27/09/2007Se donner à 100% ou plus ...Vous vous êtes certainement déjà demandé ce que voulait dire, se donner à 100%. Et comment font ceux (ou celles) qui se vantent de se donner à plus de 100% ? Voici une explication scientifiquement prouvée qui peut donner à réfléchir.
Si l'on considère que à :
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Correspondent :
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26
Alors faisons des comparatifs :
- TRAVAIL = 20+18+1+22+1+9+12 = 83%
- ENGAGEMENT = 5+14+7+1+7+5+13+5+14+20 = 91%
- COMPETENCE = 3+15+13+16+5+20+5+14+3+5 = 99%
Impressionnant, non ? Mais on n'arrive pas à 100%
Prenons d'autres exemples:
- LECHER LE CUL = 12+5+3+8+5+18+12+5+3+21+12 = 104 %
- VANTARDISE = 22+1+14+20+1+18+4+9+19+5 = 113%
- SUCER LE BOSS = 19+21+3+18+12+5+2+15+19+19 = 133%
- CIRER LES POMPES = 3+9+18+5+18+12+5+19+16+15+13+16+5+19 = 173%
Alors la prochaine fois que quelqu'un (e) vous dira : "Moi, dans mon travail, je me donne à plus de 100%", vous saurez de quoi il parle ! 23/09/2007« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent. »Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 16,1-13.
Jésus disait encore à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé parce qu'il gaspillait ses biens. Il le convoqua et lui dit : 'Qu'est-ce que j'entends dire de toi ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car désormais tu ne pourras plus gérer mes affaires.' Le gérant pensa : 'Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Travailler la terre ? Je n'ai pas la force. Mendier ? J'aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois renvoyé de ma gérance, je trouve des gens pour m'accueillir.' Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : 'Combien dois-tu à mon maître ? - Cent barils d'huile.' Le gérant lui dit : 'Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.' Puis il demanda à un autre : 'Et toi, combien dois-tu ? - Cent sacs de blé.' Le gérant lui dit : 'Voici ton reçu, écris quatre-vingts.' Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge : effectivement, il s'était montré habile, car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l'Argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande. Si vous n'avez pas été dignes de confiance avec l'Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable ? Et si vous n'avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera le premier, et aimera le second ; ou bien il s'attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour :
Saint Ambroise (vers 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Sur 'Evangile de St Luc, 7,244s (trad. Véricel, L'Evangile commenté, p. 263 et SC 52, p.98s)
« Vous n'avez qu'un seul Maître, ...le Christ » (Mt 23,8)
« Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. » Non pas qu'il y en ait deux : il n'y a qu'un seul Maître. Car même s'il y a des gens qui servent l'argent, celui-ci pourtant ne possède aucun droit à être maître ; ce sont eux qui se chargent du joug de l'esclavage. En effet, ce n'est pas un juste pouvoir, mais un injuste esclavage. C'est pourquoi il dit : « Faites-vous des amis avec le malhonnête argent » pour que, par nos largesses envers les pauvres, nous obtenions la faveur des anges et des autres saints.
L'intendant n'est pas critiqué : nous apprenons par là que nous ne sommes pas maîtres, mais plutôt intendants des richesses d'autrui. Bien qu'il ait fait une faute, il est loué, parce que, en remettant aux autres au nom de son maître, il s'est ménagé des appuis. Et Jésus a très bien parlé de « argent trompeur », parce que l'avarice tente nos penchants par les séductions variées des richesses au point que nous voulions en être esclaves. C'est pourquoi il dit : « Si vous n'avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera ? » Les richesses nous sont étrangères parce qu'elles sont en dehors de notre nature ; elles ne naissent pas avec nous, elles ne nous suivent pas dans la mort. Le Christ, au contraire, est à nous parce qu'il est la vie... Ne soyons donc pas esclaves des biens extérieurs, parce que nous ne devons reconnaître comme Seigneur que le Christ.
21/09/2007He shot me downQui d'autre que toi peut entrer en résonnance avec moi ?
Qui d'autre comme moi peut aimer et détester déraisonnablement ?
Qui partage cette tristesse du réel sachant ce qu'on peut faire avec un peu de curiosité et d'effort intellectuel ?
Combien comme toi et moi peuvent aimer autant Nancy Sinatra que St Thomas d'Aquin ?
