29/09/2008Soyez inscrits pour une année douce et sucrée !
"Notre Dieu et Dieu de nos pères, règne sur le monde entier dans Ta gloire, et présides au monde dans Ta charité, et révèle dans la gloire ta puissance sur toutes les créatures terrestres, et il sera connu à toute œuvre que Tu l'as ouvrée, et toute créature comprendra que Tu es son créateur, et chacun dira en son âme, Hachem est Dieu d'Israël, Roi, et Son règne surpasse tout autre règne."
- liturgie de Roch Hachana. Accusé de pédophilie, un policier témoigne dans « Calomnie »
Source
Christophe Bridou, ex-policier dont l’affaire a été révélée par Rue89, raconte dans « Calomnie », un livre qui vient de sortir, sa longue descente aux enfers après avoir été accusé de pédophilie par l’ancienne ministre Nelly Olin.
Suite à l’ordonnance de non-lieu rendue en juillet 2007, l’heure de la contre-attaque a sonné pour celui qui se dit victime d’une cabale homophobe. Il porte plainte pour dénonciation calomnieuse et saisit la Halde et la Cour européenne des droits de l’homme.
Ancien chef de la police municipale de Garges-lès-Gonesse (Val d’Oise), Christophe Bridou a été révoqué de ses fonctions en 2002 suite à des accusations de Nelly Olin, ancienne maire de Garges-lès-Gonesse et ministre (Une semaine avant la prononciation du non-lieu, Nelly Olin a démissionné de son poste de 1er adjoint au maire Garges-lès-Gonesse le 13 juillet 2007), de détournements de bien public et de recel de photos à caractère pédophile.
Ce jeune père de famille expliquait, à Rue89 en septembre 2007, le cauchemar qu’il a vécu pendant plus de six ans : l’humiliation de la garde à vue, les perquisitions, la rue, la mendicité, les tentatives de suicide, l’isolement…
Dans « Calomnie », il décrit de façon directe et touchante le calvaire qu’il a vécu au quotidien, puis son soulagement le jour où l’ordonnance de non-lieu a été rendue.
Ayant essuyé un premier refus de réintégration de la part du nouveau maire et suite à l’annonce d’un nouveau délai pour statuer, il menaçait en février 2008 d’entamer une grève de la faim. Finalement, la Justice a pressé le pas et vient de débouter Christophe Bridou de sa demande. Pour lui, c’est évident, les pressions politiques perdurent. (Voir la vidéo.)
« Alors que j’ai suis innocenté sur le plan judiciaire, on ne veut pas reconnaître mon innocence au niveau administratif », soupire l’ex-policier qui a décidé de faire appel.
« On ne veut vraiment pas que cette affaire avance »
En parallèle, Christophe Bridou a porté plainte pour dénonciation calomnieuse contre son ancien adjoint -« à la tête de l’affaire » d’après lui-, contre Nelly Olin et contre la mairie :
« Cela fait plus d’un an que j’ai déposé plainte, aucun nouvel élément n’a été présenté, et pourtant on ne m’a toujours pas communiqué le nom d’un juge d’instruction ! On ne veut vraiment pas que cette affaire avance. Pourquoi Nelly Olin et mon ancien adjoint n’ont toujours pas été entendus par la Justice ? »
Appuyé par l’association SOS homophobie, Christophe Bridou a saisi la Halde pour discrimination. Il s’est également rapproché de la Cour européenne des droits de l’homme car, d’après lui, il y a eu violation de l’article 6 de la Convention, qui prévoit que « toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue (…) dans un délai raisonnable. »
« Entre le moment où j’ai été mis en examen et l’ordonnance de non-lieu, plus de six années se sont écoulées. Un temps record ! […] J’aimerais que mes accusateurs s’expliquent et me demandent pardon, qu’il y ait une Justice en France. Dans ce pays, les innocents sont très mal perçus. On a du mal à parler de l’affaire d’Outreau, de l’affaire Dreyfus. On n’en parle pas car ça gène. »
En attendant de réintégrer la police, Christophe Bridou est gardien à mi-temps. Et ne gagne que 500 euros par mois, une fois les pensions alimentaires déduites. Mais après de longues années de séparation, il passe enfin du temps avec son fils
Une nouvelle forme de résistance civique et pacifique !
Source
Des affamés ont pique-niqué au supermarché
Comment faire face aux faims de fin de mois ?
Une solution, pique-niquer dans un supermarché.
Samedi 27 septembre, le Nouveau Parti Anticapitaliste d’Olivier Besancenot, organisait un pique-nique géant au Carrefour de Saint-Denis. Ambiance généreuse et bon enfant.
Ils avaient tout de simples clients dans ce supermarché Carrefour de Saint-Denis, passant de rayon en rayon pour remplir leur caddie de produits alimentaires de toute sorte.
Mais ces clients-là ne passeront pas à la caisse.
« Onze heures… allez, c’est parti ! » : sortie d’on ne sait où, une nappe est déployée sur un présentoir, table improvisée où, en quelques secondes, sont installés tous les produits récoltés : « La grande distribution grignote notre pouvoir d’achat, grignotons-là ! », peuvent entendre des clients stupéfaits, auxquels il est tout simplement proposé de venir se servir aux frais de Carrefour.
Peu oseront, malgré les encouragements des membres du collectif « L’appel et la pioche », organisateurs de cette action. Une joyeuse cohue se forme toutefois assez vite, entre ces militants festifs qui, entre deux slogans, servent boissons et gâteaux, les clients curieux qui se pressent (« C’est pour une promotion ? »), quelques journalistes et des vigiles un peu déconcertés.
C’est la deuxième fois que le collectif L’appel et la pioche mène une opération de ce type dans un supermarché de Paris ou de sa proche banlieue.
Ce « comité précarité », associé au processus de formation du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) annoncé par Olivier Besancenot, regroupe des militants en situation précaire : chômeurs, travailleurs pauvres et étudiants aux fins de mois difficiles.
« Carrefour a augmenté ses prix de 9% en huit mois » s’exclame Simon, 22 ans, tout en invitant des enfants – moins farouches que maman – à se servir dans un paquet de bonbon.
Pour lui, ces opérations « pique-nique en supermarché » sont une réponse aux marges excessives réalisées par la grande distribution sur les produits alimentaires : « c’est de la désobéissance civile, oui, par rapport à quelque chose qui n’est pas acceptable ».
Sur le tract distribué aux clients, plusieurs revendications qui rejoignent le programme de la gauche radicale : hausse des salaires de 300 euros pour tous, gel des prix, taxations des profits de la grande distribution, suppression des produits de la première nécessité… et un appel à rejoindre le processus de construction du NPA.
Un peu dépassés au début, les vigiles arrivent peu à peu à évacuer les militants, lesquels ne recherchent pas l’affrontement « Ils étaient gentils ! Ça s’est beaucoup mieux passé que la dernière fois, où les vigiles avaient recouvert notre table avec une bâche, et s’étaient montrés bien plus agressifs qu’aujourd’hui », remarque une participante.
Simon veut rencontrer le gérant du magasin. Mais « ça n’est pas possible ».
Si, on s’en doute, l’action n’est donc pas du goût de Carrefour, les clients, eux, semblent la voir d’un assez bon œil.
Karim, client régulier de ce magasin, dit partager le constat des militants : « Trop chère, la vie. A la fin du mois, c’est plus possible ».
Un autre se réjouit : « C’est bien qu’il y ait des gens pour agir. Tout le monde se laisse faire, ça peut plus continuer ».
Une membre de « L’appel et la pioche » confirme : « Au début, les gens sont très surpris, n’osent pas ce servir. Mais généralement ils voient plutôt ça d’un bon œil, prennent nos tracts, nous remercient parfois ».
Les caméras étaient nombreuses aujourd’hui à couvrir l’opération.
L’initiative étant appelée à se répéter à chaque fin de mois. « Quand ça commence vraiment à devenir difficile pour tous ceux qui, comme nous, vivent dans la précarité ».
28/09/2008Bon dimanche, sous vos applaudissements !Commentaires sous cet "article"
Je suis mort de rire, je viens d'apprendre que je suis le "père spirituel" du "nouveau" GA (c'était mieux avant) : "C'est devenu un site politico-cucul-bienpeupensant. La ligne "neu² borné, délateur et invectivant", celle que représente depuis le début Furyo, a vaincu par défaut tout le reste. " Et en plus il me pompe mon "neu²"...
"Matt est un adepte du laisser-faire, il vaut mieux garder RAS qu'accueillir des nouveaux."
Je dirais même plus, il ne perd pas son temps à répondre aux imbéciles haineux, suffisants, yakaistes et méprisants, il se contente de bosser pour qu'ils puissent se plaindre gratuitement sur le jdi.
J'ai mis des années pour comprendre (je suis un neu²), mais j'ai fini par adopter son point de vue et sa méthode et finalement c'est tellement plus drôle et constructif, surtout quand on lit dexter².
Les chiens aboient et la caravane passe...à quand dexterattitude ?
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28/09/08 - 16:43
Pourris de socialos qui tuent toute qualité élitiste dans ce beau pays !
Tondons Matt !
— furyo
28/09/08 - 16:45
Méfie-toi Furyo, tes raisonnements et ton manque d'humour sont tellement connus que quand tu essaies de manier l'ironie, tu devrais prévenir avant parce qu'on pourrait croire que c'est du premier degré.
— dexter-dexter
28/09/08 - 17:35
Non, je ne pense pas, les gens d'ici sont plus intelligents que tu sembles le croire...
