.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : rien, je n'ai pas envie...
Je regarde : rien, pas le temps...
Je lis : mes comics en retard...
Je joue : à faire le chat
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau et des vodka-pomme
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : doucement.
Je rêve : à plus de paix...
(mis à jour lundi 1 septembre 2008 à 01:05)

30/04/2007

30/04/07 - 11:46

Bilan de la semaine...





Malheureusement, sans faire de François Bayrou un partenaire, un allié, mais ce n'est pas totalement exclu, elle a même parlé de lui dimanche comme d'un premier ministrable, elle manifeste une volonté d'élargir sa majorité, de construire une majorité dont il est désormais évident qu'elle ne sera pas hégémonique, que son pacte présidentiel sera nécessairement "complété".

Face au bloc Sarkozy, elle propose une majorité qui ne concentrera pas tous les pouvoirs et toutes les alliances médiatico-financières.

La candidate socialiste a pris en main la première semaine de l'entre-deux tours. Surtout, Ségolène Royal a démontré sa capacité à mener une opération complexe, à changer la donne, à foncer, à créer une nouvelle situation dans un laps de temps très court. Elle sait s'adapter et dialoguer.

Non seulement elle a mis Nicolas Sarkozy sur la défensive pour la première fois depuis des mois, mais elle démontre sa capacité à "jouer aux hommes", selon la définition de la politique par Napoléon.

Et finalement, à son tour, après une semaine de ricanements, Nicolas Sarkozy en est à afficher Borloo et Valérie Giscard d'Estaing comme on présente aux électeurs centristes sa meilleure image.

30/04/07 - 05:46

Respiration...

J'ai besoin d'air, j'ai besoin d'espoir, j'ai besoin d'amour...je suis un être humain.
Et là, j'en manque singulièrement.
Je ne me suis pas accordé le temps, récemment, de m'occuper de moi, de mes sentiments, de mes douleurs...trop occupé à me battre.

Je suis effrayé de voir combien facilement j'ai pu céder à nouveau à la peur, à la colère froide, à la révolte même, combien je peux croire encore que je peux changer le monde...et comment je peux être dur et peu charitable pour celà...J'ai encore beaucoup à changer en moi...

Oui, je reste persuadé que nous sommes tous liés les uns aux autres, que ce qui affectera mon frère, m'affectera moi et qu'à contrario, tout ce que je peux faire de bien à mon échelle profitera à tout le monde. On change le monde petits morceaux par petits morceaux, surtout quand on est juste un petit homme. Encore faut il ne pas négliger la méthode et ne pas la sacrifier pour ses objectifs...

Un de mes réflexes pour respirer a été de prier, pas assez, de communier, pas assez souvent...j'ai perdu pas mal de sérénité...et même si je vis dans l'amour du Christ, je sens que je m'en suis éloigné.

J'aimerai tant Lui confier mon fardeau, mes peurs, mes colères, Lui demander que ce qui me fait peur cesse...mais voilà, il s'agit des affaires des hommes, qui sont laissé libres de se battre, libres de se haïr au point de traiter l'autre comme un produit chiffrable, négociable, vendable...et, à ma connaissance, Il a toujours laissé les hommes libres de leurs choix, même celui de Le tuer.

Enfin, je ne suis pas à plaindre, j'ai un travail, un toit, à manger, une femme qui m'aime, des amis qui m'aiment, un filleul que j'aime...et l'amour de Dieu, qui éclaire ma vie. Il faut juste que je me concentre plus sur eux, que je me laisse aimer et que j'oublie toutes les railleries, insultes et autres actes minables subis ici.

30/04/07 - 04:58

Vie

Toute cette campagne politique m'épuise humainement, elle me prend aux tripes puisque je ne peux accepter de voir arriver au pouvoir un anti-humaniste qui défend des valeurs fondamentalement opposées aux miennes, j'explique en quoi dans mon précédent billet et elle me pousse à me battre, dialectiquement parlant, en permanence.

Or je n'aspire qu'à la paix.
Je déteste me voir ainsi sur le pied de guerre, guerrier idéologique alors que je n'aime pas les idéologies...je n'aime pas me battre contre l'une d'entre-elle, laissant croire que j'aprouve l'autre, mais puisqu'il faut faire un choix, je prends la plus humaine.

Ce qui m'énerve encore plus c'est que je me sens prisonnier de la situation, obligé d'intervenir, de contredire, de préciser, de dénier, de démonter les idées toutes faites et propagandistes...tout en sachant, et ca me fait mal, que la plupart ne liront pas, que s'ils lisent, ils ne voudront pas réfléchir...ils sont en grande majorité dirigés par leurs peurs, leurs fantasmes de toute puissance, pas par leur conscience et leur pensée...

Ceux qui réfléchissent, qui analysent, qui pensent et qui sont malgré tout d'accord avec cet anti-humanisme ne méritent que ma colère et ma pitié.

En relisant les lignes ci-dessus, je pense aux paroles de l'Ecclésiaste sur la vanité...le plus sage serait de me la fermer...mais en ai-je le droit ?
Est-ce que je peux me permettre de ne pas tout faire pour que le pire n'arrive pas ? Je suis pris entre le sentiment d'un devoir moral, le sentiment de me battre pour rien et la peur, oui, la peur de ce qui pourrait arriver.

Des fois, je me dis, que quitte à le payer cher ensuite, ou même maintenant, je veux être de ceux qui n'ont pas fermé les yeux, qui n'ont pas laissé faire...

30/04/07 - 04:09

Politique

Le jdi me gave, mes derniers posts me gavent, j'en ai marre de devoir me battre.
Les insultes gratuites sur mon physique, le mépris, l'ironie facile comme seuls arguments, via le chat ou les messages privés me gavent...

Je cite Sarko dans le texte et on me dit que je le diabolise...pas besoin, il suffit de le lire sans être béat devant le fantasme de "l'homme fort qui va nous sauver".

J'aurais tout vu, ce soir je me suis fait insulter par un gaulliste qui va voter Sarko, incroyable d'être con au point de voter pour le fossoyeur de ses propres idées...
Si Sarko est gaulliste moi je suis à la lcr...
Au moins le gaullisme était vénérable, il y avait un respect de l'humain, qui n'existe pas dans le néo-libéralisme, qui n'est que la marchandisation du monde et de l'être humain, l'ultime absorption par la normalisation.

Je n'arrive pas à comprendre qu'on puisse être membre d'une minorité, qui sait ce que veut dire subir la loi du plus grand nombre, du plus fort, qui sait ce que signifie la négation de ce que l'on est...et voter pour un mec qui représente tout ca...

Comme seule ligne morale Sarko utilise pour son discours les positions les plus rétrogrades des catholiques tout en enrobant ca avec une pensée janséniste (doctrine de prédestination qui ne laissait pas le choix à l'homme de décider de son salut) mixée avec un peu de calvinisme (qui en érigeant le travail en une fin en soi et la richesse en signe d'élection divine, a donné son impulsion au capitalisme le plus pur, c.f. Max Weber)...avec une pincée de scientologie (refus de la sociologie et de la psychiatrie comme moyens d'épanouissement de l'homme, qui est déterminé génétiquement par avance)...

Toute cette pensée est anti-humaniste ! Est-ce que vous le réalisez ?!

De toute façons, j'ai l'impression de combattre des moulins à vents...tout le monde veut que ca change, mais certains s'en foutent du prix humain du changement...

29/04/2007

28/04/2007

28/04/07 - 21:49

"Nous devons être tous ensemble pour lutter contre ce qu'incarne Sarkozy, qui réussit le tour de force d'emprunter à Bush son néo-conservatisme, à Berlusconi ses méthodes, à Le Pen son fonds de commerce, à Aznar son atlantisme, et à Chirac son culot. "

- Eric Besson, 19 novembre 2005

27/04/2007

27/04/07 - 19:25

Ce que Sarkozy "a dit sur les dispositions génétiques est inadmissible" Gabriel Nissim, dominicain

"Pour moi, très clairement, on ne fait pas campagne contre une partie de la population. Nicolas Sarkozy a désigné un certain nombre d'immigrés comme cause de tous les maux, et ce qu'il a dit sur les dispositions génétiques à la pédophilie ou au suicide est inadmissible de mon point de vue de catholique.
Un postulant à la magistrature suprême ne peut pas stigmatiser de cette façon-là des catégories de la population. Personnellement, je ne vois pas comment un catholique, même de droite, pourrait voter pour quelqu'un qui exprime des positions d'exclusion.
Pour cette raison, le texte des évêques sur le devoir de fraternité envers les frères et soeurs venus d'ailleurs m'a paru très opportun. Malheureusement, je pense que ce message n'a été entendu que par un petit groupe de catholiques."
- Gabriel Nissim, dominicain, ancien producteur du «Jour du Seigneur» (publié dans Libération d'hier)

27/04/07 - 17:41

Un peu de retour aux sources...

