30/01/200829/01/2008Appel à signatures - Deux pétitions contre le fichage des enfantsBonjour à tous,
L'association IRIS s'associe aux actions entreprises contre le fichage des enfants, et appelle à la signature de deux pétitions nationales contre la multiplication de ces formes particulièrement scélérates de fichage.
1) La première pétition demande la suppression du fichier "Base-élèves".
Elle est à l'initiative du CORRESO (Collectif Rennais de Résistance Sociale).
Base-élèves 1er degré est un système de gestion informatique de données personnelles concernant tous les enfants en âge d'être scolarisés dans une école maternelle ou élémentaire. Mis en place par le ministère de l'Education nationale avec l'objectif affiché de simplifier les tâches de direction, il permettra de regrouper de nombreuses informations grâce à un fichier unique auquel les écoles, les communes et l'administration centrale auront accès.
Des mobilisations, importantes mais encore éparses, ont déjà réussi à obtenir un recul du gouvernement qui a annoncé, en octobre 2007, que 3 données seront retirées du fichier: <b>la nationalité des élèves, leurs langue et culture d'origine" et la date d'entrée en France.</b> des enfants de nationalité étrangère. (NdB : c'est pour faciliter la chasse)
Mais le problème de fond demeure avec ce fichage des jeunes enfants, dont la finalité, le fonctionnement, et les possibilités de croisement avec d'autres fichiers ne sont pas clairs. Base-élèves doit être supprimé.
Lire et signer la pétition nationale à l'initiative du CORRESO, pour la suppression de "base-élèves":
[www]
(signatures individuelles et signatures d'organisations)
2) La deuxième pétition va plus loin, pour demander non seulement la suppression de "base-élèves", mais aussi la remise à plat de l'ensemble des dispositifs informatiques existants contenant des données relatives aux enfants afin que soient assurées les garanties nécessaires notamment aux parents et aux enseignants en termes de protection des libertés publiques. Elle est à l'initiative de la <b>LDH</b> (Ligue des droits de l'homme).
Lire et signer la pétition nationale à l'initiative de la LDH, pour la suppression de "base-élèves" et pour l'arrêt de tous les dispositifs de fichage des enfants:
[www] et
[www]
(signatures d'organisations)
Pour plus d'informations sur base-élèves et les autres dispositifs, voir le site très complet de la LDH Toulon, notamments les pages suivantes:
[www] et
[www] Nous avons tant d’ennemis ! Adieu Égalité, Fraternité...Dans l’évolution des groupes humains il existe des étapes que l’histoire nous révèle sans difficulté. Quand la peur sert d’instrument à la volonté des détenteurs du pouvoir de figer la fluidité sociale, s’installe alors une période durant laquelle il se trouve des ennemis de toutes parts qu’il s’agit d’éliminer car ils perturbent ce nouvel ordre du monde. Nos sociétés prétendument civilisée n’échappent pas à ces cycles.
« N’ayez pas peur ! », c’est ainsi que Jean Paul II exhorta les Polonais à sortir de l’emprise du communisme. Par un subtil détour, un Président français « décomplexe » ceux qui demeuraient figés dans la peur et qui craignaient d’exprimer leur ressentiment contre des ennemis qu’il fallut inventer. Il fait de cette délivrance un emblême de sa campagne pour briguer les suffrages des français. Délivrance ! Certes mais pour ouvrir quelle boîte de Pandore ?
Deux faits d’actualité nous évoquent ces peurs sourdes servant de « passeures » à des transformations profondes qui orienteront la société française vers des formes en complète rupture avec l’histoire politique française depuis la chute de l’Ancien Régime.
Brice Hortefeux envisage une modification constitutionnelle ouvrant la voie à une politique d’immigration basée sur des quotas.
Interrogé par 20minutes, Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel et membre de l’Institut universitaire de France, réagit à cette annonce en prenant soin de préciser que ces changements ne sont pas anodins : « Changer de constitution pour y inscrire les quotas, contraire au principe d’égalité entre les hommes, revient à remettre en cause des valeurs sur lesquelles repose la société française depuis 1789. Cela n’est jamais arrivé : ce serait la première fois dans l’histoire politique française depuis cette date. Si on va jusqu’au bout, on touche aux valeurs fondatrices de notre société. »
Brice Hortefeux continue son travail en profondeur, dans tous les recoins du territoire pour chasser le « sans papier », les gueux de nos cultures.
C’est un principe essentiel de la République : l’égalité, qui disparaîtra.
Le krach boursier nous rappelle à tous – mondialement – que nous vivons à crédit, que notre confort est constamment menacé. Et, si nous n’y prenons pas garde, emportés par l’émoi que ces événements font naître, c’est le chaos qui menace. Après celui généré par les émigrés, voilà maintenant que des « spéculateurs » sans scrupules menacent jusqu’à notre symbolique baguette. Immédiatement, notre chevalier blanc national se porte au front pour annoncer que cela ne peut pas durer et qu’il faut imposer un peu plus d’ordre... en première ligne, une cible : le président de la BCE, symbole d’une séparation des pouvoirs, fondement de nos démocraties. C’est l’individualisme le plus animal auquel ces exhortations font appel. Chacun est amené à défendre sa famille, son bien, jetant aux orties le ciment de notre société : la fraternité.
Ajoutons à cela les estocades du Président de la République pour vanter les bienfaits de la croyance et de l’espérance. C’est le principe de la laïcité qui se trouve régulièrement mis en cause, autre fondement de la République Française. Il sera suggérés aux libres penseurs, aux mécréants et aux « apostats » de trouver une autre culture d’accueil.
Créer des ennemis
En France, depuis une quinzaine d’années, ce combat contre le chaos s’organise : contre les sauvageons, les voyous, les prostituées, les « coureurs de rue », les étrangers en situation illégale…
On matraque les SDF venus étaler leurs plaies dans les quartiers où l‘ordre doit régner.
Aux USA et dans nombre de pays « modernes », les moyens techniques ou législatifs sont utilisés pour gommer les troubles à l’ordre public.
Et la peur facilite le silence, l’absence de critique, la perte de la raison la plus immédiate.
Ce combat pour le retour de l’Ordre est lié à une recherche de pureté comme s’il s’agissait de revenir à un état d’harmonie universelle.
Aspiration qui impose logiquement l’élimination des agents impurs, ces racailles qui hantent les banlieues, tels des fauves, à la recherche de victimes inconscientes du danger.
Car il faut un ennemi, mais pas seulement, l’ordre doit porter des symboles et des valeurs solides. Le recours au religieux est donc incontournable.
Il y avait déjà quelque chose de mystique dans les discours de Bush, partant à l’assaut de l’Irak.
Nous voilà maintenant à entendre que le prêtre est plus résolument porteur de sacrifice qu’un instituteur.
Bientôt les charters de « reconduite » seront bénis par des prélats promus auxiliaires d’un état qui affirmera ses valeurs héroïques sans complexe.
Ils béniront aussi les vaillants combattants qui « iront chercher le pouvoir d’achat avec les dents ».
Face à un ennemi impitoyable qui sème le désordre, il faut des guerriers valeureux, conscients qu’ils portent les bannières d’une civilisation cristalline dans ses desseins, universelle et profondément enracinée dans l’Histoire.
Il faut aussi un guide valeureux.
La nécessité de l’ordre s’est introduite naturellement dans les slogans politiques, sous l’égide d’impératifs économiques : de l’ordre dans le code du travail, assainir les finances publiques, éliminer les graisses inutiles et se préparer à muscler la gouvernance, tolérance zéro, discours militaires des économistes, incantations guerrières des gouvernants... L’ennemi semble partout !
Après la peur, l’insécurité comme déclencheur
Souvenons-nous, cela a commencé par la question de l’insécurité, dès 95.
Ce mot, tout d’abord, concerne, bien sûr, la violence au quotidien, les actes d’incivilité, la délinquance primaire et la délinquance organisée.
Mais l’insécurité évoque également cet état intérieur que connaissent beaucoup de citoyens français et européens devant la mondialisation, le chômage, les délocalisations, le manque de repères dans un monde mouvant et incertain auquel rien ne les a préparés – ce qui signe d’emblée la faillite du système éducatif et de l’information... Il touche également les représentations que l’on se fait de l’avenir : les retraites, la place de chacun au sein d’une Nation ou, plus prosaïquement, de « ma cité ».
Il réfère également à une autre forme de quête beaucoup plus intime, celle du corps et donc des atteintes dues à la maladie – on l’oublie souvent…
Une angoisse est toujours diffuse et c’est pour cela qu’elle a besoin d’être nommée.
La campagne actuelle de vigilance contre la dépression est, à ce point, très significative.
Voilà donc un mot, simple, direct qui parle à plusieurs niveaux de nos vies quotidiennes.
Mais il ne prend de sens qu’à travers des systèmes de représentation, des images et donc de l’émotionnel.
Il n’existe, derrière une expression aussi redoutable, aucune notion rationnelle « instruite », au sens où des arguments seraient posés pour étayer les discours, pour justifier des mesures concrètes qui seraient alors inscrites au sein d’un projet de société.
Au lieu de cela l’émotivité est érigée en principe de gouvernement sans autre justification que ces arguments qui signent un retour à des réflexes archaïques.
Par ses vertus agglutinantes le mot regroupe des peurs fondamentales de nos sociétés, lesquelles découlent de tout autre chose que de la violence incivile de quelques turbulents et les solutions que l’on prétend apporter doivent être simples, efficaces et immédiatement réalisables.
Quelqu’un, en France, a ouvert la voie de la délivrance et de l’espérance.