Et ceux qui me lise réellement sans aprioris et sans se prendre au sérieux savent que l'ironie et l'humour noir sont mes tons préférés.
En tous cas t'es le seul que je connaisse qui a besoin d'écrire son nouveau pseudo deux fois pour s'en rappeler.
;)
Ps : c'était une réponse au premier degré, évidemment, mais comme tu as besoin que je précise...
— furyo
28/09/08 - 17:35
*lisent
— furyo
28/09/08 - 17:37
Furyo, je t'ai permis de laisser une réponse, c'est tout, tu m'as blacklisté il y a bien longtemps, il n'est pas question que je te permette de venir te défendre ici.
— dexter-dexter
28/09/08 - 17:40
mwahhahhahha
— furyo
28/09/08 - 17:41
Furyo, dégage, sac à vinasse de messe.
— dexter-dexter
28/09/08 - 17:45
Arrête, on dirait du RAS...
— furyo
28/09/08 - 17:46
T'es devenu obèse un mangeant léger ?
— dexter-dexter
28/09/08 - 17:48
Puis t'es bien placé pour faire la leçon sur ce qu'il faut dire ou pas vu ta manière de "parler" de ta femme.
— dexter-dexter Les Fonctionnaires Sont Des Pourris. Les Fonctionnaires Sont Des Salauds. Les Fonctionnaires Attaquent Les Vieilles Dames Devant Les Distributeurs Automatiques De Billets. Les Fonctionnaires Ont Tué John Fitzgerald Kennedy. (Liste Non Exhaustive)Les fonctionnaires sont décidément de fieffés salauds, ils enlèvent la nourriture de la bouche de nos enfants et c'est de leurs faute si le monde va mal, que l'économie va mal et que notre pays "n'est pas assez performant".
D'ailleurs je suis sur que c'est eux qui ont enlevé le point de croissance des dents de "notreprézidentbienaimé" et qui ont foutu en l'air l'économie mondiale par leur protectionnisme arriéré et leur méthode mafieuses.
Les fonctionnaires sont des privilégiés, au surplus, les fonctionnaires sont des gros pourris, corrompus jusqu'à la moelle, voir plus.
Bon, pour ce qui est des privilèges, c'est vrai, je me doutais un peu, on m'en a beaucoup parlé quand j'exerçais derrière un guichet, ça et le fait que je ne bossais que 20h par semaine, avec 3 mois de vacances pour un salaire de 15 000 francs (~2000 euros) net d'impôt et de charges, évidemment.
Il m'arrive de lire les unes de la presses en passant devant mon kiosque habituel, c'est difficile dans ces conditions d'ignorer que des millions de branleurs (moi) se gobergent aux frais du contribuable (moi). Merci à Jacques Marseille et ses amis de nous éclairer depuis toutes ces années sur les raison du déclin final de la France !
Deux exemples, de mémoire internétique :
"Le Nouvel Obs" : "Ces privilèges dont les Français ne veulent plus". "Les vrais plus des fonctionnaires". "Sport national, la dénonciation des avantages statutaires du public repose sur quelques fondements difficilement contestables. Exemples et explications".
"L'Express" : "FONCTIONNAIRES. LES RAVAGES DE LA CORRUPTION."
En lettres de onze mètres de haut.
"L'Express" a "enquêté", pour démontrer ces ravages, "sur une série d'histoires inédites, pittoresques ou dramatiques. Mais toujours accablantes."
"L'Express" n'a cependant collecté aucune donnée chiffrée - de sorte, c'est un peu embêtant, qu'on ne sait pas du tout combien sont les fonctionnaires corrompus, au sein de la fonction publique ravagée par la corruption.
"L'Express" parle juste d'une "infime minorité".
Infime, certes.
Mais puissante.
Un lobby.
Une dérive communautaire.
Un état dans l'Etat.
Puisqu'elle cause, rappelez-vous, des "ravages"...
"L'Express" prévient: "Mais attention! Fini le laxisme (...) Désormais les sanctions pleuvent. Ainsi dans la police. Pour la seule année 2005, 147 fonctionnaires ont été révoqués, dont 17 pour des faits de malversation ou de corruption"...sur un peu plus de 147 000.
Ps: Je tiens quand même à préciser, même si je n'ai pas (encore) les chiffres exacts, que seule une minuscule minorité de fonctionnaires (français) a buté Kennedy.
Ps2 : combien vont être vraiment en grève le 10 novembre ? On parie sur pas des masses ?
Ps3 : merci à M. Fontenelle pour son blog.
27/09/2008Autriche : gros succès du supermarché pour les pauvresAutriche : gros succès du supermarché pour les pauvres
Par Blaise Gauquelin | Source | Pour écouter les sons et voir les vidéos, allez à la source.
Au Vinzimarkt de Vienne, ouvert par une association catholique, le pain est gratuit et les autres produits sont vendus au tiers de leur prix.
(De Vienne) En pleine campagne électorale, il y a des inaugurations qu’un ministre des Affaires sociales se doit de ne pas rater. Le social-démocrate Erwin Buchinger, a donc fait son boulot en coupant le cordon du tout nouveau Vinzimarkt, à Vienne, le 18 septembre.
« Gut und billig » (« Bon et pas cher »), titre la devanture de ce qui ressemble, vu du trottoir, à un supermarché comme les autres. Pourtant, il n’y a pas partout, comme ici, une queue qui se forme à chaque ouverture du rideau de fer.
C’est qu’ici, on ne fait pas de profit : on vend le chou, les gaufrettes et les lames de rasoir à 30% de leur prix classique… de quoi attirer le chaland.
Toutefois, tout le monde ne peut pas faire ses courses dans cette supérette du centre-ville, ouverte grâce à une association catholique.
Pour pouvoir remplir son cadi en parcourant les 170 mètres carrés de rayons, il faut être « membre ». Et pour être « membre », il faut être… « pauvre », c’est à dire prouver que l’on gagne moins de 800 euros par mois pour une personne seule et moins 1 150 euros pour un couple. Un plafonnement des ressources que cette mère de famille est « heureusement » loin de dépasser.
Cette dame repartira les mains vides : devant l’affluence, les trois employés débordés ont décidé de fermer les portes plus tôt que prévu. Il faut dire qu’en quatre jours seulement, ils en ont déjà établi 400, des cartes de membre ! Conséquence : les étagères sont presque vides…
A Vienne, l’une des villes les plus riches du monde, où l’opulence s’affiche à chaque coin de rue, le succès du « supermarché social » en a étonné et déprimé plus d’un.
« Alors qu’on détruit quotidiennement des tonnes d’invendus », enrage le prêtre Wolfgang Pucher, qui milite depuis des années pour l’ouverture du magasin, « il y a toujours plus de gens en Autriche qui n’ont plus la possibilité de se procurer des produits de première nécessité. »
Les yaourts mal étiquetés, les conserves arrivées à quelques jours de leur date de péremption, les paquets de lessive un peu déchirés, d’habitude jetés par les grandes enseignes, le Vinzimarkt les récupère gratuitement donc, pour les vendre à des prix défiant toute concurrence.
Du coup, on vient de loin pour profiter de l’aubaine. Cette dame par exemple, âgée d’une quarantaine d’années, a traversé toute la ville, notamment aussi parce qu’on distribue ici du pain gratuitement.
Certaines des personnes qui font la queue dans le froid pourraient aller chercher de la nourriture dans les centres de distribution gratuite. Mais beaucoup disent qu’il est plus valorisant de sortir pour faire ses courses, de choisir en rayon, de passer à la caisse, plutôt que de simplement tendre la main.
Un client souhaite d’ailleurs que l’initiative fasse des petits.
Voeu exaucé : le 16 octobre, un nouveau supermarché de ce genre ouvrira ses portes dans la capitale autrichienne. Une annonce dont se réjouit le ministre des Affaires sociales, heureux que des « initiatives privées » viennent aider l’Etat qui, dit-il, « ne peut pas être là à chaque fois qu’une aide est nécessaire. » Aurevoir Paul
Paul Newman n'est plus.
L'acteur américain s'est éteint vendredi des suites d'un cancer du poumon, selon une porte-parole de sa fondation, Newman's Own "Notre ami Paul Newman va nous manquer, mais nous avons eu la chance de connaître cet être remarquable".
Il était âgé de 83 ans.
Nominé dix fois aux Oscars, il a reçu deux statuettes d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Il avait obtenu l'Oscar du meilleur acteur pour "La Couleur de l'argent" de Martin Scorsese en 1986.
Il a tourné dans plus de cinquante films et a travaillé avec les plus grands du cinéma américain, d'Alfred Hitchcock à John Huston en passant par Robert Altman, Martin Scorsese et les frères Coen.
Et tourné au côté d'Elizabeth Taylor, Lauren Bacall, Tom Hanks et, dans un de ses rôles les plus célèbres, Robert Redford, dans "Butch Cassidy et le Kid". Paul Newman était marié depuis 1958 avec l'actrice Joanne Woodward, qui a joué dans plusieurs des films qu'il a réalisé, comme "Rachel, Rachel" ou "La ménagerie de verre".
Opposant farouche à la guerre du Vietnam, et militant des droits civiques, il aimait a répéter qu'il était sur la "liste des ennemis" du président républicain Richard Nixon. Proche du parti démocrate, il a participé à plusieurs campagnes présidentielles. Il s'est également investit dans de nombreuses œuvres de charité, qu'il a pu financer grâce aux bénéfices de sa ligne de produits alimentaires, lancée dans les années 1980.
Le talent de Paul Newman ne se limitait pas au cinéma. Passionné de course automobile, ce père de six enfants avait remporté la deuxième place aux 24 heures du Mans en 1979.