Tu connais la musique de la Tamla Motown (Diana Ross & The Supremes, les Four Tops, Martha Reeves and The Vandellas, Smokey Robinson, Marvin Gaye, Stevie Wonder, The Temptations, The Jackson Five et Michael Jackson pour la première partie de sa carrière solo, Lionel Richie avec ou sans The Commodores, ...) ?

Tu aimes ?

Si oui, procures toi le dernier album d'Amy Winehouse : Back to Black...un vrai bonheur pour les oreilles...

27/04/07 - 04:22

Un petit air de déjà vu...

"Je me souviens surtout de ces moutons,
effrayés par la liberté,
s'en allant voter par millions,
pour l'ordre et la sécurité".

Renaud - Hexagone - 1975.

26/04/2007

26/04/07 - 22:57

Sua Emittenza

"Si on lit les discours de Sarkozy, on s'apercevra que de nombreux points sont tirés de mes livres", "Si c"est Sarkozy qui gagne, sa présidence s"unira à celle d"Angela Merkel pour faire une Europe plus occidentale et plus atlantique", "naturellement nous sommes des supporters de Sarkozy".

- Silvio Berlusconi, l'ancien président du Conseil magouilleur, dans une interview accordée à la chaîne RAI 2.

25/04/2007

25/04/07 - 18:00

Bad NEWS, GA risque de fermer !

Garoo l'annonce sur son site
Et non, ca n'est pas pour influencer votre vote, comme certains commencent à le dire !

Bougeons nous le cul !

Les raisons :

Discrètement, en marge de la campagne, le gouvernement prépare un décret qui, s'il était appliqué, tuerait l'Internet "made in France".

En effet, sous prétexte de surveiller au plus près les internautes, un décret d'application de la loi sur la confiance dans l'économie numérique du 21 juin 2004, exige que les éditeurs de sites, les hébergeurs, les opérateurs de téléphonie fixe et mobile et les fournisseurs d'accès à Internet, conservent toutes les traces des internautes et des abonnés au mobile, pour les délivrer à la police judiciaire ou à l'Etat, sur simple demande.

Au-delà du coût incroyable que cette conservation représenterait, cette mesure ne pourrait que déclencher une défiance immédiate des Français à l'égard de leur téléphone mobile ou fixe, comme à l'égard des acteurs français d'Internet, assassinant instantanément l'économie numérique française, pourtant décrite comme stratégique par nos chers candidats.

Le décret en préparation exprime le fantasme "Big Brother" : tout savoir sur tout et tous, même l'impossible. Selon ce texte, les opérateurs téléphoniques, les fournisseurs d'accès à Internet, les hébergeurs et les responsables de services en ligne (sites Web, blogs, etc.), devraient conserver pendant un an à leurs frais toutes les coordonnées et traces invisibles que laissent les utilisateurs lors d'un abonnement téléphonique ou à Internet, lors de leurs déplacements avec un téléphone allumé, lors de chaque appel ou de chaque connexion à Internet, de chaque diffusion ou consultation sur le Web d'un article, d'une photo, d'une vidéo, ou lors de chaque contribution à un blog.

En substance, devraient être conservés les mots de passe, "pseudos", codes d'accès confidentiels et autres identifiants, numéros de carte bancaire, détails de paiement, numéros de téléphone, adresses e-mail, adresses postales, le numéro de l'ordinateur ou du téléphone utilisé, le moyen d'accès à un réseau, les date et heure d'appel, de connexion et de chacune de leurs consultations ou contributions sur un site Internet.

A tant vouloir être exhaustif, le texte imposerait d'identifier quiconque, en France, aura mis en ligne, modifié ou supprimé une virgule dans son blog, un "chat", ou sur le Web. Techniquement, on peut, certes, tenter de savoir qui s'est connecté à un site et constater sur Internet ce qu'il diffuse à un instant donné.

Mais en cherchant à conserver la trace de la publication d'un contenu qui aura, par la suite, été retiré, le texte impose de facto de mémoriser systématiquement tout ce qui est mis en ligne, modifié et supprimé sur "l'Internet français". De l'avis unanime des spécialistes, c'est économiquement et techniquement impossible. Même les Etats-Unis de George W. Bush et leur "Patriot Act" post-11-Septembre n'ont jamais envisagé pareille conservation ou réglementation, qui soulèverait sans doute l'opinion publique américaine d'aujourd'hui, mais s'opère sans bruit en France.

Le coût, aussi bien pénal qu'économique, d'un tel dispositif serait colossal pour la France. En cas de résistance, ou juste de passivité, la sanction encourue est lourde : les fournisseurs d'accès à Internet ou les sites Internet français qui ne conserveraient pas toutes ces données seront passibles de 375 000 euros d'amende et leurs dirigeants, d'un an d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende, sans compter la fermeture de l'entreprise, l'interdiction d'exercer une activité commerciale, etc.

Lors d'une réunion organisée en catimini le 8 mars 2007 par les ministères de l'intérieur et des finances - le ministère de la justice jouait, une nouvelle fois, les absents -, certains professionnels ont fait valoir, notamment, que cette conservation leur coûterait très cher en stockage informatique et en moyens humains. De plusieurs dizaines de milliers à plusieurs millions d'euros par an de perte nette.

Pourtant, la plupart des sites Web, les Web radios, les blogs, la vidéo à la demande ou mobile, sont encore en quête d'un modèle économique pérenne. Déjà insécurisée par la complexité des enjeux de propriété intellectuelle, l'économie numérique de demain - celle du contenu et pas seulement de l'accès - serait encore fragilisée par une telle surenchère réglementaire franco-française.

En imposant aux entreprises françaises d'être des auxiliaires de justice ou des "indics", l'Etat fragilise tout un pan de l'économie de demain et de la démocratie d'aujourd'hui, en favorisant qui plus est, la domination déjà outrancière des grands acteurs internationaux de l'Internet, qui ne seront pas impactés à l'étranger. Jusqu'alors, seuls les fournisseurs français d'accès à l'Internet et hébergeurs étaient soumis à cette exigence et l'Etat, qui avait promis des compensations financières aux coûts induits par une surveillance des moindres faits et gestes de leurs clients, met tant de mauvaise grâce à s'acquitter des indemnités dues que certains d'entre eux ont renoncé à en réclamer le règlement, préférant envisager la délocalisation pure et simple de leurs activités...

Ces menaces proférées par quelques poids lourds de l'Internet en France font sourire Bercy, qui semble n'avoir pas encore compris qu'Internet est un réseau mondial dont de nombreux prestataires peuvent s'établir et payer leurs impôts presque où bon leur semble.
Il reste que la confusion des genres est totale. Toutes les données conservées seraient accessibles à la police administrative (RG, DST, etc.) comme à la police judiciaire, pendant un an. Les réquisitions administratives pour la "prévention du terrorisme" seraient également conservées un an dans des fichiers tenus par les ministères de l'intérieur et de la défense. Les réponses à ces mêmes réquisitions - nos traces, donc - seraient, pour leur part, conservées pendant trois ans supplémentaires et communicables à la police judiciaire.
Ainsi, des données récoltées sur la base de requêtes administratives initialement motivées par la prévention du terrorisme pourraient se retrouver dans le dossier d'un juge d'instruction en charge d'une affaire de droit à l'image, de diffamation ou de contrefaçon, par exemple, sans que les personnes mises en cause par des traces informatiques vieilles de 4 ans, puissent connaître - ni contester - l'origine ou la pertinence de ces données, ni le contexte dans lequel elles avaient été recueillies, en dehors de toute procédure judiciaire, sans magistrat ni contradictoire, quatre ans auparavant.

Ce projet de décret constitue donc une véritable menace de mort. Il est inquiétant pour trois raisons essentielles. D'abord, le coût. A vouloir faire conserver et restituer par les entreprises, sous peine d'investissements à perte, de prison et d'amendes, des traces qu'elles n'ont pas de raisons ou de possibilité d'avoir, la France créerait une distorsion de concurrence au détriment de sa propre économie numérique, pourtant motrice de notre croissance. Un internaute choisira plus aisément un site non surveillé qu'un site français pour s'informer, même s'il n'a rien à craindre de sa recherche.

Ensuite, la confusion entre le renseignement d'Etat et la justice, qui relègue la séparation des pouvoirs au rang de fiction juridique. Enfin, le risque qu'un tel dispositif ferait peser sur la régularité des procédures judiciaires au regard de notre procédure pénale. C'est-à-dire le risque de priver une politique de sécurité de toute efficacité.

Certes, le gouvernement consultera la CNIL, brandie en épouvantail par les ministères. Mais l'avis de celle-ci, même défavorable, sera dépourvu du moindre effet juridique depuis la refonte de la loi informatique et libertés intervenue en 2004. Certes, l'équilibre entre sécurité, croissance, libertés et efficacité est complexe. Au demeurant, aucune de ces valeurs ne s'illustre dans ce projet de décret, dont la rédaction est aujourd'hui laissée à un consensus entre technocrates et techniciens qui, quels que soient les résultats des échéances électorales, seront encore là demain.

