31/05/2007Les 7 péchés capitaux !
Vous êtes bien plus sage que la moyenne, il est temps de vous dévergonder un peu !

Vos points: 44 sur 152
Résultat Global:29 %
La paresse: 55 %
La gourmandise: 10 %
L'avarice: 6 %
L'orgueil: 30 %
la luxure: 54 %
l'envie: 17 %
La colère: 64 %
Test28/05/2007Lundi de Pentecote...

24/05/2007Quelques définitions...Un peu d'humour pas si bête...spéciale dédicasse Babousky...
Capitalisme (n) Vision politique et économique mondiale. Le communisme étant l'exploitation de l'homme par l'homme, le capitalisme prônant le contraire.
Libéralisme (n) Doctrine politique visant à faire cohabiter des poules et des renards dans un poulailler, en proclamant l'égalité des chances pour tous.
Luxe (n) Pour un Européen: posséder une Rolls-Royce. Pour un Africain: manger du pain chaque jour. Je pensais être courageux, finalement je réalise ma fragilité.
Il me donne une grande leçon d'humilité et d'humanité chaques jours, j'en avais besoin...c'est un don précieux, à faire fructifier.
Je ne croyais pas aux miracles ni beaucoup à l'effet de la prière sur la vie de tous les jours, mais je dois constater que ca marche, la situation c'est améliorée.
Là, encore, une leçon..."homme de peu de foi..."
J'ai reçu pas mal de mails de personnes qui me disent qu'elles sont en unité de prière pour lui, mais je n'ai pas encore trouvé le courage de leur répondre...je suis touché par leur geste, ému par leur don...je ne sais pas trop quoi leur dire...Comment après ne plus croire en la Communion des Saints ?
La suite n'a pas d'importance, je pose juste ca par écrit, pour mémoire, pour pouvoir me relire et l'utiliser comme un repère :
Moi, j'ai décroché pas mal, je n'ai pas envie de sortir et quand je sors je bois trop...mais là je viens de me reprendre en main. Je n'ai plus faim, je dors énormément, je n'ai plus envie de rien, je n'arrive plus à écrire sur mes blogs, je néglige le quotidien et les pbs s'accumulent mais je m'en fous...ca ne m'intéresse pas, c'est risible et anodin...
J'ai du mal à aller à l'église...je ne suis plus en paix...même l'eucharistie ne me soulage pas...
A vrai dire, je suis un peu perdu...je ne sens plus Sa présence...
J'ai l'impression que j'ai érigé un bouclier pour me protéger de mes sentiments, de mes douleurs, de mes peurs le concernant...comme avant, mon coeur est blindé, je n'arrive plus à m'ouvrir à la grâce...c'est un vieux réflexe chez moi que de m'endurcir pour être prêt au plus dur, pour garder la tête froide...
Je vis ma vie avec distance...j'aimerai tant pouvoir à nouveau me laisser aller à pleurer en Sa présence aimante.
En plus j'ai déconné la semaine dernière, jme suis envoyé en l'air avec un mec...c'était pas désagréable mais triste, tendre et doux mais pas amoureux...je suis allé contre ma résolution de ne me donner à un homme que par amour...comme ca, sans remords ni doute ni hésitation...ca a eut un prix : j'ai été décu, je pense que lui aussi...post-coïtum animal triste.
Depuis je ne le vis pas comme un péché, avant j'en aurait été malade, maintenant je me dis que ca n'est pas si grave...oui, je sais, l'adultère fait partie du top ten, mais bon, je ne suis pas marié à l'église...je ne sais plus si ca mérite une confession...je ne sais plus si j'ai envie d'être pardonné pour une chose qui m'est naturelle...je ne sais plus si j'ai brisé quelquechose entre Lui et moi ou pas...
Je crois que j'ai besoin d'en parler à un prètre, mais je n'arrive pas à y aller...pas encore prêt...
Je me contente donc de prier seul, des fois d'aller aux vèpres...y arriver un peu avant histoire d'allumer quelques cierges... 22/05/2007Horreur islamisteEn Iran, quatre-vingt sept personnes auraient été arrêtées lors d'une rafle de la police islamique à Isfahan, selon une information du site Internet de l'IRQO, association iranienne en exil de défense des homosexuels.
Au matin du 15 mai, l'information n'était plus disponible sur site Internet de l'IRQO, en anglais.
Dans la soirée du 10 mai dernier, les forces de l'ordre auraient donné l'assaut, lors de la soirée d'anniversaire d'un homosexuel, arrêtant la totalité des participants.
Les quelques filles présentes lors de la soirée auraient été relâchées, mais tous les hommes se trouveraient toujours emprisonnés.
Ils sont injoignables sur leurs téléphones portables.
Aucune visite ne leur serait autorisée.
Plusieurs témoins font état de mauvais traitements lors de l'arrestation.
Par ailleurs, l'association IRQO craint que les détenus ne soient torturés pour qu'ils donnent le nom d'autres homosexuels.
Cette information n'a été reprise par aucune grande agence de presse et elle n'est pas été traduite en anglais sur le site Internet de l'Irna, l'agence de presse officielle de la République islamique d'Iran.
Mais l'on sait déjà que la vie des gays en Iran est terrible.
Dénonciation, arrestation, humiliation, torture, flagellation, condamnation à mort par lapidation ou pendaison selon la charia, la loi islamique, voilà les peines réservées à ceux dont le seul crime est d’aimer différemment.
Et si peu de réactions des gouvernements des autres pays et des organisations internationales. Mais qui peut bien se soucier de quelques homosexuels?

Le site Internet de l'IRQO : http://www.irqo.net/
Seigneur, n'oublie pas les gays que l'on persécute.
Source
Vu chez : Christian17/05/2007Journée mondiale contre l'homophobie

Il faut parfois peu de choses... la lettre reçue aujourd'hui a ravivé en moi une souffrance qui s'était estompée. Il s'agit de l'assocation « Alliance pour les droits de la vie » qui lutte contre l'avortement et pour la vie. Et puis voilà que dans cette lettre, ils mélangent tout (comme le pape) : « euthanasie légale, mariage et adoption homosexuelle, clonage humain,... » sont présentés à égale degré de menaces.
Merde à la fin ! Ce n'est pareil tout ça quand même ! Y en a marre !
Je suis bisexuel, certe très libéral, je n'ai rien contre le droit à disposer de son corps, pour un avortement (ce qui ne veut pas dire bien sûr que je sois insensible sur ce sujet, très partagé mais m'attachant à la définition légale) ainsi que pour le droit de choisir d'abréger ses souffrances (certes oui, normalement ca n'est pas un choix qui nous appartient, mais la souffrance gratuite en expiation simili christique comme modèle me semble anti chrétien, Dieu voudrait Il qu'un de Ses enfants souffre inutilement ?)
Le document poursuit « nous devons impérativement éviter le contrat homosexuel civil en mairie et le développement d'un endoctrinement des enfants par l'éducation nationale sur l'homosexualité ».
Je ne souffre pas d'être bisexuel, mais bien de cet acharnement discriminatoire notamment de l'Eglise qui n'est pas sans rappeler les années trente, hélas. Si en plus on est juif et homo....
J'en ai assez d'être ainsi ostracisé, désigné comme bouc émissaire de la perte des valeurs et de la déchristianisation !
L'Eglise quant à elle, dépense beaucoup d'énergie contre les homosexuels. Au lieu de rassembler 1 million de personnes pour ça samedi dernier en Italie, elle ferait mieux d'accueillir ceux qui, comme moi, sont assez cons pour rester dans un institution qui ne fait que nous rejeter.
Elle ferait mieux de faire descendre ses ouailles dans la rue pour manifester contre les profiteurs qui détruisent la planète, et donc la Création à coup de centrales nucléaires, de bombes atomiques, pour lutter contre toutes les inégalités et toutes les pauvretés (financière, mais aussi intellectuelle, spirituelles, culturelles, etc...).
Je rêve d'un Eglise qui serait plus prompte à descendre dans la rue pour demander l'arrêt de toutes les guerres. Quel gâchis !
Je rappelle qu'il en est de l'homophobie comme du racisme, il n'en existe pas de "light"
Le discours de l'Eglise peut tuer par ricochet.
La seule différence avec les autres religions ou les non croyants, c'est que la haine envers les homosexuels se heurte au commandement d'amour de Jésus Christ. Mais la véritable Eglise, c'est celle qui est invisible.
L'homophobie est une réalité qui va jusqu'au meurtre d'homosexuels, ne l'oublions jamais.
Ce 17 mai c'est la journée mondiale contre l'homophobie : n'hésitez pas à consulter et à faire connaître l'assocation SOS homophobie.
L'association SOS homophobie s'est inquiétée mardi de la "recrudescence des agressions très violentes" contre les personnes homosexuelles, en augmentation de 17% en 2006 par rapport à 2005.
En 2006, année sur laquelle porte son rapport 2007, l'association a reçu 1.332 témoignages de comportements homophobes par appels téléphoniques ou par courriels, soit 10% de plus qu'en 2005.
Parmi ces témoignages, "153 agressions physiques ont été signalées soit trois par semaine et 22 de plus qu'en 2005. C'est une recrudescence inquiétante des agressions très violentes", a souligné Marion Le Moine, directrice de la rédaction du rapport annuel, rendu public mardi.
"L'âge des agresseurs, souvent mineurs et qui agissent en groupe, pose la question de l'éducation", a insisté Jacques Lizé, président de l'association, rappelant que le thème de la journée internationale contre l'homophobie, jeudi, porte justement sur ce levier d'action.
Mme Le Moine s'alarme de cette "tendance lourde" et alors que le rapport ne prétend pas recenser tous les actes homophobes.
Ce chiffre traduit "une inquiétantes propension à passer de l'insultes aux coups, bien que la loi réprime plus fermement l'agression lorsqu'elle a pour motivation l'homophobie", écrit l'association.
Les Bouches-du-Rhône et la Haute-Garonne comptent le plus d'agressions physiques. Globalement, les actes violents se déroulent à 66% en province et à 27% en Ile-de-France, selon ce bilan.