En mai 2007, il avait confié à la télévision ABC qu'il abandonnait sa carrière d'acteur : "Je ne me sens plus capable de travailler au niveau que je souhaite, expliquait-il, Quand on commence à perdre la mémoire, la confiance, sa capacité d'invention, il vaut mieux tout arrêter." Il avait alors renoncé à une adaptation au théâtre Des souris et des hommes, de John Steinbeck.
Mes films préférés dans le quel il joue : Luke la main froide (1967), Butch Cassidy et le Kid (1969), Exodus (1960). L'Arnaque (1973), Le Grand saut (1994), Les Sentiers de la perdition (2002).
Souvenirs, souvenirs :
Raindrops keep falling on my head (B.O. Butch Cassidy et le Kid)
" Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple."
- Jacques Prévert 26/09/2008"Que sont mes amis devenus,
Que j’avais de si près tenus…
Et tant aimés ? Ils ont été trop clair semés,
Je crois le vent les a ôtés. L’amour est morte.
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte. Les emporta. "
-Rutebeuf. "L'optimiste est un imbécile heureux... et le pessimiste, un imbécile malheureux."
- Georges Bernanos 24/09/2008Ben Harper - Power of the Gospel
It will make a weak man mighty.
It will make a mighty man fall.
It will fill your heart and hands or leave you with nothing at all.
It's the eyes for the blind and legs for the lame.
It is the love for hate and pride for shame.
That's the power of the gospel.
That's the power of the gospel.
That's the power of the mighty, mighty power.
That's the power of the gospel, well.
That's the power of...
Gospel on the water,
Gospel on the land.
The gospel in every woman,
And the gospel in every man.
Gospel in the garden,
Gospel in the trees.
The gospel that's inside of you,
Gospel inside of me.
That's the power of the gospel.
That's the power of the gospel.
That's the power of the mighty power.
That's the power of...
That's the power of the gospel.
In the hour of richness,
In the hour of need.
For all of creation comes from the gospel seed.
And you may leave tomorrow and you may leave today,
But you've got to have, got to have the gospel when you start out on your way.
That's the power of the gospel.
That's the power of the gospel.
That's the power of the mighty power.
That's the power of the gospel.
That's the power of the gospel.
That's the power of the gospel.
That's the power of the gospel.
"Rien d’humain n’est adéquat, rationnel ni universel. Ce qui surprend et inquiète notre raison. "
- Michel Foucault 23/09/2008Illusions guerrières"Au début de cet autre voyage vers la nuit qu’est « Au cœur des ténèbres », Conrad décrit une canonnière qui s’obstine dérisoirement à bombarder la jungle impénétrable d’une côte africaine. Impuissance des puissantes nations.
Deux siècles après l’aventure coloniale, l’occident est à nouveau victime de la même illusion et du même mensonge : ceux d’une mission civilisatrice dont les hauts faits s’écriraient à la pointe du fusil. Mais la victoire annoncée comme acquise en 2001 en Afghanistan se dérobe toujours plus, tout aussi insaisissable qu’elle l’était hier pour l’armée Soviétique ou aujourd’hui en Irak pour les USA.
Il faut le répéter, encore et toujours. La guerre n’est pas la solution. La guerre c’est le problème." (...)
"Et aujourd’hui il s’avère que quatre des 10 soldats français tués en Afghanistan le 18 août se sont rendus aux talibans, et ont été presque immédiatement exécutés (égorgés à l'arme blanche). Leur interprète a apparemment disparu peu de temps avant le début de la mission.
Les deux hélicoptères français qui auraient pu contribuer à renverser la situation étaient trop occupés à protéger Hamid Karzai, ce président Afghan sans pouvoir, pour intervenir pour leurs propres soldats.
Un militaire français a décrit les talibans avec une franchise brutale : « ce sont de bons soldats, mais des ennemis sans pitié. »"(...)
"Joseph Conrad, qui avait compris l’impuissance des nations puissantes, aurait certainement su écrire quelque chose à ce sujet. Oui, nous avons perdu après avoir gagné en Afghanistan et maintenant, nous allons perdre en tentant de vaincre à nouveau."
- Robert Fisk, The Independent, 20 septembre 2008
"Un gouvernement a été mis en place en Afghanistan et les islamistes ne font plus la loi à Kaboul. Il y a bien sûr de temps en temps un jet de grenade à main, un tir de mortier - mais à New York et à San Francisco, des gens meurent aussi. Quant à moi, je suis plein d’espoir. "
- Donald Rumsfeld, 2001.
« The French did not have enough bullets, radios and other equipment, the report said. The troops were forced to abandon a counterattack when the weapons on their vehicles ran out of ammunition only 90 minutes into a battle that stretched over two days. » le quotidien canadien « Globe & Mail » faisant état samedi d’un rapport secret de l’Otan.
À vouloir faire taire la vérité, elle finit par triompher.
Pourquoi le gouvernement de François Fillion sent le besoin de cacher, au peuple, la vérité sur les événements tragiques de l’Afghanistan ?
La vérité finit toujours par sortir. Et lorsqu’elle a été dissimulée, elle revient à la lumière, crue et brutale. [Source]
Pour aller plus loin :
- Guerre d'Afghanistan : les clés du débat
- Pourquoi l’armée française doit se retirer d’Afghanistan
22/09/2008IchtusSuper week-end de retraite avec mon groupe de prières et de louanges pour préparer l'année !
Ca a été un très bon moment en compagnie du groupe, un moment de chaleur humaine, de forte spiritualité et de réflexion profonde...
J'ai dans la tête plein de petits détails, de mots drôles ou touchants, de manifestations de joie et de la force de l'Esprit Saint, plein de choses que j'ai pu apprécier, la louange de ce matin, bien que coassante au début, si pleine de ferveur, de complicité, de joie...la messe que nous avons animé, ce moment ensemble à Vallensanges, la disponibilité des uns des autres pour les uns et autres, une chapelle sur place pour des moments de recueillement, de conversation à cœur ouvert avec Dieu...ca fait un bien fou !
J'ai beaucoup pensé à vous et prié pour vous, particulièrement pour mon adoré filleul et sa famille (pour qui de toutes façon je prie tous les jours, mais là ce fut autrement), puis à ceux que je sais dans des moments difficiles. Je crois à la force de la prière et à l'intercession, d'un point de vue moins religieux, on peut dire que j'ai passé à émettre des ondes positives pour ceux qui me semblent en avoir besoin, ca ne peut que faire du bien. "La formule sacrée du positivisme : l'amour pour principe, l'ordre pour base, et le progrès pour but "
- Auguste Comte 21/09/2008Y a de ces dingues !Un SDF belge tabassé pour cause de ramadan
Ces faits odieux se sont déroulés lundi dernier à Bruxelles, rue Blaes, vers 19h. Un sans-abri s’est fait tabasser avec une violence extrême par un père musulman et son fils devant un dispensaire. Le père a d’abord hurlé à son encontre qu’il n’avait « pas le droit de boire pendant le ramadan », avant de s’en prendre à lui, rejoint ensuite par son fils qui s’est rendu coupable des pires faits de violence. Serge, le sans-abri en question, était effectivement en train de boire une bière.
Rachid, le fils de 21 ans, a été arrêté et placé sous mandat d’arrêt pour coups et blessures ayant entrainé une incapacité de travail, selon le parquet qui confirme les faits. Comme explication devant le juge, les deux fanatiques ont expliqué qu’à leur sens, leur agression relevait de la légitime défense !
Tabassé à coups de barre incrustée de clous, il a échappé de peu à la mort. “Un des clous a frôlé l’artère fémorale”, explique Serge.
Alexandre, 65 ans, qui habite en face, a entendu des cris. “Ce que j’ai vu dépasse tout. Le jeune homme a pris une barre incrustée de clous. Il a frappé la victime qui était à terre”, explique Alexandre. “C’était un vrai lynchage. Il y avait du sang partout. Le père et le fils frappaient.”
Serge a tenté de se défendre en mettant ses bras devant son visage. “J’ai cru mourir. Quand j’ai vu une giclée de sang sortir de ma jambe droite, j’ai cru que c’était fini. J’ai perdu deux litres de sang.”
Sans ressources, Serge, qui a besoin de béquilles pour marcher, n’a pas les moyens de s’en procurer. “Je n’ai rien, même pas de quoi téléphoner. C’est un ami qui m’a prêté des vêtements. Je ne sais pas quand je vais pouvoir sortir de l’hôpital. Le trou dans la jambe est pour l’instant trop profond.”
Source : rtlinfo.be 19/09/2008Crise : la petite BD qui court de banque en banque Une petite BD qui circulait depuis quelques mois dans les bureaux des grandes banques de New York dont les auteurs mériteraient le prix Nobel de la vulgarisation, si l’académie suédoise avait la bonne idée de le créer.
Disponible, traduite en français.
Vu sur Rue89.
Déficits publics, mais bénéfices privés !Ils socialisent les pertes ! Arrêtez de soutenir les banqueroutiers !
Inverser la logique de ce système en faillite : ne subventionnez pas les spéculateurs, augmentez les salaires !

