.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : Coltrane, Dave Brubeck Band, Aretha Franklin, Johnny Cash
Je regarde : du travail d'artisan doué
Je lis : Les Forbans de Cuba, par Dan Simmons.
Je joue : à me reposer
Je mange : frais et bio et sans glucides
Je bois : de l'eau
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : "Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité."
- le Qoeleth
Je rêve : (ne) pas, j'agis.
(mis à jour mercredi 3 décembre 2008 à 10:38)

07/03/2007

07/03/07 - 15:36

Ou...ce que je pense de certains messages privés...

« Je crois profondément que le message évangélique garde une valeur fondatrice pour les hommes de ce temps. Ce qui m'attire vers lui n'est pas une émotivité vague, c'est la conscience d'une fondamentale PERTINENCE. D'où vient dès lors que nous soyons traités avec un tel mépris ?
Le fait d'attacher encore de l'importance à ces affaires de foi procéderait de l'imbécillité.
Je pense ici à un ancien camarade de faculté, voltairien proclamé et sociologue de renom, qui cessa simplement de me voir lorsqu'il se rendit compte que « je m'intéressais de nouveau à la question chrétienne ».
Il me jugea victime d'une pitoyable « rechute », sujet à une pathologie proche de l'idiotie.
Je cessais en tout cas d'être à ses yeux un interlocuteur fréquentable.
Je pense aussi à certains auteurs comme le phénoménologue Michel Henry ou le romancier Frédéric Boyer, qui furent longtemps honorés par la critique pour leur travail et pour leurs livres, jusqu'au jour où ils confessèrent leur inclination chrétienne.
Alors ils purent lire des recensions moqueuses ou faussement navrées dans les pages littéraires de quelques grands journaux. Ils en furent meurtris, alors qu'ils possédaient, eux, les moyens de se défendre.
Mais que dire des croyants ordinaires, ceux qui n'ont accès à aucune tribune et doivent encaisser, jour après jour, ce dédain venu d'en haut ?
Un dédain qui, sur le fond, me paraît non seulement injuste, mais intellectuellement saugrenu. »

- "Comment je suis redevenu chrétien", Jean-Claude Guillebaud

commentaires

07/03/07 - 18:46

Je pense, expérience à l'appui, que celui qui rejette l'autre est surtout quelqu'un qui doute. Se sentant faible, il craint d'être déstabilisé par d'autres idées que celles qu'il se persuade être solides en lui...
À vingt ans, j'étais plus rigide qu'aujourd'hui, et sans doute bien plus intolérante, parce que mes certitudes étaient davantage fondées sur des principes. Après qu'elles soient passées par l'épreuve du feu, je n'ai plus redouté la contradiction, ni le rejet, parce que j'assumais pleinement mes choix et ma différence. Ma force est que je ne porte aucun grief à l'égard de ceux qui me critiquent, me méprisent, me jugent. À la suite de jésus, j'offre et pardonne, car "'ils ne savent ce qu'ils font".
Dieu nous relie par-dessus tout. Gardons notre précieuse énergie pour servir sa paix et sa justice. C'est la réponse qui me satisfait le plus, après en avoir testé plusieurs. Elle rejoint le "Aime, et fais ce que tu veux", de St Augustin. On s'encourage dans ce sens-là?
Amitiés,
crocki

07/03/07 - 20:25

>Crocki : je ne le voyais et ne le vivais pas autrement, je pardonne avec joie.

J'étais faible et je craignais d'être déstabilisé par le sentiment religieux et j'étais le premier à le railler et le critiquer...

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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.