Ce qui pourrait n'être qu'un décret illisible de plus est aujourd'hui une menace de mort pour le développement du numérique en France et pour tous les acteurs concernés de près ou de loin par celui-ci, de la presse aux blogueurs, en passant par la grande distribution, les opérateurs de téléphonie, les fournisseurs de logiciels, les fabricants d'ordinateurs, etc.
Sous prétexte de lutter contre la menace réelle du terrorisme, l'Etat français prend - comme aucun autre - le risque de tuer une part non négligeable de l'avenir du pays, sans aucun état d'âme et dans le silence assourdissant d'une campagne présidentielle omniprésente sur Internet, mais muette sur le développement de l'Internet.

Philippe Jannet est président du Groupement des éditeurs de sites en ligne (Geste).
Le Geste regroupe les principaux éditeurs de sites en ligne français, qu'il s'agisse de portails généralistes (Yahoo ! France, Google), d'organismes ou d'entreprises (INA, UFC Que choisir, Manpower, Comareg, France Télécom, Bouygues Télécom, etc.), ou encore de sites de chaînes de télévision (TF1, France télévision, M6, etc.), de radios (Radio France, Skyrock, RTL, RFI, etc.), d'agences (AFP), de journaux (Le Figaro, Les Echos, Libération, Le Monde, L'Equipe, Le Point, L'Express, Le Nouvel Observateur, Le Parisien et les journaux du groupe Hachette Filipacchi Multimedia, etc.).

Source : Le Monde

25/04/07 - 17:18

Le magazine gay Illico menacé d'interdiction par le ministère de l'Intérieur

Le magazine gay gratuit Illico vient de recevoir un courrier du ministère de l'Intérieur qui le menace d'interdiction pour la présence de publicités pour des sites Internet ou téléphoniques de rencontres dans ses pages ainsi que ses critiques de films X. Une coïncidence troublante alors que le contenu du magazine n'a pas varié depuis des années, mais que sa rédaction mène une campagne très hostile à l'élection de Nicolas Sarkozy.

La rédaction d'Illico est tombée des nues ce matin à la lecture du courrier recommandé signé du Sous-directeur des libertés publiques du ministère de l'Intérieur (Marc-André Ganibenq), daté du 20 avril dernier, qui menace le titre d'interdiction à travers l'utilisation d'un article bien connu des éditeurs de presse (l'article 14 de la loi n°49.956 du 16 juillet 1949) qui vise officiellement à protéger la jeunesse et qui, selon une interprétation très restrictive, peut aboutir à sa disparition.

Le courrier en question reproche à Illico de publier "des textes et des photographies de nature pornographique susceptibles de choquer les mineurs qui pourraient l'acquérir". En cause, en particulier, la rubrique chroniquant les films X (sous le titre Rayon X) et la présence "en quantité de publicités pour des sites internet ou des serveurs de rencontres par téléphone explicitement sexuelles". Le courrier affirme en particulier que l'illustration de la chronique de films X comporterait des images présentant "des sexes masculins en érection".

Or la réalité est tout autre. La rubrique Rayon X publie depuis de nombreuses années des critiques de films X, comme certains confrères de la presse gay -Têtu en particulier. Les illustrations qui accompagnent ces articles sont soit de la couverture du dvd si elle ne présente pas de sexe en érection, soit une autre image du film ou encore une reproduction "floutée" da la partie représentant un sexe en érection.

Le courrier du ministère ne donne d'ailleurs dans son courrier aucune précision sur un exemple quelconque qui aurait pu entrer dans le champ des reproches qui nous sont adressés. Sous entendant que la pratique courante d'Illico serait de présenter des sexes en érection.
Même absence de fait précis pour ce qui concerne les publicités pour les serveurs internet et téléphone de rencontres. Aucune publicité -contrôlées à la fois par les annonceurs et le support qui les publie- n'est mentionnée comme pouvant poser un problème en particulier.
Notons, là encore, que les mêmes publicités sont publiées simultanément par tous les supports de presse gay (Têtu, 2Xparis, Préf, BabyBoy, etc...).

Quant au risque que ces textes et images atteignent la jeunesse, faisons observer qu'Illico n'est pas diffusé en kiosque, mais strictement dans un réseau d'établissements fréquentés par une clientèle homosexuelle majeure (bars, discothèques, saunas, sex clubs) dont l'accès est précisément interdit aux mineurs.

Il y a donc quelque chose de profondément troublant dans l'activation de cette procédure à l'encontre d'Illico qui publie sans discontinuer depuis mars 1988 un contenu qui n'a jamais été assimilé par quiconque depuis près de 20 ans à un magazine pornographique mettant en danger la jeunesse de France.
En revanche, Illico -chacun le sait bien- est un média d'information gay essentiellement centré sur l'actualité politique et sociale de la communauté LGBT. Et c'est aussi un média militant qui n'a jamais mis son engagement dans sa poche, en particulier depuis plusieurs mois, pour affirmer son opposition à l'ex-ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui dispute l'élection présidentielle en cours.

De là à voir une coïncidence entre ces éléments, il n'y a sans aucun doute que notre paranoïa bien connue à l'égard de cet homme politique, de ses méthodes et de son emprise sur les services de l'Etat qui l'étaye.

Illico va, bien entendu, faire valoir auprès des services de la Direction des libertés publiques ses arguments et tenir ses lecteurs et la communauté gay au courant de l'évolution de ce dossier.
Nos lecteurs doivent savoir, que peu de publications ayant été l'objet de la procédure qui frappe aujourd'hui Illico en ont réchappé. La quasi-totalité des titres de presse concernés ont été frappés d'interdiction définitive.

Au-delà de ce risque d'interdiction qui pose la question majeure des conditions de l'exercice de la liberté d'expression, l'image d'Illico est attaquée, sa crédibilité éditoriale et commerciale abîmée. Le magazine destabilisé. Et au-delà d'Illico même, la presse homosexuelle dans son ensemble se trouve menacée par des attaques arbitraires contre l'un de ses titres les plus anciens et les plus emblématiques.

Nous abordons incontestablement une période inquiétante.

Jacky Fougeray, directeur de la rédaction d' "Illico"

Si vous souhaitez réagir à la menace d'interdiction du magazine gay Illico par le ministère de l'Intérieur, cliquez ici.

Source, via Heterote

25/04/07 - 16:02

Bayrou live

"l'un d'entre eux [des deux candidats du second tour] fait courir des risques à la démocratie, le pays ne peut pas survivre en cas de persistance de déchirement du tissus social, j'ai toujours proné la démocratie et l'apaisement..."

"le mot centriste n'appartient pas à mon vocabulaire, le mot central oui"

"j'accepte tous les risques, toutes les menaces avec ceux qui sont près à les prendre"

"Il y a des façon d'exercer le pouvoir, la façon de gouverner des hauts-de Seine, qui n'est pas pour moi un exemple de démocratie"

"J'ai beaucoup de lien avec les députés qui m'entourent, je comprends les pressions qu'ils subissent, ils ne devraient pas être impressionnés, mais je travaille d'abord pour les français pas pour les élus"

"le 22 avril, moi qui à 19h59 était infréquentable, je suis devenu séduisant, agréable, sympathique dès 20h01 (...) ca doit être une question de conjonction astrale"

"Je pense qu'il y a des ressemblances entre Berlusconi et Nicolas Sarkozy"

"Ségolène Royal, par son programme, va agraver les problèmes de l'économie, Nicolas Sarkozy va dégrader l'état de la démocratie de ce pays, les deux, par leur afrontement sempiternel vont nuire à l'intérêt du pays, chacun à sa façon. Leurs deux programmes impliquent des dépenses supplémentaires de 60 milliards d'euros"

"Nicolas Sarkozy veut baisser les taux d'imposition de 4 points, chose que Ronald Reagan ou Margaret Thatcher n'ont pas osé dans leurs rêves les plus fous"

"Nicolas Sarkozy est quelqu'un qui a un goût pour l'intimidation"

"Le PS propose une introduction de la proportionnelle aux législatives ? La proportionnelle c'est comme le Ricard, ca dépend des doses"

"Nous serons une force garante de l'impartialité de l'Etat, décidés à défendre les citoyens, libres de toute influence" (à propos du nouveau Parti Démocrate)

25/04/07 - 00:43

"Je n'ai pas choisi de croire, je l'ai seulement accepté"

"Depuis l'âge de quinze ans, la petite fille Espérance chère à Péguy ne m'a jamais lâché. " " le plus précieux chez un être humain, le plus important, c'est la capacité d'aimer. "

"J'ai cru très tôt et j'ai aimé croire. Il y avait une messe du petit matin, en semaine, que je devais servir, à laquelle j'assistais seul, le plus souvent. Pour aller de la maison à l'église, je coupais court à travers champ et j'aimais ce rendez-vous solitaire du petit matin. J'aimais cette présence et ce silence. Et tout cela s'est construit peu à peu, sans épreuve, sans nuit de doute, comme une évidence. » La foi est une grâce. C'est un cadeau gratuit, pour lequel il convient de dire merci. Sans doute suis-je naturellement un esprit religieux. Je vais à la messe et, dans la vie de tous les jours, je prie. J'aime le Notre Père et le Je vous salue Marie. J'aime que ces prières aient été dites des milliards de fois depuis des siècles par des femmes et des hommes pour qui elles étaient le suprême recours. Enfin, je médite avec ceux qui ne sont plus là et qui sont encore là, les morts présents dans notre vie aussi forts, plus forts peut-être que les vivants.