Avec qui puis-je discuter de syncrétisme symbolique, de la fondation d'une nouvelle mythologie unique ?
Avec qui d'autre puis-je ne pas parler des sujets qui fachent mais en parler quand même ?
Y a pas à dire, sans toi je m'emmerde sévèrement sur ce chat. 17/09/2007Déclaration d'indépendance du cyberspace" de John Perry Barlow...Hier, le grand invertébré qui loge à la Maison Blanche a apposé sa signature au bas du texte de la loi de 1996 sur la "réforme" des télécommunications, pendant que Tipper Gore prenait des photos numériques de l'événement afin de les publier dans un livre qui sera intitulé "24 Hours in Cyberspace" (24 Heures dans le cyberspace).
J'avais également été invité à contribuer à ce livre en écrivant un texte d'actualité. Mais étant donné le caractère infâme des contrôles que cette loi cherche à imposer sur le Net, j'ai pensé qu'il était temps de déverser quelques balles de thé sur les quais du port virtuel [Allusion à la "Boston Tea Party" (1773), émeute au cours de laquelle ont été détruites des cargaisons de thé appartenant à la Compagnie des Indes en réponse aux taxes instituées par le gouvernement britannique. Cette émeute fut un des premiers incidents de ce qui devait devenir la guerre d'indépendance des États-Unis - NdT].
Car la loi sur la "réforme" des télécommunications, adoptée par le Sénat à une écrasante majorité (avec seulement 5 voix contre) rend en fin de compte illégal, sous peine d'une amende de 250 000 dollars, le fait de dire "merde" sur le réseau. Ou, d'ailleurs, de dire n'importe lequel des 7 gros mots interdits d'antenne à la radio et à la télévision. Ou de discuter au grand jour de l'avortement. Ou de parler des autres fonctions corporelles autrement qu'en utilisant un vocabulaire médical aseptisé.
Elle tente de placer sur les échanges qui se mènent dans le cyberspace des contraintes plus restrictives que celles qui existent à la cafétéria du Sénat, où chaque fois que j'ai eu l'occasion d'y prendre un repas j'ai entendu des sénateurs utiliser des expressions gratinées.
Cette loi nous a été parachutée par des gens qui n'ont pas la moindre idée de qui nous sommes ou de ce qu'est ce territoire où ont lieu nos échanges. Ainsi que le dit mon ami Louis Rossetto, rédacteur-en-chef du magazine Wired, c'est comme si "les illettrés pouvaient vous dire ce qu'il faut que vous lisiez."
Eh bien, qu'ils aillent se faire foutre.
Ou plutôt, profitons de l'occasion pour prendre congé d'eux, maintenant. Ils ont déclaré la guerre au cyberspace. Montrons-leur l'étendue de notre pouvoir, de notre ruse et de notre capacité à surprendre lorsqu'il s'agit pour nous de nous défendre.
Avec le sens de la disproportion qui me caractérise, j'ai écrit un texte dont j'espère qu'il sera un des nombreux moyens qui nous permettront de nous défendre. Si vous le trouvez utile, j'espère que vous le diffuserez aussi largement que possible. Vous pouvez en retirer ma signature si vous le souhaitez, car je n'accorde aucune importance au fait qu'on m'attribue ou non sa paternité. Vraiment aucune.
Mais j'espère que ce cri se fera entendre à travers tout le cyberspace, qu'il croîtra, qu'il se clonera, qu'il mutera jusqu'à ce que son volume égale celui de l'idiotie qu'on vient de nous infliger.
Je vous offre une...
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Déclaration d'indépendance du cyberspace
Gouvernements du monde industrialisé, géants fatigués de chair et d'acier, je viens du cyberspace, le nouveau domicile de l'esprit. Au nom du futur, je vous demande, à vous qui appartenez au passé, de nous laisser en paix. Vous n'êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n'avez aucune souveraineté sur le territoire où nous nous assemblons.
Nous n'avons pas de gouvernement élu, et il est peu probable que nous en ayons un un jour : je m'adresse donc à vous avec la seule autorité que m'accorde et que s'accorde la liberté elle-même. Je déclare que l'espace social global que nous construisons est naturellement indépendant des tyrannies que vous cherchez à nous imposer. Vous n'avez aucun droit moral à nous gouverner, et vous ne possédez aucun moyen de faire respecter votre autorité que nous ayons de bonnes raisons de craindre.
