
Oh oui !

Vous mettez un préservatif ?
Toujours...

Tout le temps ?
Toujours...

Vous êtes-vous déjà adonné à d'autres pratiques sexuelles où vous auriez pu être exposé au virus ?
Non, jsuis un grand timide :)

Le SIDA et nous.

Croyez-vous que le rapprochement « homo-SIDA » se fasse encore aujourd'hui ?
Malheureusement, même si les statistiques démontrent le contraire...même chez les scientifiques : y a qu'à voir les réactions de certains médecins quand le ministre de la santé à enfin décidé de ne plus discriminer les homos pour le don de sang...

Existe-t-il encore en France, et malgré la législation, pour vous, une discrimination à l'encontre des personnes séropositives ? Si oui, comment y remédier ?
Je le pense, oui, malgré la mobilisation des assos...on a fini par arriver à quelques avancées, dans le domaines du crédit, de l'emploi...mais la maladie reste encore assez taboue, comme le cancer il y a 20 ans...Il faut communiquer plus la-dessus, dès la scolarité...puis des idées comme le Free Hugs sont de bonnes initiatives.

Que penser des autres pays qui exercent ouvertement une pareille discrimination ?
Des barbares ! Des arriérés !

Connaissez-vous des personnes séropositives ?
Oui, j'en connais et j'en ai connu...

Le SIDA et tous.

Militez-vous dans une association ?
Non, dans ma ville il n'y a qu'une seule asso et vu ce que j'en ai vu, je n'ai pas envie d'y participer...mais je me tate pour en monter une, axée sur la pédagogie en milieu scolaire...d'ailleurs si quelqu'un de mon bled (St Etienne) me lit et est intéressé...

Appréciez-vous le travail des associations telles que Act-Up, qui fonctionnent par coups médiatiques ?
Il reste des culs à botter, des connards à dénoncer...des mentalités à secouer...mais je regrette des fois leur maladresse de forme...

Que pensez-vous des différentes campagnes de sensibilisation menées jusqu'à ce jour ?
Ridicules et pas assez diffusées...

Croyez-vous que ces campagnes sont efficaces ?
Pas aux doses homéopathiques qu'on nous octroie, pas sans rappel régulier, pas sans travail de fond toute l'année...le sidaction et la saint sida c'est bien, mais c'est trop ponctuel.

Beaucoup de campagnes de sensibilisation préfèrent ne pas « victimiser » la population séropositive en menant des campagnes montrant des séropositifs malades. Qu'en pensez-vous ?
Politiquement correct, on ne changera rien si on continue à se cacher la vérité.

Le SIDA et moi

Vous sentez-vous, en tant qu'homo, responsable/coupable de quelque chose, à propos du SIDA ?
Oui/Non. Oui, je me sens responsable de casser les couilles à mon entourage pour qu'il pratique le safe sex, oui je me sens responsable de démonter les pseudos argument pro-bareback...Non, personne n'est coupable de cette maladie...

Le SIDA, c'est quoi pour vous ?
Un des plus gros problèmes du monde.

Avez-vous un message à passer aux séropositifs ?
Accrochez-vous ! Prenez soins de vous ! N'ayez pas honte !

Avez-vous un message à passer aux séronégatifs ?
On t'a dit de mettre une capote ducon ! Tu te couvres ou tu crèves : choisis !

21/03/2007

21/03/07 - 09:51

"Les communautés chrétiennes auraient tort d'ignorer les homosexuels, sans eux, elles ne comprendraient pas toute la richesse de l'Evangile. En cherchant à les exclure, elles affaibliraient leur témoignage. Les homosexuels nous précèdent dans le Royaume de Dieu".

- Mgr Jacques Gaillot,

20/03/2007

20/03/07 - 07:58

Je suis pour le mariage entre catholiques

Je suis totalement pour le mariage entre catholiques. Je crois que c'est à la fois une erreur et une injustice que de leur refuser ce droit.

Le catholicisme n'est pas une maladie. Même si beaucoup de gens les rejettent ou les trouvent bizarres, les catholiques sont des personnes normales et doivent pouvoir jouir des mêmes droits que les autres, par exemple les informaticiens ou les homosexuels.

Je suis conscient que beaucoup des comportements des personnes catholiques, tels que leur attitude presque maladive face au sexe, peuvent nous sembler étranges. Je sais aussi que l'on pourrait employer des arguments de santé publique, comme leur dangereux et délibéré rejet du préservatif. Enfin je n'oublie pas que beaucoup de leurs coutumes, comme l'exhibition publique d'images de corps torturés, peuvent heurter certains.