Dans le domaine de la foi, je ne suis ni un savant, ni un clerc, ni un exégète. Je suis un petit et je veux le rester. En politique, je suis un responsable : je dois justifier ce que je dis, ce que je crois, ce que je propose, ce que je fais. En religion, je ne prêche pas, je ne me donne pas en exemple, je ne suis pas un modèle : je fais seulement partie du peuple des croyants, je suis de la base la plus basique, je me tiens au fond de l'église, sans parler. » La foi n'arrête pas la pensée, elle la convoque, elle la suscite et elle l'entraîne ! Et à mes yeux la pensée ne chasse pas la foi, elle l'invite ! Vous ne pouvez pas croire avec la moitié de vous-même. La foi est faite pour être comprise et habitée. Et spécialement parce que toute religion suscite une anthropologie, une conception de l'homme. Par exemple, ce n'est pas rien de penser la communion des saints. Cette idée chrétienne qu'une personne peut assurer le salut d'une autre personne ! Si l'on accepte cette idée, cela veut dire que personne n'est étranger à l'autre, à son frère, à son prochain La vraie problématique de notre temps n'est pas celle de l'avoir, mais celle de l'être.

Ce qui fait le malheur des temps, c'est l'absence de raisons de vivre ou de donner sa vie. Ce sont des choses qui concernent plutôt l'âme que la raison. Et le mal de l'âme provoque les maux de la raison. D'où vient le succès des sectes ? D'où vient la vague des drogues ? D'un manque immense qui trouble l'entendement, le discernement, et embourbe l'homme dans des dépendances où la raison se perd. Le spirituel assumé ouvre et libère la raison, la pousse à comprendre toujours plus profondément. L'intelligence, la logique, le sens critique, tout l'être humain est ainsi invité à s'assumer dans toutes ses dimensions de liberté.


Qu'est-ce d'autre que l'idée du bien sinon une boussole donnée pour nous guider, pour discerner la vérité ? Cette boussole, qui nous l'a donnée ? Au contraire, le Mal, le vrai Mal, ce n'est pas seulement quand la barbarie triomphe. Le mal absolu, c'est lorsque le Mal n'est plus perçu comme un mal. C'est lorsqu'il échappe à la conscience, comme le virus qui ne suscite plus d'anticorps."

- François Bayrou

24/04/2007

24/04/07 - 22:49

Rooney Roooney Rooooney !

We are just one of those teams,
That you see now and then;
We often score six,
But we seldom score ten,
"We beat 'em at home,
And we beat and we beat 'em away,
We kill any ba*stards,
That get in our way.
We are the pride of all Europe,
The cock of the North,
We hate the Scousers, the
Cockneys of course;
We are United,
Without any doubt,
We are the Manchester boys.

24/04/07 - 13:57

Menaces amicales

"Il y aura un problèmes aux élections législatives si François Bayrou n'apporte pas un soutien clair au candidat de l'UMP. Si le président de l'UDF se range du côté de l'UMP, alors nous aurons un accord électoral pour les élections. Sinon, l'UMP présentera des candidats dans toutes les circonscriptions."

- François Fillon, notre futur premier ministre putatif.



24/04/07 - 13:31

Le Code du travail a déjà perdu l'élection

Camouflé par le grand barnum électoral, le gouvernement Villepin a fait passer en douce une ordonnance pour tailler en pièces le Code du travail. Un dernier coup de pouce à la France du « changement ».

Ni vu ni connu.
Profitant de la diversion créée par la campagne électorale, le gouvernement Villepin a promulgué une « recodification » du Code du travail.
Tirée le 7 mars, cette dernière salve réjouit le Medef, qui la réclamait depuis cinq ans, mais aussi Nicolas Sarkozy, qui a promis à maintes reprises de désosser les protections légales conquises par les salariés. Ce n'est pas si souvent qu'un candidat applique son programme avant même d'être élu. Hélas ! Accaparés par le sondage du jour, les médias ont négligé de saluer cette performance.
Pas un mot dans les journaux télévisés ni dans la presse quotidienne – à l'exception d'un articulet du Monde, qui relaie la version courtoise d'un pouvoir légitimement soucieux de « réécrire » le Code du travail « en français de tous les jours » (7.3.07).

Il est vrai que Gérard Larcher, le bourbonien ministre délégué à l'Emploi, a revêtu sa tronçonneuse d'une perruque Louis XVIII. L'ordonnance du 7 mars ne s'attaque qu'à la partie législative du Code, laissant au prochain gouvernement le soin d'en charcuter la partie réglementaire. Une fois retaillé des pieds à la tête, le nouveau Code devra encore être ratifié par le Parlement avant d'entrer en vigueur. La démolition du droit du travail est un chantier ardu qui exige persévérance et doigté. Inutile cette fois de lâcher le mot anxiogène de « réforme » : on parlera de « remise à plat progressive », d'une « démarche concertée » pour simplifier un droit du travail « devenu trop complexe ».

Écartelage et toilettage
Reste que le « français de tous les jours » se parle avec un fort accent de Neuilly.
Dans le chapitre sur l'emploi, par exemple, le Code Larcher ne propose plus de « prévenir les mutations économiques » mais de « les anticiper et de les accompagner ». Plus loin, un nouveau chapitre intitulé « dispositions communes à tous les contrats » préfigure le contrat unique cher à Laurence Parisot, la madone du Medef, pour qui « la liberté s'arrête là où commence le Code du travail ». Autre subtilité sémantique : des principes énoncés naguère à l'impératif se déclinent désormais au présent de l'indicatif. Ainsi, la formule « l'employeur doit consulter » devient « l'employeur consulte ». La notion d'obligation, trop « complexe », a sauté au passage.

La chafouinerie patronale se reconnaît aussi à la réorganisation des passages sensibles. Le licenciement collectif a été transféré dans le chapitre sur les relations individuelles, ce qui rabaisse la garantie collective au rang d'un contrat de gré à gré.
Plus sournoisement, le gouvernement fait basculer certaines dispositions du registre législatif dans le domaine réglementaire. Résultat : les seuils à partir desquels toute entreprise doit désigner un délégué du personnel (ou un comité d'entreprise) ne seraient plus garantis par la loi. Chaque gouvernement pourrait relever ces seuils à sa convenance, du jour au lendemain et sans vote parlementaire.
Par ailleurs, la durée du travail a disparu du chapitre sur les conditions de travail pour être rattachée à celui des salaires, manière d'exaucer une vieille exigence du Medef, qui ne veut considérer les questions de repos et de congés que sous l'angle du coût financier.
L'inspection du travail, elle, est désormais noyée dans un vaste chapitre sur « l'administration du travail »... On n'en finirait plus d'énumérer les « simplifications » de ce genre. Par petites touches techniques d'allure inoffensive, le Code Larcher déroule le tapis rouge aux bétonnières du patronat. Un legs de Chirac aux salariés, en témoignage de son amour.

« Cette réécriture est une machine à modifier l'interprétation des juges », dénonce au Plan B le juriste Philippe Masson, chargé du dossier à la CGT. Les confédérations syndicales l'ont d'autant plus amère qu'elles ont d'abord joué le jeu du « dialogue social », avant de voir leurs suggestions balayées par les promoteurs du plan de casse. Ces derniers n'avaient qu'un souci : combler les désirs les plus fous de la branche politique du Medef, avant que le gouvernement Villepin n'exhale son dernier soupir.

La gestation de l'ordonnance remonte à novembre 2003, lorsque François Fillon – alors ministre des Affaires sociales – nomme une commission de neuf vandales chargés de « toiletter (1) » le Code du travail. Face à un Parti de la presse et de l'argent (PPA) séduit par son appartenance à la mystérieuse « sensibilité sociale » de l'UMP, Fillon tient un langage de vérité : « Je souhaite que, sur l'organisation du travail et sur les heures supplémentaires (contingent et rémunération), les entreprises retrouvent une plus grande liberté » (Les Echos, 20.11.03). Pour garantir la fiabilité des travaux, Fillon confie la présidence de la commission à Michel de Virville, secrétaire général et directeur des ressources humaines du groupe Renault. L'homme qui, en 1997, par conférence de presse, avait appris leur licenciement aux trois mille ouvriers de Vilvorde.