Les agressions se produisent à 41% dans les lieux publics, rues, centres commerciaux, bars, métro, parcs, jardins, lieux de drague. "Entre 2003 et 2005 les signalements dans ces lieux baissaient fortement et en 2006, on a eu deux fois plus d'appels pour coups, et des agressions avec des armes", a déploré Julien Lemoine, co-directeur du rapport, évoquant "la traditionnelle chasse au pédé par des groupes de jeunes garçons".
Outre les agressions physiques, l'homophobie se manifeste en premier lieu au travail, ensuite dans les lieux publics et le voisinage. La famille reste toujours un des bastions de l'homophobie mettant souvent en difficulté les jeunes gays et lesbiennes, insiste SOS homophobie.
Des fois qu'on croirait que j'exagère : Témoignages de l'homophobie au travail : lisez, c'est l'exacte vérité (qui désormais est entre les mains de la justice)
1) "Cassé", "broyé", "détruit". Xavier, 44 ans, n'a pas assez de mots pour décrire où l'ont mené plus de dix ans d' homophobie au sein des services déconcentrés du ministère des Finances, un cas d'école dont est saisie la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde).
Son dossier, solidement étayé par une enquête de sept mois de l'inspection générale des finances (IGF), est en passe de créer un "séisme" à Bercy où des sanctions individuelles pourraient être prises. Une première dans l'administration française, selon la Halde, qui avait rendu sur ce cas une de ses plus longues délibérations en juin 2006.
"Je suis le premier gros dossier d' homophobie dans le monde du travail. C'est très dur à porter au quotidien. Je me demande comment je ne me suis pas flingué", lâche Xavier, qui souhaite garder l'anonymat.
Rien ne le prédisposait à tenir ce rôle. Victime d'homophobie dès son adolescence provinciale, il avait choisi l'administration et Paris, à la fin de ses études universitaires en 1992, "pour ne pas avoir de souci avec ce +problème+". Il pensait être "protégé par le cocon de l'Etat".
Mais les première brimades fusent très vite, du "je ne peux pas vous augmenter, vous n'êtes pas dans le moule" d'un supérieur, à la "grande folle", lancé par un syndicaliste à la cantonade, raconte Xavier.
Muté une première fois, il fait l'objet d'une "cabale homophobe" de ses subordonnés, reçoit sur la ligne interne des coups de fil anonymes d'insultes - "sale pédé, gros pédé" - et de menace de mort "on aura ta peau" quand ce ne sont pas les petits mots l'incitant à "consulter pour trouble sexuel" disposés sur son bureau pendant la pause déjeuner.
Très éprouvé, Xavier demande un congé maladie en 2004. Convoqué à une contre-visite, le médecin lui aurait conseillé de "se faire soigner pour supporter l'homophobie ", raconte-t-il avant d'évoquer la seconde convocation médicale, une consultation avec un psychiatre.
"Il m'a dit que j'étais un danger social, que je posais un problème à mon administration, il allait me mettre en incapacité", s'étrangle encore Xavier. Interrogé sur sa vie intime, celle de ses parents, il ressort de l'entretien avec le psychiatre "en hurlant" et avec l'envie de "se suicider", ajoute-t-il à présent, sali par cette impression d'avoir été "disséqué" par son administration. "J'aurais fini où en 1943 ?", interroge-t-il, en allusion à la déportation des homosexuels.
La Halde, dans son rapport annuel, accuse l'administration, "par son détournement de procédure", d'avoir commis un "abus de pouvoir". Et souligne les retards dans la notation de cet agent et donc dans le déroulement de sa carrière, les mutations successives et la passivité de la hiérarchie.
"S'attaquer au bunker, à cette nomenklatura sûre de son impunité, c'était de la folie !", estime après coup Xavier. Loin d'être sorti de cette passe douloureuse, il veut croire que son action "servira au moins à d'autres".
2) De la promotion refusée aux menaces de mort par le téléphone interne de l'entreprise, l'homophobie au travail reste une discrimination encore difficile à évoquer et donc à combattre.
"Tout le monde a le mot diversité à la bouche: la couleur de peau, la parité, l'âge mais l'orientation sexuelle est le sujet tabou par excellence", déplore Catherine Tripon, présidente de l'Autre Cercle.
Cette association de lutte contre l'homophobie au travail a mené de janvier à novembre 2006 l'un des rares sondages dans ce domaine: 42% des homosexuel(le)s ne sont pas visibles dans leur entreprise dont 66% par peur de représailles.
En outre, 26% des personnes interrogées affirment avoir déjà eu connaissance de comportements homophobes mais, selon elles, dans 69% des cas il ne s'est rien passé, 14% des victimes sont parties ou ont été mutées et 4% des agresseurs ont été mutés ou sanctionnés, mais sans quitter leur emploi.
De son côté, SOS homophobie a, en 2006, recueilli 1.332 signalements de cas d'homophobie, en hausse de 10% par rapport à 2005. "L'homophobie au travail représente 20% des appels: un cas par jour", détaille son président Jacques Lizé.
"Vu le contexte économique de chômage et de précarité, il est très difficile de porter plainte et de trouver des témoins", estime M. Lizé. Dans ces conditions, "certaines entreprises deviennent des zones de non droit" notamment dans "la grande distribution, la surveillance et le gardiennage, les banques et l'hôtellerie", assure-t-il.
"Le monde du travail est encore assez homophobe", confirme Luc Ferrand, directeur juridique de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde).
Les saisines pour homophobie représentent moins de 2% du total soit environ 100 dossiers en 2006, et les deux tiers se passent au travail. Ces cas permettent d'avoir "une bonne idée" du phénomène qui touche aussi bien le public que le privé, "de la forme larvée non révélée au salarié à la forme extrême du harcèlement poussant la personne vers la sortie".
"Même si la loi aujourd'hui est bien celle d'un traitement égal pour tous dans l'emploi, il y a encore des préjugés qui ne sont pas dépassés", dénonce M. Ferrand. Le Code du travail a intégré "l'orientation sexuelle" dans la liste des discriminations en 2002 et le Code pénal réprime depuis 2004 "toute distinction opérée entre personnes (...) en raison de leur sexe, de leurs moeurs, de leur orientation sexuelle".
L'homophobie a été récemment prise en compte par les partenaires sociaux, les syndicats souvent avant le patronat. "Ces dossiers sont essentiellement portés par des personnes concernées", reconnaît-on à la CFDT, où la première participation à la Marche des fiertés en 2003 avait suscité des "résistances en interne".
Depuis, la CFDT, la CGT - qui a créé une cellule de lutte contre l'homophobie en 2006 - ou la CFTC ont noué des partenariats avec des associations comme Aides, SOS homophobie, l'Autre Cercle, l'Inter-LGBT.
Syndicats et organisations patronales ont négocié pendant 8 mois avant d'aboutir en octobre dernier à un "accord national interprofessionnel relatif à la diversité dans l'entreprise". Mais, preuve que l'orientation sexuelle est encore "un sujet tabou", selon la CFTC, cette question n'est citée qu'en préambule dans le texte.
Jésus miséricordieux, nous t'en supplions, toi qui ne fais pas de différence entre les hommes, fais disparaître toute discrimination et toute haine du coeur des hommes !
(Merci Benoit et son blog, dans mes liens) 16/05/2007Je rends grâce...De tout mon coeur, Seigneur, je te rends grâce : tu as entendu les paroles de ma bouche. Je te chante en présence des anges, vers ton temple sacré, je me prosterne. Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité, car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Vers ton temple sacré, je me prosterne.
Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité, car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel, tu fis grandir en mon âme la force.
Si je marche au milieu des angoisses, tu me fais vivre, ta main s'abat sur mes ennemis en colère. Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi ! Seigneur, éternel est ton amour : n'arrête pas l'oeuvre de tes mains.
Psaume 138(137),1-2.2-3.7-8.
La situation qui m'apparaissait désespérée se décante, les choses avancent, une lumière est apparue, au bout. La prière, la mienne, la vôtre, porte ses fruits...Je le reconnais et j'en rends grâce...
Je vais allumer un cierge en remerciement...et je ferais un voeux. 13/05/2007I couldn't manage the problems I laid on myself
And it just made it worse when I laid them on somebody else
So I finally surrendered it all brought down in dispair
I cried out for help and I felt a warm comforter there
And I came to believe in a power much higher than I
I came to believe that I needed help to get by
In childlike faith I gave in and gave him a try
And I came to believe in a power much higher than I
Nothing worked out when I handled it all on my own
And each time I failed it made me feel twice as alone
Then I cried, "Lord there must be a sure and easier way
For it just cannot be that a man should lose hope every day."
Yes, I came to believe in a power much higher than I
Artist : Johnny Cash
Song : I Came To Believe
Album : American V: A Hundred Highways "Si quelqu’un m’aime... nous viendrons chez lui, nous irons demeurer chez lui".
S'Il te plait... 11/05/2007ApostasieS'il meurt Seigneur, je te maudirais !
J'enverrais chier ton Esprit Saint
M'en fous d'aller cramer en enfer
Je me vengerai sur les survivants qui n'ont pas fait l'effort d'arréter leurs conneries pour qu'il se soigne
Je les broierai, ils souffriront...Et ce jeune con ne me prendra pas au sérieux, mais je lui arracherai un os avec les dents s'il le faut.
Tu m'as donné l'épée et la violence comme don, je m'en servirai contre Toi.
Je ne suis qu'une merde que Tu as pardonné mais qui ne se pardonne pas ce qu'il a fait, des vies qu'il a brisé, du type qu'il a mis en fauteuil roulant à coup de batte de baseball, des horreurs que j'ai fait ensuite sur le plus saint de Toi.
Je me vengerai et ensuite je me mettrais une roue de pierre autours du cou pour me balancer dans le barrage le plus proche. Je ne mérite déjà pas mieux, mais homicide, je mériterai pas Ton pardon que je ne demanderai pas.
Ta pitié je n'en voudrais pas, Ton amour Tu pourras Te le garder...
Je vivrai comme j'ai vécu, une brute sans rédemption possible, imbécile utopiste...
Tu as vu ma vie, jusqu'à Toi, Tu as vu ce dont j'étais capable, de l'abjection, de la violence, du plaisir sadique, de la pire perversion...