Une société de l’émotion et du spectacle
Pour spectaculaires qu’elles soient, ces mesures n’auront aucune efficacité, autre qu’exorcisante. À l’émotivité comme règle de gouvernement, s’adjoint un complément indispensable : un remède divin, de vertu religieuse, l’exorcisme. La Démocratie, en France, est menacée par un mal pervers : la théocratie. Et c’est pourquoi il n’est plus question d’Égalité ni de Fraternité et nous ne sommes plus libres. S’il s’agit d’éradiquer la peur, ce trouble né d’un sentiment qui laisse penser que la cohérence fondamentale de notre vie est menacée par les sombres nuages du Chaos et de la désespérance, il n’est pas d’autre réponse que d’éradiquer toute forme d’hérésie. Simplement, comme ça, car la foi dicte désormais nos conduites ! Notre guide l’affirme.
L’Histoire ne se dément pas. Nos cultures ont traversé des zones au cours desquelles aux gouvernements rationnels se sont substituées des formes théocratiques de « gouvernance » – terme issu du management d’entreprise. Ainsi durant les périodes troubles de la fin de l’Empire romain d’Occident, « l’univers fut aux mains de puissances maléfiques et tyranniques ». Sous cette dictature, le peuple humilié et sans ressource crut en l’avènement d’un ordre nouveau –une forme inattendue de communisme portée par un roi prophète – qui réussit à terrasser le monstre en donnant naissance à une nouvelle civilisation, la nôtre.
Pour d’autres prophètes, le mal pouvait être définitivement vaincu par un retour sans faille à la foi primitive. Le messianisme des pauvres désorientés émerge là où survient un processus de rapide changement économique et social agrandissant le fossé entre riches et pauvres. La droite extrême a depuis longtemps repris à son compte des slogans fondés sur le renouvellement de la vie – « Ordre nouveau » – sur la victoire de l’ordre face au Chaos, sur la réhabilitation des valeurs fondamentales de la Nature, sur la puissance de la foi et de l’espérance. Ces formes de croyance s’incarnent subtilement en un communicateur de talent et rusé qui reprend à son compte les arcanes du management. Sarkozy semble réussir là où Berlusconi avait échoué. Les mots sont élégamment maquillés, toujours portés par l’émotion, capables de fasciner un public lettré, mais les contenus sont les mêmes. À la place d’un gouvernement coercitif - de type franquiste ou communiste, nous aurons une « gouvernance » par la ruse, par effacement de la mémoire et détournement progressif du sens des choses. Mais plus encore, là où certains mots peuvent choquer, nos communicateurs développent des arguments qui s’inscrivent dans cette stratégie de déplacement subtile vers le sectarisme le plus redoutable.
La France, pensons-nous, est porteuse de modèles, ceux des idéaux de la Révolution et de la Convention des Droits de l’Homme. Dans cette période trouble qui s’ouvre aux Français mais aussi aux Européens, gageons que les dirigeants politiques français sont observés avec attention par leurs partenaires. Et si cet artifice aveugle qui consiste à boucler sans ménagement les jeunes délinquants, réexpédier des « sans papiers » au frontières, pour recouvrer l’ordre public, diffuse ses nuages d’illusions, alors les valeurs de la Démocratie seront menacées et pour longtemps. Nous nous engagerons dans un tunnel de passions et de déchaînements qui seront les réponses des uns – jeunes, exclus du champ social, mais aussi tous ceux qui sont porteurs de création – à l’arrogance des autres. Il y a des feux qu’il vaut mieux ne pas allumer.
Source : www 28/01/2008ALLEZ André, Zephir, Melbourne et tous les ump-fanclub, avec moi !Happy birthday to you
Happy birthday to you
Happy birthday Mr President
Happy birthday to you
Thanks, Mr President
For all the things you've done
The battles that you've won
The way you deal with Segolene
And our problems by the ton
We thank you so much
Everybody, happy birthday On ns prend vraiment pour des crétins !
Plusieurs actionnaires ont porté plainte lundi après que l'Autorité des marchés financiers (AMF) eut annoncé qu'un dirigeant de la Société Générale avait vendu pour près de 86 millions d'euros d'actions le 9 janvier, bien avant que la banque révèle jeudi une «fraude» record.
Robert A. Day, membre du conseil d'administration de la banque française, a vendu pour 85,7 millions d'euros de titres Société Générale le 9 janvier, a annoncé dans un avis l'AMF.
L'organisme de contrôle des marchés est tenu de publier systématiquement les opérations de ce type.
Dans la foulée, un avocat d'actionnaires de la Société Générale, Me Frederik-Karel Canoy, a annoncé avoir déposé une plainte contre X auprès du procureur de Paris pour «manipulation de cours» et «délit d'initié». Elle «vise notamment l'administrateur» de la banque qui a vendu des titres le 9 janvier, a-t-il précisé. L'Association des petits porteurs actifs (APPAC) a quant à elle demandé «l'ouverture d'une instruction judiciaire pour délit d'initié».
Ces nouvelles actions viennent s'ajouter à d'autres plaintes, déjà déposées jeudi dès la révélation par la Société Générale d'une «fraude» record qui lui a coûté près de 5 milliards d'euros. Dès jeudi, Me Canoy avait porté plainte pour «escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux et complicité, et recel», tandis que l'APPAC saisissait la justice contre X pour «diffusion de fausses informations ou trompeuses ayant agi sur le cours de Bourse des titres».
Lundi, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire notamment «pour faux et usage de faux» et «introduction dans un système automatisé de données informatiques» contre le trader mis en cause par la banque, Jérôme Kerviel. Mais rien ne permet de relier la découverte de la «fraude» et la vente de titres par M. Day. «Il s'agit d'opérations antérieures à la révélation de la fraude», a souligné la Société Générale.
Elle avait indiqué jeudi avoir découvert la malversation, qu'elle impute à un jeune trader, le samedi 19 janvier, soit 10 jours après que Robert Day eut procédé aux premières cessions de titres. Il a ensuite vendu d'autres actions le 10 janvier, pour le compte de deux fondations qui lui sont «liées», selon l'AMF. Or le délit d'initié ne peut être retenu que dans le cas où une information précise encore confidentielle, relative à une perspective pour la société et qui serait susceptible d'influer sur le cours, est utilisée par un dirigeant, un banquier, un actionnaire ou encore un fonctionnaire.
Conformément à la législation, qui donne «cinq jours de Bourse» aux dirigeants de sociétés cotées pour déclarer ces opérations à l'AMF, M. Day a informé l'AMF de ces cessions le 11 janvier, a souligné auprès de l'AFP une porte-parole du gendarme boursier. L'AMF n'est quant à elle tenue par aucun délai pour publier l'avis qui est publié «sous la responsabilité exclusive du dirigeant», a-t-elle expliqué. Le 8 janvier, à la veille de l'opération, le titre Société Générale accusait déjà une baisse de près de 40% par rapport au sommet atteint le 4 mai, à 158,42 euros, plombé par les craintes de l'impact des «subprime».
Les marchés bruissaient alors de rumeurs sur d'importantes dépréciations d'actifs et répercutaient sur les valeurs françaises toute mauvaise nouvelle venue des Etats-Unis. L'action Société Générale a encore perdu plus de 22% de sa valeur entre la clôture du 9 janvier et celle de vendredi.
http://www.leparisien.fr/home/info/faitsdivers/articles/UN-DIRIGEANT-AVAIT-VENDU-POUR-86-MILLIONS-D-EUROS-D-ACTIONS_296011333
A PROPOS DES ENSEIGNANTS Actuellement, le temps de travail d'un enseignant de Collège ou de Lycée
est de 18 heures par semaine (20 heures pour l'EPS). C'est, pour les
professeurs certifiés, le seul élément fixe et clair relatif au temps
de travail qui leur est demandé. Il a été fixé par un décret datant
de 1950.
Rendez-vous compte !
18 heures par semaine ! Quel salarié ne voudrait pas travailler
aussi peu pour d'aussi bons salaires ? Comment le législateur a-t-il pu
créer en 1950 un statut aussi avantageux ?
En fait, ce temps a été conçu en prévoyant qu'un enseignant
travaille 1,5 heures chez lui pour une heure devant élève afin de
préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances
dans sa discipline. Cela fait 18 fois 2,5 heures (1 devant les élèves et
1,5 à la maison), soit 45 heures hebdomadaires.
En effet, le temps de travail légal de l'époque s'il était légalement de
40 heures par semaine, était en réalité d'environ 42h par semaine, sur
50 semaines.
Mais que s'est-il passé depuis pour les enseignants ? Rien !
Alors que pour les autres salariés il y a eu la 3ème semaine de congés
payés en 1956, puis la 4ème en 1969. Les 40 heures réelles ont été
atteintes au début des années 70 (elles étaient un droit depuis 1936).
Mais ça n'est pas fini : il y a eu les 39 heures et la 5ème semaine en
1982, puis les 35 heures en 2000.
En somme, le temps de travail hebdomadaire pour les salariés a baissé de
25%. Mais les enseignants doivent toujours le même service.
C'est au moins un enseignant qui écrit cela, vous dîtes-vous en lecteur
éclairé ! Certes je l'avoue, je fais partie de ces privilégiés.
Car comment peut-on parler de temps de travail sans parler des vacances ?
Eh bien justement, le législateur a tout prévu et cela de deux façons :
D'abord, 45 heures dues quand les autres devaient 42, ça c'est pour les
petites vacances (Toussaint, Noël, Pâques). Donc notre temps de travail
était annualisé.
Mais, et les 2 mois d'été alors ?