Les gouvernements trouvent le fondement de leur pouvoir légitime dans le consentement des personnes qu'ils gouvernent. Vous n'avez ni sollicité ni obtenu le nôtre. Nous ne vous avons pas invités. Vous ne nous connaissez pas, et vous ne connaissez pas non plus notre monde. Le cyberspace ne se trouve pas à l'intérieur de vos frontières. Ne pensez pas que pouvez le construire comme s'il était un de vos Grands Travaux. Vous n'y arriverez pas. C'est un phénomène naturel qui croît de lui-même, par nos actions collectives.
Vous n'avez pas pris part aux grands débats qui nous ont réunis, et vous n'avez pas non plus créé la richesse de nos marchés. Vous ne connaissez ni notre culture, ni notre éthique, ni les codes non-écrits qui ordonnent déjà notre société mieux que ne pourraient le faire n'importe lequel des règlements que vous prétendez nous imposer.
Vous dites qu'il existe chez nous des problèmes que vous devez résoudre. Vous prenez prétexte de cela pour faire intrusion dans notre espace. Beaucoup de ces problèmes n'existent pas. Là où il y aura de véritables conflits, là où des torts seront effectivement causés, nous les identifierons et nous les traiterons avec nos moyens. Nous sommes en train de mettre en place notre propre Contrat Social. Nous nous gouvernerons en fonction des conditions qui prévalent dans notre monde, pas dans le vôtre. Car notre monde est différent.
Le cyberspace est fait de transactions, de relations et de pensée, circulant en un flot ininterrompu sur nos canaux de communication. Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il ne se trouve pas là où vivent les corps.
Nous sommes en train de créer un monde ouvert à tous, sans privilège ni préjugé qui dépende de la race, du pouvoir économique, de la puissance militaire ou du rang à la naissance.
Nous sommes en train de créer un monde où chacun, où qu'il soit, peut exprimer ce qu'il croit, quel que soit le degré de singularité de ses croyances, sans devoir craindre d'être forcé de se taire ou de se conformer.
Les concepts de votre droit en matière de propriété, d'expression, d'identité, de mouvement et de circonstances ne s'appliquent pas à nous. Ils ont leur fondement dans la matière, et il n'y a pas de matière ici.
Nos identités n'ont pas de corps : donc, contrairement à vous, nous ne pouvons pas faire régner l'ordre au moyen de la force physique. Nous pensons que c'est à travers l'éthique et l'intérêt bien compris de chacun et de la communauté dans son ensemble que va surgir notre mode de gouvernement. Nos identités sont probablement dispersées à travers un grand nombre de vos juridictions. La seule loi que toutes les cultures qui nous constituent seraient prêtes à reconnaître est la Règle d'Or de l'éthique. Nous espérons que nous serons capables de construire nos propres solutions sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous essayez d'imposer.
Aux États-Unis, vous venez aujourd'hui de créer une loi, la loi sur la réforme des télécommunications, qui renie votre propre Constitution et qui est une insulte aux rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville et Brandeis. C'est nous qui devons maintenant faire renaître ces rêves.
Vous avez une peur panique de vos propres enfants, car ils sont nés dans un monde où vous serez à jamais immigrants. Parce que vous avez peur d'eux, vous confiez à vos bureaucraties les responsabilités parentales que vous êtes trop lâches pour exercer vous-mêmes. Dans notre monde, tous les sentiments et toutes les expressions de l'humain, du plus dégradant au plus angélique, font partie d'un tout inséparable, l'échange global des octets. Il n'est pas possible de séparer l'air qui peut éventuellement étouffer certains de ceux qui le respirent de celui qui permet aux oiseaux de voler.
En Chine, en Allemagne, en France, en Russie, à Singapour, en Italie et aux États-Unis, vous essayez de tenir à l'écart le virus de la liberté en érigeant des postes de contrôle sanitaire aux frontières du cyberspace. Peut-être que ceux-ci empêcheront la contagion un certain temps, mais ils ne fonctionneront pas dans le monde de l'omniprésence des médias transporteurs d'octets.
