J'écoute : rien, je n'ai pas envie... Je regarde : rien, pas le temps... Je lis : mes comics en retard... Je joue : à faire le chat Je mange : frais et bio Je bois : de l'eau et des vodka-pomme Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère" - Baudelaire "Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. " - Lautréamont Je pense : doucement. Je rêve : à plus de paix... (mis à jour lundi 1 septembre 2008 à 01:05)
"Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pas pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile"
Thucidyde, Histoire de la guerre du Péloponnèse II, 37.
Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par son bras très saint, par sa main puissante, il s'est assuré la victoire.
Le Seigneur a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations ;
il s'est rappelé sa fidélité, son amour, en faveur de la maison d'Israël ; la terre tout entière a vu la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière, sonnez, chantez, jouez ;
jouez pour le Seigneur sur la cithare, sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor, acclamez votre roi, le Seigneur !
Le diocèse de Paris va prêter une salle aux personnes à la rue
Le diocèse de Paris répond au projet d’Augustin Legrand, le fondateur des Enfants de Don Quichotte, d'installer des personnes sans domicile dans des églises
Cet hiver, l’Église catholique devrait ouvrir les portes d’un de ses bâtiments aux personnes sans abri. « Une salle est trouvée, dans le centre de Paris. Il faut encore signer les accords, mais je souhaite que tout soit achevé à la fin de la semaine », annonce le P. Olivier Ribadeau-Dumas, vicaire épiscopal à la solidarité pour le diocèse de Paris.
L’idée serait d’y accueillir des sans-abri nuit et jour, uniquement pendant les quelques mois d’hiver. Pour le P. Ribadeau-Dumas, « l’Église n’est pas prise d’une démangeaison soudaine » mais «souhaite sans cesse se rapprocher des plus pauvres». L’opération en cours permettra de mettre des personnes « à l’abri », mais surtout de les accompagner « de telle sorte qu’elles trouvent ou retrouvent une dignité, et puissent d’insérer dans la société ».
Une réponse au projet des Enfants de Don Quichotte
Dans un communiqué envoyé samedi, le Secours catholique a d’ailleurs apporté son soutien à l’opération des Enfants de Don Quichotte.
Une stratégie pleinement assumée par le secrétaire général : « Cela fait des années que nous sommes polis, gentils, que nous expliquons les besoins en hébergement et en logement. Je n’ai jamais dit que c’était bien de faire dormir dehors des gens, sous des tentes – même si une tente, c’est mieux que rien. Mais dans cette société très médiatique, on ne peut se faire entendre que par des actions provocantes. Même si le camp n’est resté qu’une heure, les Enfants de Don Quichotte ont réussi à ramener les projecteurs sur les personnes sans abri. »
L'idéal serait que tous les diocèses fassent de même...
“Pendant qu’on jette chaque jour aux français un os blanc à ronger, les richesses de la France et son honneur sont livrés aux chiens. Les puissances de l’argent festoient sans vergogne, conviées aux agapes par un nouveau Président qui ne boude pas son bonheur de parvenu. La France a plein de nouveaux amis, de Khadafi à Poutine, en passant par Hu Jintao. (…) Le très opportuniste Bernard Kouchner n’en revient toujours pas d’avoir trouvé en son Président un moyen d’exister encore un peu, dans ces palais de la République qu’il a toujours tant appréciés. (…) Qu’importe l’honneur pourvu qu’on côtoie les puissants. Quelques mois auront donc suffit pour que le dévoiement devienne la règle. Chacun est au service de soi, plus personne, au sommet de l’Etat, ne sert encore l’intérêt général. Mais le pire est encore à venir : après le règne du vulgaire vient celui de la corruption.”
"Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l’homme au nom de nos intérêts économiques. Je défendrai les droits de l’homme partout où ils sont méconnus ou menacés et je les mettrai au service de la défense des droits des femmes."
Lors d'une soirée organisée au Ritz en compagnie de Français bienveillants à l'égard du pouvoir libyen, Khadafi a osé :
"Jésus n'a pas été envoyé à l'Europe mais aux fils d'Israël pour corriger la loi de Moïse", a-t-il déclaré, selon Le Monde, devant ce parterre de fidèles. "Ils ont essayé de tuer Jésus, mais comme le dit le Coran, ce n'est pas Jésus, c'est un autre qui a été crucifié. La croix que vous portez n'a aucun sens, comme vos prières n'ont aucun sens ! »
Je me souviendrai longtemps de cette phrase et de ceux qui lui ont permi de la prononcer, de Sarkozy à Dumas...