Un cavalier pour le Medef
Les conclusions de la commission Virville ravissent le gouvernement. Mais un calendrier chargé repousse à plus tard leur mise en application. Jusqu'au 9 décembre 2004, quand la loi dite « de simplification du droit » lâche Gérard Larcher sur la bête. On notifie un délai au molosse : il devra soumettre sa copie au Parlement avant fin juin 2006, faute de quoi le Palais Bourbon lui remettra sa muselière. Larcher traîne la patte. Lorsqu'il boucle enfin sa « traduction » du Code, le CPE jette des millions de manifestants dans les rues. Échaudé, Villepin préfère ranger la copie dans ses braies. Tant pis pour la date butoir, on trouvera autre chose quand les circonstances seront plus clémentes.

Elles le seront dès la rentrée suivante : les 11 octobre et 30 décembre 2006, l'Assemblée nationale autorise Larcher à se remettre à l'ouvrage. Pour lui accorder cette seconde chance, Villepin recourt à une astuce appelée « cavalier parlementaire ». La méthode consiste à court-circuiter les députés en enfouissant un texte venimeux dans un fourre-tout plus anodin.
Dans le cas de Larcher, la réécriture intégrale des trois mille articles du Code du travail est entérinée par un simple amendement à la loi sur... la participation et l'actionnariat des salariés.
Francine Blanche, secrétaire confédérale à la CGT, le souligne : « Depuis 2002, nous devons surveiller à la loupe chaque article de chaque projet de loi pour vérifier qu'il ne contient pas de cavalier parlementaire sur le droit du travail. » Cette fois, le coup fourré n'échappe pas aux députés PS Charzat, Vidalies et Le Garrec, qui font valoir à l'hémicycle que le projet du ministre « n'a pour seul objectif que de réduire la portée du droit du travail ». À quoi Larcher répond que « cette réécriture se fera à droit constant », comme la loi l'y oblige. « Malheureusement ! » déplore en écho le député UMP Xavier de Roux.

Les cadences de la machine à découdre le droit du travail dépendront de la prochaine majorité.

Notes :
(1) Expression forgée en juin 2005 par Patrick Ollier, alors président de la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale. Selon Le Petit Robert, le toilettage est l'action qui consiste à « faire la toilette d'un animal de compagnie ».

24/04/07 - 12:38

Connaitre les propositions de Sarkozy évitera de venir se plaindre après s'il est élu

1. Nicolas Sarkozy, c'est la précarité de l'emploi généralisée.
Le candidat de l'UMP veut "fluidifier" le marché de travail en instaurant un contrat unique calqué sur le CNE /CPE. Avec lui, c'est la fin des CDI, la fragilisation des droits des salariés et la précarisation généralisée de l'emploi. Il l'a d'ailleurs reconnu : "Le CNE est un progrès, il ne faut pas y toucher " (, 24 janvier 2007)

2. Nicolas Sarkozy, c'est la remise en cause des acquis sociaux.
Dans son programme, le candidat de l'UMP défend l'idée que les chômeurs devront dorénavant exercer une activité pour pouvoir bénéficier d'allocations chômage ou le RMI. Voilà le retour des travaux forcés !

3. Nicolas Sarkozy, c'est l'instauration de la sélection à l'entrée de l'université.
Cherchant à mettre en concurrence les universités publiques et privées, Nicolas Sarkozy veut restreindre l'accès à l'université des bacheliers par la sélection.

4. Nicolas Sarkozy, c'est le développement de l'école privée au détriment du public.
Nicolas Sarkozy, en tant que président du Conseil général des Hauts-de-Seine, continue à financer largement la "fac PASQUA" avec des fonds publics. Dans la même logique, il souhaite promouvoir les écoles privées et supprimer les Zones d'Education Prioritaires qui permettent pourtant de donner plus de moyens aux établissements des quartiers les plus défavorisés.

5. Nicolas Sarkozy, c'est la société des héritiers.
"Tout devient possible"... pour les plus riches ! En se prononçant pour la suppression des droits de succession, Nicolas Sarkozy construit un système qui va reproduire, génération après génération, les inégalités plutôt que de les réduire. C'est la concentration des richesses dans les mains des héritiers.

6. Nicolas Sarkozy, c'est la fin de la sécurité sociale.
En instaurant une franchise pour les remboursements de soins et en favorisant le développement du secteur privé, Nicolas Sarkozy met profondément à mal la sécurité sociale et ouvre la voie à la privatisation totale du secteur de la santé en France.

7. Nicolas Sarkozy, c'est une France atlantiste.
A plusieurs reprises, le candidat de l'UMP s'est prononcé pour un rapprochement entre la France et les Etats-Unis dont il est fasciné. Fustigeant "l'arrogance française", Nicolas Sarkozy privilégie l'axe franco-américain à la construction européenne.

8. Nicolas Sarkozy, c'est le "tout répressif".
Alors que politique de lutte contre l'insécurité qu'il a mené depuis plusieurs années, a eu des résultats désastreux, Nicolas Sarkozy compte poursuivre le "tout répressif" en abaissant la majorité pénale de 18 à 16 ans et en multipliant les mesures sécuritaires et inhumaines.

9. Nicolas Sarkozy, c'est la remise en cause des libertés publiques.
Au nom de la lutte contre l'insécurité, le Ministre de l'Intérieur a déjà rogné de nombreux droits fondamentaux et fragilisé le principe de séparation des pouvoirs en stigmatisant les magistrats et les décisions de justice. Dans la même logique, Nicolas Sarkozy remet, par exemple, en cause le droit de grève.

10. Nicolas Sarkozy, c'est la stigmatisation des plus précaires.
Profondément populiste, le candidat de l'UMP cherche en permanence des bouc-émissaires pour expliquer ses échecs. Dans son projet, il s'attaque de nouveau aux plus démunis et aux immigrés. En limitant l'immigration aux seuls besoins du marché, Nicolas Sarkozy réduit les étrangers à une seule force de travail sans considération pour leur équilibre social et familial.

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23/04/2007

23/04/07 - 01:28

Ayant voté Francois Bayrou, quelques remarques :

- je refuse de voter pour un nationaliste ultralibéral et d'être dans le même parti que 60% des électeurs de lepen (estimation sofres des intentions de vote au 2nd tour, faite après les résultats).

- L'UDF est un parti de réforme, pas de rupture, de conciliation, pas de divisions, d'impartialité, pas de copinage avec le medef, tf1 et compagnie.

- je préfère une alliance centre-gauche, à une alliance avec le parti unique, qui a déjà gobé 2/3 des membres de l'UDF en 2002 tout en affichant son mépris pour Francois Bayrou.

- le centre-gauche a été la politique menée sous Chirac/Jospin et bien que les deux me sont antipathiques, personne n'a contesté les résultats de cette politique tant au niveau économique que social...

- au PS, il y a un centre-gauche, représenté par Rocard, Delors et Straus-Kahn...Des mecs de valeur, qui ont fait leur preuves, qui ont tendu la main à l'UDF.

- rien ne m'empêche de voter UDF aux législatives, me garantissant une bonne représentation à l'assemblée, me permettant d'être un allié de poids et d'importance pour un gouvernement PS (en tous cas, passage obligé pour faire passer une loi), me garantissant des ministres, me permettant de démontrer en pratique les théories de conciliation appellées par Francois Bayrou.

22/04/2007

22/04/07 - 23:08

Ici et là j'entends le discours "je vais voter blanc ou m'abstenir, y en a aucun qui me plait"...
Ca me tue !

Pour deux raisons :
- Chacun doit prendre ses responsabilités, arréter de faire l'enfant gaté et boudeur, et voter pour le moindre mal, ou mieux pour le projet de société qui lui convient...
- L'abstention, mathématiquement fera élire Sarkozy...le vote blanc est conté comme abstention...alors voter blanc, c'est voter Sarkozy...sans assumer ses responsabilités.

Perso, je ne vote pas Sarko par convictions morales et politiques, parceque ce mec est dangereux...il suffit de l'écouter parler, de lire ses discours...
Si vous voulez prendre le risque, faire le pari de le voir président, je dis que vous êtes inconscients...
Penser un seul instant qu'un agité lobbyisé à mort va changer le pays en bien...j'en ris..par contre penser qu'il va nous faire passer dans le système ultra libéral à l'américaine et changer ce pays je veux bien le croire...mais ca n'est pas un réformateur, il prone la rupture et il a beau ajouter "tranquille" je me gausse...
Les Anglais en reviennent, les américains sont économiquement et politiquement dans une merde noire, mais si c'est ca qui vous plaît...en route pour la joie !

Après, moi je m'en fous, je fais partie des gens qui y gagneront avec la politique de Sarko :
- je pourrais déduire les intérêts de mon crédit immobilier de mes impôts,
- je n'aurai plus d'impots de succession,
- il va baisser l'impot foncier,
- il va virer les vieux cons de mon boulot (uhmm de la place !)
- et mettre des primes de performance et de mérite, vu comment je suis très efficace au boulot et vu ma notation superlative, je veux bien...
- travailler plus pour gagner plus ... de toutes facons je bosse déjà plus de 45h/semaine, alors s'il veut bien me payer mes heures supp (plutôt que jes offre gratuitement chaques mois), vu ce que j'accumule ca me va...