Mais tout cela, qui du reste relève davantage de l'image médiatique que de la réalité, n'est pas une raison pour leur interdire l'accès au mariage.

Certains affirment qu'un mariage entre catholiques n'est pas vraiment un mariage, parce que pour eux il s'agit d'un rituel et d'un précepte religieux devant leur dieu, au lieu d'être une union entre deux personnes. De plus, étant donné que la procréation en dehors du mariage est fermement condamnée par l'Église, certains considèrent qu'en autorisant le mariage aux catholiques, le nombre de mariages dus aux qu'en-dira-t-on augmenterait, ou que beaucoup ne se marieraient que par recherche du sexe (que leur religion interdit hors du mariage), augmentant du même coup la violence domestique et la déstructuration des familles.

Mais il faut rappeler que tout cela ne se passe pas uniquement chez les familles catholiques, et que comme nous ne pouvons pas nous glisser dans leur esprit, nous n'avons pas à leur faire de procès d'intentions.

D'autre part, ceux qui disent que le mariage entre personnes catholiques n'est pas un mariage, qu'il faudrait trouver un autre nom, ceux-là ne font que dévier le débat vers des questions sémantiques qui ne sont pas l'enjeu essentiel : même si c'est entre des catholiques, un mariage reste un mariage, et une famille reste une famille.


Et par cette allusion à la famille je passe au deuxième sujet, peut-être encore plus polémique ; j'espère que mon opinion n'apparaîtra pas trop radicale : je défends également la possibilité pour les catholiques d'adopter des enfants.

Je sais que beaucoup vont être scandalisés par cette position. Il est probable que certains s'exclament sur le mode "Comment ? Des enfants adoptés par des catholiques ? Mais ces enfants pourraient finir catholiques à leur tour !" .

Voici ce que je réponds à ce type de critiques : s'il faut bien reconnaître que les enfants de catholiques ont une probabilité largement supérieure à celle des autres enfants de se convertir au catholicisme (à la différence de ce qui se passe avec l'informatique ou l'homosexualité par exemple), je viens de le dire et je le répète : les catholiques sont des personnes comme les autres.

Malgré les opinions de certains, il n'y a pas de preuves concluantes qui démontrent que les parents catholiques seraient moins capables que les autres de bien éduquer leurs enfants ; rien ne prouve non plus que l'ambiance religieuse d'un foyer catholique ait une influence négative sur l'enfant. Et de toute façon, les services d'adoption décident au cas par cas, et leur travail consiste précisément à évaluer les qualités des parents potentiels.

Pour conclure, et contre l'opinion de certains milieux, je crois que nous devons permettre aux catholiques d'accéder à ces deux droits fondamentaux que sont le mariage et l'adoption. Exactement comme on le permet aux informaticiens et aux homosexuels.

Source : [www]

17/03/2007

17/03/07 - 10:19

I'm lost

Je suis allé me confesser il y a dix jours, la conversation a dévié sur ma bisexualité et le fait que je n'étais pas d'accord avec le catéchisme de l'Eglise sur l'homosexualité...Ne montrant aucune contrition, le prètre m'a refusé l'absolution...et depuis je rame, je me sens perdu, je décroche, je doute, la colère et la frustration sont à nouveau là...je suis loin des hauteurs de foi que j'atteignais il y a 15 jours...J'ai eu beau m'accrocher, aller au vêpres tous les jours, je me sens vide à nouveau, seul...

Et comme il fallait s'y attendre, je n'ai en même temps plus de nouvelles de mes amis, étrangement absents, je me suis faché avec Benoit sur msn car j'ai craqué, ma colère a étouffé ma charité et l'amour que j'ai pour lui, je lui ai dit le fond de ma pensée tout en sachant qu'il y avait beaucoup de chances qu'il ne soit pas encore prêt à recevoir une vérité aussi brute...j'ai voulu le secouer et je crains qu'il ne s'en serve encore plus comme excuse pour s'isoler encore plus...

Seigneur, ton appel me lance sur une route inconnue. La fidélité à ta parole me conduit sur des chemins que je n'aurais pas choisis. Ton amour me soutient pour faire ce que seul, je n'aurais jamais pu faire.

Mais par moment, je n'y comprends plus rien. Je ne sais plus ce qu'il faut faire ou comment le faire. Toi, qui t'en es remis totalement à l'amour de Dieu au Mont des Oliviers, sois avec moi aujourd'hui. Que ta foi porte ma foi. Que ta fidélité soutienne ma fidélité.