Là, c'est un tout petit peu plus compliqué. Certains enseignants ne le
savent même pas d'ailleurs.
Cela se situe au niveau de la grille des salaires. Notre grille a été,
elle aussi, fixée en 1950 au même niveau que les autres cadres de la
fonction publique recrutés avec un concours au niveau Bac +3.
Mais à cette grille, il nous a été retiré 2 mois de salaires, puis
le résultat a été divisé par 12 (pour recevoir un salaire chaque mois).
Par exemple si un inspecteur des impôts est payé 2000 Euros par mois il
recevra 24000 Euros par an, alors que pour la même qualification, un
enseignant recevra aussi 2000 Euros par mois mais sur 10
mois, soit 20000 Euros par an. Cette somme est ensuite divisée par 12 et
donne 1667 Euros par mois.
Et oui, chers lecteurs, les enseignants ne sont pas payés pendant
les grandes vacances.
Oui bon d'accord, peut-être que nous ne sommes pas si privilégiés
que cela concernant le temps de travail.
Mais côté salaires, quand même, nous ne sommes pas à plaindre !
Soit, comparons :
Nous sommes nettement en dessous de la moyenne des cadres du privé comme
du public. Mais, à mes yeux, l'exemple le plus frappant de
la dégradation de la valeur que la nation accorde à ceux qui
éduquent ses enfants est le suivant : Le salaire de départ d'un
enseignant en 1970 était 2 fois supérieur au SMIC. Aujourd'hui, il n'est
plus que 1,2 fois plus élevé. Autrement dit, si comme le PS l'a écrit le
SMIC augmentera de 25% au cours des 5 ans à venir (et l'UMP l'a augmenté
au même rythme annuel dès cette année), un enseignant débutant gagnera
moins que le SMIC.
Faudra-t-il en arriver là pour que la société se rende compte de
la dégradation de notre situation ? Je n'évoquerais pas les conditions
de travail, l'évolution des élèves, les réunions multiples,. Alors oui,
le décret de 1950 est vieux ! Il est vraiment temps de le toiletter
comme le disent nos gouvernements !
Mais dans quel sens ?
En travaillant plus pour gagner autant ?
Laurent TARILLON, Enseignant de sciences économiques et sociales, Grenoble.
Merci de faire suivre aux enseignants et à ceux qui voient notre métier
comme le nec plus ultra ! VENEZ donc NOUS REMPLACER AU LIEU DE NOUS CRITIQUER ! 27/01/2008Soirée boulet sur le jdiPutain faites chier avec vos images en 2048*1536 et vos putain de mp3 en autorun !
Allez polluer ailleurs bande de cons ! Palmarès Angoulême 2008Fauve d'or (Prix du meilleur album) :
"Là où vont nos pères" de Shaun Tan, chez Dargaud.
Essentiels d'Angoulême :
"Moomin" de Tove Jansson, chez Le Petit Lézard ;
"Exit Wounds" de Rutu Modan, chez Actes Sud BD ;
"Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill", de Jean
Regnaud et Emile Bravo, chez Gallimard ;
"La Marie en Plastique" de Pascal Rabaté et David Prudhomme, chez
Futuropolis ;
"Trois Ombres" de Cyril Pedrosa, chez Shampooing/Delcourt.
"RG" de Peeters et Dragon, chez Bayou/Gallimard
Essentiel patrimoine :
"Moomin" de Tove Jansson, chez Le Petit Lézard.
Essentiel Fnac/SNCF :
"Kiki de Montparnasse", de Catel et Bocquet, chez Ecritures/Casterman
Essentiel jeunesse :
"Sillage - tome 10 : Retour de flammes", de Philippe Buchet et Jean-
David Morvan, chez Delcourt
Prix de la BD alternative :
"Turkey Comix n°16"
Prix BD des collégiens de Poitou-Charentes :
"L'envolée sauvage" de Galondon et Monin, chez Bamboo édition Vu chez Me. Eolas "Une idée de génie"Il est en France depuis 45 ans, il exerce la profession d'avocat au barreau d'Aix en Provence depuis 30 ans, il a un fils qui a la nationalité française. Mais non, ça ne suffit pas à la préfecture, qui exige... des factures EDF. http://www.maitre-eolas.fr/2008/01/19/845-une-idee-de-genie Comité de direction d'hier à la Société Générale, où l'on parle de Jérôme KervielLe texte ci-dessous m'a été envoyé par email. J'ignore totalement l'identité de l'auteur. J'ai trouvé ça tellement bon que je le publie tel quel. Si l'auteur se sent floué et souhaite que je le retire, ça sera volontiers.
- Bon, les gars, on déconne, on déconne, mais on s'éloigne des vrais problèmes. Qui veut un calva ? J'ai du 80 ans d'âge que je fais venir directement de la ferme. Une rareté.
- Qui a pris les cigares ? Jean-Eudes, faites pas le rat, renvoyez les havanes par ici.
- Messieurs ! Quand vous aurez fini de vous torcher, on en reviendra au sujet du jour. Où est Roger ?
- Aux toilettes, monsieur le président, il a du mal à digérer la purée de céleri.
- Bon, puisque notre directeur financier est malade, je vais moi-même rentrer dans le sujet. Peuf... Peuf... (il allume un cigare). Messieurs, comme je le disais, l'heure est grave. Merci pour le calva, Pierre-Henri. Les calculs faits par ma stagiaire cette nuit montrent que nous avons perdu entre 5 et 9 milliards par la faute de ces gros ploucs d'amerloques.
- Font chier, ces yankees. On ne peut plus faire confiance à personne !
- Silence, Charles-Edouard ! Il est trop tard pour nous lancer dans une analyse de risques approfondie. La question du jour est : qui va porter le chapeau ?
Silence général. Tout le monde se regarde bizarrement.
- Non, ne vous inquiétez pas, on n'en est pas encore à foutre des cadres dirigeants à la porte. Le plan social, on le fera sur les guichetiers, faut pas que déconner. Non, mais sérieusement, faut trouver un clampin à faire dégager rapido. De préférence, un qu'aucun d'entre nous ne connaît, histoire de dire qu'on n'était pas au courant.
- Oui, monsieur le président, mais qui ?
- Je sais pas moi, je suis pas là pout tout faire, non plus. Y a personne que vous voulez virer ? Un trou de balle, un minus, mais avec une bonne gueule de psychopathe, qu'on pourrait montrer à la télé en disant "tout est de sa faute" ?
- Oui, comme les anciens hébreux chargeaient un bouc de leurs péchés avant de l'envoyer dans le désert...
- Charles-Hubert, vous nous les pétez menu avec vos histoires de cureton. C'est pas parce que vous avez passé 15 ans chez les jèzes qu'il faut la ramener à chaque codir. La dernière fois, c'était Saint-Paul à Damas pour illustrer le moment où Bernanke a compris qu'il était dans la merde, et la prochaine fois, vous nous faites quoi ? Sodome et Gomorrhe ? Le Déluge ? Allez, on y va, on me donne un nom.
- Mais, président, on ne les connaît pas, les noms des collaborateurs. On leur parle à peine, et encore, seulement pour les engueuler.
- Bon, OK, je vois, c'est encore moi qui vais tout faire. Pierre-Matthieu, passez-moi votre portable. Le trombi de la boîte, il est où ?
- Ici, monsieur le président.
- Putain, ces tronches de tarés qu'ils ont ! Eh, aux RH, vous avez jamais pensé à donner des consignes, genre "éviter d'embaucher des demeurés" ? Bon, on va pas s'en sortir, je clique au hasard... Tiens, celui-là, Bernard Hurningh, vos en dites quoi ?
- Il est conseiller clientèle à Dôle, monsieur, personne ne croira jamais qu'on a perdu 5 milliards à cause de lui.
- Même en magouillant avec la Suisse ?
- C'est plus ce que c'était, monsieur, la Suisse. Le secret bancaire n'est même plus garanti, ils seraient foutus de nous prouver qu'on raconte des craques.
- Mouais, va falloir taper dans le lourd. Celui-là, Marc Brice, à votre avis ?
- Directeur financier d'une sous-filiale spécialisée dans le prêt agricole, monsieur. C'est la bourse qui craque, pas le marché du purin.
- Faites le malin, Jean-Edouard, foutez-vous de ma gueule. Bon, celui-là, il a une vraie tronche de vainqueur. C'est mon dernier mot, vous vous sortez les doigts du cul et vous me le mouillez à mort. Jean-Gui, en tant qu'ancien membre du cabinet de l'Elysée sous Mitterrand, les barbouzeries, ça vous connaît, non ?
- Oui, on peut magouiller un peu le système informatique, histoire de faire croire qu'il nous a truandés. Faites voir le nom ?
- Kerviel, Jérôme Kerviel. Encore un de ces petits merdeux qui croient qu'ils vont devenir riches parce qu'ils passent des ordres de bourse toute la journée sur leur écran. On dirait des hamsters sous acides, ces branleurs. Allez, celui-là paiera pour les autres.
- Mais, monsieur, 5 milliards sur le dos de ce trou de balle, personne n'y croira jamais !
- Je vous signale, mon petit Charles-Edouard, 80% des français se sont déplacés il y a un peu plus de six mois pour départager une dinde hystérique, et un velléitaire complexé par sa taille, alors vous savez, le sens critique de ces glandus... Bon, on y va. Plan média, bidonnage informatique, communiqué de presse, plan social en backup, je veux tout ça sur mon bureau demain matin. Et vous me supprimerez le coupon de cette année, ça fera les pieds à ces connards d'actionnaires. Quelqu'un reveut du champ', on va se saouler la gueule pour fêter ça... 26/01/2008Pour P.Celui là est très connu, il est tellement beau dans sa langue originale...je sais que tu sauras l'apprécier.