J'ai les moyens de me la jouer libéral-égoïste, tiens, tant que j'y suis, je vais prendre ma carte à l'ump ce soir...

22/04/07 - 21:20

Un peu d'espoir...

Pour nos amis athés ou non-chrétiens :
Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi.
- Mantra de Bene Gesserit, Dune, Franck Herbert.

Pour les autres :
L'Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien.
Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles.
Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, A cause de son nom.
Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : Ta houlette et ton bâton me rassurent.
Tu dresses devant moi une table, En face de mes adversaires ; Tu oins d'huile ma tête, Et ma coupe déborde.
Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront Tous les jours de ma vie, Et j'habiterai dans la maison de l'Éternel Jusqu'à la fin de mes jours.
- Cantique de David, psaume 23.

21/04/2007

21/04/07 - 20:40

Communiqué relatif à la communication au public des résultats du premier tour - 18 avril 2007

La Commission nationale de contrôle de la campagne en vue de l'élection présidentielle et la Commission des sondages rappellent que les dispositions de l'article 11 de la loi du 19 juillet 1977 relative à la publication et à la diffusion de certains sondages d'opinion, modifiée par la loi du 19 février 2002, conduisent à ce que soient interdits, jusqu'à la fermeture, le 22 avril à 20 heures, du dernier bureau de vote en métropole, la diffusion et le commentaire, sur l'ensemble du territoire de la République, par quelque moyen que ce soit :

- des éventuels sondages réalisés à la sortie des urnes auprès des électeurs ayant voté le samedi 21 avril et le dimanche 22 avril ;
- ainsi que des résultats des opérations ayant pour objet de donner une connaissance immédiate des résultats du premier tour.

Ces dispositions interdisent également qu'il soit publiquement fait état, par quelque moyen que ce soit, de simples tendances qui seraient issues de ces différentes opérations.

Leur respect scrupuleux s'impose naturellement à toutes les chaînes de télévision ou de radio mais aussi, notamment, à toute personne qui aurait recours à un procédé de communication au public par voie électronique. Il se justifie par l'absolue nécessité de préserver de toute interférence extérieure le droit de chaque citoyen à la libre expression de son suffrage. Il convient, en particulier, de conjurer le risque de voir certains électeurs renoncer à voter parce que le résultat serait prématurément présenté comme acquis ou de voir leur vote influencé par des informations diffusées illégalement et dont l'ensemble du corps électoral n'aurait pu disposer.

La méconnaissance de ces prescriptions constitue une infraction pénale qui est susceptible, en vertu de l'article 12 de la loi du 19 juillet 1977 et de l'article L. 90-1 du code électoral, d'être punie d'une amende de 75 000 euros par infraction constatée. Tout fait répréhensible sera immédiatement porté à la connaissance du procureur de la République.

Chacun mesure l'importance de l'élection présidentielle dans la vie de notre pays. Le respect par chaque citoyen de la loi doit contribuer à ce que ce processus démocratique puisse se dérouler normalement jusqu'à son terme.

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PS : En tant qu'éditeur, le directeur de publication est légalement responsable du contenu du site, qu'elle qu'en soit l'origine. Merci de penser à nos webmasters.

20/04/2007

20/04/07 - 21:39

La vérité vraie sur Nicolas !



NON, Nicolas n'est pas un fasciste, il se réclame juste du nationalisme de Barrès !
NON, Nicolas n'est pas un néo-conservateur américain, lui il est français, monsieur, et fiers de l'être !
NON, Nicolas ne laissera pas prisonnière Jeanne d'Arc du FN et Jaurès du PS, ils lui appartiennent à lui aussi, puisqu'il est la France !
NON, Nicolas n'est pas raciste, il est utilitariste, ses nouveaux serfs n'ont pas de couleur, pas plus que ses ennemis !
NON, Nicolas n'est pas chrétien, il croit en la religion en politique, même celle des sectes comme la scientologie ! N'importe quel vernis moral peut cacher l'amoralité de son ultralibéralisme chéri.

VOTEZ SARKOZY !
Pour un monde meilleur, le sien...
Pour ses amis du MEDEF et du CAC 40...
Pour enfin pouvoir soutenir G.W. Bush la tête haute !

20/04/07 - 21:36

Le vrai Sarkozy : ce que les grands médias n'osent pas ou ne veulent pas dévoiler.

Un dossier de Marianne, mis à disposition en ligne, vous pouvez le télécharger
Pas de politique, pas de philo : juste des faits.

19/04/2007

19/04/07 - 07:23

Tous avec loracle !




NON, Nicolas n'est pas un fasciste, il se réclame juste du nationalisme de Barrès !
NON, Nicolas n'est pas un néo-conservateur américain, lui il est français, monsieur, et fiers de l'être !
NON, Nicolas ne laissera pas prisonnière Jeanne d'Arc du FN et Jaurès du PS, ils lui appartiennent à lui aussi, puisqu'il est la France !
NON, Nicolas n'est pas raciste, il est utilitariste, ses nouveaux serfs n'ont pas de couleur, pas plus que ses ennemis !
NON, Nicolas n'est pas chrétien, il croit en la religion en politique, même celle des sectes comme la scientologie ! N'importe quel vernis moral peut cacher l'amoralité de son ultralibéralisme chéri.

VOTEZ SARKOZY !
Pour un monde meilleur, le sien...
Pour ses amis du MEDEF et du CAC 40...
Pour enfin pouvoir soutenir G.W. Bush la tête haute !

18/04/2007

18/04/07 - 23:44

Le catholicisme de Sarkozy...

Bon, je crois que je dois mettre deux-trois trucs au point...

Premièrement.
Sarkozy n'est pas le seul Catholique de France et contrairement à ce qu'il essaye de faire croire par son agitation et ses multiples déclarations il ne les représente pas tous...

Excusez moi, mais le devoir d'accueil de l'étranger, le devoir de protéger les plus petits que soi, l'appel à se faire serviteur des autres...toutes ces demandes du Christ sont claires et établies dans les évangiles et ne sont franchement pas dans la logique ultralibérale / loi de la jungle que défend et démontre Sarkozy dans ses méthodes et attitudes.

Deuxièmement.
L'Eglise vit, de son point de vue, un conflit culturel...déjà JPII avait tiré à boulets rouges sur l'ultralibéralisme, le comparant même au pendant du communisme (croyez moi, il n'aimait pas les cocos, rappelez vous il était polac)...
Sarkozy flatte les conservateurs de l'Eglise en leur tendant la perche sur la révision de la loi 1905 (qu'une très grande majorité de catholiques français ne veulent pas, d'ailleurs ils sont rejoint en celà par leurs évêques), en reprenant les discours extrêmes des Polonais sur l'identité Chrétienne de leur pays et de l'Europe...
N'oublions pas de parler de sa défense de la famille hétérosexuelle comme modèle de société...

Troisièmement.
Paradoxalement (comme à son habitude), Sarkozy, défend des positions opposées à celles de l'Eglise : droit à l'euthanasie, soutient public des lois bio-éthiques positionnées, l'eugénisme et le déterminisme...tout ca est très loin des vues de l'Eglise...le règne de l'argent et la fin des solidarités : où est la fraternité ?...

On en déduit donc, que Sarkozy finalement, comme à son habitude, dit blanc puis noir quand ca l'arrange...donne de la main gauche, reprend de la main droite...Nico l'embrouille...

Contrairement à ce que Sarkozy veut vous faire croire, l'Eglise défend le partage du travail et des richesses, le respect de l'environnement (création de Dieu), le développement des pays les plus pauvres, et encore une fois : l'accueil des immigrés.

Dans son communiqué officiel "Qu'as tu fait de ton frère", la Conférence épiscopale de France, en octobre 2006, rappelle sa position : "Nous ne pouvons pas accepter la libre-circulation de l'argent, des marchandises, des informations et, dans le même temps, barrer la route aux immigrés ou vouloir les renvoyer chez eux"...
Elle appele ensuite à aller voter avec son propre discernement, la fonction présidentielle devant "de toute facons être assurée"...à chacun sa conscience et son point de vue politique.

Pour conclure, je regrette aussi ses manifestations de foi utilitaristes, par exemple en communiant devant les caméras lors de la messe funèbre de l'abbé Pierre tout en tenant le discours "La religion est évidemment d'abord une affaire privée."

Désolé, il n'est pas crédible, mais incohérent et schizophrène.
Si lui est chrétien catholique, alors je suis un mauvais chrétien catholique.

18/04/07 - 15:49

Bis repetita ?

On a dit de l'histoire qu'elle était un éternel retour...je vais finir par le croire.