“C’est la plus grande crise financière depuis cent ans” (Alan Greenspan)
Le système capitaliste libéral est un système d’exploitation forcené de la force de travail de centaines de millions de salariés (1 milliard et demi de salariés, dont des millions de travailleurs pauvres + 1,5 milliard d’informels - ces enfants qui désamiantent les bateaux des riches en Inde...) :
- il les met en pseudo concurrence pour aligner leurs salaires et protection sociale vers le bas,
- il siphonne au maximum les fruits de ce travail pour le plus grand bénéfice du capitalisme financier, trois hommes sur cette planète possèdent plus que les 48 pays les plus pauvres,
- ils exercent pour ce faire, une véritable dictature médiatique, et institutionnelle,
- ils trichent contre la démocratie (par exemple en Europe, imposant TCE libéral et traité de Lisbonne contre la volonté des peuples), multiplient les guerres (Irak, Afghanistan...)
- ils spéculent à la puissance 10 avec l’argent qu’ils extorquent spoliant ceux qui ont produit ces richesses...
et quand ils coulent, à cause de leurs vols, combines, spéculations, fraudes... et autres LBO, subprime... ils viennent se rabattre auprès des ETATS et puissances publiques, que d’habitude ils méprisent, pour se faire renflouer, pillant une seconde fois nos maigres ressources communes publiques existant encore (au détriment de nos écoles, de nos hôpitaux, etc.)
L’état fédéral US socialise actuellement les pertes du privé ( 200 milliards de dollars + 85 milliards + encore autant aujourd’hui... et demain ?).
Au lieu de les sanctionner, pour sauver ce maudit système financier, les gouvernements libéraux paient les fraudeurs et spéculateurs avec l’argent des contribuables qui sont pourtant les premières victimes du krach : les victimes paient ainsi deux fois, emprunteurs spoliés et citoyens taxés.
En France, il y a déjà l’équivalent de 17 milliards d’euros envolés en fumée à cette heure (combien demain ?) par contre - coup de ce qui passe outre-atlantique
"Les caisses dont vides" prétend cet insolent Bling-bling Sarkozy : mais il trouve 17 milliards pour aider les capitalistes à s’en sortir. Sarkozy gouverne pour 2 % des privilégiés de ce pays au détriment de 91 % de la population active salariée qui produit l’essentiel des richesses et qui n’en reçoit pas la part qu’elle mérite... il s’occupe des yachts à Aden, (les yachts ça lui plait, Bolloré copain et Tapie coquin), et il taxe les gobelets en plastique que les petites gens qui font des "pots" (sans porcelaine) achètent...
C’est pour cela que le 7 octobre nous manifesterons avec l’OIT pour "un travail décent"
C’est pour cela que nous disons qu’il s’agit sous nos yeux de la faillite du capitalisme libéralisme financier "la plus grande crise monétaire depuis cent ans" dit Alan Greenspan, un orfèvre en la matière
Que la vérité soit faite :
- transparence bancaire ! Que les spéculateurs soient punis et sanctionnés pas renfloués par nos impôts !
Sarkozy prétendait que les riches en s’enrichissant tiraient tout le monde vers le haut, faux, ils entraînent le monde vers la catastrophe !
- Il faut rompre avec le monétarisme !
- Il faut reprendre et redistribuer les richesses accumulées non pas aux banquiers pour qu’ils continuent leurs spéculations, mais aux salariés pour relancer l’économie
En France, jamais il n’y a eu autant de richesses produites et autant d’inégalités, les caisses privées sont archi pleines, elles débordent :
- 105 milliards de profits au CAC 40 ( multipliés par 2 en 5 ans)
- 148 milliards d’euros pris par les profits aux salaires
- 65 milliards d’euros distribués par l’état aux entreprises
- 72 milliards d’euros de “niche fiscale”
- les 500 premières familles ont gagné 80 milliards d’euros de plus l’an passé que l’année précédente
- les patrons se sont augmentés de 58 % l’an passé, stock option, retraites dorées, parachutes pour rupture de contrat, délits d’initiés, ententes monopolistiques : Stanley O'Neill, à la tête de Merrill Lynch (coulé), a empoché à son départ un chèque de 160 millions de dollars ; Martin Sullivan, directeur de AIG (coulé), 68 millions de dollars ; le patron de Fanny Mae (coulé), « seulement » 14.1 millions de dollars)
- 15 milliards de “bouclier fiscal” pour les plus riches
-> rappelez vous que le fameux trou de la sécu qui nous pousse à priver de plus en plus les gens des soins essentiels n'est QUE de 8,5 milliards (pas par an, tout court)
Arrêtez les spéculateurs ! Par la hausse immédiate des salaires et par l’impôt direct et progressif, il faut immédiatement une alternative à la crise qui menace tout le système !
- 10 euros de l’heure, 200 euros pour tous,
- Impôt républicain progressif sur les fortunes et les sociétés !
- Élargissez le service public (La Poste, Edf, Sncf...)
Le marché sans le poids dominant de la puissance publique, sans contrôle des citoyens, du Parlement, de la démocratie, ça ne marche pas, ça s’écroule ! «Il n’y a pas de retour de l’Etat»Source
Selon Jacques Généreux, le marché a toujours été défendu par la puissance publique.
Jacques Généreux est professeur à l’Institut d’études politiques de Paris, et auteur de La Dissociété (ed. Seuil, 2008).
L’interventionnisme du gouvernement américain pour tenter d’endiguer le krach financier marque-t-il le retour de l’Etat ?
Il n’y a pas de retour de l’Etat parce qu’il n’a jamais reculé. Son poids n’a pas cessé d’augmenter aux Etats-Unis. Simplement, il a changé de nature. Ce n’est plus un Etat-providence qui redistribue, c’est un Etat privatisé, au service des marchés, des profits. Il n’a cessé de donner plus de liberté à la finance, aux entreprises. Quand celle-ci débouche sur la crise, il doit intervenir en urgence.
Mais jamais le gouvernement n’avait lâché autant d’argent pour sauver son économie…
Il n’a pas le choix. Il paie aujourd’hui le prix de son engagement au service de la dérégulation, de la déréglementation, du laisser-faire au service du capital. Ce n’est pas la finance qui est devenue folle, c’est l’Etat américain qui l’est. Il l’a laissé prospérer et elle risque de tout emporter ! Il joue l’Etat pompier, alors que c’est lui l’incendiaire.
Et c’est nouveau, ça ?
Non, les Etats-Unis sont depuis longtemps schizophrènes : très libéraux en microéconomie (entreprises, marchés) et très keynésiens en macroéconomie (politique économique). Depuis la rupture du contrat social hérité des Trente Glorieuses et l’avènement des idéologues du néolibéralisme, cette schizophrénie s’est aggravée.
C’est-à-dire ?
D’un côté, l’Etat fédéral se désengage de ses prérogatives sur le social, l’éducation, les retraites, engendrant une société plus dure et plus inégalitaire que jamais. Alors, de l’autre côté, pour éviter le désordre social, il est obligé de garantir la croissance et l’emploi par une forte intervention sur la politique budgétaire et monétaire. Mais la violence sociale persiste. Et cet Etat de classe devient de plus en plus un Etat pénitence et un Etat policier. Objectif, donc : assurer l’ordre social chez les plus pauvres, maintenir la prospérité économique chez les plus riches. D’où cette rhétorique néolibérale du «on a rien sans rien», qui vient substituer le workfare (allocations conditionnelles) au welfare (aide publique généralisée). Et ce n’est pas vrai que pour les Etats-Unis.
Une page de l’histoire du capitalisme dérégulé est-elle quand même en train de se tourner ?
Il faudrait pour cela qu’on sorte de la logique de l’Etat qui met des rustines, écope, alors que le bateau prend l’eau de toute part, faute d’avoir cloisonné les secteurs financiers (banques, assurances, crédits, etc). Il faudrait sortir, comme après chaque crise, des débats sur la morale, la transparence, la chasse aux bandits Et s’attaquer au débat de fond : changer de cap.
Changer de système, ou mieux le réguler ?
Arrêter d’avoir une confiance aveugle en le marché comme seul règle de prospérité. Encadrer la libre circulation des capitaux. Créer des agences de notation publiques… Or, pour l’instant, personne ne remet en cause cette erreur fondamentale du marché roi. Bref, avoir un contrôle plus aigu, en amont des crises, pour éviter qu’elles ne se reproduisent aux Etats-Unis, comme c’est le cas depuis vingt ans. Même l’Europe - et la France sous Sarkozy - reste fascinée par les sirènes du moins d’Etat.
Donc, vous ne croyez pas à un changement de paradigme, malgré l’ampleur du séisme ?
Non, parce que la question, ce n’est pas : «plus ou moins d’Etat ?» C’est : «quel Etat veut-on ?» Entre 1970 et 2000, décennies du libéralisme, les dépenses publiques sont passées de 31,6 % à 35,8 %. Mais c’était plus d’aide aux entreprises, aux dépenses militaires et moins de social. Depuis, les taxes sur le capital baissent, celles sur le travail augmentent. La crise des subprimes n’infléchira pas la tendance. 17/09/2008Benoît XVI avait prévu initialement d’aller directement à Lourdes pour le 150e anniversaire de l’apparition présumée de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous. Mais l’agité de l’Elysée a fait des pieds et des mains pour qu’il fasse un crochet par Paris, il entendait donner une dimension très particulière et personnelle à la visite du pape en France.
Benoît XVI a déclaré dans l’avion qui l’emmenait en France que la laïcité, dans sa définition actuelle, n’était "pas en contradiction" avec la foi.
On se demande pourquoi Super Sarko se décarcasse avec sa si floue laïcité positive si même le chef de l’Eglise assure qu’il n’y a pas de problème.
A quand un "droit opposable à la laïcité", une commission "Carla Brun" sur la laïcité positive, un Grenelle de laïcité ?
Benoît XVI s’en est tenu à la théologie.