Des manifestants investissent la CNIL et la déclarent dissoute
La Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) a été envahie ce matin par une soixantaine de manifestants. Composé de plusieurs groupes (Oblomoff, Pièces et Main d'Oeuvre, Mouvement pour l'Abolition de la Carte d'Identité, « Halte aux puces ! », « Souriez, vous êtes filmés ! »...), le mouvement a investi les locaux de la CNIL pour engager un débat avec ses membres sur différents points.
Les manifestants ont déclaré la CNIL dissoute, appelant purement et simplement à la suppression de la commission. Dans un communiqué, le mouvement déclare vouloir occuper les locaux de « l'institution défunte » et s'y installer afin de mener à bien les projets suivants :
« - Le bannissement de la biométrie et des puces RFID
- L'abolition de la vidéosurveillance sous toutes ses formes
- Le démantèlement des fichiers de police (STIC, FNAEG, JUDEX etc.)
- L'abolition de la carte d'identité »
Ce collectif dénonce l'omniprésence de la surveillance, du contrôle avec les systèmes de fichage automatique, notamment dans les transports, la téléphonie mobile, le GPS ou Internet. Pour lui, la CNIL s'est rendue complice de cela en étant « l'instrument privilégié de cette progressive réduction en esclavage, qu'elle facilita considérablement, en la présentant comme nécessaire et conforme à la liberté. » Les manifestants mettent en doute l'indépendance de la CNIL vis à vis du gouvernement et de l'industrie. La commission, au contraire, se défend d'un manque de moyens et d'effectifs pour mener à bien ses missions de protection du citoyen.
Rappelons tout de même que, dernièrement, la CNIL a autorisé la SACEM à collecter les adresses IP des eventuels internautes proposant de la musique en téléchargement sans respecter le droit d'auteur (voir news ici). La CNIL a donc permis la surveillance d'internautes lambda au nom d'intérêts privés (les ayants droit de la musique).
PC Inpact rapporte que vers 14h, une quarantaine de gendarmes en armure est arrivée sur les lieux. Après avoir enlevé les banderoles, les forces de l'ordre ont formé un cordon de sécurité pour libérer l'entrée et tenter d'évacuer les occupants.
"Je ne comprends rien à ce que je fais : ce que je veux, je ne le fais pas, mais ce que je hais, je le fais. (…) Le bien que je veux, je ne le fais pas et le mal que je ne veux pas, je le fais"
- Saint Paul, épitre aux Romains 7,15-19.
Toi qui a su avoir confiance, qui a dit oui à l'annonce faire par Gabriel.
Toi qui a su devenir la servante de l'humanité, qui a accepté l'impossible, qui a accepté que tout se passe pour toi selon la parole.
Toi qui a permi que tout soit possible, rédemption, nouveaux commandements, amour et espoir éternels.
En France, Christian Vanneste vient d’être investi par l’UMP, comme candidat à la mairie de Tourcoing dans le Nord. Mais est ce vraiment une surprise?
Condamné judiciairement, amnistié politiquement par l’UMP qui ne l'a jamais réellement sanctionné, Christian Vanneste pourra une nouvelle fois fanfaronner et se positionner comme victime de ce qu’il appelle le lobby gay et d'une justice partisane inféodée.
Christian Vanneste, faisant fi de ses condamnations pénales pour ses propos homophobes, soutenu dans les faits et maintenant officiellement par l'UMP, a déjà été réélu à son siège de député de la 10ème circonscription du Nord grâce à la fois au soutien de la majorité présidentielle et en bénéficiant des divisions de la gauche locale.
Par la suite il a été sans aucun problème inscrit au groupe UMP de l’Assemblée nationale, son admission a été renouvelée à la commission des lois et, ironie du sort poussée à l'extrême, a été nommé à une mission parlementaire sur l'application des peines.
Cette protection de l’UMP, parti attaché au respect de l'ordre, a un élu condamné, non repenti et récidiviste, montre la vraie réalité du parti présidentielle.
Lors d'un En Aparté sur Canal+ en juin 2007, Joseph Mace-Scaron, réputé proche de la droite et de GayLib, journaliste à Marianne et ancien rédacteur en chef du Figaro Magazine, déclarait "Il y a un véritable enjeu avec ce monsieur qui est vraiment peu recommandable. En effet, c'est de savoir, vraiment pour le coup Nicolas Sarkozy et les autres sont mis devant le pied du mur, est-ce que oui ou non il va être affilié au groupe parlementaire? S'il est affilié au groupe parlementaire, cela voudra dire que tous les discours de Nicolas Sarkozy de dénonciation contre l'homophobie c'était de la daube" .