"Erlkönig"
Johann Wolfgang Goethe
Wer reitet so spät durch Nacht und Wind ?
Es ist der Vater mit seinem Kind;
Er hat den Knaben wohl in dem Arm,
Er faßt ihn sicher, er hält ihn warm.
Mein Sohn, was birgst du so bang dein Gesicht ? -
Siehst Vater, du den Erlkönig nicht ?
Den Erlenkönig mit Kron und Schweif ? -
Mein Sohn, es ist ein Nebelstreif. -
»Du liebes Kind, komm, geh mit mir!
Gar schöne Spiele spiel ich mit dir;
Manch bunte Blumen sind an dem Strand,
Meine Mutter hat manch gülden Gewand.«
Mein Vater, mein Vater, und hörest du nicht,
Was Erlenkönig mir leise verspricht? -
Sei ruhig, bleibe ruhig, mein Kind;
In dürren Blättern säuselt der Wind. -
»Willst, feiner Knabe, du mit mir gehn?
Meine Töchter sollen dich warten schon;
Meine Töchter führen den nächtlichen Reihn
Und wiegen und tanzen und singen dich ein.«
Mein Vater, mein Vater, und siehst du nicht dort
Erlkönigs Töchter am düstern Ort? -
Mein Sohn, mein Sohn, ich seh es genau:
Es scheinen die alten Weiden so grau. -
»Ich liebe dich, mich reizt deine schöne Gestalt;
Und bist du nicht willig, so brauch ich Gewalt.«
Mein Vater, mein Vater, jetzt faßt er mich an!
Erlkönig hat mir ein Leids getan! -
Dem Vater grauset's, er reitet geschwind,
Er hält in den Armen das ächzende Kind,
Erreicht den Hof mit Mühe und Not;
In seinen Armen das Kind war tot. Ithaque."Quand tu partiras pour Ithaque, souhaite que le chemin soit long, riche en péripéties et en expériences. Ne crains ni les Lestrygons, ni les Cyclopes, ni la colère de Neptune. Tu ne verras rien de pareil sur ta route si tes pensées restent hautes, si ton corps et ton âme ne se laissent effleurer que par des émotions sans bassesse. Tu ne rencontreras ni les Lestrygons, ni les Cyclopes, ni le farouche Neptune, si tu ne les portes pas en toi-même, si ton coeur ne les dresse pas devant toi.
Souhaite que le chemin soit long, que nombreux soient les matins d’été, où (avec quels délices !) tu pénètreras dans des ports vus pour la première dois. Fais escale à des comptoirs phéniciens, et acquiers de belles marchandises : nacre et corail, ambre et ébène, et mille sortes d’entêtants parfums. Acquiers le plus possible de ces entêtants parfums. Visite de nombreuses cités égyptiennes, et instruis-toi avidemment auprès de leurs sages.
Garde sans cesse Ithaque présente à ton esprit. Ton but final est d’y parvenir, mais n’écourte pas ton voyage : mieux vaut qu’il dure de longues années, et que tu abordes enfin dans ton île aux jours de ta vieillesse, riche de tout ce que tu as gagné en chemin, sans attendre qu’Ithaque t’enrichisse.
Ithaque t’a donné le beau voyage : sans elle, tu ne te serais pas mis en route. Elle n’a plus rien d’autre à te donner.
Même si tu la trouves pauvre, Ithaque ne t’a pas trompé. Sage comme tu l’es devenu à la suite de tant d’expériences, tu as enfin compris ce que signifient les Ithaques."
- Constantin Kavafis, traduit par M. Duras. 25/01/2008T.a.l.c...
64%, qui fait mieux ?

Attention, vous êtes un cas à risque. Peut-être êtes-vous issu d'un milieu défavorisé ou d'une minorité ethnique ; en tout cas vous avez l'impression d'être mis à l'écart de la société. Evitez à tout prix de vous renfermer sur vous même, ça ne ferait que développer vos tendances asociales. S'il vous arrive fréquemment de broyer du noir et d'imaginer comment vous venger des autres, c'est qu'il est temps pour vous de consulter un psy.
*(n'importe quoi)
Le testNouvel oxymore à la mode : objectivité journalistiqueFrance 2, journal de 20 heures ...
- Grève des fonctionnaires et revendication des profs : 30 secondes
- Panégyrique du Service Minimum à la Darcos : 5 minutes
C'est beau l'objectivité journalistique... 24/01/2008Une France en mouvement !
Lors de ses vœux aux «forces vives», le président de la République a indiqué qu’il voulait une France en mouvement.
Il en aura une expression le 24 janvier avec les manifestations pour l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires et retraites auxquelles Force Ouvrière appelle les salariés du public et du privé.
À partir du moment où la question du pouvoir d’achat est omniprésente, il est essentiel que public et privé soient ensemble, solidairement, le 24 janvier.
Comme nous ne cessons de le répéter, ce ne sont ni les heures supplémentaires, ni la vente de jours de RTT qui répondent à la revendication.
Ce que nous demandons ce sont des augmentations négociées de salaires, un coup de pouce au SMIC, la mise en place rapide du chèque ou de la prime transport.
Tout cela n’a que trop tardé.
D’autant qu’en 2007 les prix ont officiellement augmenté de 2,6%, c’est-à-dire plus que ce qui était prévu par le gouvernement et a servi de base l’an dernier aux négociations.
Or, sur ce qui relève de leur responsabilité, les pouvoirs publics font la sourde oreille ou donnent une fin de non-recevoir.
Ce n’est pas non plus en étendant l’intéressement ou la participation que les salariés y trouveront leur compte. Non seulement cela risque de se faire au détriment des salaires, mais cela conduit à limiter les recettes des régimes de protection sociale collective et à transférer le risque de l’employeur (ou des actionnaires) vers les salariés dont les revenus joueraient au Yo-Yo en fonction des résultats de l’entreprise.
Pour toutes ces raisons, mais aussi parce que tout travail mérite salaire, nous nous mobiliserons le 24 janvier de manière interprofessionnelle, public-privé.
Les syndicats ont appelé les agents des trois fonctions publiques (Etat, hôpital, collectivité locale) à faire grève et à manifester aujourd’hui pour exiger une hausse générale des salaires. Les salariés du privé sont eux aussi concernés.
En grève et dans la rue pour les salaires! Les fonctionnaires se mobilisent aujourd’hui à l’appel de la quasi-totalité de leurs syndicats (FO, CGT, CFDT, CFTC, FSU, UNSA et Solidaires). Des écoles aux universités en passant par les hôpitaux, les Impôts ou encore les services de l’ANPE ou des collectivités locales, le mouvement promet d’être très suivi. Il risque de l’être d’autant plus que le gouvernement, donc l’État employeur, a répondu par le mépris aux revendications des agents.
Si la question du pouvoir d’achat n’est plus centrale pour le président Nicolas Sarkozy, elle le reste pour les syndicats dans le public mais aussi dans le privé.
Les confédérations FO et CFTC ainsi que Solidaires entendent d’ailleurs bien le souligner en appelant aujourd’hui les salariés du privé à se joindre à la mobilisation de leurs homologues du public, selon des modalités qui auront été décidées localement. Et une mobilisation interprofessionnelle à l’appel de l’ensemble des syndicats n’est pas exclue dans les prochaines semaines.
22/01/2008Un an déjà !

“Sur ma tombe, à la place de fleurs et de couronnes, apportez-moi les listes de milliers de familles, de milliers de petits enfants auxquels vous aurez pu donner les clés d'un vrai logement”
Continuons le combat !
21/01/2008Il ya 215 ans nous nous débarassions de notre dernier monarque......enfin, jusqu'à 2007. Souvenons nous toujours que notre peuple sait se débarrasser de ses tyrans

« Vive la Nation ! Vive la République ! » 18/01/2008Comme quoi l'émotionnel est totalement roi dans ce pays...Y a qu'a voir les hommages dégoulinants, énervés, moralisants qui pullulent sur le jdi, in memoriam d'un gaien que certains n'ont même pas connu.
Certains crèvent ici doucement tous les jours à petit feu, de solitude, d'alcoolisme, de dépression, de bien pire, mais on attend, comme un charognard qui rêve de se mettre en avant, de pouvoir faire son-discours-comme-le-president...
Un peu de pudeur et d'action bordel !
17/01/2008Souvenir qui tombe à point.
Life […]: it is a tale
Told by an idiot, full of sound and fury
Signifying nothing..
- William Shakespeare, Macbeth,(acte 5, scène 5)
* Traduction :
La vie […] : une fable
Racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur,
Et qui ne signifie rien.
16/01/2008Dormez tranquilles bonnes gens !"La politique de civilisation, c'est ce que fait l'Arabie Saoudite sous l'impulsion de sa majesté le roi Abdallah, c'est ce que font tous ceux qui s'efforcent de concilier le progrès et la tradition, de faire la synthèse entre l'identité profonde de l'Islam et la moderniser sans choquer la conscience des croyants".
- Sarkozy livre from Riyad today.
Mais je NE VEUX PAS qu'on puisse comparer mon pays avec cette immonde bouse dictatoriale qu'est l'Arabie Saoudite !
Pays de dingue, source officiel du pire wahabisme, idéologie qui réfute toute source de législation autre que le Coran et qui mène aux excès du salafisme...
On parle aussi d'un "pays" qui proscrit également l'homosexualité : deux hommes ont ainsi écopé en octobre 2007 de 7000 coups de fouet chacun pour avoir eu ensemble des relations sexuelles.