Lors de la rencontre avec les évêques de France, il s’est toutefois permis de balancer un coup de crosse à Super Sarko en réaffirmant le «maintien du principe de l’indissolubilité du mariage. Cela signifie que notre bien-aimé président, déjà divorcé deux fois, ne pourrait pas se remarier à l’église avec sa Carlita si l’envie lui prenait.
La note du voyage du pape en France est plutôt salée : 1,5 million d’euros pour les 24 heures passées à Paris et 1,8 million pour les 40 heures passées à Lourdes, soit 3,3 millions pour un week-end, à peine prolongé.
Ces sommes sont à la charge des deux diocèses concernés : Paris et Lourdes-Tarbes, donc des fidèles.
Pour ce faire, un immense et coûteux « mailing » a été envoyé à tous les catholiques de la région parisienne et du sud-ouest. L’épiscopat espère au moins récolter des dons à hauteur de 50% du coût du voyage du pape. 15/09/2008Le prix d'une viepar Luc Chatel
C’est arrivé dans un quartier banal, d’une ville banale, un matin de septembre.
Vous en avez peut-être entendu parler.
Furtivement.
Le sujet est passé, comme tant d’autres, par la case « faits divers ».
Mardi 2 septembre, à Istres (13), Morgane S., mère de trois enfants, s’est jetée du balcon de son appartement, au quatrième étage.
Elle est décédée trente minutes après le choc.
Chez elle, il y avait ses deux plus jeunes enfants, âgés de 4 ans et dix-huit mois.
Il y avait aussi un huissier, un policier, un serrurier et un déménageur, venus pour l’expulser.
Cela faisait 22 mois qu’elle et son mari n’avaient pas payé leur loyer.
Pour une dette totale d’environ 10 000 euros.
Le prix d’une vie.
On ne saura pas grand chose de cette jeune femme de 33 ans, de sa famille, de sa vie. Au balcon, après sa chute, l’huissier a dit : "On continue, débarrassez-moi la cuisine."
Pas de reportages, pas d’enquêtes. Nicolas Sarkozy occupe tout l’espace. Le taux de croissance aussi, et le moral des ménages, les universités d’été, la nouvelle présentatrice du 20 heures, la grossesse de Rachida Dati...
Et l’on préfère polémiquer autour de pseudos-faits divers insignifiants.
Institutions, fantasmes, people, voilà à quoi se résume l’essentiel du travail médiatique.
Bien loin de la vie de millions de Français.
De la réalité sociale : salaires, logement, santé, famille.
Une réalité dont tout le monde s’accorde à dire qu’elle est de plus en plus dure.
D’abord pour les plus pauvres, les plus fragiles.
Mais aussi pour de plus en plus de ménages de la classe moyenne.
Des millions de Français qui se demandent s’ils pourront manger à leur faim, dormir au chaud et se soigner.
Ce qui est arrivé à Morgane S. est tristement banal.
Sa mort, d’une part – il y a chaque année deux fois plus de morts par suicide que par accident de la route.
Et sa vie : plus de 100 000 personnes sont expulsées chaque année de leur logement.
Et 3,5 millions de personnes sont toujours mal logées.
D’après les services sociaux de la ville d’Istres, tout avait été fait pour tenter de négocier avec Morgane S., mais elle ne répondait plus.
Elle s’était isolée, a confirmé son entourage.
Sans revenu, cloîtrée chez elle, Morgane ne touchait pas les aides auxquelles elle aurait eu droit : allocations familiales ou aide au logement.
La solution, c’était donc de la jeter à la rue avec ses enfants, devant eux, forces de l’ordre en renfort ?
À un problème de civilisation, on donne une réponse technique : « ne venait plus au rendez-vous ».
Dans le grand silence qui a suivi ce décès, on relèvera notamment celui de Christine Boutin, ministre du Logement. Le 4 septembre, elle organisait au ministère, à grands renforts de communiqués de presse, une rencontre intitulée : « Ville et famille : je t’aime moi non plus ! ».
Les deux enfants, âgés de 4 ans et 18 mois ont été confiés aux parents de la victime. 14/09/2008Quelques citations..."Cessons de rêver l'homme, cessons de faire de l'humanisme une religion : ce ne serait qu'un narcissisme généralisé ou hypostasié. L'homme n'est grand que dans la conscience qu'il a de sa misère. Il n'est humain qu'à condition de renoncer à la divinité. L'homme, par exemple, n'est ni maître ni possesseur de la nature : si l'humanisme n'est pas un sous-ensemble de l'écologisme, il ne saurait non plus justifier une quelconque indifférence à l'environnement ou aux autres espèces vivantes. La nature n'est pas Dieu, l'homme n'est pas Dieu"
- André Comte-Sponville - Une éducation philosophique / 1989
"Athées et croyants ne sont séparés que par ce qu'ils ignorent. Comment cela pourrait-il compter davantage que ce qu'ils connaissent: une certaine expérience de la vie, de l'amour, de l'humanité souffrante et courageuse? [...] il serait fou de s'entre-tuer pour ce qu'on ignore. Mieux vaut se battre, ensemble, pour ce que nous connaissons et reconnaissons."
- André Comte-Sponville - Présentation de la philosophie
"Bien naïfs, ceux qui croyaient que l'athéisme supprimait la question morale ! C'est plutôt l'inverse : nous avons d'autant plus besoin de morale que nous avons moins de religion - parce qu'il faut bien répondre à la question "Que dois-je faire ?" quand Dieu n'y répond plus. C'est pourquoi nous avons, aujourd'hui, terriblement besoin de morale ! C'est pourquoi, même, nous avons besoin de morale, aujourd'hui, davantage sans doute qu'en aucune autre époque connue de l'humanité civilisée.
- André Comte-Sponville - Le capitalisme est-il moral ? / 2004
Comme quoi, on peut être philosophe matérialiste, rationaliste, athée et humaniste sans tirer à boulet rouge sur la religion...
"Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres."
- Lao Tseu
"Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots."
- Martin Luther King
"Il faut beaucoup de naïveté pour faire de grandes choses."
- René Crevel
"Le meilleur de nos convictions ne peut se traduire en paroles. Le langage n'est pas apte à tout. "
- Goethe La religion, fléau de l’humanité...par Stéphane Gaudet
+ En lien avec le triste anniversaire des événements du 11 septembre 2001 +
Je suis vraiment tanné d’entendre cette opinion, largement répandue, selon laquelle la religion serait le fléau de l’humanité. À entendre certains, les croyants sont la cause de tout ce qui va mal dans le monde. Nous serions responsables des pires atrocités dont l’humanité se rend coupable. Moi, je suis croyant, donc tout ça est ma faute.
Le 11 septembre 2001 ? C’est moi. La guerre en Irlande du Nord ? C’est moi. Les croisades ? Encore moi.
[Nde, on peut aussi rajouter à cette litanie des plaintes : les massacres commis par David et Salomon au nom de Dieu, la St Barthélémy,l'inquisition, Ben Laden, l'intégrisme, les talibans...etc..]
On passe ainsi sous silence tous les facteurs économiques, politiques, stratégiques, sociologiques qui sont à l’origine des conflits pour faire croire que tout est dû au seul fait religieux.
Pourtant, quand on regarde de plus près les conflits qui opposent en effet des groupes d’appartenances religieuses différentes, on constate que c’est rarement pour faire triompher sa foi sur celle de l’autre qu’on se bat. Quand la religion joue un rôle, c’est le plus souvent un rôle accessoire, instrumental. On s’en sert pour autre chose, pour arriver à des fins qui n’ont rien de religieuses.
Par exemple, en Irlande du Nord, plutôt que de parler d’un conflit entre catholiques et protestants, il serait plus juste d’y voir une lutte entre unionistes et républicains. Bien sûr, les unionistes se trouvent à être protestants et les républicains, catholiques. Mais avant d’être protestants, les unionistes sont surtout d’origine ethnique écossaise et anglaise (donc logiquement protestants !), descendants des colons établis dans l’île au fil des différentes « plantations » voulues par Londres, alors que les républicains sont des « autochtones » d’origine irlandaise et celtique. Mais ça, on ne le dit jamais.
Quant au conflit israélo-palestinien, si on ne peut nier sa dimension religieuse (selon les juifs, c’est Dieu lui-même qui leur a donné le pays de Canaan), on doit toutefois la relativiser et avouer ici encore que ce sont davantage des Israéliens en lutte contre des Palestiniens pour un territoire que des juifs et des musulmans engagés dans une guerre de religion. On se bat pour la possession de la terre, pas pour son Dieu (ils ont le même !) ni pour convertir des juifs en musulmans ou vice-versa.
Partout au Moyen-Orient, l’argent, le pétrole, le pouvoir sont les enjeux qui expliquent les conflits bien davantage que la foi.
Il y a eu peu de guerres purement religieuses. On se sert de la religion pour mobiliser, donner une transcendance à un conflit bassement terrestre. « Dieu est de notre bord » clament en chœur Bush, Ben Laden et tous les chefs qui les ont précédés à travers les âges quand venait le moment de lancer leurs armées en guerre. Mais les intérêts matériels se cachent presque toujours derrière les raisons religieuses.
Malheureusement, quand la religion s’en mêle et se superpose aux vraies raisons du conflit, la guerre devient encore plus sanglante, plus terrible. On oublie pourquoi on se bat vraiment et on finit par croire que c’est pour Dieu et contre le Diable. Inévitablement, cela insuffle fanatisme et détermination aux combattants, et c’est exactement ce que veulent leurs chefs et ceux qui ont intérêt à la guerre.