En -63 à Rome :

"Jusques à quand, Catilina, abuseras-tu de notre patience ? Combien de temps encore ta fureur esquivera-t-elle nos coups ? Jusqu'où s'emportera ton audace sans frein? [...] Tes projets sont percés à jour : ne le sens-tu pas ? Ta conspiration, connue de tous, est déjà maîtrisée : ne le vois-tu pas ? Ce que tu as fait la nuit dernière et aussi la nuit précédente, où tu as été, qui tu as convoqué, ce que tu as résolu, crois-tu qu'un seul d'entre nous l'ignore ? O temps, ô moeurs ! Tout cela, le Sénat le sait, le consul le voit; et cet homme vit encore ! Il vit ? ah ! que dis-je ? Il vient au Sénat, il participe à la délibération publique, il marque et désigne de l'oeil ceux d'entre nous qu'on assassinera."

Cicéron, Première Catilinaire, I, 1-2

En 2007 en France : qui sera notre Cicéron ?
Qui osera dénoncer l'arrivisme néobonapartiste et égotiste de Nicolas S. parmi les journalistes de la presse muselée ou parmi les intellectuels dégagés, girouettes prenant le vent ?

16/04/2007

16/04/07 - 06:16

Des fois jme trouve trop sérieux...alors qu'avec un peu d'humour...

13/04/2007

13/04/07 - 13:06

La vie des autres

2007 est une année bien étrange, j'ai l'impression qu'après avoir traversé 2006 et ses tempètes, j'ai fini par trouver un endroit qui me ressemblerait...Je crois finalement que d'avoir tout rasé de ma vie me permet de me reconstruire sur les bases que je choisis.

Le début de l'année a pourtant été sport, mais depuis quelques temps, je me sens en paix, comme au centre du cyclone, mais en ayant la certitude que rien ne pourrait m'atteindre que ce que je le désirerai. Carême et Pâques on été des moments très importants, qui, vécus à fond, m'ont permi de me délester de pas mal de peur, de pas mal d'angoisses existentielles...même si je sais que d'autres m'attendent au tournant de la vie, je suis plus serein pour les affronter.

Déjà, je commence à mieux intégrer que ca ne sert à rien de m'inquiéter pour les choses que je ne maitrise pas...autant je peux présenter mes excuses à A., autant je ne peux rien faire contre son sale caractère d'enfant gâté névrosé...autant je peux tendre la main à C., autant je ne peux rien contre sa crêve qui dure et son manque d'envie de sortir...Avant ils m'auraient violemment manqué, laissant un vide affectif douloureux, autant maintenant, je n'ai plus que légèrement cette sensation, l'envie de les laisser vivre à leur rythme et selon leurs envies...je reste en proposition, je n'ai plus rien à vendre...

Il est vrai que de repasser à "l'action", en achetant un appart, en avancant sur mon chemin de foi, en savourant pleinement chaques moments passés avec ma femme, A., L., mon filleul et ses deux adorables petites soeurs, des repas en famille...ca me donne des bases saines et solides...ca me permet de prendre les évènements de la vie avec un peu plus de légèreté...les chicanage de crédit : m'en fous, la signature de la vente de l'appart, ouai bwof : un acte administratif, les travaux : je finirai bien par trouver les gens pour les faire, le déménagement : un mauvais moment à passer mais incontournable, alors aucune raison de se prendre plus la tête, la pendaison de crémaillère : déjà organisée dans ma tête, la reprise du boulot : j'aime bosser et je n'y mets plus autant d'enjeux, je n'ai plus rien à me prouver de ce coté là, les concours : l'année prochaine, chaques choses en son temps...

Maintenant, j'ai envie de m'attacher aux "petites" choses, d'apprécier ce qui va et de patienter quand ca ne va pas...
J'ai envie de m'occuper de mes amis, je compte à un moment ou un autre m'investir à nouveaux dans un truc social, parceque c'est ma nature et ma vision du monde, mais je laisse de coté les grands projets, ou alors je les grignote morceaux par morceaux, comme ce jdr que j'écris et qui n'avance que par accoups...

Tout ca, je le peux, car maintenant je commence à croire fermement que je suis aimé, sans conditions et à accepter de l'être...ca me permet d'aimer le monde, sans condition.

12/04/2007

12/04/07 - 02:15

"Pas de tête encapuchonnée. Pas de décharges électriques. Pas de coups. Ces Iraniens sont à l'évidence des gens non civilisés".

Par Terry Jones, The Guardian (UK), Samedi 31 mars 2007, traduit de l'anglais par Mounadil Djazaïri

"Je partage l'indignation exprimée dans la presse britannique au sujet du traitement des membres de nos forces navales accusés par l'Iran d'être entrés illégalement dans ses eaux territoriales. C'est déshonorant. Nous n'aurions jamais songé à traiter des captifs de cette manière - leur permettre de fumer des cigarettes par exemple, même s'il a été prouvé que fumer tue. Et quant à contraindre la pauvre militaire Faye Turney à porter un foulard noir, puis à en laisser la photo être diffusée dans le monde entier - les Iraniens n'ont-ils aucune notion de ce qu'est un comportement civilisé ? Pour l'amour de Dieu, quel mal y aurait-il eu à lui mettre la tête dans un sac ? C'est ce que nous faisons avec les Musulmans que nous capturons : nous leur mettons des sacs sur la tête, ce qui gêne la respiration. Il est alors parfaitement admissible de les photographier et de diffuser les images à la presse car les captifs ne peuvent pas être reconnus et humiliés comme le sont ces malheureux militaires britanniques.

Il est de même inacceptable que ces captifs Britanniques soient contraints de parler à la télévision et de dire des choses qu'ils pourraient regretter plus tard. Si les Iraniens leur mettaient des bandes adhésives sur la bouche, ils ne pourraient pas parler du tout. Bien entendu ils auraient probablement encore plus de mal à respirer - particulièrement avec un sac sur la tête mais au moins ils ne seraient pas humiliés.

Et qu'est-ce que ça veut dire de permettre aux captifs d'écrire des lettres à leurs familles pour dire qu'ils vont bien? Il est temps que les Iraniens s'alignent sur le reste du monde civilisé : ils devraient accorder à leurs captifs l'intimité du confinement solitaire. C'est un des nombreus privilèges octroyés par les USA à leurs captifs de Guantanamo Bay.

La vraie marque d'un pays civilisé est qu'il ne se précipite pas pour inculper des gens qu'il a arbitrairement arrêtés dans des endroits qu'il vient d'envahir. Les détenus de Guantanamo, par exemple, ont joui de toute l'intimité qu'ils désiraient pendant près de cinq ans, et le premier détenu vient à peine d'être inculpé. Quel contraste avec la scandaleuse hâte des Iraniens pour exhiber leurs captifs devant les caméras !

Qui plus est, il est évident que les Iraniens ne proposent aucun exercice physique digne de ce nom à leurs prisonniers Britanniques. L'armée US s'assure que ses captifs Irakiens profitent d'activités physiques sous la forme d'excitantes "postures de stress" que les captifs doivent conserver pendant des heures sans interruption afin d'améliorer leur résistance et renforcer leur musculature. Un exercice courant consiste à les faire se tenir debout sur la pointe des pieds puis à s'accroupir de sorte à ce que leurs cuisses soitnt parallèles au sol. Ce qui provoque une douleur on tense et, fianalement, une défaillance musculaire. C'est un loisir tout ce qu'il y a de sain avec l'avantage que les captifs avoueront n'importe quoi pour que ça s'arrête.

Et ceci m'amène à cette dernière observation. Il est évident, d'après les images TV que la soldat Turney a subi des pressions. Les journaux ont convaincu des psychologues d'examiner les images et tous ont conclu qu'elle était "malheureuse et sous contrainte."

Ce qui est si effroyable, c'est la manière sournoise dont les Iraniens l'ont mise dans cet état. Elle ne porte aucun signe de marques d'électrocution ou de brûlures ni de traces de coups au visage. C'est inacceptable. Si des captifs doivent être soumis à la coercition, comme par exemple les forcer à mimer des positions sexuelles, ou leur délivrer des chocs électriques sur les parties génitales, ils doivent être photographiés, comme à Abou Ghraib. Les images devraient alors être diffusées dans tout le monde civilisé afin que chacun puisse voir exactement ce qui s'est passé.

Comme Stephen Glover l'a souligné dans le Daily Mail, il ne serait peut-être pas bon de bombarder l'Iran en représailles à l'humiliation infligée à nos soldats, mais il est certain que les Iraniens doivent en souffrir les conséquences - par un renforcement des sanctions, comme le Mail le suggère, ou simplement en obligeant le Président Bush à agir vite et à envahir l'Iran, comme il l'envisage de toute façon, et à apporter la démocratie et les valeurs occidentales à ce pays, comme il l'a fait en Irak."

08/04/2007

08/04/07 - 15:42

Il ne dit pas que des conneries...

Le pape Benoît XVI a souligné ce dimanche dans son message de Pâques son inquiétude pour l'Afrique déchirée par de nombreux conflits, en citant le Darfour, la République démocratique du Congo (RDC) et la Somalie, ainsi que le Zimbabwe secoué par "une grave crise". Il a aussi déploré que "rien de positif ne vient d'Irak", pays "ensanglanté par des massacres continuels tandis que les populations civiles s'enfuient".