De quoi donner des idées à Christian Vanneste ?
Bref, même si sa cote de popularité en chute libre aurait bien besoin, elle aussi, d'un sérieux coup de fouet, El Présidente a été bien mal inspiré d'invoquer sa "politique de civilisation" à propos de l'Arabie Saoudite pour expliquer son concept fumeux.
La semaine dernière, Le Canard enchaîné rapportait le propos suivant, tenu par un député présenté comme un vieil ami de Sarkozy : "On pensait avoir élu un homme d'état, et voilà qu'on se retrouve avec Aldo Maccione !" Effectivement, à Riyad, une fois de plus, El Présidente aurait mieux fait de se taire.
15/01/2008Les traités européens servent les intérêts de ceux qui les écrivent...Par Étienne Chouard :
Ma trajectoire est celle de quelqu’un qui faisait confiance aux politiciens.
Je ne faisais pas de politique.
Quand j’ai commencé à comprendre ce qu’étaient devenues les institutions européennes, je suis tombé de haut.
Je me suis rendu compte que les hommes au pouvoir étaient en train d’écrire eux-mêmes les limites de leur pouvoir, qu’il y en avait pas ou peu, et qu’elles étaient écrites de façon à ce que nous ne comprenions rien.
Dans les institutions européennes, plus aucun acteur n’est responsable de ses actes devant les citoyens ; il y a quelques apparences de responsabilité, mais ce sont des faux semblants, des leurres.
Mais surtout, le Parlement ne compte pour rien dans les institutions : il n’a pas l’initiative des lois, il ne participe à l’élaboration de la loi que sous la tutelle (la surveillance ?) du Conseil des ministres qui s’est promu co-législateur au mépris de la plus élémentaire et indispensable séparation des pouvoirs, et encore, pas dans tous les domaines !
En effet, il y a des domaines soumis à ce qu’on appelle les « procédures législatives spéciales », une vingtaine, dont on n’affiche la liste nulle part, et dans lesquels le Conseil des ministres décide seul, sans le Parlement.
Le saviez-vous ?
C’est impressionnant de voir le nombre d’institutions européennes non élues qui ont un pouvoir important et mal contrôlé.
La Banque centrale européenne, non plus, ne rend de comptes à personne. C’est extravagant, la façon dont cela a été écrit : on voit bien, on voit partout, que ce sont des ministres qui ont écrit ces règles sur mesure, pour eux-mêmes.
En regardant bien, on s’aperçoit même que ces institutions ont été écrites plus pour l’intérêt des banques et des multinationales que pour l’intérêt général.
On peut se demander pourquoi.
Quand on lit le livre de Jean-Pierre Chevènement, on découvre que Jean Monet, cette icône, ce symbole de l’Europe, ce quasi saint pour les « eurolâtres », était un banquier français qui vivait aux États-Unis et qui s’était imprégné de leurs valeurs. En fait, il avait conçu et construit l’Union européenne pour affaiblir l’Europe, pour empêcher les souverainetés populaires de se reconstruire après la guerre. Il l’écrit lui-même ! C’est consternant !
Quand on lit les traités européens avec ces lunettes, ils ressemblent à cette vision-là de Monet : ces institutions permettent aux multinationales d’écrire le droit et interdisent aux parlements nationaux et aux peuples de s’y opposer. C’est un régime inacceptable ; pourtant, Monet et ses fidèles nous l’ont imposé par voie de traités depuis 50 ans sans que le peuple n’ait jamais vraiment son mot à dire.
Il y a eu un simulacre de débat sur Maastricht ; je vous rappelle, qu’alors, on n’a absolument pas parlé d’institutions ; on a parlé de monnaie, certes, mais même pas de ce qui compte le plus en matière monétaire : on ne nous a rien dit, notamment, de l’abandon total de la création monétaire aux banques privées (article 104) qui est pourtant un pur scandale, la cause majeure de la dette publique qui asphyxie nos États et une cause importante du chômage endémique qui asphyxie nos économies.
En 1992, on ne nous a invités à débattre que de l’indépendance de la Banque centrale et de la nouvelle monnaie unique, qui sont sans doute de bonnes choses.
Mais, de la faiblesse du Parlement, de la confusion des pouvoir, de l’indépendance des juges, de l’impuissance des citoyens, de la révision sans référendum, de toutes ces honteuses et dangereuses institutions, on n’a pas du tout parlé.
Du vote de Maastricht, on ne peut donc pas dire honnêtement qu’il cautionne les institutions.
Si on envisage l’ensemble de la construction européenne sur cinquante ans, les peuples n’ont donc finalement pas eu droit au moindre débat sur l’essentiel.
La seule fois où on nous a demandé vraiment notre avis, en 2005, la première fois où on nous a retiré le bâillon, on a crié « Non ! » Aussitôt, on nous a remis le bâillon et puis le viol a recommencé. Et on nous dit : « Vous n’en voulez pas, mais vous l’aurez quand même, par la voie parlementaire… »
2007 a donc confirmé ce que 2005 avait révélé : la méthode et le contenu du traité de Lisbonne confirment que l’on a une bande de violeurs aux manettes, et ce qui se passe là, c’est un coup d’État.
C’est un coup de force.
La définition du coup d’État, c’est un pouvoir exécutif qui ne se plie pas au suffrage universel.
Nous y sommes.
Extrait d'une interview faite par Silvia Cattori,
Journaliste suisse.
Intégralité de l'article. NON AU DENI DE DEMORATIE ! http://www.29mai.euTraité de Lisbonne : Une plainte pour obtenir un réfrendum.
Le traité modificatif, abusivement appelé traité simplifié, vient d'être adopté par la Conférence Intergouvernementale de L'Union européenne, lors du sommet de Lisbonne du 13 Décembre 2007.
Peu importe que 71 % de citoyens français se prononcent pour la tenue d'un référendum, peu importe que ses rédacteurs reconnaissent publiquement que ce traité n'opère que des retouches cosmétiques à l'ancien traité constitutionnel, peu importe que tout le monde sache que la ratification parlementaire a pour but principal d'éviter la consultation populaire, le Président de la République l'a annoncé clairement : il n'y aura pas de référendum !
Il s'en est justifié, le 13 Novembre 2007, devant le Parlement Européen :
La politique, c'était de proposer aux Français qui avaient voté « non » de négocier un traité simplifié pour débloquer l'Europe et de faire ratifier ce choix par le Parlement, comme je l'avais dit lors de la campagne présidentielle. J'ai été autorisé par le peuple français à faire ratifier le traité simplifié par le parlement.
DES PROMESSES TRAHIES…
Cette théorie du mandat prétendument conféré par le suffrage universel lors de l'élection présidentielle est inacceptable et mensongère.
Car ce qu'avait annoncé le candidat Nicolas Sarkozy, lors de sa campagne présidentielle, c'était bel et bien un traité simplifié, pas le retour déguisé du traité constitutionnel sur lequel les français se sont déjà prononcé lors du référendum du 29 mai 2005.
Cette promesse a été trahie.
Le traité de Lisbonne reprend l'essentiel du traité constitutionnel, laissant de côté certains points mineurs tels que, le drapeau, l'hymne ou encore l'appellation de ministre des affaires étrangères.
Mais ne nous avaient-ils pas prévenus : il n'y a pas de plan B, il n'y a pas d'alternative au traité constitutionnel, l'Europe sera celle du marché ou ne sera pas.
Le bureau national du PS a décidé, le 6 Novembre 2007, reniant éhontément les engagements de campagne de sa candidate, que le Parti socialiste approuverait le traité de Lisbonne « quel que soit le mode de ratification ».
Car, selon M. Hollande il ne s'agit pas d'une question pertinente, la seule question serait de savoir si nous sommes pour ou contre l’Europe.
Monsieur Hollande se trompe, ce qui compte n'est pas de savoir si le traité sera ratifié ou non mais comment et par qui il sera ratifié.
Le mode de ratification d'un texte qui opère des transferts de la souveraineté nationale au profit d'une organisation qui ne présente pas des garanties politiques équivalentes, est ici la seule question pertinente.
Dans une République, chacun a le droit d'exprimer ses convictions. Dans une démocratie le pouvoir appartient au peuple souverain. Dans une démocratie représentative, il exerce ce pouvoir par l'intermédiaire de ses représentants.Ceux-ci expriment sa volonté.
Or la volonté du peuple s'est clairement exprimée le 29 mai 2005.La ratification parlementaire du traité de Lisbonne, frère jumeau du traité constitutionnel, est antidémocratique.
Le Président de la République, détourne les pouvoirs qu'il tient de la constitution , et viole la décision légitime du peuple français.
REFUSER UN REFERENDUM EST UN DENI DE DEMOCRATIE…
Alors que pouvons-nous faire pour bloquer la ratification parlementaire et obtenir un référendum ?
La première option consiste dans la lutte strictement politique. Il s'agit de faire pression sur les parlementaires, en signant les pétitions et en écrivant à vos députés. Nous devons à tout prix obtenir une minorité des 2/5 au Congrès, soit 365 parlementaires pour faire échouer la ratification.
C'est réalisable si l'opposition parlementaire vote contre le texte et que 3 députés de droite rejettent la ratification.
La seconde option, qui n'est pas contradictoire, consiste dans la lutte juridique et le recours à la constitution.
Mme A-M Le Pourhiet, professeur de droit public à Rennes, développe l'idée selon laquelle on pourrait faire juger le Président de la Républqiue pour haute trahison devant la Haute Cour de Justice. En vertu de l'article 68, la destitution est prononcée par le Parlement réuni en Haute Cour.