Pourquoi faire abstraction de toutes les guerres qui ont opposé des belligérants d’une même appartenance religieuse ? Quel rôle a joué la religion dans le déclenchement des guerres napoléoniennes ? Dans celui des deux conflits mondiaux ? Le nazisme était une idéologie tout à fait athée. Idem pour le communisme pour ou contre lequel on s’est battu en Chine, en Corée, au Vietnam, en Afghanistan durant la guerre froide. Le capitalisme aussi est athée : on ne peut servir à la fois Dieu et l’Argent, nous dit Jésus.
Quelquefois, les guerres constituent l’éclatement d’un conflit latent entre un dominant et un dominé. Pensons aux guerres civiles, aux guerres d’indépendance et de décolonisation, aux conflits interethniques, aux révolutions. Souvent le dominant et le dominé partagent la même foi, parfois pas. Dans le deuxième cas, la religion ne vient que se rajouter à la liste des différences entre les deux groupes et des raisons de la discrimination exercée par le fort envers le faible.
Le XXe siècle, ère du règne de la science, du progrès et de la raison libérés de l’obscurantisme religieux, nous a donné Auschwitz et Hiroshima. C’est donc faire erreur que de croire que les religions sont coupables de tous les maux et qu’avec le temps, une fois débarrassés de ces stupides croyants (« Stéphane, tu es quelqu’un d’intelligent, comment peux-tu être croyant ? »), l’humanité connaîtra un âge d’or de paix et d’harmonie.
En réalité, ce discours sur la religion vue comme LE fléau de l’humanité ne fait que participer à un discours plus vaste visant à diaboliser la religion. C’est plus facile d’accuser les seuls croyants que de reconnaître que c’est la convoitise, la cupidité et le désir de domination présents chez l’humain qui l’amènent à tuer pour des choses comme un territoire, un droit de passage, des richesses naturelles ou le pouvoir.
Ceux qui utilisent la religion pour tuer le font toujours en violation des préceptes qui sont à la base même de leur foi. Des amis musulmans me confiaient après les attentats du 11 septembre 2001 que de vrais musulmans ne peuvent pas tuer comme ça des innocents. De même, un vrai chrétien ne peut pas torturer et tuer pour du pétrole. Les vrais croyants ne sont pas ceux qui utilisent Dieu pour se lancer en guerre contre l’Autre, qui tuent au nom de Dieu. Ceux-là sont des apostats et leur Dieu n’existe pas.
Non, pour le vrai croyant, celui qui est différent est aussi une créature de Dieu et un frère en humanité. Il déplore les guerres et en souffre, souhaite la paix et oeuvre pour la vie, non la mort et la haine. C’est avec une facilité déconcertante que les « antireligion » oublient toutes les bonnes choses que l’on doit directement ou indirectement aux religions (respect pour la vie, amour du prochain, œuvres sociales et humanitaires, activisme politique pour la justice, la paix, le respect des droits…).
Vraiment, y’en a marre de ce discours.
Basta ! Oui, on a tué au nom de Dieu.
Oui, les croyants ne sont pas sans tache.
Mais la religion n’est pas non plus la cause de tout le mal. Déjà ?!Vous avez 36 ans et 321 jours
Vous êtes né de jeudi
Par une journée fraîche d’automne
Depuis votre naissance se sont écoulés: 13471 jours
Depuis votre naissance se sont écoulés: 443 mois
Depuis votre naissance se sont écoulés: 1924 semaines
Vous fêterez votre anniversaire dans: 44 jours
OMG et dire que je n'ai l'impression de n'avoir rien vu passer ! Un peu de finesse dans ce monde de brutes...
J'attendais que la vague d'hystérie cathophobe soit passée pour avoir le droit de reposter un billet sans me faire agresser et sans avoir des commentaires stupides limités à des slogans datés et stupides.
Le laïc laique que je suis commence à les trouver lourds les intégristes laïcards...
J'ai rarement lu autant de grossiers mensonges et de faits déformés, comme s'il y en avait besoin pour critiquer l'Eglise alors que ce ne sont pas les réels problèmes qui manquent.
Mais peut être préfèrent ils grossir le trait pour vilipender à loisir plutôt que de s'attaquer avec honnêteté aux vraies situations problématiques ?
A moins que ce soit le marronnier de la semaine, l'article que tout le monde doit poster pour être dans le mouvement, pour avoir l'air d'être dans l'actualité...pratiquer la caricature grossière basée sur les insultes ("vieil escroc", "protecteur de pédophiles", etc...) pour s'assurer d'être lu et commenté, de se sentir exister dans sa petite haine aveugle...
Contrairement à ce que quelques têtes chaudes, qui ne connaissent que les provocations lapidaires, scandent à plaisir sur le JDI, la laïcité n'est pas antireligieuse, et n'est pas non plus une forme d'athéisme d'État.
Elle obéit à une logique politique et juridique irréductible à celle de la croyance, ou de l'incroyance.
La laïcité repose ainsi sur la séparation de l'Église (des églises) et de l'État. Chacun est libre de ses croyances, et celles-ci sont égales entre elles.
L'État ne reconnaît aucune d'entre elles comme officielle, obligatoire ou privilégiée.
Le pire c'est que je ne supporte pas plus l'anticatholicisme primaire que l'antilaïcisme du même acabit.
Je suis usé par ces formes de pensées extrémistes, qui limitent le monde entre bien et mal, noir et blanc, qui hurlent à la mort sur des prétendues prises de position qui datent de plus de 15 ans, qui entretiennent le mal-entendu et la mauvaise foi pour alimenter leur identité.
Du Salon beige à Act-up, ils en deviennent ridicules.
Les mauvais procès, sur des faits tronqués et des témoins déjà convaincus ne font que rarement un jugement honnête.
Heureusement, on peut lutter pour la laïcité, se revendiquer même comme laïque sans avoir envie de revendiquer l'éradication des formes de croyances de l'autre.
On peut prôner la séparation et l'indépendance du civil et du religieux sans se sentir obliger d'abattre l'un ou l'autre.
Oui, on peut être laïque sans être anticlérical ou anarchiste, on peut même avoir des nuances, une réflexion approfondie qui va au-delà du slogan et du lynchage, être pour la liberté d’expression, d’opinion et de religion (ou de son absence).
Le problème est que nos politiciens et philosophes français actuels ont érigé une culture du "j'ai le droit", du "je suis aussi une victime" qui fait que nos concitoyens passent leur temps, pour se définir, pour exister, à chercher puis à monter en exergue ce qui pourrait les mettre en avant comme lésé et victime. La tolérance paisible, l'amusement respectueux ne sont plus possibles, on se définit en groupe, en communauté, on a donc des ennemis définis, qui nous définissent nous-même.
On ne se bat plus pour une idée, mais contre celle des autres...c'est plus simple, ca évite de réfléchir sur le fond de ce qu'on pense...comme si on ne pouvait exister qu'à l'exclusion des autres formes d'existence.
Je n'ai pas besoin de développer plus, vous avez compris, la faiblesse de ce genre de philosophie.
Il en reste quelques uns qui continuent à promouvoir une vision apaisée de la laïcité, en fait se tenir à ce qu'elle est dans notre constitution et nos lois ; des intellectuels comme Régis Debray ou Jean Baubérot demandent que la laïcité réponde aux nouveaux défis du XXIe siècle, par exemple, en promouvant un enseignement laïque du « fait religieux » à l'école et en dialoguant avec d'autres laïcités.
Pourrait on passer à quelque chose de moins primaire ? 13/09/2008Come in my boat
a storm is rising
and it is becoming night
Where do you want to go
so completely alone
you are drifting away
Who holds your hand
when it pulls
you under
Now you are standing by the lantern
with tears in your face
the daylight falls on the side
the autumn wind sweeps the streets clear
Now you are standing by the lantern
you have tears in your face
the evening light chases away the shadows
time stands still and it becomes autumn
Come in my boat
the helmsman
feels longing
Come in my boat
the best seaman
was I
Now you are standing by the lantern
you have tears in your face
you take the fire from the candle
time stands still and it becomes autumn
They only spoke of your mother
only the night is so merciless
at the end I am left alone
time stands still
and I am cold 10/09/2008Un appel à la communionVoici un extrait de l'homélie prononcée par le Cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, lors de l'ordination épiscopale de deux évêques auxiliaires le 5 septembre dernier. Il revient sur la mission de l'évêque comme ministère de communion. A la veille de la visite apostolique du Pape Benoît XVI en France, c'est une invitation à élargir notre regard à la dimension de l'Eglise.
" Le ministère de l’évêque ne se définit pas d’abord comme une fonction de gouvernement et d’administration. Elle est avant tout un ministère de communion entre les communautés chrétiennes et d’ouverture de ces communautés à la dimension universelle de l’Église. Ce ministère de communion demande de notre part une résolution ferme d’exhorter les catholiques et de les encourager pour qu’ils ne se laissent pas enfermer dans le seul souci de la vie de leur communauté particulière. Cet appel à la communion universelle dans la charité n’est pas forcément toujours bien reçu ni bien compris, parce que l’orientation missionnaire de la vie de l’Église suppose une conversion permanente aux dimensions infinies de l’amour de Dieu pour les hommes.
Cet engagement dans la mission du Christ nous entraîne à partager plus étroitement la vie du Seigneur Jésus-Christ et à connaître avec lui les tribulations de la mission. «Le serviteur n’est pas au-dessus du Maître ; s’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront, vous aussi. » Cet avertissement prophétique du Christ à ses disciples ne peut pas être pris seulement comme une figure de style. Il s’est vraiment réalisé pour les Apôtres auxquels il s’adressait. Il se réalise aussi pour nous. L’Évangile que nous annonçons ne peut pas ne pas être un « signe de contradiction » et nous devons cesser d’imaginer que son annonce puisse nous faire accueillir favorablement par tout le monde.