Tu sais de quel bois je suis fait, alors, ne joues pas au con avec moi, T'es prévenu. 09/05/2007L'histoire par Nicolas Sarkozy : le rêve passéiste d'un futur national-libéralPar le CVUH, coordonné par Sylvie Aprile (Université de Tours) [1]
LES USAGES DE L'HISTOIRE
L'usage de l'histoire et surtout des grandes figures du passé dans les discours des hommes politiques n'est pas une nouveauté. Les orateurs de la Révolution française et surtout les « pères fondateurs » de la IIIe République ont fait de la citation, de la référence, et de la convocation des « Anciens » des éléments majeurs de la rhétorique politique et de l'éloquence. Notre attention est retenue surtout par l'inflation de ces références alors même que partout domine le cliché des Français ignorant l'histoire de France tandis qu'une poignée d'entre eux peut espérer participer aux nouveaux jeux télévisés animés par quelques-uns de nos doctes collègues. Cette inflation n'est pas seulement surprenante en quantité, mais aussi en qualité pourrait-on dire tant elle est l'objet d'un surinvestissement à droite et plus encore dans les discours de Nicolas Sarkozy. La thématique nationale du discours de Nicolas Sarkozy s'appuie constamment sur la légitimation par le « grand homme ». La référence historique sert ici à s'inscrire dans la continuité de l'histoire nationale tout en martelant la rupture et en captant l'histoire de la gauche. Le Panthéon de Nicolas Sarkozy est à cet égard particulièrement significatif (les décomptes sont effectués sur 6 discours discours entre celui de Tours le 10 avril et celui de Marseille le19) : Jean Jaurès revient à 37 reprises, Jules Ferry 17, de Gaulle 12 et Léon Blum à 7 reprises. Ceci n'a évidemment pas manqué d'interpeller de nombreux observateurs (voir l'interview d'Henri Guaino sur France-Inter, le 25/4/07 entre 8h20 et 9h00 et divers sites internet).
POURQUOI ?
Nicolas Sarkozy utilise l'histoire dans un double but : produire un nouveau rêve national qui brouille toutes les analyses et toutes les convictions ; détourner l'attention de son programme réel que l'on peut qualifier de national-libéral et dont les premières victimes seront les cibles directes de ses discours de récupération.
Depuis longtemps, histoire et politique sont étroitement liées, mais la campagne électorale porte à son paroxysme l'interaction entre propagande électorale et instrumentalisation du passé. Gauche et droite rivalisent en références historiques coupées de toute historicité. Les grandes figures du socialisme, les hommes de gouvernement se retrouvent aux côtés des défenseurs d'une patrie mythique. De Jeanne d'Arc à Léon Blum, de Jaurès à Barrès, les figures se déplacent au rythme des manifestations publiques et de la course aux suffrages des candidats. Le héros national ancré dans un terroir, auquel la région serait identifiée, est invoqué afin de valoriser l'électorat visé. Le procédé est connu mais toujours renouvelé en fonction des polémiques et des enjeux du moment. Il est poussé à l'absurde dans bon nombre des discours de ce que la presse, en sa grande majorité, salue comme une excellente campagne et qui n'est qu'une suite de clichés et d'usages biaisés de l'histoire convoquée au rendez-vous de l'homme-recours avec les Français.
COMMENT ?
Le montage nationaliste sous le camouflage républicain associe plusieurs formes : c'est tout à la fois le Tour de la France par deux enfants, le manuel d'histoire de France de G. Bruno, la femme d'Alfred Fouillée et les images d'Epinal réactualisées.
Comme le petit Julien du Tour de la France par deux enfants, paru en 1877, best-seller de la Troisième république, Nicolas Sarkozy fait le tour de France et célèbre dans chaque ville les personnages héroïques qui sont censés l'avoir marquée. Quand c'est possible, Nicolas Sarkozy identifie une ville et un homme : c'est le cas avec Toulouse et Jaurès. Et il multiplie les clichés à la pelle : Rouen, le 24 avril, c'est Corneille et Jeanne d'Arc. Marseille, le 19 avril, c'est Mirabeau. A Dijon, le 23 avril, c'est « le pays de Bossuet, de Buffon et de Lamartine (...) le pays de Saint Bernard avec la croisade des chevaliers. C'est le pays de Carnot avec les soldats de l'an II ». On retrouve bien là le principe du Tour de la France par deux enfants dans lequel le petit Julien ouvre dans chaque ville le livre d'histoire qu'une dame compatissante lui a offert pour ses mérites et donne la liste des grands hommes du lieu. Mais c'est aussi le Petit Lavisse, autre best-seller de la littérature scolaire de la IIIe République, réconciliant la France des Rois et celle de la République : comme Lavisse - modèle sans doute fourni par Henri Guaino et Max Gallo -, Sarkozy intègre toute l'histoire. La république est censée avoir accompli le « vieux rêve de rois » - on se demande bien lequel... Nous sommes dans le mythe qui escamote le réel et lui sert de masque, dans l'idéologie comme aliénation. Et nous sommes dans l'Ordre sans mouvement : le manuel de Lavisse prônait les « devoirs » : « ces devoirs, c'est d'obéir aux lois votées par les représentants de la nation ; c'est de ne jamais troubler l'ordre public par des actes violents ; c'est de servir la patrie pendant la paix par son travail et par ses vertus de citoyen, et pendant la guerre, s'il faut que nous fassions la guerre, par notre courage, notre patience, notre endurance, par l'espoir et la volonté de vaincre. »(Lavisse, Histoire de France. Cours moyen, Armand Colin, 1919, p.249). Nicolas Sarkozy tente avec les recettes morales et simplistes de Lavisse, destinées à des enfants de 6 à 12 ans, de séduire les nostalgiques de l'école d'avant 1970. Ses références à l'histoire sont ainsi des images d'Epinal : comme les images d'Epinal, ce sont des clichés, et qui faussent l'histoire pour la bonne cause. Il s'agit d'émouvoir à peu de frais, avec quelques citations, tout en laissant la complexité et les conflits dans l'ombre. Comme dans les images d'Epinal, les défaites et les images problématiques sont laissées de côté.
A QUELLE FIN ? La France et ses racines
Le discours de campagne de Nicolas Sarkozy est saturé de la thématique nationale : dans les six discours de fin de campagne, de celui de Tours le 10 avril à celui de Marseille le 19, les termes -France- et -Français- reviennent respectivement 395 et 212 fois, soit une centaine d'occurrences par discours et prépare ains la thématique de l'identité nationale la fondant implicitement contre une centralité parisienne déconnectée des réalités locales, ce qui ouvre la voie à la dénonciation d'une gauche bourgeoise, urbaine, mondaine, loin du travailleur, etc... en bref, parisienne et coupée de la nation et de ses réalités sociales.
LES USAGES DU DISCOURS
Le bréviaire de la haine
Aujourd'hui, cependant, la situation devient caricaturale.
Le candidat Sarkozy ne prend même plus la précaution de justifier tel ou tel emprunt à l'histoire. Tout personnage est bon à prendre.
La radicalité des propos de Nicolas Sarkozy se fonde à la fois sur l'indigence et, paradoxalement, sur la mise en exergue de l'information historique, par nature invérifiable lors des grands shows médiatiques que sont les discours de campagne. Elle a pour fonction de porter sur le devant de la scène une autre thématique, celle de la « haine » (21 occurrences dans les 6 discours étudiés) qui initialement sert de contrepoint négatif à la « fierté d'être Français » puis, plus récemment (discours de Dijon, après le premier tour), au discours de victimisation du candidat lui-même (voir la longue déclinaison des « pourquoi tant de haine »). On ne peut, de ce point de vue, donner tort à Nicolas Sarkozy lorsqu'il évoque une campagne et une élection se jouant sur le terrain moral, sur celui des valeurs : c'est bien là qu'il les a placées et c'est sans aucun doute sa force que d'y être arrivé. Sa faiblesse étant l'impossibilité d'appuyer sur la production historique la geste nationale qu'il propose pour légitimer sa conception de l'identité nationale.
Les carences de la droite
La droite n'a-t-elle donc pas de penseur de la misère, de figure de la compassion, voire d'historien à proposer qu'il faille sans cesse les puiser à gauche ? N'est-ce pas déjà un problème que cette absence de références et de figures pour parler de « ceux dont on ne parle pas » : les travailleurs, les artisans... Les seules figures de droite sont-elles celles du combat et de la pensée libérale comme le suggèrent les références offertes à la gauche de Raymond Aron et de Charles de Gaulle ? Le nationalisme et le capitalisme sont-ils si honteux ? De prime abord, la seule logique semble être l'occasion : toute référence historique abandonnée ou en marge peut servir, à condition d'apparaître un peu brillante de façon à faire illusion le temps bref nécessaire pour être vendue à l'électeur. Il y a pourtant une logique plus profonde à l'oeuvre en dépit de l'apparente incohérence qui consiste à associer dans un même élan Jaurès et l'identité nationale. Au contraire du modèle républicain centriste, chiraquien ou bayrouiste, il s'agit de récupérer les marges de la République pour les insérer dans un grand tout dont, lui, Nicolas Sarkozy serait la seule unité. C'est en quelque sorte un modèle républicain élargi à l'extrême, aux extrêmes, et dont le principe systématique est l'inversion. Il le dit clairement dans son discours de Toulouse du 11 avril : « Si je suis élu président(…), tout ce que la droite républicaine et le centre ont abandonné à la gauche et à l'extrême-droite, je m'en saisirai. Tout ce que la gauche a laissé tomber, tout ce qu'elle a renié des valeurs universelles, des valeurs de la France, je les reprendrai à mon compte » : Tout est dit de son opération de récupération, avec la mauvaise foi en plus, mais très clairement.
Que l'histoire soit objet d'interprétation, que des débats contradictoires traversent les différentes versions de l'histoire, rien que de plus naturel. Mais réécrire l'histoire en lui tordant le cou ainsi qu'on peut le lire ou l'entendre dans les discours de Nicolas Sarkozy rappelle davantage le 1984 de George Orwell que le pluralisme dont se réclame le candidat de la « droite républicaine », ce qui finalement trouve une conclusion logique dans son discours autoritaire. Pour faire accepter ce dernier, il est stratégiquement plus habile de l'appuyer sur un discours émancipateur que sur ses racines lointaines, celles de la droite autoritaire.