Il s'agirait donc de faire juger M. Sarkozy par sa majorité politique.
En admettant que cela soit possible, il faudrait donc 606 parlementaires pour destituer le Président de la République, ce recours juridique là a aucune chance de prospérer.
Il existe pourtant un autre recours juridique contre la ratification parlementaire, une plainte collective devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme.
UNE PLAINTE COLLECTIVE POUR OBTENIR UN REFERENDUM…
En effet, la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l'Homme (CEDH), une convention internationale indépendante de l'Union européenne, mais que l'Union européenne a l'obligation de respecter (article 6§2 TUE), consacre en son article 3 protocole n°1 le droit du peuple à des élections libres pour le choix des représentants au corps législatif.
Aux termes de l'article 3 du Protocole n°1 :
Les Hautes Parties contractantes s'engagent à organiser, à des intervalles raisonnables, des élections libres au scrutin secret, dans les conditions qui assurent la libre expression de l'opinion du peuple sur le choix du corps législatif.
Le droit à des élections n'a pas été respecté dans le cadre de l'adoption du traité de Lisbonne, pour deux raisons.
La première est que le traité de Lisbonne a été rédigé par la Conférence intergouvernementale.
La Conférence intergouvernementale regroupe, comme son nom l'indique, les représentants des gouvernements.
Dans la mesure où le traité de Lisbonne est une loi, cette loi aurait dû être rédigée par un organe législatif élu au suffrage universel.La France aurait donc dû organiser des élections, préalablement à la convocation de la Conférence, afin de désigner au suffrage universel les représentants français à la Conférence.
En n'organisant pas l'élection des représentants français chargés de négocier le traité de Lisbonne, la France a violé le droit à des élections, protégé par l'article 3 du protocole n° 1.
La seconde raison est que la rédaction d'un traité illisible et le refus d'un référendum pour la ratification du traité visent à empêcher les citoyens d'exprimer librement leur opinion sur le traité.
L'illisibilité du traité de Lisbonne et la ratification parlementaire sont en fait des circonstances aggravantes de la première violation, car ces abus suppriment toute possibilité pour le peuple de donner son avis sur le traité de Lisbonne.
A aucun moment le peuple n'a été consulté, parce que les chefs d'Etats européens savent que le peuple français et d'autres peuples, s'ils étaient consultés, rejetteraient ce texte.
Ainsi, il n'a été tenu aucun compte du refus populaire exprimé lors du référendum du 29 mai 2005. Le fait pour la France de chercher délibérément à empêcher la libre expression du peuple sur le traité de Lisbonne viole l'article 3 protocole n° 1.
Dans le cadre de la plainte contre la décision de ratifier le traité de Lisbonne par voie parlementaire en violation de l'article 3 protocole n° 1, il serait donc possible d'obtenir une décision juridiquement contraignante de la Cour ordonnant à l'Etat français de stopper le processus de ratification.
Car lorsqu'une plainte est introduite devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme, les plaignants ont la possibilité de demander des mesures provisoires.
L'Etat défendeur a alors l'obligation de respecter les mesures indiquées par la Cour, pour geler la situation dans l'état où elle se trouve, au moment de l'introduction de la plainte.
Si la Cour est convaincue par nos arguments, elle peut ordonner à la France de suspendre le processus de ratification, en attendant que l'affaire soit jugée.
Cette décision peut être prise très rapidement, avant le mois de février. De cette manière, nous pourrions bloquer la ratification parlementaire et obtenir un référendum.
Par ailleurs, la CEDH autorise les plaintes collectives, sans aucune limitation du nombre de plaignants (article 34 CEDH). La procédure est gratuite, ce qui signifie que les plaignants doivent simplement supporter le coût de leurs propres frais d'avocats.
Si le procès est perdu, le plaignant ne peut être condamné à verser quoi que ce soit à son adversaire, l'Etat défendeur.
Au vu de ces arguments purement juridiques, il apparaît que le seul recours efficace contre la ratification parlementaire pour protéger la volonté souveraine du peuple, réside dans une plainte collective auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme, fondée sur la violation de l'article 3 protocole n° 1.
Vous êtes engagés à vous joindre à cette action collective, en vous inscrivant sur le site www.29mai.eu .
Tous les démocrates, peu importe qu'ils aient approuvé ou non le traité constitutionnel, doivent soutenir le droit à un référendum, car seul le peuple peut ratifier un traité qui le dépouille de sa souveraineté.
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J'ai pu un peu respirer hier au ciné, ca fait du bien de voir que la liberté existe encore. Plus Penn filme, plus il m'impressionne. 12/01/2008"Il n’y a pas de « principes anarchistes » fixes, une sorte de catéchisme libertaire auquel il faudrait prêter allégeance. L’anarchisme, du moins tel que je le comprends, est un mouvement de la pensée et de l’action humaines qui cherche à identifier les structures d’autorité et de domination, à leur demander de se justifier et, dès qu’elles en sont incapables, ce qui arrive fréquemment, à tenter de les dépasser."
- Noam Chomsky, 2007
"La politique de rapine et de conquête produit ses effets. De l'invasion à la révolte, de l'émeute à la répression, du mensonge à la traîtrise, c'est un cercle de civilisation qui s'élargit. Nous n'avons rien décidément à envier à l'Italie, et elle saura ce que valent nos pudeurs. Mais si les violences du Maroc et de Tripolitaine achèvent d'exaspérer, en Turquie et dans le monde, la fibre blessée des musulmans, si l'Islam un jour répond par un fanatisme farouche et une vaste révolte à l'universelle agression, qui pourra s'étonner? Qui aura le droit de s'indigner? Mais si les contrecoups redoublés de ces entreprises injustes ébranlent la paix de l'Europe, de quel coeur les peuples soutiendront-ils une guerre qui aura son origine dans le crime le plus révoltant?"
- Jean Jaurès, 1912
« La chair à canon, embarquée en août et septembre toute gorgée de patriotisme, pourrit maintenant en Belgique, dans les Vosges, en Masurie, dans des cimetières où l'on voit les bénéfices de guerre pousser dru. »
- Rosa Luxembourg, 1915 10/01/2008Le vrai bilan des 35 heuresAjustement de discours. Hier, à l’occasion des vœux aux parlementaires, Nicolas Sarkozy a tenu à préciser qu’il n’était pas dans «l’intention du gouvernement de supprimer la durée légale du travail», mais d’aller «beaucoup plus loin dans la réforme des 35 heures». Bref, de poursuivre la politique de détricotage de la réduction du temps de travail (RTT), au nom du pouvoir d’achat et de la compétitivité. Tentative de bilan de la mesure phare du gouvernement Jospin que la droite n’a jamais cessé de combattre, et que la gauche a de plus en plus de mal à assumer.
1. Les 35 heures n’ont pas créé d’emplois
Faux.
Pendant la campagne électorale de 1997, le PS promettait la création de 600 000 à 800 000 postes grâce aux lois Aubry. La réalité est probablement plus près de 350 000 emplois entre 1998 et 2002. Ce chiffre arriverait presque même à faire consensus. Reste à savoir ce qui a permis ces créations de postes : Pour les économistes libéraux, ce n’est pas la baisse de quatre heures du temps de travail qui libère des postes. Ce sont la flexibilité accrue et les baisses de cotisations sociales sur les bas salaires qui sont à l’origine de cet effet emploi. D’autres considèrent que la baisse du temps de travail couplée à une croissance mondiale favorable à l’époque a encouragé les entreprises à créer des emplois.
2. elles coûtent très cher à l’Etat
Vrai.
En 2008, les allégements de charges liés aux 35 heures vont coûter 21,4 milliards d’euros au budget. Mais de fait, il faudrait plutôt parler d’allégements de charge qui s’appliquent aux bas salaires, dont un peu plus d’une moitié sont directement en lien avec la réduction du temps de travail. Des allégements dits «Fillon», puisque c’est l’actuel Premier ministre qui a inventé le dispositif qui s’applique aux salaires entre 1 et 1,6 fois le Smic. En 2007, ces allégements représentaient 20,6 milliards d’euros. Reste à savoir s’ils n’encouragent pas à un «tassement» des grilles salariales vers le bas. Au-delà de 1,6 Smic, les entreprises paient davantage de charges. En 2008, l’Assemblée nationale a décidé de se pencher sur le problème et de réaliser une réelle évaluation de ces allégements.
3. Elles nous ont rendus paresseux
Faux.
Non seulement les Français ne sont pas les plus flemmards de la classe européenne, mais si l’on en croit Eurostat, l’organisme de statistique de la Commission, ils travaillent autant voire plus que leurs voisins.
Avec 35,9 heures travaillées par semaine (tout emploi confondu), les Français sont au turbin un peu plus longtemps que les Anglais (35,7 heures), que les Allemands (35,8 heures) et beaucoup plus que les Bataves (34,5) ou que les Suédois (34,5). Pourtant la France est bien le pays dans lequel un salarié à temps complet travaille le moins en Europe. Contradiction ? Non, car c’est la part du temps partiel dans l’emploi total qui fait toute la différence. Or en la matière et notamment grâce aux 35 heures, la part du temps partiel notamment chez les femmes est beaucoup plus faible en France (17 %) qu’au Royaume-Uni (25,5 %), en Allemagne (26,3 %) et bien sûr aux Pays-Bas (46,9 %) le champion européen.
4. elles ont fait baisser LA productivité
Faux.