Nous remettre en face de cette « étrangeté » de l’Évangile ne doit certes pas devenir un moyen commode d’expliquer, -moins encore de justifier-, nos erreurs ou les aspérités de nos manières de faire.
Elle ne nous incite pas à construire de notre propre fait les incompréhensions et les ruptures.
Elle ne fait pas de nous des « accusateurs publics » qui se prendraient pour des prophètes.
Il ne s’agit pas ici des procédés d’un meilleur « management » ou d’un meilleur « marketing ».
Il s’agit de la découverte que nous faisons dans notre propre vie : l’Évangile, pour nous aussi, - pour nous, d’abord-, est un signe de contradiction qui nous appelle à notre propre conversion.
Devenir témoins de l’Évangile, « être toujours prêts à justifier notre espérance devant ceux qui nous en demandent compte », c’est avant tout nous laisser évangéliser nous-mêmes et laisser la lumière de la Parole éclairer nos vies et fortifier notre confiance en Celui qui nous envoie." 09/09/2008Comment Sarko peut-il relancer la croissance alors qu'il a loupé la sienne ? 07/09/2008Le WQT, notre ami !Compagnons défenseurs du WQT qui luttez pour sa sauvegarde !
Il est grand temps de choisir un logo pour nos groupe qui sera aussi l'emblème du WQT pour nos affiches et nos t-shirts, pour nos campagnes d'information sur ce charmant petit animal en danger.
D'éminents et talentueux GAïens ont participé à ce projet, nous les en remercions : road-movie, sherlock, pyer2paris, sarah-connor...
D'immenses stars ont prêté leur beauté et leur nudité pour la défense de notre ami le WQT lors de la campagne "Plutôt à poil qu'en WQT !" : merci à Jan Gabriel, Troy Roe, Jamie Jewitt !
Il va falloir donc faire un choix graphique et vous, les membres du Groupe de défense du WQT, êtes appelés à voter pour choisir le meilleur dessin :

A

B

C

D

E

F

G

H
Seuls les membres du groupe et nos amis et confrères du groupe WQT peuvent voter, en commentaire de cet article, un seul vote par personne, un seul dessin par vote...les autres commentaires seront effacés.
Le vote durera une semaine, jusqu'au 14 septembre 20h.06/09/2008"Apprendre de l’autre ne signifie pas nécessairement être d’accord avec lui, mais être sûr d’avoir fait tout ce qui est humainement possible pour le comprendre"
"Une alliance de foi amène un peuple à partager des rêves, des aspirations, des idéaux. Ces personnes n’ont pas besoin d’un ennemi commun, parce qu’elles ont un espoir commun. Elles ne se définissent pas par ce qui leur arrive, mais par ce qu’elles décident de faire ensemble."
- Dr Rowan Williams, archevêque de Cantorbéry et primat de la Communion anglicane.
Je finis par penser que ca peut s'appliquer à toute communauté, GA y compris.
Cherchons plutôt ce qui nous rassemble que de perdre notre temps à polémiquer sur ce qui nous divise. 04/09/2008Une autre aproche sociale..."L’ordre juste de la société et de l’État est le devoir essentiel du politique. Un État qui ne serait pas dirigé selon la justice se réduirait à une grande bande de vauriens, comme l’a dit un jour saint Augustin: «Remota itaque iustitia quid sunt regna nisi magna latrocinia ? »"
"L’amour – caritas – sera toujours nécessaire, même dans la société la plus juste.
Il n’y a aucun ordre juste de l’État qui puisse rendre superflu le service de l’amour.
Celui qui veut s’affranchir de l’amour se prépare à s’affranchir de l’homme en tant qu’homme.
Il y aura toujours de la souffrance, qui réclame consolation et aide.
Il y aura toujours de la solitude.
De même, il y aura toujours des situations de nécessité matérielle, pour lesquelles une aide est indispensable, dans le sens d’un amour concret pour le prochain.
L’État qui veut pourvoir à tout, qui absorbe tout en lui, devient en définitive une instance bureaucratique qui ne peut assurer l’essentiel dont l’homme souffrant – tout homme – a besoin : le dévouement personnel plein d’amour.
Nous n’avons pas besoin d’un État qui régente et domine tout, mais au contraire d’un État qui reconnaisse généreusement et qui soutienne, dans la ligne du principe de subsidiarité, les initiatives qui naissent des différentes forces sociales et qui associent spontanéité et proximité avec les hommes ayant besoin d’aide.
L’Église est une de ces forces vives : en elle vit la dynamique de l’amour suscité par l’Esprit du Christ.
Cet amour n’offre pas uniquement aux hommes une aide matérielle, mais également réconfort et soin de l’âme, aide souvent plus nécessaire que le soutien matériel.
L’affirmation selon laquelle les structures justes rendraient superflues les œuvres de charité cache en réalité une conception matérialiste de l’homme : le préjugé selon lequel l’homme vivrait «seulement de pain» (Mt 4,4; cf. Dt 8, 3) est une conviction qui humilie l’homme et qui méconnaît précisément ce qui est le plus spécifiquement humain."
- Benoît XVI, encyclique Deus est Caritas.
A lire : ca et ca 03/09/20082eme jour de captivité pour notre confrère Cafecool !
Depuis mardi 2, jour de la rentrée, nous avons perdu tout contact avec Cafécool, injoignable par fax, mails, mobile, fixe, pigeons voyageurs.
Pris en otage par le terroriste national Darcos et son Front National du Medef, il est maltraité dans la jungle des programmes de l'éducation nationale, de ses réformes imbéciles non financées mais à faire, des parents qui veulent qu'on soit parents à leur place tout en ayant leur mot à dire et des jeunes-con-sommateurs.
Nous aussi GAiens, demandons l'intervention de Nicolas Sarkozy pour la libération immédiate de Cafécool. Notre Café vaut bien autant qu'une Bétancourt, on est plus à une compromission et quelques millions de rancon prêt ! Pensée subiteTiens, je viens de remarquer que le communisme stalinien n'était pas plus un socialisme que le "libéralisme à la française" ou même actuellement en action aux USA n'est libéral.
Dans les deux cas il s'agit de ploutocratie médiocre et du détournement, par une élite auto-proclamée de loups sans scrupules, des biens majeurs du pays.
Il faut croire que les deux ennemis de la guerre froide en sont arrivé aux extrêmes les plus injustifié par aveuglement dogmatique : d'un coté un totalitarisme dur mais officiellement secret des goulags et de l'autre un totalitarisme sans complexe et public qui nous dit qu'il est le champion du bien et que tout ces droits civiques et humains qu'il nous enlève, il le fait pour notre bien et pour lutter contre le mal (al quaeda, les pirates de mp3, les méchants pédos du net)...
Et dire qu'on en est encore à voter pour ou contre leurs héritiers alors qu'on aurait du les foutre tous dehors ces tenants d'idéologies passées et meurtrières du siècle dernier. Licence 3G : Free répond au blocage et au copinage par une pétitionFree aurait-il tapé du pied dans la fourmilière ? La semaine dernière, en présentant les résultats financiers de son groupe, le président d'Iliad Xavier Niel a réitéré son intérêt pour la quatrième licence 3G qui permettrait à l'opérateur d'investir le marché de la téléphonie mobile.
La France est le pays ou les forfaits de téléphonie mobile sont les plus chers.
Parallèlement, la France est le pays ou les forfaits adsl sont les moins chers.
Free inventeur de la téléphonie fixe illimité et de l'abonnement à 30€ tout compris à largement contribué à ces tarifs.
Aujourd'hui Free est candidat pour devenir opérateur mobile sur le territoire national français mais le lobbying des acteurs en place (Orange, Bouygues, SFR) et l'amitié entre le Président de la République et Martin Bouygues font blocage à l'entrée de ce 4ème opérateur.
Bouygues Télécom n'est pas en reste.
Son patron Martin Bouygues préfère jouer la condescendance.
Pour lui, le projet de Free est "un mystère". "J'ai du mal à comprendre comment avec 1 milliard d'euros, Iliad va pouvoir déployer un réseau de troisième génération alors que nous investirons 850 millions d'euros rien que cette année", s'est publiquement étonné l'ami de Nicolas Sarkozy, qui a pourtant agi en coulisse pour convaincre le Président de la République de bloquer le dossier au moins jusqu'en 2009, et de limiter l'attribution des fréquences à quelques bouchées de pain.
Si Bouygues est si sceptique sur la capacité de Free à concurrencer ses offres, pourquoi une telle agitation qui trahit l'inquiétude ?
De plus, Martin Bouygyes tend le bâton pour se faire battre.
Il oublie en effet de rappeler que si Bouygues Télécom peut cette année investir 850 millions d'euros après avoir déjà dépensé des milliards d'euros pour créer son réseau depuis les années 1990, c'est parce que les contrats de l'entreprise de travaux publics avec l'Etat lui ont permis d'amasser un pactole suffisant pour s'offrir une licence 3G.
Tout comme France Télécom a pu se l'offrir grâce à son passé d'opérateur unique du pays (tout en ralentissant l'arrivée d'internet puis de l'adsl dans notre pays pour continuer à traire en toute tranquillité à coup de tarifs abusifs les vaches laitières que nous étions pour lui, vous vous rapplez le prix d'un 3615 ? D'une minute de connexion internet ?), ou SFR grâce aux activités de la Compagnie Générale des Eaux, devenue Vivendi, sa maison mère.