Cette analyse est toujours vraie concernant les prochaines élections municipales.
Cette investiture a été signée par Patrick Devedjian, Secrétaire général de l'UMP, Jean-Claude Gaudin et Alain Marleix en charge des investitures et des élections, avec la bénédiction de Jean-François Copé, François Fillon, Jean-Pierre Raffarin, Nicolas Sarkozy bien sûr, et tant d'autres à l'UMP.
Ces responsables ont écrit à Christian Vanneste "Par cette investiture, l'Union pour un Mouvement Populaire vous exprime sa pleine confiance et son entière solidarité".
Christian Vanneste ne fait pas mystère de l'attitude qu'il souhaite dorénavant adopter.
Le bi-mensuel catholique Permanences a interrogé récemment Christian Vanneste où il réécrit son histoire judiciaire :
"Moi, j'ai été victime d'un terrorisme intellectuel".
"L'homosexualité n'a strictement rien à voir avec cela. On ne naît pas homosexuel, on le devient, on peut même faire en sorte de ne pas le devenir. Mais le lobby homosexuel vous dit le contraire. On naît homosexuel. Pourquoi? Parce que les sexes n'existent pas, les genres n'existent pas, ils ne sont que le fruit d'un endoctrinement social. Et moi, je suis l'horrible personnage qui veut exterminer les homosexuels, comme les nazis ont voulu exterminer les juifs. Et d'ailleurs les nazis ont voulu exterminer aussi les homosexuels. Il faut absolument assimiler l'homosexuel au juif afin que le schéma intellectuel fonctionne et que toute personne ayant quelque réserve que ce soit à propos de l'homosexualité ne sente très coupable. Schéma qui au demeurant fonctionne très bien".
Propos ignobles!
Sur la forme, le député conteste également les propos mêmes qui lui ont valu ses condamnations.
Sur le fond, il déclare :
"Quand on a eu cette expérience-là, il faut préparez la riposte. Il faut accepter et préparer le combat. Là je suis plutôt d'un naturel belliqueux. Je pense qu'il ne faut pas accepter de subir", "Il faut se libérer de l'auto-censure. Pour cela, il y a trois techniques à acquérir. Il faut d'abord affermir sa pensée. Il faut avoir un souci de clarté et de cohérence lorsque l'on expose ses convictions. (...) j'ai renforcé mes convictions (...). Lorsque vous dites cette attitude de l'homosexualité est une attitude qui nie la vie, qui nie l'avenir et qui renforce l'égocentrisme de chaque individu, ce n'est pas valorisant pour la société et ce n'est pas valorisant pour l'homme, vous voyez des interlocuteurs comme Fogiel par exemple, battre en retraite. (...) Il faut enfin bien connaître l'adversaire. Bien savoir ce qu'il pense. Avoir lu ses textes. Bien connaître, ici, l'origine américaine de toute la méthode que je viens de vous décrire. C'est le lobby gay américain qui a inventé cette méthode qui consiste à chasser l'homophobe dans le politiquement incorrect et l'obliger ainsi à se taire".
Enfin, sur la méthode à adopter, Christian Vanneste estime qu'"il faut absolument constituer des réseaux", "nouer partout des liens avec les gens qui sont d'accord avec nous, il nous faut nous aussi créer une sorte de lobby sans lequel on ne fait pas le poids", "bâtir notre stratégie.
Elle consiste d'abord à retourner contre lui les méthodes de l'adversaire pour le désarmer.
Envoyer des pétitions, des lettres à vos élus, en mettant dans la balance de votre argumentation que de leur attitude dépendra votre prochain vote pour eux" et finalement "Essayer de mettre la majorité de notre côté. Utiliser pour cela les arguments du bon sens. Dans le domaine qui nous intéresse, c'est extrêmement facile".
Comme on le voit, sur la méthode, Christian Vanneste bénéficie avec succès du réseau, du soutien de la majorité UMP et donc du Président de la République, Nicolas Sarkozy.
Voilà le vrai visage de Nicolas Sarkozy et de l’UMP, parti présidentiel, celui du mensonge et du soutien à l’homophobie.
Je ne la supporte plus, elle me pousse à bout.
Incapable de se bouger le cul il faut que je lui tienne tt le tps la main.