Le salarié français a toujours affiché une bonne productivité (nombre d’unités produites par heure de travail). Mais la mise en place des RTT dans les entreprises françaises, loin de semer le chaos, a encore amélioré cette performance. Lisons la prose de l’Insee, dans sa dernière livraison sur «l’évolution des salaires en France en 2007» : «La mise en œuvre de la réduction du temps de travail s’est accompagnée des modifications dans l’organisation du travail visant une meilleure productivité». Résultat, la productivité horaire du salarié français était en 2004 de 16,5 % supérieure à la moyenne de l’Europe des Quinze, contre un écart déjà positif de 11 % en 1996.
5. Elles ont fait stagner les salaires
Vrai.
Au cours de la période 2000-2005, les salaires du secteur privé ont augmenté péniblement de 0,5 % par an, alors que la croissance annuelle moyenne du PIB s’est élevée à 1,6 %. Entre 2001 et 2003, le taux de croissance du salaire net moyen a même baissé, avant de repartir légèrement à la hausse à partir de 2004.
Deux effets se sont conjugués.
Un : les accords de modération salariale qui ont accompagné de nombreux accords de réduction du temps de travail dans les entreprises.
Deux : la remontée du chômage à partir de 2001 qui a, elle aussi, pesé sur les salaires.
6. elles ont semé la zizanie à l’hôpital
Vrai.
Aujourd’hui, ce sont près de 23 millions d’heures supplémentaires impayées et de 3,5 millions de jours de congés stockés dans des comptes épargne temps qui se sont accumulés dans le secteur hospitalier. Cela, en dépit des milliers d’emplois créés dans les secteurs médicaux et para-médicaux grâce à la RTT. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a programmé des rencontres avec les syndicats pour désamorcer des mouvements de grève qui s’annoncent. Mais la situation catastrophique de l’hôpital ne date pas de 2002. Les 35 heures n’ont fait que radicaliser le problème des recrutements dans certaines professions, comme les infirmières. Toutes les créations d’emploi promises n’ont pu être tenues faute de candidats et, dans certains cas, de financement.
7. Elles ne sont pas applicables dans les PME
Faux.
Jusqu’ici les PME ne se plaignaient pas trop. D’abord, elles avaient obtenu un délai de deux ans avant de choisir d’appliquer la RTT et bénéficiaient des allégements de charges sur les bas salaires. Surtout, pour celles qui baissaient le temps de travail, les heures supplémentaires entre la 35e et la 39e heures étaient majorées de 10 %, contre 25 % pour une heure sup normale. Sauf que depuis le mois d’août dernier, la première heure sup est facturée à 25%, par la loi Tepa (travail, emploi, pouvoir d’achat), voulue par... Nicolas Sarkozy. Résultat, c’est aujourd’hui que les PME montent au créneau pour dénoncer ce renchérissement du coût des heures sup.
Source 09/01/2008L'Homme Ordinaire (by Mr Roux)J'suis qu'un homme ordinaire
Mari fidèle et exemplaire
J'vis en couple depuis 10 ans
Je suis le père de trois enfants
J'ai comme situation financière
Un bon metier un bon salaire
Des opportunités d'evolution
Des possibilités de promotion
J'aime les week-ens en famille
Faire du sport avec les amis
Passer le dimanche chez ma mère
Moi j'suis qu'un homme ordinaire
J'dis bonjour au voisin d'à côté
J'demande des nouvelles du p'tit dernier
C'est la moindre des choses vous savez
Quand on habite sur le même palier
J'aide les vieux a traverser
J'en accompagne même au supermarché
J'suis poli et bien élevé
Ca devient rare comme qualités
J'ai mes p'tites faiblesses, mes p'tite lachetés
Apres tout personne n'est parfait
Me jettera la première pierre
Moi j'suis qu'un homme ordinaire
Il m'arrive bien parfois
Mais tout le monde le fait
Alors pourquoi pas moi
Et puis apres...
Il m'arrive bien parfois de me garer
Sur les places reservées aux handicapés
Mais apres tout
Lles handicapés conduisent tres rarement
Et si j'me prend un PV
J'connais le prefet il m'les fait sauter
Et puis la police ferait mieu d's'occuper
De tout les voyous qui trainent dans les quartiers
Parce que j'suis pas raciste mais quand même
Les etrangers profitent du système
Y'en a marre d'assister
Tous ces feignants qui veulent pas bosser
D'ailleurs j'ai mis mes gosses dans l'privé
Parce qu'au moins la bas on les fait trimer
Aujourd'hui faut etre le premier
Y'a pas de place pour les derniers
C'est pas moi qui irait relever
Un homme blessé ou allongé
Je me mele pas de c'qui m'regarde pas
A chacun sa croix et c'est mieu comme ca
Quand dans la rue un homme ce fait braquer
Je baisse les yeux pour pas regarder
J'vois pas pourquoi j'irais l'aider
Apres tout p'tetre qu'il l'avait cherché
Moi j'suis qu'un homme ordinaire
On est des milliards comme ca sur Terre
A attendre une guerre, une dictature
Pour reveler au monde notre pourriture
Moi j'suis qu'un homme ordinaire
Rien qu'un salaud exemplaire
Mes lachetés et mon indiférence
Font de moi un bourreau en puissance
Moi j'suis qu'un homme oridnaire
On est des milliards comme ca sur Terre
A attendre une guerre, une dictature
Pour reveler au monde notre pourriture
Moi j'suis qu'un homme ordinaire, ordinaire, ordinaire
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Au passage je recommande l'album de Mr Roux, entièrement autoproduit, sous le label "Riches et Cons production". Il s'appelle "Ha si j'étais grand et beau". 08/01/2008Championnat du monde de pipeautage télévisé...Paris (Reuters) - échec d'El Presidente Sarkozy.
El presidente Sarkozy vient d'échouer dans sa tentative de battre le record de refaisage de monde en direct devant les journalistes de la presse mondiale acréditée.
En effet, avec 2 heures et 16 minutes, il n'arrive que loin derrière l'actuel détenteur du titre H. Chavez.
L'intéressé, interviewé à la sortie de sa performance, a promis qu'il ira chercher le record mondial "avec les dents"...de plus il a déclaré "Nous avons besoin de prendre en compte la qualité et pas seulement la quantité pour battre ce record. Puisque nous n'obtenons pas le résultat escompté, il faut changer notre instrument de mesure du record." Appel à signature contre l'instauration d'un enfermement sans fin sur présomption de dangerosité !http://www.contrelaretentiondesurete.fr/
Dites NON au projet de loi instituant une rétention de sûreté.
Le projet de loi sera discuté le 8 janvier en procédure d'urgence (une seule lecture pour chaque chambre), il faut réagir rapidement !
La « rétention de sûreté », telle qu'elle apparaît
dans le projet de loi du 28 novembre 2007 est un
«changement profond d’orientation de notre justice. [...]
Après un siècle, nous voyons réapparaître le
spectre de « l’homme dangereux » des positivistes italiens
Lombroso et Ferri, et la conception d’un appareil judiciaire
voué à diagnostiquer et traiter la dangerosité pénale.
On sait à quelles dérives funestes cette approche a conduit
le système répressif des Etats totalitaires. »
(Robert Badinter, dans Le Monde,
La prison après la peine, 27 novembre 2007).
Le Parlement scapprête à examiner un projet de loi visant à instaurer une «rétention de sûreté » qui permettra, après l’exécution de la peine de prison, de prolonger - sans limitation de durée, sans peine et sans infraction – l’enfermement des personnes considérées comme d’une « particulière dangerosité ».
La mise en place d’un tel dispositif, préparé à la hâte à la suite de l’affaire Evrard, relève d’une philosophie de l’enfermement qui s’inscrit dans la culture du « risque zéro » qui, sous prétexte de lutter contre la récidive, impose, depuis plusieurs années, des législations de plus en plus répressives et attentatoires aux libertés publiques.
Il ne s’agit plus simplement de durcir les sanctions ou de renforcer les moyens de contrainte, mais de procéder à des enfermements préventifs, sur la base d’une présomption d’infraction future et dans une logique d’élimination qui s’apparente à une mort sociale.
Actuellement circonscrit aux infractions les plus graves commises sur les mineurs, ce texte, comme la plupart des dispositifs répressifs, est susceptible d’extensions au gré des faits divers du moment.
L’appréciation de la dangerosité n’est par ailleurs fondée sur aucune évaluation sérieuse mais sur une simple expertise psychiatrique, ce qui procède d’une grave confusion entre délinquance et maladie mentale. L'évaluation de la dangerosité ne relève donc pas du diagnostic mais du pronostic.
En refusant de porter les efforts humains et financiers sur le temps de la peine, ce texte fait le choix de ne pas améliorer la prise en charge durant l'incarcération.
Si ce texte est adopté, la France se dotera d’un dispositif sans équivalent dans les démocraties occidentales car, contrairement à ce que le gouvernement veut laisser croire, rien de comparable n’existe en Europe (aux Pays Bas et en Belgique, ce type d’enfermement n’intervient qu’en substitution à la peine).
Aujourd’hui, avec une mesure comparable et au prétexte d’une dangerosité sociale, la Russie enferme des journalistes dans des établissements psychiatriques.
Dans un rapport d’information sur les mesures de sûreté concernant les personnes dangereuses (2006), les sénateurs Philippe Goujon et Charles Gautier indiquaient que « s’il est indispensable de limiter le plus possible le risque de récidive, celui-ci ne peut être dans une société de droit, respectueuse des libertés individuelles, complètement éliminé. Le « risque zéro » n’existe pas. »
Nous ne pouvons accepter un modèle de société qui sacrifie nos libertés au profit d’un objectif illusoire de « risque zéro ».
Nous appelons les parlementaires à refuser de voter ce texte indigne.