LES FIGURES DU DISCOURS
On en retiendra trois
L'OMISSION
Barrès, le nationaliste
L'argumentaire sarkozyste renie l'héritage historique de la droite : l'antidreyfusisme ou le pétainisme que l'on peut considérer comme ses déclinaisons « populaires » mais qui, évidemment, contredisent celle de Sarkozy. En présentant une ancienne gauche populaire - « la vraie » - et une droite bourgeoise et conservatrice, celle de la IIIe République, il oublie un peu vite les vastes courants de la droite populaire et autoritaire, la « droite révolutionnaire » pour reprendre les termes de l'historien Zeev Sternhell qui y voit une sorte de proto-fascisme. C'est oublier que la représentation des classes populaires ne fut jamais le monopole de la gauche, sinon dans son discours. Évidemment, il ne vaut mieux pas tirer de ce côté-là dans les discours du candidat de l'UMP même s'il s'agit historiquement de la ligne la plus directe pour afficher un discours sur l'« autorité » (68 occurrences dans les six discours). Parmi toutes les grandes figures historiques que Nicolas Sarkozy a mobilisées dans sa campagne, il en est au moins une qui parait justifiée, c'est celle de Maurice Barrès. Le 17 avril, dans son discours de Metz, Sarkozy évoquait l'écrivain qui « sur la colline inspirée de Sion (...) priait dans un même élan de coeur la Vierge, la Lorraine et la France et écrivait pour la jeunesse française le roman de l'énergie nationale ». Barrès a effectivement joué un rôle majeur dans l'élaboration du discours sur « l'identité nationale », au moment de l'Affaire Dreyfus. Mais Barrès a eu au moins eu le mérite d'appeler un chat un chat. À la différence du candidat de l'UMP, qui crie à la « diabolisation » quand on critique les relents nationalistes de ses discours, Barrès se présentait explicitement comme le porte-parole du camp nationaliste.
À la lumière des travaux que Zeev Sternhell a consacrés à la pensée politique de Maurice Barrès, on peut dégager les points communs entre le nationalisme barrésien et le nationalisme sarkozyste. On en retiendra trois ici :
1. L'identité nationale est exaltée au détriment des « étrangers ». Elaboré à une époque où la question de l'immigration commence à être présentée par la droite comme le principal « problème » de la vie politique française, le discours de Barrès sur « l'identité nationale » prend d'emblée les immigrants pour cible. En 1893, il se fait élire député à Nancy, avec un programme intitulé : « Contre les étrangers ! ». La principale mesure qu'il propose est d'interdire aux immigrants de venir travailler en France. Il faut préciser que le nationalisme barrésien intègre une composante antisémite qu'on ne trouve pas dans les discours de Nicolas Sarkozy. Néanmoins, se réclamer de Barrès aujourd'hui, c'est réhabiliter sur la scène politique l'un des écrivains français qui a le plus contribué à populariser l'antisémitisme, en reprenant à son compte les thèses développées peu de temps auparavant par Edouard Drumont dans La France Juive. Chef de file du camp antidreyfusard, Maurice Barrès n'a pas ménagé ses efforts pour légitimer la condamnation du capitaine Dreyfus, allant jusqu'à affirmer : « que Dreyfus est capable de trahir, je le conclus de sa race ».
2. L'anti-intellectualisme. Nicolas Sarkozy n'a cessé de dénoncer ceux qui critiquent sa propagande identitaire en parlant de « petite intelligentsia » coupée du peuple. Là encore, la filiation avec Barrès est évidente. Ce dernier a joué un rôle majeur dans l'élaboration de l'anti-intellectualisme populiste conservateur. Prétendant exprimer « l'instinct des humbles », Barrès s'attaque aux intellectuels qui ont pris la défense du capitaine Dreyfus, en les appelant les « anarchistes de l'estrade ».
3. L'anti-repentance. La critique de la « petite intelligentsia » est associée dans le discours sarkozyste à la dénonciation de la « repentance ». Tout examen critique du passé national est assimilé à un dénigrement de la nation, visant à cultiver la « honte d'être Français ». Force est de constater, une fois de plus, que Maurice Barrès disait exactement la même chose quand il s'attaquait aux dreyfusards. Dénonçant ceux qui voulaient « diviser la France » au lieu de la rassembler, Barrès se réclamait à la fois de Jeanne d'Arc, de 1789 et de la Commune de Paris. Ayant redécouvert ses racines catholiques, il fait de la religion chrétienne (par opposition au judaïsme) le fondement de l'identité de la France depuis ses origines. Sa critique des « droits de l'homme » s'inscrit dans le droit fil des propos antisémites de Drumont. Dans la France Juive, celui-ci s'en était pris violemment aux républicains qui défendaient les juifs victimes des pogroms en Russie, en ironisant sur ceux qui « se mettent à bêler au nom de la civilisation, au lieu de prendre parti pour les braves gens qui ont essayé de se défendre ». Drumont dénonçait dans le même livre, « le sympathisme vague qui consiste à aimer tout le monde et, par une sorte de haine envieuse, qui nous pousse à nous détester entre nous ».
Napoléon III et Pétain ?
Toute l'histoire de France n'est pas récupérable. Bonaparte, Pétain, ne sont pas récupérables. Les seuls noms que l'on ne trouve pas dans le site Sarkozy/UMP, ce sont Napoléon ou Bonaparte, et Pétain. Ils sont le non-dit de l'ensemble. Sarkozy se rêve bien en nouveau Bonaparte, mais cela n'est pas dicible. Tout son discours sur la République ne sert qu'à dissimuler la véritable nature de son rapport à la nation : c'est un bonapartisme dans lequel le libéralisme du marché mondial et de la libre concurrence a remplacé l'armée, parce que nécessité fait loi. La nation du premier Bonaparte sert à cacher le libéralisme du second. Mais, pour cela, il faut transformer l'Etat pour le convertir à ce nouveau nationalisme qui fait du marché le cœur de son moteur idéologique : Sarkozy, comme Berlusconi, mais aussi comme Poutine ou comme les dirigeants chinois et japonais Hu Jin Tao et Shinzo Abe, comme Georges Bush, comme Tony Blair, veut faire de la conquête économique le cœur de son action dont la nation est le mythe fédérateur. Mais il est gêné dans son entreprise par le cas français et par ses propres origines : il ne peut frayer directement avec l'extrême-droite qui est raciste. Son nationalisme de revanche est un nationalisme multiculturaliste, comme celui de Georges Bush. Ce sont pourtant, derrière l'avalanche de références républicaines et de gauche, dans les références jamais nommées du bonapartisme et du pétainisme combinées pour l'occasion avec le gaullisme en ce qu'il est un nationalisme à sa façon, que se loge la vérité du rapport de Nicolas Sarkozy à l'histoire. Ses valeurs sont des valeurs pétainistes et bonapartistes : mythe du sauveur, de l'homme fort, du vainqueur ; idéologie de la famille, du travail et de la patrie : traduisons : du nationalisme , du travail ordonné discipliné, de la famille sous l'autorité du père.
LA DENEGATION : le Grand capital
Interrogé par Le Monde (10 avril 2007) à propos des discours de Nicolas Sarkozy sur l'histoire en particulier, sa « plume », Henri Guaino, pour justifier les emprunts au panthéon de la gauche, affirma, « Nous avons le droit de choisir nos filiations. Je ne me sens pas dans le camp du Comité des forges », traduction politique : le candidat Sarkozy n'est pas l'homme du grand patronat. Or, le Comité des forges, organe dominant du patronat (au départ un rassemblement des sidérurgistes) à la fin du XIXe siècle et dans l'entre-deux-guerres, symbolise un patronat de combat ancré sur les industries de la seconde révolution industrielle, un patronat de grandes familles, un patronat du paternalisme et de la toute puissance. Ce détour par l'histoire est donc clair. Il permet de faire des appels du pied aux électeurs de gauche avec mise à distance du patronat historique qui doit masquer les liens du candidat Sarkozy avec le MEDEF. Des liens tellement réels pourtant et c'est pour ne pas les étaler avec trop d'indécence que son frère Guillaume Sarkozy vice-président du MEDEF a dû renoncer à la présidence. Inutile de rappeler ici les liens étroits entre l'UMP sarkozyste, Bouygues, Lagardère, Dassault, pour ne citer que ceux qui sont publiquement et régulièrement rappelés dans cette campagne. Dans ce contexte, la mise à distance du « comité des forges » sert à souligner la distance avec le patronat, mais celui d'autrefois, un patronat déjà décrié dans l'entre-deux-guerres pour son archaïsme, pour mieux insister – implicitement - sur la modernité de celui qui peut entourer le candidat. Et pourtant on pourrait tout autant souligner les filiations entre le Comité des forges et le MEDEF, ne serait-ce que parce le descendant du président du Comité des forges dans l'entre-deux-guerres, François de Wendel, n'est autre qu'Ernest-Antoine Sellières... Jamais le Comité des Forges n'aurait osé rêver, quoi qu'en ait dit Henri Guaino, d'un candidat si lié publiquement avec autant de grands patrons. Pour cela aussi, les références réitérées à Jaurès et Blum, qui, dans des contextes différents, se sont durement heurtés au patronat sont des impostures : il faut rappeler à quel point le patronat s'est opposé frontalement au Front populaire, dans un contexte de grande tension, qu'il n'a fait des concessions qu'en raison d'un rapport de force défavorable et comment la mise en place des conventions collectives fut une véritable lutte pied à pied, même après les accords Matignon de juin 1936. Les 35 heures non, le Front populaire oui, on peut ainsi résumer rapidement le discours de Sarkozy, qui se débarrasse de fait de la pensée de la droite de l'entre deux-guerres qu'il stigmatise lui-même.