Molassonne, incapable de ce décider, bordélique, laisse tout partir en couille.
Je ne peux pas compter sur elle, pour rien.
J'ai été trop patient avec elle, j'ai été trop cool, on voit où ca mène.
Donc maintenant soit elle se bouge le cul, soit elle va se faire foutre, je n'ai pas besoin d'elle pour vivre et je ne suis pas comme elle une larve dépendante et chouinante.
Confronté à un stock en globules rouges de seulement 10 jours, l’Etablissement français du Sang (EFS) lance un « appel urgent au don de sang ». Faute d’une remontée rapide des stocks, la pénurie est à craindre à l’approche des fêtes de fin d’année.
« Les besoins des malades continuent d’augmenter (+5% en 2007) alors que le don ne progresse pas dans les mêmes proportions » indique l’EFS. « Chacun doit donc être convaincu qu’il y a urgence à venir donner ».
Quelques jours après avoir constaté une baisse de la fréquentation des sites de collectes suite aux mouvements sociaux, l’EFS signale « un niveau de stocks de produits sanguins très préoccupant dans de nombreuses régions françaises. Notamment en Ile-de-France et en PACA ».
Actuellement, l’Etablissement estime que les besoins sont de l’ordre de 8 800 dons quotidiens.
Pour tout savoir sur le don de sang, rendez-vous sur le site internet www.dondusang.net.
Vous trouverez l’adresse des différents lieux de collecte en France dans la rubrique « Où donner ».
Un numéro de téléphone est également à votre disposition :
le 0810 150 150 (coût d’un appel local depuis un poste fixe).
Bon, maintenant que les lgbt sont considérés comme des citoyens à part entière sur ce sujet, on exerce notre responsabilité citoyenne et on va donner !
Mais à quoi ça me sert, si toute ma vie
N'est qu'une pauvre comédie.
A qui donner l'onde d'un regard
Si tout s'appuie sur le hasard.
J'appelle un amour qui balance bien :
L'amour que je cherche en vain...
C'est le tien,
Et c'est le mien.
C'est le tien,
Et c'est le mien.
Je change de morale
Quand je suis toute seule chez moi.
J'peux pas louer un papa, j'peux pas louer une maman
Mais je sais aussi être immorale
Quand j'ai les yeux du hasard.
C'est facile oh oui.
Quelque part dans la ville
Tu marches
Sans pour autant savoir où tu vas.
Tu repenses à ta vie
Déjà
Tu comptes combien de gens tu as déjà trahi
Combien de gens à qui tu as déjà menti
Combien de gens à qui tu as déjà fait souffrir
Et du fond de ton remords
Tu l'aimes encore.
Thucydide prête ces mots à Périclès pour justifier la démocratie:
"notre régime a pris le nom de démocratie parce que le pouvoir est entre les mains du plus grand nombre et non d'une minorité".
La suite du texte (dans la guerre du Péloponnèse II,17) est passionnante :
- Qui doit exercer des mandats dans ce système ?
Ceux qui par leur mérite jouissent de l'estime publique- répond le stratège.
La démocratie-poursuit Périclès-nécessite la confiance et l'observation des lois, l'honnêteté.
A méditer par les temps qui courent d'oligarchie triomphante sous couvert de démocratie dévoyée par les sophistes...
Sida, l'Etat dérape et fait silence, par Pierre Bergé
Un semestre a passé depuis l'entrée en fonction de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, après qu'il a porté un programme d'une grande ambition politique, où "tout devenait possible".
Cette ambition devait aussi renforcer la lutte contre le sida. Aujourd'hui, dans le monde, 40 millions de personnes vivent avec le VIH. En France, avec 6 300 nouvelles contaminations par an, nous dépassons certainement les 150 000 personnes infectées.
A l'approche de la Journée mondiale de lutte contre le sida, notre inquiétude est donc très grande.
Au cours du premier semestre de ce mandat, le gouvernement, sous l'impulsion du président de la République, a entrepris de créer un système de franchises médicales qui alourdit considérablement les coûts des soins pour les malades, alors que plus d'un quart des séropositifs vivent avec une "allocation d'adulte handicapé" de 627 euros par mois, en dessous du seuil de pauvreté. Pour ces malades, ces mesures sont intolérables.
Elles s'ajoutent aux discriminations qu'ils endurent dans le monde du travail, dans leur famille, et même à l'hôpital. Aucune logique sanitaire ni économique ne justifie la taxation des malades.
Nous le pensons, ces franchises doivent être supprimées.