Vos industries de l'information, de plus en plus obsolètes, cherchent à se perpétuer en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui ont la prétention de confisquer à leur profit jusqu'à la parole même à travers le monde. Ces lois cherchent à transformer les idées en un produit industriel comme les autres, au même titre que les lingots de fonte. Dans notre monde, tout ce que l'esprit humain peut créer peut être reproduit et distribué à l'infini sans que cela ne coûte rien. La transmission globale de la pensée n'a plus besoin de vos usines pour se faire.
Ces mesures de plus en plus hostiles et colonialistes nous placent dans la même position que les amoureux de la liberté et de l'auto-détermination qui lors d'époques précédentes ont dû rejeter l'autorité de pouvoirs distants et mal informés. Il nous faut déclarer que nos identités virtuelles ne sont pas soumises à votre souveraineté, alors même que nous continuons à consentir à ce que vous gouverniez nos corps. Nous allons nous disperser sur toute la planète de manière à ce que personne ne puisse arrêter nos idées.
Nous allons créer une civilisation de l'esprit dans le cyberspace. Puisse-t-elle être plus juste et plus humaine que le monde qu'ont construit vos gouvernements auparavant.
Davos, Suisse, le 8 février 1996
- Publié en français par le webzine "Cybersphere", aujourd'hui disparu. Traduction par Diogène. 14/09/2007Mon humeur du momenthttp://www.mouthrevolution.com/
Envie de mieux manger, envie de me sentir bien, envie d'une économie plus écolo, de consommer intelligement. 13/09/2007Demain, en direct live... 09/09/2007Into the blurPériode de Flou. Pas envie de sortir. Pas envie d'écrire. Je n'arrive pas à savoir pourquoi. Aucunes raisons objectives. L'impression que je n'ai rien à faire dehors. Même s'il faudrait absolument que je passe chez le coiffeur. Je n'arrive plus à lire. J'aurai peut être dû commencer par le Potter. Dantec n'est pas à classer dans lectures de détente. Suis sorti ce soir (samedi), un tour au Hanako. Ca me manquait, presqu'autant que les convives. Un tour au Billardeur. 2 mois et quelques que je n'y étais pas allé. Je me demande pourquoi. Ces travaux qui n'en finissent pas. J'ai complétement déconnecté à cause de çà. J'hiberne, je patiente. Aucune idée de comment on va faire le déménagement. Tellement de trucs à trier et à jeter. Besoin de faire le vide. A coté de ca je plannifie. Je prévois la reprise du boulot, le concours IRA. Je me prépare psychologiquement. Aucune idée de ce que ca va donner. Ca ne m'angoisse pas. Je sais que je m'adapterai, mais ca ne m'enthousiaste pas. 02/09/2007Dimanche, en musique...J'ai eu hier une discussion avec Didyme, assez profonde, on a abordé le sujet de ma raison d'être là sur GA, de mes objectifs, mes envies...et ca m'a rapellé une vieille chanson de Frank Black and The Catholics, Dog Gone, qui résume bien mon état d'esprit, ce que GA m'apporte et ce que je désire y apporter...Je ne vous ferait pas l'affront de la traduire, ca serait évidemment la trahir, mais elle vaut l'effort d'être bien lue.
I could not pray
I felt so dog gone
Couldn't get no witness but I did not know
Then a voice in a whisper said you've got to carry it on
And the news is gonna break
The news is gonna break
The news is gonna break that I am here
Out along the way I got so bogged down
I had some business there I did not slow
And a boy in the world said you've got to carry it on
And the news is gonna break
The news is gonna break
The news is gonna break that I am here
I'm not a messenger
I'm not the passenger
Got some business there but you did not know
And the point of my visit, well sir, that's to carry me on
Le clip : [www]
Cette absence et cette présence c'est ce que je ressens ici, en même temps...des fois je n'y arrive pas, mais de vous lire ca me relance, des fois certains d'entre-vous n'y arrivent pas et je me sens redevable de les aider...Je peux aussi expliquer pourquoi cette chanson, à ceux qui me le demanderont.  |
| Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels
De l'identité bisexuelle :
La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être.
C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire.
Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.
De la dignité bisexuelle :
L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.
Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.
Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.
Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)
Des droits des bisexuel-le-s :
Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.
Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence.
Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.  |