LA SELECTION
Le panthéon de la Gauche
C'est évidemment la revendication des figures de Jaurès, Blum ou Ferry qui demeurent les plus frappantes, les références à Jules Ferry étant essentiellement liées à la thématique scolaire : remarquons ici que le discours de Nicolas Sarkozy néglige quelques précisions historiques importantes et d'abord que les lois sur l'obligation, la gratuité et la laïcité de 1881-1882 ont été l'objet d'une violente bataille entre républicains et catholiques, structurant un moment fort dans l'histoire de l'anticléricalisme de la IIIe République. La conflictualité de séparation de l'Eglise et de l'Ecole explique aussi largement la lettre circulaire envoyée aux instituteurs en novembre 1883, citée longuement dans plusieurs discours. Rappelons simplement le contexte : il s'agit de la seconde rentrée scolaire après le vote des lois Ferry et la lettre circulaire aux instituteurs est une évidente volonté d'apaisement politique. Dans le discours de Nicolas Sarkozy, ce n'est évidemment pas le combat républicain de la laïcité qui ressort mais l'insistance sur le fait de ne pas froisser l'autorité du père de famille, ce qui fut justement l'un des principaux arguments employés par les catholiques hostiles à la loi. Insistance aussi sur l'éducation morale, mais en oubliant de préciser qu'elle avait pour fonction de se substituer à la morale religieuse. Enfin, les citations de la lettre laissent de côté ce qui, en dehors de la question scolaire elle-même, est le fondement de la laïcité française, c'est-à-dire la séparation de la sphère publique, celle de l'action politique, et de la sphère privée, celle de la conscience et de la croyance (et pour cause, lorsque l'on connaît le programme UMP sur la carte scolaire, sur l'école privée, c'est-à-dire confessionnelle).
Surtout Jaurès
Concernant Blum et Jaurès, l'argumentaire de Nicolas Sarkozy n'est pas non plus sans intérêt. Il s'agit bien, comme l'a écrit Gérard Noiriel d'une « captation d'héritage » dont l'objectif est clair, mais une captation qui n'est rendue possible qu'au prix d'erreurs et de contresens historiques grossiers. L'insistance mise sur les propos de Jaurès a soulevé beaucoup de réactions tant elle peut paraître à première vue surprenante. Rappelons d'abord quelques faits élémentaires : Jaurès a été assassiné le 31 juillet 1914 alors qu'il s'opposait au vaste mouvement nationaliste qui, sinon dans les campagnes, au moins dans les grandes villes déferlait alors, encadré en grande partie par la droite nationaliste, revenue dans le jeu politique à la faveur de l'agitation ouvrière du syndicalisme révolutionnaire depuis 1906 au moins. Comme l'écrit Michel Vovelle “pas plus que la guerre, cet assassinat n'est une surprise : il a été préparé par toute une campagne d'incitations. » (L'Humanité, 24/4/2004). Rappelons aussi que l'assassin de Jaurès, Raoul Villain, a été acquitté le 29 Mars 1919, au motif qu'il avait rendu service à sa patrie : « Si l'adversaire de la guerre Jaurès s'était imposé, la France n'aurait pas pu gagner la guerre ». Il n'est sans doute pas inutile non plus de rappeler que, dans cette fièvre nationaliste de 1919, la veuve de Jaurès fut obligée de payer les frais du procès. En fait, le patriotisme jaurésien, dont se réclame le discours de Nicolas Sarkozy, est beaucoup moins caractéristique que son internationalisme révolutionnaire, auquel il a voulu croire jusqu'à sa mort, même s'il se rattache à la longue tradition du patriotisme révolutionnaire né en 1792. Rappelons aussi que Jaurès, intellectuel, normalien, était un excellent connaisseur de la philosophie allemande (à laquelle il a consacré sa thèse secondaire, Des premiers linéaments du socialisme allemand chez Luther, Kant, Fichte et Hegel dont le dernier chapitre compare Hegel, et Marx et Ferdinand Lassalle) et lisait Karl Marx dans le texte. Sans doute son appropriation du marxisme allait bien au delà de la nécessaire vulgarisation à usage politique, mais il est quand même assez scandaleux de lire chez Nicolas Sarkozy que « Jaurès récusait la lutte des classes et le marxisme » ; rappelons aussi que Jaurès élu député gambettiste de 1885 à 1889 revient à la Chambre en 1893 comme député des mineurs de Carmaux, après la grande grève de 1892, en découvrant justement la lutte des classes… Son évolution vers le socialisme est liée à la réalité des conflits sociaux de son temps. Pourquoi alors vouloir à tout prix annexer Jaurès en le « débitant en rondelles » comme s'il s'agissait d' « un saucisson idéologique » ? Lorsque les gens de gauche et les historiens évoquent Jaurès, ils l'évoquent en bloc en l'historisant c'est-à-dire en replaçant sa pensée dans son temps. Il ne nous viendrait jamais à l'idée de dénaturer ses propos sur l'armée, la nation même s'ils ne reflètent pas ce que nous pensons aujourd'hui. L'idée même que Jaurès soit un homme de son temps avec les préoccupations de son temps paraît tenir de l'évidence elle est pourtant niée à droite au nom d'un amalgame idéologique. Si Jaurès parle de Dieu est-ce vraiment pour que Nicolas Sarkozy puisse s'exclamer que la laïcité est complexe... ?
Mais se placer au-delà du modèle républicain, sur ses marges, c'est s'adresser aux ouvriers délaissés par le parti socialiste qui a cherché à fidéliser un électorat de classe moyenne pour se démarquer de l'électorat ouvrier alors majoritairement capté par le PCF. Jaurès et le Front populaire font alors office de contre-modèle et de cœur du modèle tout en même temps, comme en témoigne le discours de Toulouse du 11 mai. Mais Jaurès, celui du célèbre discours du 23 novembre 1893, c'est celui qui, parti du radicalisme, s'en est éloigné pour se faire socialiste et député ouvrier, critiquant les républicains qui avaient oublié les ouvriers. Jaurès est encore celui qui parlait en « patois » aux ouvriers de Carmaux Mais Jaurès, c'est aussi celui dont la thèse De la réalité du monde sensible se voulait spiritualiste ; c'est celui qui a facilité une formule de compromis pour l'adoption de la loi sur la laïcité : un Jaurès qui facilite ainsi l'affirmation d'une « laïcité ouverte », qui permet à Nicolas Sarkozy de créer le Conseil Français du Culte Musulman et de l'instrumentaliser pour sa propagande personnelle. A l'inverse, Jaurès, c'est aussi le dreyfusard, l'incarnation de celui qui sait s'adresser à une victime d'un procès parce que juif. L'on voit bien l'implicite : Sarkozy serait à la fois Jaurès s'adressant aux victimes des injustices et Dreyfus victime d'un procès inique.
Dans tout cela qu'est devenu le Jaurès anti-capitaliste, le Jaurès de la grève générale, le Jaurès pacifiste et internationaliste ?
RECONSTRUIRE UN PASSE
LA REPENTANCE
Il est clair que cette insistance sur la thématique nationale produit aussi un discours à forte teneur historique : la question de la repentance est de ce point de vue clairement identifiée dans le discours, comme une justification de la loi du 23 février, dont l'article 4 a sans doute été annulé dans les faits, mais non dans les esprits. Le terme de “repentance” est employé en 15 occasions en six discours, ce qui ne saurait surprendre, mais pose néanmoins quelques questions sur l'argumentation employée : précisons d'abord que la “repentance” n'appartient pas au domaine ni au langage de l'historien mais est le produit de l'usage public de l'histoire qui est fait par les politiques. Quel historien un tant soit peu sérieux pourrait prétendre – et qui a prétendu ? – que « tous » les Français dans les colonies étaient des monstres et des exploiteurs, ou que « tous » les Français étaient pétainistes ou encore que « tous » les Français furent antidreyfusards ? L'indignation du candidat politique se fonde ici sur une aberration historiographique particulièrement dangereuse puisqu'elle laisse penser que certains auraient pu le dire. Ce qui n'empêche, au demeurant, que dans l'Algérie de 1954, le taux de mortalité infantile de la population « musulmane » se montait à 181‰ contre 46‰ pour la population « européenne », que le salaire journalier moyen dans l'agriculture avoisine respectivement les 380 et 1000 francs de l'époque et que le taux de scolarisation dans le primaire était de 20% pour la population « musulmane » contre 100% pour la population « européenne » ; de la même manière qu'en 1940, une majorité de Français étaient pétainistes et qu'à l'automne 1897 ou durant l'année 1898, c'est une poignée d'intellectuels qui s'élève contre un mensonge d'Etats, soutenu par une population majoritairement antidreyfusarde, du moins si l'on se fie aux analyses de la presse en 1898-1899.
MAI 68 : le repoussoir
Cette réécriture de l'histoire a évidemment un objectif assez grossier qui est d'en déposséder la gauche actuelle, celle qui, paradoxalement, après 1984, a pris un virage social-libéral et qui, sans doute à ce moment-là s'est éloignée d'un électorat populaire. Mais ce n'est pas là que Nicolas Sarkozy marque le tournant de la gauche. Pour lui, clairement, c'est Mai 68. Là se situe un tournant conduisant, selon lui, à la négation des valeurs, du travail, de l'autorité, etc. L'insistance mise sur Mai 68 pour caractériser la gauche actuelle relève, là encore de l'escroquerie intellectuelle : est-il nécessaire d'insister ici sur la complexité de l'événement dans ses différentes phases étudiante, sociale, politique ; d'insister sur l'aspect problématique de ses inspirations marxistes : est-il nécessaire de rappeler la concurrence féroce faites par les nébuleuses gauchistes d'alors au PCF et la CGT ? Jamais sans doute le fossé n'a semblé plus grand entre « communistes orthodoxes » et gauchistes (trotskistes,libertaires, maos, etc.) : il est impossible d'en faire le substrat idéologique de l'actuel Parti Socialiste.
C'est surtout « L'esprit de 1968 », dont la saisie historique échappe à l'homme de pouvoir, qui ne cesserait de déstabiliser l'ordre existant. Quoi qu'on pense des événements de mai, dont l'écriture est encore en débat, le sens donné aujourd'hui par les hommes d'ordre comme Sarkozy ne porte pas sur l'interprétation des événements mais sur son « esprit ». Qu'est-ce à dire ? S'agit-il de l'esprit révolutionnaire ? Du besoin des « gens » de s'occuper des intérêts collectifs ? De la volonté des citoyens de prendre en charge leur part de souverain ? Ou, tout simplement, de la nécessité de renouer avec la démocratie en s'occupant du bien commun ? L'esprit critique, en effet, a sans aucun doute permis de croire que la victoire des idées, des partis, des forces en présence, n'était pas irréversible et que le parti vainqueur pouvait être le vaincu de demain. Mais en rappelant le souvenir de de Maistre et de Bonald qui, en leur temps, ont jugé contre-nature la révolution de 1789 dont le déroulement avait dévié le cours normal de l'histoire, Nicolas Sarkozy signifie, de manière non équivoque, que ce qui est, est ce qui devait être. Comme si la pratique politique, échappant aux conflits, n'avait de sens que dans le respect de l'ordre « naturel » des choses et des hommes. Des inégalités aux intelligences, la « nature » déterminerait l'organisation sociale. Là est le danger le plus grave pour notre démocratie.