L'Esprit qui t'a relevé d'entre les morts, c'est cet Esprit qui m'a été donné au baptême et qui m'est encore offert aujourd'hui.

"Pourras-tu le faire I'M LOST
Pourras-tu le dire I'M LOST
Tu dois tout essayer I'M LOST
Tu dois revenir I'M LOST

Tu dois voir plus loin I'M LOST
Tu dois revenir I'M LOST
Egaré en chemin I'M LOST
Tu verras le pire I'M LOST

Pour trouver le sud I'M LOST
Sans perdre le nord I'M LOST
Après les certitudes I'M LOST
Au-delà des bords I'M LOST

I'm lost but I'm not stranded yet "

- Noir Désir, Lost.

17/03/07 - 00:59

AAAAARRRRGH !


L'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois devrait prochainement rendre publique sa décision d'ouvrir un procès de béatification du professeur Jérôme Lejeune militant ardent de la lutte anti-avortement.

JE SUIS FURAX !

En ouvrant - dans le diocèse de Paris, selon la procédure - cette cause de béatification de Jérôme Lejeune (dont la poursuite dépendra d'un premier "miracle"), l'Eglise entend que soit honorée "sur ses autels" cette figure hautement symbolique.

PLUTOT CREVER !

Lejeune c'est le "scientifique" qui s'est mis au service de l'association Laissez les vivre, qui mène depuis 1975 la mobilisation contre la loi de dépénalisation de l'IVG.

Lejeune c'est la figure laïque emblématique des combats de l'Eglise pour "la défense de la vie". Il défend l'encyclique scandaleuse et rétrograde Humanae vitae de Paul VI (1968), qui condamne les contraceptifs (pilule, stérilet) et soulève des tempêtes au sein même de l'Eglise.

Lejeune c'est le promoteur de l'instruction Donum vitae du cardinal Ratzinger, condamnant la procréation médicalement assistée (1987). C'est sur sa pression que Mgr Lustiger, archevêque de Paris met fin aux fécondations in vitro à l'hôpital Notre-Dame-de-Bon-Secours à Paris.

Lejeune c'est l'ami de Jean Paul II . Nommé en 1994 président d'une "Académie pour la défense de la vie", c'est Jérôme Lejeune qui conseille le pape dans la rédaction de ses documents les plus violents contre l'avortement.

Lejeune c'est l'inspirateur des "commandos anti-avortement", dont l'Eglise a toujours désapprouvé la violence, tout en soutenant leur mouvement de pensée.

Lejeune et l'association des Amis du professeur Lejeune, c'est tout ce que je hais dans l'Eglise Catholique, des rétrogrades intégristes, des catholibans...

Non, définitivement, je n'arriverai jamais à leur pardonner leur position, leurs actions, leurs discours, leur lobbying...si ca fait de moi un mauvais catholique, tant pis, je revendique de ne pas être associé à ces barbares là.

Décidement, Benoit XVI avec ses positions rétrogrades, avec son ouverture aux Lefebvristes, au rite Tridentin, avec sa dernière encyclique intégriste, donne des ailes à tous les vieux cons de l'Eglise...

15/03/2007

15/03/07 - 15:47

Un peu d'air

sur ce blog...une chanson que j'ai toujours trouvé très belle...

Una mattina mi son alzato
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
Una mattina mi son alzato
E ho trovato l'invasor
O partigiano portami via
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
O partigiano portami via
Che mi sento di morir
E se io muoio da partigiano
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
E se io muoio da partigiano
Tu mi devi seppellir
E me seppellirai lassù in montagna
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
E me seppellirai lassù in montagna
Sotto l'ombra d'un bel fior
E le genti che passeranno
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
E le genti che passeranno
Mi diranno « che bel fior »
E quest'è'l fiore del partigiano
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
E quest'è'l fiore del partigiano
Morto per la libertà.

Traduction et lien vers un mp3 sur wikipedia : [www](chant)

13/03/2007

13/03/07 - 14:16

Le chef d'état-major américain juge l'homosexualité immorale

WASHINGTON (Reuters) - Le général américain Peter Pace, chef d'état-major interarmes, juge l'homosexualité immorale et se déclare favorable à la politique du Pentagone voulant que l'on n'accepte les homosexuels dans les rangs de l'armée que s'ils ne s'affichent pas en tant que tels, rapporte mardi le Chicago Tribune.

Le général Pace a dit au journal qu'il avait le sentiment que les relations homosexuelles étaient aussi répréhensibles qu'une liaison adultérine entre un membre des forces armées et l'épouse d'un de ses collègues.