Afrique et Darfour
Dans son message au monde, le pape a évoqué les "calamités naturelles" et les "tragédies humaines qui provoquent d'innombrables victimes et des dommages matériels considérables", en accordant une attention particulière à l'Afrique. Il a cité le Darfour et les pays voisins où "perdure une situation humanitaire catastrophique malheureusement sous-évaluée". En RDC, "les affrontements et les pillages des dernières semaines à Kinshasa font craindre pour l'avenir du processus démocratique et pour la reconstruction du pays", a-t-il ajouté. Le pape a également déploré "la reprise des combats" en Somalie qui provoque des déplacements de population, ainsi que "le trafic d'armes" qui sévit dans ce pays. Quant au Zimbabwe, Benoît XVI a souligné que "la prière et le souci partagé du bien commun" sont "l'unique voie de dépassement" de la "grave crise" qui secoue le pays.

Moyen-Orient et Irak
Le pape a aussi consacré une partie de son message à la situation au Moyen-Orient, se réjouissant de "signes d'espérance dans le dialogue entre Israël et l'Autorité palestinienne". En revanche, a-t-il déploré, "rien de positif ne vient de l'Irak, ensanglanté par des massacres continuels tandis que les populations civiles s'enfuient". "Au Liban, a encore souligné le pape, la fragilisation des institutions politiques menace le rôle que le pays est appelé à jouer au Moyen-Orient et hypothèque gravement l'avenir".

Benoît XVI a également cité "les difficultés que les communautés chrétiennes affrontent quotidiennement et l'exode qui s'ensuit" dans cette région du monde, "la Terre bénie qui est le berceau de (la) foi" chrétienne. "A ces populations, je renouvelle avec affection l'expression de la proximité spirituelle", a déclaré le pape.

08/04/07 - 13:44

Christ est ressuscité !





J'ai accompagné ce matin mon futur filleul (mais déjà filleul dans mon coeur) à sa première messe "pour grands", il voulait assister au baptème de certains de ses camarades d'école...Dieu qu'il a été impressionné...j'ai essayé avec sa mère de le faire sourire un peu, mais c'est un grand timide très sensible...je crois que je l'impressionne.

Quel moment de grâce ce matin, chanter et prier à coté de lui, avec lui !!!
La foi de ces nouveaux baptisés était palpable et j'ai senti la joie de l'assemblée de les accueillir, c'était si beau...

A la sortie je lui ai offert un petit dyptique avec des icônes de la Sainte vierge et du Christ en gloire, le même que j'ai sur mon bureau...Il n'a même pas osé ouvrir le cadeau devant moi, il était vraisemblablement touché et géné en même temps :) Il l'ouvrira avec sa mère :)

J'ai beaucoup appris de lui ce matin, celà m'appelle à encore plus d'humilité et de douceur dans l'amour que j'ai pour lui. Il faut d'abord que je m'apprivoise pour pouvoir ensuite l'aprivoiser. Seigneur fais que j'y arrive !

07/04/2007

07/04/07 - 10:43

Samedi Saint



Comment Dieu crée des prodiges également dans ce qui est impossible – écrit un auteur antique – afin que l'on sache que lui seul peut faire ce qu'il veut.
De sa mort provient notre vie, de ses plaies notre guérison, de sa chute notre résurrection, de sa descente notre remontée...


« Chers frères et soeurs, le Mystère pascal, que le Saint Triduum nous fera revivre, n'est pas seulement un souvenir d'une réalité passée, mais une réalité actuelle : aujourd'hui aussi le Christ, par son amour, vainc le péché et la mort. Le mal, sous toutes ses formes, n'a pas le dernier mot. Le triomphe final appartient au Christ, à la vérité et à l'amour ! Si nous sommes disposés à souffrir et à mourir avec Lui, nous rappellera saint Paul lors de la Veillée pascale, sa vie deviendra notre vie (cf. Rm 6, 9). Notre existence chrétienne repose et se construit sur cette certitude. »
- Benoît XVI.

06/04/2007

06/04/07 - 01:59

Vendredi Saint





"Ta croix, ô Christ, est la source de toutes les bénédictions, la cause de toute grâce. Par elle, les croyants tirent de leur faiblesse la force, du mépris reçu la gloire, et de la mort la vie. Désormais, l'unique offrande de ton corps et de ton sang donne leur achèvement à tous les sacrifices, car tu es, ô Christ, le véritable Agneau de Dieu, toi qui enlèves le péché du monde. L'ensemble des mystères trouve en toi seul son sens plénier: au lieu d'une multitude de victimes, il n'y a plus qu'un unique sacrifice."
- Saint Léon le Grand

Prions pour nos catéchuménes : que Dieu notre Seigneur ouvre leur intelligence et leur coeur, et les accueille dans sa miséricorde ; après avoir reçu le pardon de tous leurs péchés par le bain de la naissance nouvelle, qu'ils soient incorporés à notre Seigneur Jésus-Christ.

Dieu éternel et tout puissant, toi qui assures toujours la fécondité de ton Église, augmente en nos catéchumènes l'intelligence et la foi : qu'ils renaissent à la source du baptême et prennent place parmi tes enfants d'adoption. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Prions pour ceux qui ne connaissent pas Dieu : demandons qu'en obéissant à leur conscience ils parviennent à le reconnaître.

Dieu éternel et tout puissant, toi qui as créé les hommes pour qu'ils te cherchent de tout leur coeur et que leur coeur s'apaise en te trouvant, fais qu'au milieu des difficultés de ce monde, tous puissent discerner les signes de ta bonté et rencontrer des témoins de ton amour : qu'ils aient le bonheur de te reconnaître, toi, le seul vrai Dieu et le Père de tous les hommes.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

C'est un jour grave et profondément symbolique, porteur d'un immense espoir...je n'arrive pas à me sentir triste, vu la promesse contenue...

Alors aujourd'hui, je vais me la faire Michel Fugain...

"Fais comme l'oiseau
Ça vit d'air pur et d'eau fraîche, un oiseau"

Et suivre la litanie des heures...

03/04/2007

03/04/07 - 02:08

avelim...

Magnifié et sanctifié soit le Grand Nom.
dans le monde qui sera renouvelé
et où Il ressucitera les morts
et les élèvera à la vie éternelle
et rebâtira la ville de Jérusalem
et rétablira Son temple en son enceinte
et retirera les cultes idolâtres étrangers de la terre
et le service céleste reprendra
et le Saint, béni soit-Il, régnera
dans Sa royauté et Sa splendeur
puisse Sa salvation fleurir et qu'Il rapproche
de votre vivant et de vos jours
et des jours de toute la Maison d'Israël
promptement et dans un temps proche; et dites Amen

Qu'il y ait une grande paix venant du Ciel
ainsi qu'une bonne vie
et la satiété, et la salvation, et le réconfort, et la sauvegarde
et la guérison, et la rédemption et le pardon et l'expiation
et le soulagement et la délivrance
pour nous et pour tout Son peuple Israël, et dites Amen.

Celui qui établit la paix dans Ses hauteurs
l'établisse dans Sa miséricorde parmi nous
et sur tout son peuple Israël, et dites Amen.

02/04/2007

02/04/07 - 08:19

Seigneur, toi que nous adorons, toi qui nous appelles par notre nom,
mets en nos coeurs ton amour et ta fidélité,
afin qu'ayant beaucoup aimé, nous soyons pardonnés.
Que la joie d'être sauvés emplisse tous les hommes de la terre.

Amen.

01/04/2007

01/04/07 - 20:57

Rameaux



« Béni soit celui qui vient, lui, notre Roi »
- Lc 19,38

01/04/07 - 08:16

If God Was One of Us

par Joan Osbourne

If God had a name, what would it be
And would you call it to his face
If you were faced with him in all his glory
What would you ask if you had just one question

And yeah yeah God is great yeah yeah God is good
yeah yeah yeah yeah yeah

What if God was one of us
Just a slob like one of us
Just a stranger on the bus
Trying to make his way home

If God had a face what would it look like
And would you want to see
If seeing meant that you would have to believe
In things like heaven and in jesus and the saints and all the prophets

And yeah yeah god is great yeah yeah god is good
yeah yeah yeah yeah yeah

What if God was one of us
Just a slob like one of us
Just a stranger on the bus
Trying to make his way home
He's trying to make his way home
Back up to heaven all alone
Nobody calling on the phone
Except for the pope maybe in rome

And yeah yeah God is great yeah yeah God is good
yeah yeah yeah yeah yeah

What if god was one of us
Just a slob like one of us
Just a stranger on the bus
Trying to make his way home
Just trying to make his way home
Like a holy rolling stone
Back up to heaven all alone
Just trying to make his way home
Nobody calling on the phone
Except for the pope maybe in rome

 

.:Centre de Compilation:.

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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.