Et si les hommes sont ce qu'ils doivent être en fonction de leur patrimoine génétique, alors effectivement l'esprit de 1968 est dangereux, car il a permis, entre autres, de penser que l'inégalité entre hommes et femmes n'était ni dans la nature humaine, ni dans celle des sociétés.
LES LUTTES SOCIALES OUBLIEES : le Front populaire
Dans sa tentative de réécrire l'histoire, Nicolas Sarkozy va jusqu'à annexer le Front populaire. Mais s'il annexe les congés payés qu'il réduit à une imagerie, il écarte la semaine de 40 heures – tout rapprochement avec les 35 heures serait gênant. Surtout, il omet de préciser que les acquis sociaux du Front Populaire ne sont que le fruit de la pression du vaste mouvement de grève du printemps 1936, lorsque Marceau Pivert s'écriait « Tout est possible ! » (une expression que reprend Nicolas Sarkozy dans son discours). Précisons aussi que les acquis sociaux de 1936 furent, dès 1937, contestés et progressivement repris par la Confédération Générale du Patronat Français, ancêtre du MEDEF, dans ce que l'historien allemand Ingo Kolboom a appelé la « revanche des patrons ». L'histoire de la gauche française comme la réécrit Nicolas Sarkozy est aseptisée, sans conflit, à tel point que comme historien on serait tenté de lui demander quand la gauche est devenue marxiste. Ce n'est pas faire acte de « repentance » que d'essayer de comprendre l'importance des conflits sociaux, mais évidemment, c'est difficilement conciliable avec la défense du capitalisme que revendique aussi explicitement Nicolas Sarkozy. Il y a assurément loin de la « synthèse » de Jaurès entre la « République », c'est-à-dire la démocratie politique, et le social, à celle de Nicolas Sarkozy entre le national et le socialisme.
Comment ne pas rire au final à cette assertion : « Cette gauche-là elle n'est pas l'héritière des luttes sociales, elle n'a rien à voir avec Jaurès ou avec Blum, elle n'a rien à voir avec les canuts lyonnais ou avec les communards qui se sont fait massacrer par Thiers » (discours de Tours le 10 avril ) ?
CONSTRUIRE UN AVENIR
LE RÊVE
Le rêve américain
Faisons un sort au rêve, seule référence qui ne soit pas totalement hexagonale. Car en effet, il « fait un rêve » Nicolas Sarkozy, et ses pensées oniriques se nourrissent d'un détour transatlantique, en appelant à se souvenir des mots de Martin Luther King : « Je rêve qu'un jour sur les rouges collines de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité » (discours de Nicolas Sarkozy à Marseille, 19 avril 2007). Qu'un leader noir-américain de la lutte pour le Mouvement des droits civiques rejoigne son panthéon des grands hommes est assurément lourd de sens, car sous ce glorieux patronage Nicolas Sarkozy n'en finit plus de rêver sa France nouvelle débarrassée de tous ses maux (dans ce seul discours de Marseille, il rêve en effet 46 fois…). À l'été 1963, la marche de Washington avait rassemblé près de 250 000 personnes qui protestaient contre l'incapacité du gouvernement américain à résoudre la question raciale. King y avait prononcé son plus beau discours, endossant son rôle de pasteur, et mobilisant ses talents de preacher. Et c'est bien cette posture-là que lui confisque aujourd'hui Nicolas Sarkozy. La rhétorique de la litanie, policée par ses professionnels de la communication, use et abuse des formules répétitives qui scandent chacun de ses discours comme pour marteler des vérités quasi-transcendantales. Sarkozy y devient le grand rassembleur de foule, dont la mission confine à celle de guide spirituel. La méthode procède d'une double imposture. La première n'est pas anecdotique : on oublie trop souvent que le discours de King, dans la tradition afro-américaine du sermon, était en majeure partie improvisé, contrairement à l'usage statique et réifiant qu'en fait l'orateur Sarkozy, et qui clôt le discours sur ses leitmotiv, lui conférant une dimension plus propagandiste que mystique. La seconde tient à l'usage de la mémoire de Martin Luther King, instrumentalisé comme la figure historique consensuelle d'une Amérique qui combat pour ses droits et ses libertés. C'est faire injure au courage politique qui a dicté la marche de Washington dans une Amérique en proie aux crimes racistes, et oublier que King, pour l'occasion, avait bravé les menaces du directeur du FBI sur la liste noire duquel il figurait en bonne position comme l'explique Nicole Bacharan (Histoire des noirs-américains au XXè siècle, éditions Complexe, pp.154-162). Mais c'est aussi un moyen, pour Nicolas Sarkozy, d'activer l'image du dissident politique, persécuté, aux combats duquel l'avenir donnera raison et légitimité. S'autoproclamer héritier de King permet donc à Nicolas Sarkozy d'apparaître comme le libérateur inspiré des opprimés, et d'adresser au passage un clin d'œil au « rêve » américain qui anime ses desseins politiques
Le « rêve français »
Le mot dit tout : à l'opposé du « modèle », trop normé, le mot produit ce qu'il désigne : la mythologie politique. Ce rêve permet, là encore, de suggérer que, comme lui, comme Jaurès, il est menacé. Mais c'est aussi un autre « rêve », français, comme il dit Nicolas Sarkozy, pour lequel le premier sert de cache ou de leurre, comme chacune des références de Sarkozy : un rêve de revanche « nationaliste », après les années 60-70 de domination des forces sociales d'opposition et de domination intellectuelle de la gauche, après les décennies de crise sociale.
La matrice du « rêve » est aussi probablement le tableau du même nom du peintre peintre d'histoire militaire Edouard Detaille. Sur la toile, des soldats français qui dorment, pendant le désastre de 70, et rêvent des armées napoléoniennes victorieuses. Ce tableau, exposé aujourd'hui au musée d'Orsay datant de 1888 a été perçu comme boulangiste : parce qu'il suggère la « Revanche », en récupérant et en fondant dans un même ensemble les couleurs du drapeau tricolore et le blanc des monarchistes. Sarkozy rêve de revanche. Mais à l'impossible revanche militaire, étant donnée la puissance française actuellei (elle aurait pu cependant consister à faire le choix de la participation à la guerre en Irak aux côtés des américains), Nicolas Sarkozy offre l'alternative de la revanche économique sur les 30 « piteuses ». Nous sommes dans la mondialisation : il ne saurait être question de la croissance dans le cadre de l'Etat-Providence dont les « excès » sont vivement dénoncés. S'il faut jouer la victoire économique, il faut la jouer dans la pleine concurrence : il faut le libéralisme concurrentiel associé structurellement à une société d'ordre et de police. Mais il faut aussi rassurer : le discours historique de Nicolas Sarkozy avec son cortège hétéroclite et incompatible de références républicaines, de Robespierre à Georges Mandel, sert à fournir cette colle idéologique rassurante.
FRANCHIR LE RUBICON
Michelet est présent à trois reprises dans les discours de Nicolas Sarkozy, dans les discours de Caen et de Lyon et Toulouse. Il est aisé d'en récupérer de belles phrases : « Qu'est-ce que la France, sinon des provinces qui, selon la belle formule de Michelet, « se sont comprises et se sont aimées » ? Des provinces dans lesquelles chacun a des racines qui restent vivaces même pour celui qui s'en est éloigné. Même chose à Lyon : « Dans cette ville dont le grand Michelet disait qu'elle unissait les peuples comme les fleuves ». Sa place dans celui de Toulouse est plus intéressante, l'historien républicain a une situation curieuse en sandwich entre Raymond Aron et De Gaulle dans un vaste exercice de don/contre-don absurde : « Que voulez-vous, vous avez écouté ses discours ? Elle ( on hésite sur ce féminin : la gauche ou Ségolène royal citée une ligne plus haut) ignore Camus, alors je le reprends à mon compte. Elle a oublié Blum, alors j'en parle. Elle ne connaît pas Jaurès, alors je le cite. Il est tellement plaisant d'aider les autres !Et je leur dis, si elle veut citer Raymond Aron, Michelet ou le Général de Gaulle, il n'y a aucun problème, j'adore les convertis de la dernière heure ». On retiendra la conversion, toujours marquée par cette fascination pour ceux qui franchissent le Rubicon. On saisit surtout mal ce que fait l'homme engagé qu'est Michelet, celui qui dit non à la Monarchie de Juillet chantre du libéralisme, au coup d'état de Louis-Napoléon Bonaparte. Car comme pour Jaurès, comme pour Blum , si la gauche peut s'en réclamer, c'est que ceux-ci se sont eux-mêmes pensés comme des constructeurs de cette gauche. Pourquoi la gauche irait-elle chercher des penseurs du libéralisme qu'elle récuse, de l'Etat autoritaire qu'elle condamne, pour étayer ses propos ?
CONCLUSION : une histoire détournée et inversée au profit d'une ascension sociale et politique.
L'apparente confusion des références historiques de Nicolas Sarkozy, leur accumulation, leur caractère hétéroclite et paradoxal, pour celui qui se réclame de la droite décomplexée, ont plusieurs fonctions. Elles servent d'abord à faire oublier ses alliances sociales et médiatiques : le MEDEF et les grands patrons des médias. Pour parvenir au pouvoir, Nicolas Sarkozy est resté l'homme de l' « entre soi de la grande bourgeoisie ». Elles ont ensuite un but idéologique précis : dissimuler par une agitation constante, la vérité de son programme économique et moral, ce néo-bonapartisme libéral qui le range du côté des dirigeants les plus inquiétants et les plus aventureux de la planète.
Les procédés multiples par lesquels Nicolas Sarkozy réécrit l'histoire à sa façon sont lourds de conséquences : produisant un brouillage du sens de l'histoire, ils ont pour but de désarmer toute critique. Nicolas Sarkozy ne détourne pas par hasard nombre de références historiques de gauche comme Jaurès ou le Front populaire, il n'inverse pas innocemment le sens de mai 1968 au point de prétendre en faire l'origine du capitalisme amoral que Mai 68 combattait. C'est seulement au prix de ce confusionnisme de tous les instants qu'il peut espérer tromper les classes populaires, rassurer et leurrer les indécis. Nicolas Sarkozy est le contraire absolu du chiffonnier de l'histoire de Baudelaire et de Walter Benjamin, qui en sauve les débris pour tirer de l'oubli les vaincus du progrès. C'est la France comme entreprise en crise dont il se veut le repreneur sans scrupule : il en reprend les références en gros, quitte à les abandonner après, une fois la plus-value électorale effectuée.