"Je crois que les relations homosexuelles entre deux personnes sont immorales et que nous ne devrions pas fermer les yeux sur des actes immoraux. Je ne pense pas que les Etats-Unis soient bien servis par une politique disant qu'il est acceptable d'être immoral d'une quelconque façon", a dit Pace dans une interview au journal.

Dans le cadre de la politique "don't ask, don't tell" ("n'interrogez pas, ne dites pas") adoptée en 1993 sous la présidence de Bill Clinton, les responsables militaires n'ont pas le droit d'interroger leurs subordonnés sur leurs orientations sexuelles, mais les homosexuels ne peuvent servir sous les drapeaux que s'ils maintiennent leur orientation sexuelle dans la sphère privée et s'abstiennent de relations sexuelles avec d'autres militaires.

Cette politique avait pour but de ne pas interdire purement et simplement la carrière militaire aux homosexuels mais elle est jugée discriminatoire par certains, avec en outre l'inconvénient de restreindre le recrutement à un moment où le Pentagone a du mal à maintenir des effectifs suffisants en Irak et en Afghanistan.

------------->

Encore l'invasion de la "morale" dans le champ social...d'où vient cette morale, sur quoi se base t'elle ?
Vous qui me lisez souvent connaissez la réponse.

10/03/2007

10/03/07 - 18:18

Annonce de la Bonne Nouvelle




L'Evangile s'adresse à tout le monde !

"Car c'est par la foi en Jésus Christ que vous êtes tous fils de Dieu; vous tous, qui avez étés baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ. Il n'y a donc plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus d'esclave ou d'homme libre, il n'y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus Christ. Et en appartenant au Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, tous héritiers selon la promesse."

(St Paul aux Galates III,26-29)

10/03/07 - 07:54

Une pensée, une leçon...

Il faudra à l'avenir que je me souvienne à chaque échange, que l'important ce n'est pas ce qui nous sépare mais ce qui nous raproche...Que l'autre au premier abord n'est qu'une facade et que même si cette facade me déplait fortement ou m'agresse, il reste un être humain derrière, un frère.
Cette leçon là il faut qu'elle rentre dans mon crane de piaf...

J'ai une pensée particulière pour quelqu'un, il sera dans mes prières...

"Pull me out of the aircrash,
Pull me out of the lake,
'cause I'm your superhero,
we are standing on the edge."
- Lucky, de Radiohead.

08/03/2007

08/03/07 - 13:03

Viens en moi, Seigneur, et apprends-moi à voir avec ton regard.
Que je n'aie plus peur de poser sur le monde ton regard d'amour.
Donne-moi soif de tes sacrements, délivre ma prière de ses entraves.
Pour que je devienne ta demeure.

07/03/2007

07/03/07 - 15:36

Ou...ce que je pense de certains messages privés...

« Je crois profondément que le message évangélique garde une valeur fondatrice pour les hommes de ce temps. Ce qui m'attire vers lui n'est pas une émotivité vague, c'est la conscience d'une fondamentale PERTINENCE. D'où vient dès lors que nous soyons traités avec un tel mépris ?
Le fait d'attacher encore de l'importance à ces affaires de foi procéderait de l'imbécillité.
Je pense ici à un ancien camarade de faculté, voltairien proclamé et sociologue de renom, qui cessa simplement de me voir lorsqu'il se rendit compte que « je m'intéressais de nouveau à la question chrétienne ».
Il me jugea victime d'une pitoyable « rechute », sujet à une pathologie proche de l'idiotie.
Je cessais en tout cas d'être à ses yeux un interlocuteur fréquentable.
Je pense aussi à certains auteurs comme le phénoménologue Michel Henry ou le romancier Frédéric Boyer, qui furent longtemps honorés par la critique pour leur travail et pour leurs livres, jusqu'au jour où ils confessèrent leur inclination chrétienne.
Alors ils purent lire des recensions moqueuses ou faussement navrées dans les pages littéraires de quelques grands journaux. Ils en furent meurtris, alors qu'ils possédaient, eux, les moyens de se défendre.
Mais que dire des croyants ordinaires, ceux qui n'ont accès à aucune tribune et doivent encaisser, jour après jour, ce dédain venu d'en haut ?
Un dédain qui, sur le fond, me paraît non seulement injuste, mais intellectuellement saugrenu. »

- "Comment je suis redevenu chrétien", Jean-Claude Guillebaud

06/03/2007

06/03/07 - 16:06

Une réponse à mes questions ?