Signez ici la pétition contre la rétention de sûreté : http://www.contrelaretentiondesurete.fr/
06/01/200806/01/78 - 06/01/08 : 30 ans, la Cnil est déjà à bout de souffleCertains anniversaires ont un goût de cendres. Tel est le cas des 30 ans de la loi informatique et libertés du 6 janvier 1978, qui inaugura l’ère des autorités administratives voulues « indépendantes » du pouvoir en créant la Cnil (Commission nationale informatique et libertés). Clé de voûte du dispositif de protection de la loi de 1978, la commission fut surtout pensée par le législateur comme un garde-fou contre les immixtions de la technique dans la vie privée des citoyens et les progrès du fichage à mesure que l’informatisation de la société française s’accélérait. Trente ans plus tard, nul ne prétend sérieusement que cette ambition a été satisfaite. Si bien qu’Alex Türk, l’actuel président de la Cnil, se risque aujourd’hui sans exagération à employer les termes de « société de surveillance », doux euphémisme désignant le triomphe légal d’une société de contrôle généralisé. Comment la commission a-t-elle accompagné cette régression de grande ampleur présentée comme irréversible ?
On oublie que ses débuts se sont d’emblée accompagnés de critiques tenant notamment à sa représentativité et une absence flagrante de moyens au détriment de son pouvoir d’intervention. Il est vrai que marquée à droite et masculine, faisant la part belle aux représentants des sociétés multinationales consommatrices de fichiers, la Cnil était bien peu représentative du tissu social, quelques syndicalistes tenant lieu d’alibi. Par la suite, le jeu des nominations, combinant placement de personnalités et personnel politique en fin de course, a conduit à s’interroger sur les compétences attendues de ses membres. Les défaillances originelles que traduisent des pouvoirs et moyens misérables n’ont jamais été compensées, quand la Cnil n’a pas été purement et simplement ignorée ou écartée par les gouvernements. Ignorée car, alors même que sa création a été inspirée par les dangers résultant de l’interconnexion et de l’utilisation d’un identifiant unique, elle n’est pas consultée sur le projet consistant à permettre à la direction générale des impôts d’utiliser le numéro de sécurité sociale (NIR), finalement adopté en 1999 malgré les timides réserves de la commission. Ecartée, car depuis l’adoption de la loi Pasqua du 21 janvier 1995 légalisant la vidéosurveillance dans les lieux publics, la Cnil, considérée comme un gêneur, doit abandonner sa compétence au préfet, aux ordres du ministre de l’Intérieur. Les exemples abondent.
C’est ainsi qu’au fil des affaires, l’autorité de régulation a sombré dans une léthargie démentie en apparence de temps à autre par quelques avertissements médiatiques ou exceptionnellement par une dénonciation au Parquet — la Cnil ayant pris la singulière habitude de ne dénoncer qu’une infime fraction des plaintes dont elle est saisie. S’ajoute à cela l’attentisme, quand ce n’est le mépris, de nombreux chefs d’entreprises à l’endroit de la loi informatique et libertés, souvent considérée comme l’expression emblématique d’une bureaucratie paperassière hors d’âge.
Surtout, la commission ne s’est jamais départie d’une politique du consensus mou et de la négociation à tous crins consistant à ne jamais entrer en conflit frontal, à donner des gages d’indépendance afin de maintenir son rang d’autorité sans jamais contrarier sérieusement les ambitions du pouvoir. Arbitre se voulant raisonnable, encourageant dialogue et concertation, prônant une pédagogie à toute épreuve plutôt que l’offensive, la Cnil s’est ainsi installée dans le paysage sans véritablement déranger, alors que les libertés informatiques étaient peu à peu noyées dans l’eau tiède. Longtemps, seule la présentation en grande pompe de son rapport annuel à la presse lui a permis de donner de la voix. Et rien de très encourageant n’y figure, sinon l’augmentation systématique à deux chiffres du nombre de plaintes, demandes d’avis et réclamations. Tandis que le rapport gagne en volume, certains secteurs d’activités endossent d’une année à l’autre le bonnet d’âne.
La banque et le marketing direct, qui accompagnent l’essor du commerce électronique, sont ainsi constamment pointés du doigt. Tandis que la première segmente sa clientèle et établit des profils à risques, le second alimente de gigantesques bases de données à des fins de matraquage publicitaire. De leur côté, les salariés ont passé les multiples laisses électroniques d’une cybersurveillance omniprésente et protéiforme (courrier électronique, caméras, géolocalisation, biométrie…). Des codes de déontologie sont adoptés et des accords d’entreprises conclus, lesquels accompagnent l’engouement de la fin des années 80 pour l’autorégulation et la moralisation des comportements contre le couple étatisation-répression tombé en disgrâce au profit des multinationales de l’Internet et du commerce électronique.
Dans ce contexte, la Cnil a rapidement cédé le pas pour se muer en syndic de faillite. Il a fallu attendre la réforme du 6 août 2006 pour que la commission, « nain aux pieds d’argile », se voie dotée d’un pouvoir de sanction pécuniaire, seul en mesure d’inciter les entreprises à traduire en actes la loi informatique et libertés. Enfin, l’insignifiance de son budget est une constante de son histoire qui, loin de la mettre en mesure de faire face aux risques induits par la mise en réseau du pays, traduit sa véritable fonction de chambre d’enregistrement de toutes les lois techno sécuritaires. Ce laisser-faire traduit le fossé grandissant entre bonnes intentions affichées et désintérêt croissant - toutes majorités confondues - à l’égard des libertés informatiques que rogne irréversiblement l’adoption de lois liberticides dont le spectre du terrorisme sert de puissant levier. Pour expliquer cet abandon et l’absence de mobilisation politique, c’est encore le prétendu « consensus » autour du tout sécuritaire qui est cyniquement avancé. Masque tragique au service d’une morale d’escales qui exprime le recul saisissant de l’inspiration commune au maintien des libertés, la seule qui vaille.
Par David Forest, avocat et docteur en sciences politiques.
Dernier ouvrage paru :le Prophétisme communicationnel, Syllepse, 2004.
Source : http://www.ecrans.fr/A-30-ans-la-Cnil-est-deja-a-bout,2924.html 05/01/2008C'est pas pcq je ne fume pas que je me sens le droit de faire le facho revanchard...

Tous à Versailles le 4 février 2008 !"TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008" , MAIS QU EST CE DONC QUE CE SITE ?
Bonjour à toutes et à tous,
Le 4 février 2008, les parlementaires français réunis en Congrès à Versailles, vont devoir voter pour ou contre la modification de la Constitution permettant la ratification définitive du Traité européen de Lisbonne ("mini traité") impulsé par N. Sarkozy et A. Merkel.
C'est le choix qui a été fait par le Gouvernement français, appuyé par de nombreux parlementaires, pour revenir sur notre vote du 29 mai 2005 sans risque.
Comme l'a dit lui-même N. Sarkozy, on sait bien qu'un nouveau référendum pourrait apporter une nouvelle victoire du "NON" à l'Europe libérale et capitaliste.
Il faut une majorité des 3/5 au Congrès pour que cette ratification soit votée. L'UMP n'a pas, à elle seule, cette majorité qualifiée.
Le groupe du PS (le groupe le plus important dans l'opposition) peut donc, avec quelques autres, faire basculer le sens du vote. Or, à ce jour, le PS a choisi de plier devant N. Sarkozy et a pour l'instant décrété de voter pour cette ratification lors du Congrès.
Cela est inacceptable et il faut donc nous manifester pour rappeler aux élus notre vote du 29 mai 2005.
Ce site internet est donc une plateforme logistique, créée pour réunir et fédérer les sans-culotte de France et de Navarre qui souhaitent participer à une manifestation citoyenne le 4 février 2008.
Il s'agit, pour les initiateurs de ce site, de permettre le rassemblement du plus grand nombre le "Jour J" du Congrès (Assemblée Nationale et Sénat réunis à Versailles selon l'article 89 de la Constitution de 1958)' , pour faire entendre notre voix et demander que soit respecté notre choix du 29 mai 2005.
Il s'agit de s'opposer, en se manifestement physiquement, à ce que le Congrès ratifie le Traité de Lisbonne, pour contraindre le Gouvernement à nous soumettre ce texte par la voie référendaire.
Les mots d'ordre, drapeaux et couleurs, des participants à cette manifestation du 4 février 2008 seront ensuite "à la charge" des organisations, partis , individus, respectivement concernés, mais il va de soi qu'ils seront tous tournés vers un seul objectif: ++ Non à la ratification en Congrès, oui au référendum populaire! Respectez notre "NON++
"TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008" se propose donc simplement de tout mettre en œuvre pour permettre au plus grand nombre d'entre nous de se retrouver en fin de matinée le 4 février 2008 à Versailles face aux élus du peuple, quand ils devront engager leur voix sur un acte aussi grave.
C'est notre combat commun, c'est un combat de la gauche républicaine et démocrate, il transcende les clivages et les partis.
Aussi, nous vous engageons à vous inscrire ici, par région, et à nous envoyer un mail précisant notamment:
- le nombre de participants
- la somme allouée à la participation
- le lieu souhaité pour un passage en car ou un co voiturage ou un compartiment de train (si pas assez de personnes pour louer un car)
Les responsables des régions prendront contact avec vous le plus rapidement possible. Votre engagement sera ferme et définitif une fois ce contact pris.
Faites passer le message et retrouvons nous nombreux/ses.
Salut et fraternité
http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr/  |
| Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels
De l'identité bisexuelle :
La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être.
C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire.
Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.
De la dignité bisexuelle :
L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.
Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.
Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.
Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)
Des droits des bisexuel-le-s :
Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.
Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence.
Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.  |