Note :
[1] : Avec Olivier Le Trocquer, Thomas Loué, Gérard Noiriel, Nicolas Offenstadt, Laurence Pierrepont, Michèle Riot-Sarcey pour le CVUH. sarko piégé dimanche soir !Sarko piégé par deux humouristes canadiens, qui se sont fait passer dimanche soir pour des collaborateurs du 1er ministre canadien..sous le nom de Willy Waller (si si, celui du célèbre site Tête à claques) et Tim Horton (le nom d'une chaîne de restauration rapide).
A écouter sur : justiciers.tv
L'un des humoristes se faisant passer pour M. Harper, s'adresse avec un accent nettement exagéré à M. Sarkozy qu'il appelle "M. Sarkovny" et lui demande "comment ça va". "Ça va très bien et les choses se sont plutôt bien passées", lui répond l'homme dont les "Justiciers" affirment qu'il s'agit bien de M. Sarkozy. "C'est vraiment sympa. Vous savez que je suis un grand ami du Canada et que j'aiderai le Canada et que nous avons des relations avec le Canada excellentes", ajoute-t-il en réponse aux félicitations du faux Harper. Celui-ci demande à M. Sarkozy d'excuser son français "qu'il a appris à l'Institut linguistique", une école de langues de Montréal. Invité à venir manger une "poutine", un plat populaire québécois, M. Sarkozy dit ensuite qu'il sera "très heureux de venir au Canada", où il a "beaucoup d'amis". "Puisque vous portez à droite, que je porte à droite et que le président George W. Bush porte à droite, je propose de l'inviter à manger au Canada en même temps que vous", lance alors l'humoriste avant d'ajouter: "Depuis le temps que je rêve d'organiser un dîner de cons". On entend alors "non, mais attendez" et la communication est coupée. Un peu plus tôt, le faux Harper dit à M. Sarkozy que le Canada connaît aussi des problèmes de banlieue. "Je parlerai de ça avec vous quand vous le souhaiterez", lui répond ce dernier.
N'est pas Bogart qui veut...de retour en France ce soir, le vrai con Maltais.
08/05/2007Nicolas et Cecilia sont sur un bateau Grâce au site Romandie News, on apprend que Nicolas Sarkozy est parti se reposer à Malte.
Jusque là, rien de choquant, si ce n'est qu'il ne doit pas beaucoup aimer la France pour déjà la quitter, à peine élu !
Au programme : arrivée dans un jet privé, une limousine l'attend et l'amène sur un yacht. Non pas une petite coque, un yacht de 60 mètres. Si vous ne savez pas à quoi ça ressemble, je vous mets une photo de Paloma.
Même mensurations que le Zaff et le Tarrafal, les deux bâteaux sur lesquels Nicolas Sarkozy et ses proches - dont sa (encore ?) femme Cécilia Sarkozy et leur fils Louis - ont embarqué.
A savoir que ce genre de joujou se loue plus de 150.000 € la semaine (j'ai pris la fourchette la plus basse) et coûte la modeste somme de 10 millions d'euros à l'achat, pour les plus spartiates.
Ah, que ne ferait-on pas pour être proche du peuple ...
Merci à "Ma vie en Narcisse"RequiemMon beau pays a été déchiré par un homme qui a dressé la moitié de la population contre l'autre, avec son sacrifice de boucs-émissaires pour flatter les bas instincts de son peuple...
Il vénère Mamon et se dit chrétien...
Il rejette l'étranger, est pour la loi du plus fort, n'en a rien à faire des plus petits sinon de les traiter de parasites...il se dit chrétien...
Beaucoup de mes concitoyens l'ont cru, habile batteleur démagogue qu'il est...il a beaucoup promis à chacun, au détriment de l'autre...
Beaucoup de mes frères ont cru ses signes ostentatoires de foi, il avait même dit qu'il irait se ressourcer dans un monastère après l'élection...
Et moi, pauvre cassandre, je me retrouve comme un idiot, qui ne croit pas au nouveau dogme de la France d'après...je n'ai pas envie d'hurler avec les loups, tant pis si ca fait qu'ils me dévorent.
Il ne me reste qu'à prier pour qu'il tienne ses promesses, pour qu'il mette ses beaux discours en action...mais on attend toujours dans mon pays qu'on soigne la fracture sociale de 95...
Beaucoup vont souffrir encore plus que maintenant et je ne peux rien y faire, d'ailleurs je n'ai plus le courage de me battre pour eux...j'ai échoué et j'abandonne ce combat là...
Seigneur, aie pitié de moi, pardonne moi mes faiblesses ! 07/05/2007La France libre...Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
http://groupe.la-france-libre.gayattitude.com/
Entre en résistance ! Premières répressions...Les forces de l'ordre ont chargé dimanche 6 mai au soir à coups de grenades lacrymogènes, place de la Bastille à Paris. Au total, près de 5.000 personnes s'étaient rassemblées sur la place de la Bastille peu avant 22h00 afin d'exprimer leur déception et leur colère après la victoire du candidat UMP à la présidentielle.
2000 personnes ont manifesté à Lyon contre la victoire de Nicolas Sarkozy. Une manifestation spontanée d'opposants à Nicolas Sarkozy a traversé les rues de Lyon depuis la place des Terreaux jusqu'à la place Bellecour. Le cortège réunisait environ deux mille personnes. Quelques tensions se sont manifestées en face du palais de justice sur les quais de Saône lorsqu'une vingtaine de policiers casqués ont tenté d'empêcher le cortège de progresser.
La police est intervenue et a procédé à trois interpellations parmi les partisans de la candidate socialiste, a-t-on indiqué de source policière. Le groupe a été dispersé par les forces de l'ordre, selon cette même source.
Environ 2.500 personnes, essentiellement des jeunes, se sont rassemblées sur la place du Capitole à Toulouse pour manifester leur hostilité à Nicolas Sarkozy après son élection à la présidence de la République. Quelques uns des manifestants ont escaladé la façade de l'Hôtel de ville pour y décrocher des drapeaux bleu-blanc-rouge et faire sonner une cloche.
La police, a dispersé les manifestants à l'aide de gaz lacrymogènes vers 21h30, dont certains criaient "Sarko facho, le peuple aura ta peau !".
A Rennes, les manifestants, surtout des jeunes, s'étaient rassemblés sur l'une des principales places avant de défiler dans le centre. Certains criaient des slogans contre le nouveau président de la République ou "Mai 2007, Mai 68".
La police, évidemment, dira qu'elle a été attaquée et provoquée...
La démocratie a parlé ! Nos concitoyens ont choisit ! Le roi est mort ! Vive le roi ! "Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !"
[www] La France Libre...Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
http://groupe.la-france-libre.gayattitude.com/
Entre en résistance ! 06/05/2007Appel du 6 mai 2007

La démocratie a parlé !
Nos concitoyens ont choisit !
Le roi est mort ! Vive le roi !
"Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !"
Il reste néanmoins une poignée de gens motivés pour que notre pays ne soit pas ravagé impunément, sans témoins.
Nous sommes ces témoins et nous dénoncerons toutes les dérives autocrates, liberticides, démagogues.
Moi, le dernier de vos concitoyens, j'invite ceux qui ont encore des arguments, des idées et des convictions humanistes, ceux qui ne veulent pas baisser les bras et laisser faire, ceux qui pensent qu'ils ont le devoir de faire entendre leur voix,
à nous rejoindre et à résister !
"Le commerce international a épuisé le Tiers Monde, Je n'ai rien dit, J'habitais l'Europe.
Lorsqu'il a éliminé les paysans, Je n'ai rien dit, J'étais citadin.
Lorsqu'il a éliminé les sidérurgistes, Je me suis tu, Je n'étais pas...
Lorsque les nazis ont massacré les bosniaques et les tutsis, Je me suis tu, Je n'étais ni bosniaque, ni tutsi. Lorsque les facistes sont revenus en Italie, Je me suis tu, Je n'étais pas italien.
Lorsque les fascistes se sont emparé de la Pologne, Je me suis tu, Je n'étais pas Polonais.
Lorsque l'insupportable me rattrapera".....Sera t-il trop târd?"
"Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas." On a gagné !

On est les champions, on est les champions, on est, on est, on est les champions...de la Premier League !
05/05/2007Les vrais amis de Sarkozy...Nicolas Sarkozy se présente, durant cette campagne, comme le candidat de « la France qui souffre », des « ouvriers », des « artisans ».
Avocat d'affaires, maire de Neuilly, voyons qui sont depuis trente ans ses « meilleurs amis ».
Le candidat des riches
Quel était le témoin de mariage de Nicolas Sarkozy lors de son mariage avec Cécilia ? Bernard Arnault (patron de LVMH et 1ère fortune de France).
Qui est « le meilleur ami » de Nicolas Sarkozy ? A qui téléphone-t-il tous les jours ? Qui est le parrain de son dernier né, le petit Louis Sarkozy ? Réponse : Martin Bouygues, le propriétaire de TF1 et 15ème fortune de France.
Qui aime Nicolas Sarkozy « non pas comme un ami mais comme un frère » ? Arnaud Lagardère, patron du groupe Hachette, actionnaire du Monde, du Parisien, de Europe 1, de Paris-Match, et président du Conseil d'administration de EADS-Airbus.