Aime et fais ce que tu veux.
Si tu te tais, tais-toi par amour,
Si tu parles, parle par amour,
Si tu corriges, corrige par amour,
Si tu pardonnes, pardonne par amour.
Aie au fond du cœur la racine de l’amour :
De cette racine, rien ne peut sortir de mauvais.

- Saint Augustin

06/03/07 - 02:09

« Soyez miséricordieux comme votre Père »

Je suis habitée par le sentiment que sans cesse, partout, est revécue la Passion du Christ. Sommes-nous prêts à participer à cette Passion ? Sommes-nous prêts à partager les souffrances des autres, non seulement là où domine la pauvreté mais aussi partout sur la terre ?
Il me semble que la grande misère et la souffrance sont plus difficiles à résoudre en Occident.
En ramassant quelqu'un d'affamé dans la rue, en lui offrant un bol de riz ou une tranche de pain, je peux apaiser sa faim.
Mais celui qui a été battu, qui ne se sent pas désiré, aimé, qui vit dans la crainte, qui se sait rejeté par la société, celui-là éprouve une forme de pauvreté bien plus profonde et douloureuse.
Et il est bien plus difficile d'y trouver un remède.

Les gens ont faim de Dieu. Les gens sont avides d'amour. En avons-nous conscience ? Le savons-nous ? Le voyons-nous ? Avons-nous des yeux pour le voir ? Si souvent, notre regard se promène sans se poser. Comme si nous ne faisions que traverser ce monde.
Nous devons ouvrir nos yeux, et voir.

Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Soeurs Missionnaires de la Charité
"Il n'y a pas de plus grand amour", Lattès 1997, p. 65

03/03/2007

03/03/07 - 05:27

Uhmm difficile de trouver les mots ce soir...

Depuis l'autre jour, j'ai beau prier, je ressens moins Sa présence...temps de désert...je m'accroche à ma foi sans nier non plus toutes mes faiblesses.

Je croyais que c'était dû à ma fatigue, à mes nuits de quelques heures, à ma facilité que j'ai eu à chuter, à mon manque de foi...je m'interroge encore...

Même la messe n'a plus le même goût, je m'y sens moins présent, moins en communion, j'ai beau me concentrer mon esprit part, mon coeur reste quand même ouvert et je ressens tout de même la ferveur de mes paroissiens, je suis facilement détourné de la célébration par les larmes d'une personne à coté de moi, je me sens impuissant dans le sens où je n'ai pas osé lui tendre la main...je me suis contenté de prier pour elle et pour tous ceux que j'aime, que je sais dans la difficulté...

Mes journées sont à nouveau sans joie, plus rien ne me fait rire, des choses me touchent alors que finalement elles ne sont pas si importantes, par exemple j'ai peu vu mes amis cette semaine, ils sont occupés ailleurs, d'habitude je trouverai ca bien, là j'ai du mal.

Peu importe, je m'accroche, il me reste l'espérance.

01/03/2007

01/03/07 - 19:42

Avec toi, nous irons au désert

Seigneur, avec toi nous irons au desert,
Poussés comme toi par l'Esprit.
Seigneur, avec toi nous irons au desert,
poussés comme toi par l'Esprit.
Et nous mangerons la parole de Dieu,
et nous choisirons notre Dieu.
Et nous fêterons notre Pâque au désert :
Nous vivrons le désert avec toi !

Seigneur, nous irons au désert pour guérir,
poussés comme toi par l'Esprit.
Seigneur, nous irons au désert pour guérir,
Poussés comme toi par l'Esprit.
Et tu ôteras de nos coeurs le péché,
et tu guériras notre mal.
Et nous fêterons notre Pâque au désert :
Ô Vivant qui engendre la vie !

Seigneur, nous irons au désert pour prier,
Poussés comme toi par l'Esprit.
Seigneur, nous irons au désert pour prier,
Poussés comme toi par l'Esprit.
Et nous goûterons le silence de Dieu,
Et nous renaîtrons dans la joie.
Et nous fêterons notre Pâque au désert :
Nous irons dans la force de Dieu !

Seigneur, nous irons au désert vers la croix,
Poussés comme toi par l'Esprit.
Seigneur, nous irons au désert vers la croix,
Poussés comme toi par l'Esprit.
Et nous te suivrons au désert pas à pas,
et nous porterons notre croix
Et nous fêterons notre Pâque au désert :
Nous vivrons la folie de la Croix !

 

.:Centre de Compilation:.

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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.