.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : Le Brigadier, Maximum The Hormone...
Je regarde : du design urban style
Je lis : L'intégrale de 100 bullets en VO et Les Forbans de Cuba, par Dan Simmons.
Je joue : à gére 10 000 urgences en même temps
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : "Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité."
- le Qoeleth
Je rêve : (ne) pas, j'agis.
(mis à jour mardi 18 novembre 2008 à 19:32)

07/05/2007

07/05/07 - 00:30

Premières répressions...

Les forces de l'ordre ont chargé dimanche 6 mai au soir à coups de grenades lacrymogènes, place de la Bastille à Paris. Au total, près de 5.000 personnes s'étaient rassemblées sur la place de la Bastille peu avant 22h00 afin d'exprimer leur déception et leur colère après la victoire du candidat UMP à la présidentielle.

2000 personnes ont manifesté à Lyon contre la victoire de Nicolas Sarkozy. Une manifestation spontanée d'opposants à Nicolas Sarkozy a traversé les rues de Lyon depuis la place des Terreaux jusqu'à la place Bellecour. Le cortège réunisait environ deux mille personnes. Quelques tensions se sont manifestées en face du palais de justice sur les quais de Saône lorsqu'une vingtaine de policiers casqués ont tenté d'empêcher le cortège de progresser.
La police est intervenue et a procédé à trois interpellations parmi les partisans de la candidate socialiste, a-t-on indiqué de source policière. Le groupe a été dispersé par les forces de l'ordre, selon cette même source.

Environ 2.500 personnes, essentiellement des jeunes, se sont rassemblées sur la place du Capitole à Toulouse pour manifester leur hostilité à Nicolas Sarkozy après son élection à la présidence de la République. Quelques uns des manifestants ont escaladé la façade de l'Hôtel de ville pour y décrocher des drapeaux bleu-blanc-rouge et faire sonner une cloche.

La police, a dispersé les manifestants à l'aide de gaz lacrymogènes vers 21h30, dont certains criaient "Sarko facho, le peuple aura ta peau !".

A Rennes, les manifestants, surtout des jeunes, s'étaient rassemblés sur l'une des principales places avant de défiler dans le centre. Certains criaient des slogans contre le nouveau président de la République ou "Mai 2007, Mai 68".

La police, évidemment, dira qu'elle a été attaquée et provoquée...


La démocratie a parlé ! Nos concitoyens ont choisit ! Le roi est mort ! Vive le roi ! "Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !"
[www]

commentaires

07/05/07 - 00:44

ah vous continuez encore ! Qu'il y ait la police lors de telles manifestations n'a pourtant rien d'étonnant.

07/05/07 - 01:03

Oui, bien sur, qu'elle assure la sécurité de tous, ok, mais qu'elle empeche des manifestations spontanées pacifiques...qu'elle arrète des partisans de la candidate socialiste...

07/05/07 - 02:21

Manifestations spontanées et pacifiques ?? À Lyon, les manifestants se sont rendus à la péniche ou devait avoir lieu une fête de sympathisants de l'UMp pour saccager. À la Bastille, on a arrché des poteaux, mis le feu à des voitures, lancé des pierre sur des passants et était encapuchonné, drapeaux anarchistes et de la LCR à la clé ; etc.

07/05/07 - 02:27

herminien, ne mélange pas tout, c'est parti en couilles après l'intervention des crs et les petits connards de casseurs en ont profité...

07/05/07 - 15:29

Ouep !! effectivement ce qui craint c'est qu'a chaque coup ça dérape en baston finale !! Merde vas falloir que tout le monde s'organise pour une révolte pacifique et surtout le plus rapidement possible !! Internet semble le mieux pour cela ! C'est pour ça que je vous invite tous et toutes à lié des liens sur la toile à fin d'organiser des Manifs contre celui qu'on doit d'hors et déjà appeler Mr Le Président !!
j'attend des réponses très rapidement Merci!
que le Temps soit avec nous , sinon il risque d'endormir tout le monde avec ses airs de populiste !

07/05/07 - 15:38

pour me répondre Dsl veuillez aller ici !!
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ou la
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07/05/07 - 16:32

"À Lyon, la victoire de Nicolas Sarkozy a été célébrée par des jets de gaz lacrymogène et des tirs de flash-ball. Jusque tard dans la nuit, des jeunes, en majorité anarchistes ou issus de l'extrême gauche, se sont violemment opposés aux forces de l'ordre. La place Bellecour, au centre de Lyon, était encore illuminée, à 1 heure du matin, par les feux de poubelles, enfumée par les gaz lacrymogènes et rythmée par les tirs des grenades détonantes et les charges des CRS.

Les bagarres ont commencé quelques minutes après l'annonce des résultats. Des jeunes sympathisants socialistes et d'extrême gauche se sont retrouvés par petits groupes, peu après 20 heures, place Bellecour. Aux cris de "résistance", certains brandissent des pancartes : "Un président de merde pour un pays de cons", ou encore "la République, c'est ça ? Qu'elle crève !".

D'autres arborent sur leur veste une affichette : "Je ne suis pas français". Puis les slogans anti-Sarkozy fusent : "La France est morte", "La France se suicide", "Tu n'es pas génétiquement mon président", "Nous sommes tous des enfants d'immigrés".

Un jeune garçon très énervé piétine dans la boue un drapeau français, tandis qu'une jeune fille arrose à coups de jet d'eau un cycliste à la victoire un peu trop bruyante. Vers 21 heures, le groupe commence à prendre la direction des berges du Rhône, vers le Qboat. C'est sur cette péniche branchée, amarrée le long du Rhône, que les jeunes militants sarkozistes se sont regroupés depuis 19 heures, pour fêter leur victoire, entonner La Marseillaise et huer la candidate socialiste. Après quelques insultes, les manifestants de la place Bellecour, rejoints par des jeunes issus des quartiers, se déploient le long des quais pour jeter, en direction de la péniche, des projectiles de toutes sortes - poubelles, barrières, bouteilles.

Cinq jeunes se précipitent sous un pont pour tabasser un jeune militant UMP avant de le jeter dans le Rhône. Des voitures de police banalisées se ruent alors sur les berges et leurs occupants brandissent leurs flash-ball pour faire fuir les manifestants. De nombreux cars de CRS postés à une encablure, aux abords de la préfecture du Rhône, prennent ensuite position.

Les manifestants ont alors parcouru la ville avant de se regrouper de nouveau sur la place Bellecour. Là, des échauffourées, très violentes, les ont opposés aux forces de l'ordre. Face à cette violence, le maire (PS) de Lyon, Gérard Collomb, rappelant que "les Français ont choisi démocratiquement un nouveau président", a lancé un message d'apaisement demandant aux Lyonnais de "respecter sereinement le résultat de cette élection" et soulignant qu'il y "aura d'autres rendez-vous politiques, d'autres raisons d'espérer"."

Sophie Landrin ("Le Monde", édition datée du 8 mai 2007)

07/05/07 - 17:16

Apparemment le film "La France d'après" s'avère prophétique.
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On verra la suite...

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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.