Nicolas Sarkozy se présente comme le candidat de la France qui « travaille », qui « se lève tôt », mais ses « meilleurs amis » sont des héritiers. C'est pour eux, avant tout, que le candidat à la présidentielle prévoit « une franchise d'impôt sur les successions », « un bouclier fiscal à 50% », « des exonérations de charges sociales ». Le modéré François Bayrou lui-même le souligne : « J'ai bien entendu Nicolas Sarkozy se moquer du tracteur qui a, en effet, été, à mon corps défendant, une partie importante de ma jeunesse. Il a dit : "Tout de même, la cinquième puissance mondiale, cela mérite autre chose qu'un tracteur." J'ai très bien entendu le message et j'ai très bien entendu le mépris. Je vous garantis qu'il n'aurait pas dit la même chose si j'avais commencé dans la vie, non pas en travaillant de mes mains, mais en héritant de mon papa un grand groupe multimilliardaire. Il est plus formateur de rencontrer, en sortant de chez soi, autre chose que les milliardaires du CAC 40 et les vedettes du show-business. »
Le candidat des médias
Son « frère » Arnaud Lagardère possède la moitié de la presse régionale, son ami Serge Dassault l'autre moitié : Nicolas Sarkozy est l'allié de tous les propriétaires des grands médias. C'est donc lui qui choisit par exemple, quel journaliste suivra sa campagne pour Europe 1. Et lorsqu'un homme de presse lui déplaît, comment réagit-il ? Il le fait licencier : ainsi de Alain Genestar, directeur de Paris-Match, limogé par Arnaud Lagardère après avoir publié une photo de Cécilia. Ou alors, comme à France 3, Nicolas Sarkozy promet de « virer toute la direction » aussitôt élu. Et l'on ne compte plus les reporters traités de « charognards », de « bâtons de merde », avec des sous-entendus : « Attention à ce que vous allez écrire : je connais très bien votre patron. » Voilà comment, depuis trois ans, le débat est verrouillé.
Du coup, on peut partager les inquiétudes de François Bayrou : « Nicolas Sarkozy, par sa proximité avec les milieux d'affaires et les puissances médiatiques, par son goût de l'intimidation et de la menace, va concentrer les pouvoirs comme jamais ils ne l'ont été. par toute une série de réseaux, que nous connaissons tous, des interventions directes sont faites auprès des rédactions, sont faites auprès des chaînes de manière que l'information se trouve verrouillée. Je n'accepterai jamais que dans mon pays on verrouille l'information. »
Le candidat pro-guerre
Nicolas Sarkozy défend aujourd'hui l' « identité nationale ». Soit. Qui a déclaré, pourtant, devant des étudiants américains : « Je me sens parfois étranger dans mon propre pays » ? C'est lui, Nicolas Sarkozy.
Qui a ajouté, lors d'une autre visite aux Etats-Unis : « Certains en France m'appellent Sarkozy l'américain. J'en suis fier » ? C'est lui, Nicolas Sarkozy.
Qui, toujours et encore devant les Américains, alors que la France s'est opposée fermement à la guerre en Irak, qui a dénoncé l' « arrogance française » et sa « grandiloquence stérile » ? C'est lui, Nicolas Sarkozy.
Est-ce aimer la France, est-ce garantir son indépendance que d'en faire le vassal d'une grande puissance ? Comme l'énonçait François Bayrou : « J'ai été fier que Jacques Chirac ait adopté cette attitude et je ne suis pas assuré que, si, à ce moment, Nicolas Sarkozy avait été Président de la République, la France aurait eu l'attitude qui a été la sienne. Je suis persuadé qu'elle aurait été du côté de Tony Blair, de José Maria Asnar et de Berlusconi, puisqu'il a été leur ami »
Source 04/05/2007La désinformation économique, une aubaine pour la droitePar Mark Weisbrot
Directeur du Center for Economic and Policy Research (CEPR) à Washington.
The Washington Post
Source : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=73469
La campagne électorale française prouve qu'une mauvaise analyse économique alliée à un problème plus général avec l'arithmétique peut influencer les électeurs et même déterminer l'avenir d'un pays. L'analyse du chercheur américain Mark Weisbrot.
Le thème qui a propulsé Sarkozy en avant, c'est que l'économie française est "coincée" et doit être réformée pour ressembler davantage à la nôtre. On pense aussi que la France doit devenir plus "compétitive" sur le plan international car, avec la mondialisation, la concurrence est plus dure.
Parmi ceux qui considèrent que les salariés français doivent réduire leur niveau de vie à cause de la mondialisation de l'économie, le plus célèbre est Thomas Friedmann, du New York Times. "Toutes les forces de la mondialisation grignotent les Etats-providence européens", écrit-il... "Les électeurs français tentent de préserver la semaine de 35 heures dans un monde où les ingénieurs indiens sont prêts à travailler 35 heures par jour." Pour Friedman et la plupart des experts, c'est l'équation impossible.
Or il est important de comprendre que cet argument - les citoyens d'un pays riche doivent réduire leur train de vie ou leurs programmes gouvernementaux à cause du progrès économique des pays en développement - n'a aucune logique sur le plan économique.
Une fois qu'un pays développé a atteint un certain niveau de productivité, il n'y a aucune raison pour que ses habitants subissent des réductions de salaire, ou travaillent davantage sous le prétexte que les autres pays sont en train de les rattraper. Cette productivité, qui repose sur la connaissance, les compétences, les réserves de capital et l'organisation économique du pays, est toujours là, et augmente d'ailleurs chaque année.
Si certains intérêts particuliers avancent l'argument de la concurrence internationale pour abaisser le niveau de vie des salariés français, allemands et américains - et c'est le cas -, cela signifie tout simplement que ce ne sont pas les bonnes personnes qui définissent les règles du commerce international. Le problème, c'est non pas le progrès économique, mais l'existence d'une démocratie limitée où la majorité n'est pas représentée.
Passons aux chiffres du chômage des jeunes en France, des chiffres élevés qui définissent la politique du pays et ont influencé l'opinion internationale lors des émeutes de [novembre] 2005. Dans la mesure standard du chômage, les chômeurs sont le numérateur et les chômeurs plus les actifs, le dénominateur (c/c + a). Avec ce système, les hommes âgés de 15 à 24 ans ont un taux de chômage de 20,8 % en France, contre 11,8 pour les Etats-Unis. Mais cette différence s'explique en grande partie par le fait qu'en France il y a proportionnellement davantage de jeunes hommes hors de la vie active - parce qu'ils poursuivent leurs études et parce que les jeunes Français qui travaillent à temps partiel en faisant leurs études sont moins nombreux qu'aux Etats-Unis. Ceux qui ne sont pas dans la vie active ne sont comptabilisés ni dans le numérateur, ni dans le dénominateur.
Pour une meilleure comparaison, il faut examiner le nombre total de chômeurs divisé par le nombre de chômeurs dans la population des 15-24 ans. Avec ce système, on aboutit à 8,3 % pour les Etats-Unis et 8,6 % pour la France. Les deux pays ont un sérieux problème de chômage chez les jeunes, et, dans les deux pays, il touche essentiellement les minorités raciales et ethniques. Mais le problème n'est pas tellement pire en France qu'aux Etats-Unis.
Sarkozy propose de faciliter les licenciements, de réduire les impôts (y compris les droits de succession), de revenir sur la semaine de 35 heures et d'autres mesures qui favorisent les hauts revenus et les propriétaires de grandes entreprises. Ces mesures redistribueront la richesse vers le haut, comme nous le faisons aux Etats-Unis depuis trente ans. Mais, une fois encore, rien ne prouve économiquement qu'elles feront augmenter l'emploi ou la croissance.
Royal propose une série de mesures pour doper la demande - entre autres, l'augmentation du salaire minimum, des allocations chômage et la multiplication des emplois subventionnés. Ces propositions sont plus logiques sur le plan économique car elles ont au moins une chance de créer des emplois - en dopant la demande totale et le pouvoir d'achat.
Si la France bascule à droite lors de cette élection, ce sera largement à mettre sur le compte de la désinformation économique. 03/05/2007Qui a dit ?"Voter contre Sarkozy? Je savais pas qu'on avait le droit."
Réponse en commentaire. 02/05/2007Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, dans le texte..."Prétentions aristocratiques, élitisme excessif, snobisme emprunté, mépris profond pour le genre humain... je suis ce que l'on appelle un être puant... Si vous voulez constater les dégâts d'une éducation déplorable, je vous conseille de me contacter... "
Quelle émouvante prise de conscience !
Mais il est dur avec son éducation, ca n'est pas parcequ'il a redoublé sa sixième, qu'il faut tirer comme ca à boulets rouges sur les collèges et lycées du XVIIeme... Qui a dit ?« Un jour je retrouverai celui qui a fait ça et il finira sur un crochet de boucher ».
Réponse en commentaire. Qui a dit ?"Jamais, dans ce pays, un Sarkozy ne sera président de la République. Pour cela, il faut aller aux Etats-Unis " ?
Réponse en commentaire... 01/05/2007Je ne pensais pas qu'un jour je citerai du Saez...Nous sommes, nous sommes,
La nation des droits de l'homme,
Nous sommes, nous sommes,
La nation de la tolérance,
Nous sommes, nous sommes,
La nation des lumières,
Nous sommes, nous sommes,
À l'heure de la résistance.
Pour les rêves qu'on a faits,
Et pour ceux qu'on fera,
Pour le poing qu'on a levé,
Pour celui qu'on lèvera.
Pour un idéal,
Pour une utopie,
Allons marchons ensemble
Enfants de la patrie.
Fils de France
Ça pour baisser la tête, ah oui ça, j'aime bien les minutes de silence.
Fils de France
C'était à peine hier et déjà tu brandis le drapeau de l'ignorance.
Fils de France
Nous n'oublierons jamais que nous sommes et serons les fils de la résistance.
Fils de France
Au royaume des aveugles, tu sais bien ce qu'on dit, les borgnes sont les rois.
Y a ces ombres derrière nous,
Y a ces idées vendues,
Y a ces drapeaux qui flottent,
Et des hymnes dessus.
Et puis y a toi mon frère,
Oui toi qui n'y crois plus,
Et puis y a nos prières,
Et nos causes perdues.
Honte à notre pays,
Honte à notre patrie,
Honte à nous la jeunesse,
Honte à la tyrannie,
Honte à notre pays,
Revoilà l'ennemi,
Allons marchons ensemble
Enfants de la patrie.
Nous sommes, nous sommes,
La nation des droits de l'homme,
Nous sommes, nous sommes,
La nation de la tolérance,
Nous sommes, nous sommes,
La nation des lumières,
Nous sommes, nous sommes,
À l'heure de la résistance.  |
| Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels
De l'identité bisexuelle :
La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être.
C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire.
Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.
De la dignité bisexuelle :
L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.
Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.
Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.
Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)
Des droits des bisexuel-le-s :
Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.
Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence.
Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.  |