.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : Coltrane, Dave Brubeck Band, Aretha Franklin, Johnny Cash
Je regarde : du travail d'artisan doué
Je lis : Les Forbans de Cuba, par Dan Simmons.
Je joue : à me reposer
Je mange : frais et bio et sans glucides
Je bois : de l'eau
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : "Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité."
- le Qoeleth
Je rêve : (ne) pas, j'agis.
(mis à jour mercredi 3 décembre 2008 à 10:38)

23/01/2007

23/01/07 - 02:39

J'hésite parfois à vous faire part de mes sentiments, de certains détails de ma vie...la brutalité de certains commentateurs me refroidit des fois.
Puis je me dis que je les emmerde.

La mort de l'abbé Pierre a agit comme un choc sur moi.
Ca a été comme perdre un peu de lumière, beaucoup d'espoir.
J'ai eu besoin de sentir la présence du Seigneur, comme pour pallier à ma douleur. J'ai donc prié et pris le temps de Lui dire combien cet homme avait été précieux pour moi et pour beaucoup.

Je suis pour une foi en actes, pour la démonstration de l'amour...les débats théologico-masturbatoires ne m'intéressent pas. L'abbé Pierre était un homme d'actes, il a envoyé chier plus d'une fois la hiérarchie Vaticane, a demandé à ce que nous, les gays, ayons droits égaux...peu d'homme d'église nous ont autant soutenu, ca n'est pas la mode actuellement.

Hier je suis allé à la messe du soir, à la cathédrale Saint-Charles, un an que je n'y étais pas allé, un an que je digérais ma colère contre l'Eglise, contre son homophobie entre-autres. J'ai eu du mal au début, puis les chants m'ont libéré et l'Eucharistie m'a soulagé, soigné même. J'ai pu glisser une petite prière pour l'abbé, j'y tenais.

Je suis sorti avec le sourire, heureux de l'amour et de la grâce du Seigneur. C'est difficile à expliquer à ceux qui me lisent et ne partagent pas la foi, mais croyez moi, j'en ai été soulagé. Ca m'a donné envie de pratiquer plus régulièrement.

Finalement j'ai pu ensuite passer une soirée agréable, j'étais de bonne humeur, j'avais confiance, j'ai pu dire un truc que je n'osais pas dire à C. ...c'est important de ne pas avoir peur de parler à un ami.

commentaires

23/01/07 - 23:03

Merci pour ton témoignage, Furyo. Je te comprends, t'inquiète!
Tu as laissé parler ton coeur et libéré des résistances à son amour, Jésus a pu venir étblir chez toi sa demeure.
bien à toi

30/01/07 - 01:49

J'ai quand même une curiosité. Pourquoi ne penses-tu pas à frnachir le même pas que Jean-Marc et moi? Ça serait plus simple, que de permettre à la hiérarchie romaine de faire son jeu.

Être excommunier, littéralement ne plus pouvoir communier, c'est ce que la hiérarchie romaine fait taciturnement mais surement. Elle victimise, avec l'aide des victimes mêmes. Ne nous laissons pas victimiser!

30/01/07 - 01:55

Il y a un antidote, pour guérir les théologiens intégristes: le travail. S'ils travaillaient vraiment, ils ne tiendrait plus de débats théologico-masturbatoires. Ni l'abbé Pierre, ni d'autres grands théologiens (de l'action) n'ont été atteints d'intégrisme. Devinons pourquoi.

J'iamerais voir Papa Razi (B XVI) passer une nuit froide à Bruxelles, près de la Gare de la Chapelle, avec les clochards. Je crois qu'alors il se convertirait.

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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.