Au cours du même semestre, l'accès aux soins des malades étrangers sans papiers s'est fortement détérioré. Aujourd'hui, la France expulse des malades qui ne pourront pas se soigner dans leur pays d'origine, et les condamne donc à une mort certaine.
Cette politique s'accompagne d'un climat de suspicion et de répression toujours plus pesant pour les plus fragiles d'entre nous, les personnes prostituées, les transgenres, les usagers de drogues, les chômeurs, les détenus, toutes celles et tous ceux qui se retrouvent en première ligne face au sida.
Ces populations sont maintenant plus vulnérables face à la maladie, alors même que les campagnes de prévention sont insuffisantes. Il n'est possible de soigner et de prévenir, d'accompagner et de soutenir, que dans un climat apaisé.
Ce climat, le président de la République doit comprendre que c'est ensemble qu'il sera possible de l'instaurer.
Enfin, après un semestre, le gouvernement ne s'est pas engagé dans un soutien plus fort à la recherche scientifique et médicale. Alors que Nicolas Sarkozy déplorait pendant la campagne électorale la fuite des "cerveaux" français, rien n'a été fait pour améliorer les conditions de travail des chercheurs qui bénéficient pourtant rarement d'emplois stables et de revenus décents.
Depuis des mois, Sidaction et les chercheurs qui sont à nos côtés, nous nous battons pour améliorer le financement de la recherche et son organisation. Mais nous ne connaissons pas les intentions du ministère de la recherche sur le soutien aux jeunes chercheurs, et les rumeurs vont bon train sur l'avenir instable de nos plus grands organismes de recherche.
Nous ne pouvons que constater, aujourd'hui comme hier, le silence mutique des autorités concernées face à nos demandes.
Hélas, la liste pourrait encore être longue.
Que dire de la réduction de la contribution de la France au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria et à Esther, deux organisations fortement engagées dans le soutien aux pays en développement ?
Que dire des coupes dans le financement des programmes de réduction des risques pour les toxicomanes, alors qu'ils ont fait la preuve de leur efficacité dans la prévention du sida et des hépatites ?
Que dire de la timidité des initiatives publiques pour le préservatif à 20 centimes, pourtant préconisées par l'Union européenne, et de l'absence de distributeurs de préservatifs dans la majorité de nos lycées publics ?
Il est temps que notre pays soit plus juste, plus innovant et plus généreux.
Beaucoup de nous pensent, quels que soient leurs revenus et leurs opinions politiques, que le modèle social français ne doit pas être sacrifié sur l'autel du bouclier fiscal.
Payer moins d'impôts, cela ne nous convient pas si cela signifie moins de soins, moins de solidarité, moins de générosité envers ceux qui souffrent.
Engagé depuis vingt-cinq ans dans la lutte contre le sida, fondateur de Sidaction, je ne peux pas croire que ces enjeux paraissent accessoires aux plus hautes autorités de l'Etat, et qu'elles ne veuillent pas participer à ce combat pour l'humanité, avec les malades, les militants associatifs, les chercheurs, et les centaines de milliers de donateurs et de bénévoles qui nous font confiance, j'engage le président de la République à repenser la politique de lutte contre le sida menée par le gouvernement, pour que le malade soit, enfin, au centre de toutes les actions entreprises.
C'est à cette condition que s'amélioreront les conditions d'accès aux soins et aux traitements, notamment des plus fragiles.
La prévention de la transmission du VIH doit redevenir une priorité de santé publique.
Le financement public de la recherche et la contribution internationale de la France dans la lutte contre le sida doivent progresser. C'est la vie de millions de malades qui est en jeu.
Quels que soient nos efforts, nous ne vaincrons pas le sida avant la fin du mandat présidentiel, tant la tâche est ample et complexe. Nous savons bien, en revanche, qu'un nouvel élan est nécessaire pour que la lutte contre le sida ne soit pas considérablement affaiblie, et que nous ne soyons pas responsables de conséquences terribles pour toutes celles et ceux que le sida affecte aujourd'hui.
Le gouvernement ne peut pas tout faire, mais rien ne pourra se faire sans le gouvernement.
J'appelle aujourd'hui le président de la République à entendre notre cri d'alerte, pour que, tout simplement, la France soit à la hauteur de ses ambitions, au service des malades et de la prévention.
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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels
De l'identité bisexuelle :
La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être.
C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire.
Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.
De la dignité bisexuelle :
L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.
Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.
Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.
Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)
Des droits des bisexuel-le-s :
Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.
Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence.
Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.