Que l'Etat fasse obstacle à l'entrée d'un quatrième opérateur de téléphonie (de l'aveu même de Francois Coppé qui s'en est vanté de ses méthodes quasi-maffieuses, le deal étant : tu finances de ta poches les nouvelles taxes, 1% par-ci, frais de surveillance de tes clients par-là et on n'empeche Free d'avoir la 4eme license, je cite "A mon avis, ils ne toucheront pas à leurs tarifs, sinon on ouvrira une quatrième licence. Ça va les calmer très vite!") serait d'autant plus scandaleux que les trois opérateurs actuels ont tous, déjà, été favorisés par l'Etat.
[Et c'est les même qui nous chantent le beau libéralisme anti-Etat quand il s'agit de participer en payant des impôts...pour se sucrer il l'aiment bien l'Etat, marre du libéralisme à deux vitesse qui est en fait une ploutocratie]
Des quatre opérateurs en place, Free est le seul "pure-player", qui n'a bénéficié d'aucun contrat de service public historique pour se développer. La maison mère, Iliad, trouve son origine dans les années 1980 avec des services de minitel rose.
Bien décidé à ne pas se laisser faire, l'opérateur a monté une association, Free Mobile Asso, pour faire pression sur le gouvernement et récolter des signatures à une pétition demandant l'attribution de la 4ème licence 3G au groupe Iliad.
Qu'on apprécie Free ou non n'est pas le débat tant la nécessité de l'entrée d'un quatrième opérateur - qu'il s'agisse de Free ou d'un autre - est une nécessité pour dynamiser la concurrence dans un marché qui en manque cruellement et est pourri par des ententes monopolistiques.
De toutes façon je ne vois aucun argument économique objectif, surtout libéral, qui irait contre le fait de laisser Free tenter sa chance sur ce marché.
Vous pouvez soutenir cette action en signant la pétition pour qu'il y ait plus de concurrence dans ce secteur et ainsi obtenir à terme une baisse des tarifs. 02/09/2008Le PS gigote encore. Qu’il se décide à mourir et qu’on en finisse !par JBB - Source
C’est dingue…
A chaque fois que je me dis que les socialistes ont touché le fond.
Et qu’ils sont descendus si profond qu’à creuser davantage, ils sortiraient à l’air libre de l’autre côté, au milieu du stade olympique de Pékin.
Paf, ça ne rate pas : ils font pire, encore.
Se roulent dans la fange la plus politicienne.
Et se comportent comme de si indignes pourceaux que mêmes les cochons les plus mal élevés et les moins confraternels se refuseraient à les avoir comme voisins de porcherie.
C’est dire…
L’ensemble, querelles de chapelle et luttes de petite influence, conflits de personnes et étalages de basses ambitions, retournements perpétuels d’alliances et plantages de couteau de boucher dans le dos, autant de comportements de peu qui ont été mis une fois de plus en évidence lors du congrès d’été du parti, devrait laisser indifférent.
Amuser la galerie sans plus concerner quiconque.
Et ne surprendre personne.
Tant ça fait longtemps que les socialistes nous ont habitué à ce spectacle.
Et qu’ils s’entêtent à se déconsidérer bassement.
Mais…
S’il n’est plus de sens d’invoquer aujourd’hui les mânes de Jean Jaurès ou de Léon Blum.
Pâles fantômes d’un passé auquel le PS a depuis longtemps démontré qu’il ne pensait plus avoir de comptes à rendre.
Et si vivantes incarnations de la trahison des socialistes que l’on devrait interdire à ceux-ci d’en appeler à leur mémoire ou de seulement prononcer leurs noms.
Il est par contre urgent de mettre dirigeants, militants et électeurs du Parti dit Socialiste en face de leur responsabilité.
Celle d’une formation qui, en trustant dans les médias et les urnes les oripeaux de l’opposition, ruine les efforts de tous ceux qui tentent de s’opposer à l’effroyable évolution de la société et au rouleau-compresseur sarkozyste.
Dit autrement…
Je ne suis pas socialiste.
(Marx m’en préserve…)
Je me fiche comme d’une guigne de voir Moscovici, Valls, Royal, Hamont, Cambadélis, Delanoë, Hollande, Dray ou le prince de Bel-Air prendre la tête de ce parti.
Et je me contrefous tout autant de l’avenir d’une formation qui n’a eu de cesse de fouler aux pieds toute référence à la gauche.
Mais j’en ai ras le bol de voir la droite surfer, les mains libres et les doigts dans le nez, sur ce spectacle pathétique donné par la coterie socialiste.
Comme j’en ai plus que marre de voir ces insignifiants truster des premiers rôles d’opposants quand ils se contentent de faire la plus insignifiante des figurations.
En un mot : de l’air !
Voilà.
Je n’ai désormais plus qu’une espérance.
Un unique souhait.
Un vœu pieux que je suis prêt à exprimer à genoux devant le plus anonyme des militants de ce parti.
Mourrez, s’il vous plaît.
Tout de suite.
Ouvrez une dernière fois la bouche, tournez sept fois votre langue à l’intérieur et puis, ne dites plus rien, cessez de respirez, d’agiter les bras, de remuer une quelconque parcelle de votre corps, mourrez juste, exhalez un dernier souffle et hop, la fin.
Parce que seul votre silence nous permettra d’entendre autre chose que la petite musique de nos illusions qui meurent.
Et de nos espérances qu’on enterre. 01/09/2008Scandale du vote en urgence, déni de démocratie et foutage de gueule gouvernemental ! Source
La France n'a jamais voté autant de lois que ces dernières années.
Elle en compte plus de 10 000, et le Journal Officiel est passé en vingt ans de 7 000 à 17 000 pages.
Or, selon le Canard Enchaîné du mercredi 27 Août 2008, une nouvelle loi sur deux serait inapplicable, faute de décrets.
Et l'hebdomadaire de prendre l'exemple de la loi sur la protection de l'enfance votée en février 2007 : aujourd'hui encore, les décrets d'application n'ont pas été publiés, la loi n'est donc toujours pas entrée en vigueur.
Source : Dominique Simonnot, "Le jeu de lois qui amuse la galerie", le Canard Enchaîné n°4583, 27 Août 2008
Lois 2006-2007 : 59% des décrets n'ont pas été publiés
Dans son édition du 27 Août 2008, Le Canard Enchaîné explique que le Sénat suit de très près l'état d'application des lois.
Le 28 novembre 2007, les sénateurs se sont rendus compte après avoir épluché toutes les lois votées entre 2006 et 2007 que 59% des décrets nécessaires à l'application de ces lois n'avaient pas été publiés.
Et sur les 13 lois votées en urgence, la non publication des décrets d'application atteint les 84% au 30 septembre 2007.
Autrement dit, plus de la moitié des lois votées depuis deux ans ne peuvent toujours pas être appliquées.
Le décalage est saisissant entre les annonces surmédiatisées de l'hyperprésident et la réalité législative du pays.
Alors que Nicolas Sarkozy vient de décider de la tenue d'une session extraordinaire du parlement en septembre pour faire voter des textes législatifs jugés prioritaires, près de la moitié des lois votées sous le gouvernement Villepin ne sont toujours pas appliquées.
Les lois toujours inappliquées du gouvernement Fillon
La non publication des décrets d'application est un procédé parfois utilisé par un gouvernement pour enterrer une loi. On pourrait donc imaginer que toutes les lois votées sous Villepin, et qui ne sont pas appliquées, ont volontairement été enterrées par le gouvernement Fillon.
Or, il n'en est rien, car la situation ne s’est pas améliorée sous la présidence de Nicolas Sarkozy.
Ainsi, selon le Canard Enchaîné, certaines lois présentées par Michèle Alliot-Marie devant le parlement et qui ont été votées voilà plusieurs mois, ne sont toujours pas appliquées, faute de décrets : c'est le cas par exemple de la loi sur les chiens dangereux ou de celle sur la sécurité dans les manèges et les fêtes foraines.
La ministre de l'Intérieur s'était félicitée du vote rapide de ces lois après des faits divers qui avaient ému l'opinion. Mais plusieurs mois après, ces lois ne sont toujours pas entrées en vigueur.
Même chose pour la loi OGM qui avait été votée dans la douleur par le parlement fin mai : les décrets d'application n'ont toujours pas été rédigés.
Voilà pour les lois les plus médiatisées.
Pour certaines lois, les décrets d'application ne sont pas tous publiés
Il y a donc des lois non appliquées.
Mais parfois, certaines n’entrent en vigueur que partiellement.
Moins médiatiques, elles sont pourtant primordiales.
Ainsi, depuis 2007, seulement une partie des décrets d'application ont été publiés pour les lois sur la contrefaçon et le service public minimum, la modernisation de la fonction publique ou encore l'assurance de protection juridique.
Faute de publication de l'intégralité des décrets, ces lois restent dans un no man’s land juridique.
L'exemple de la loi sur la protection de l'enfance
L'exemple le plus flagrant de loi votée mais non appliquée encore aujourd'hui concerne celle sur la protection de l'enfance.
Le 22 février 2007, cette loi présentée par Philippe Bas, alors ministre délégué à la Famille dans le gouvernement Villepin, est votée par le parlement.
Promulguée le 5 mars, elle doit entrer en vigueur rapidement pour améliorer la protection de l'enfance.
Sauf qu'un an et demi après, les décrets d'application n'ont toujours pas été publiés.
Selon le Canard Enchaîné, Xavier Bertrand avait promis le 13 novembre 2007, lors des Assises nationales de la protection de l'enfance, que les décrets n'allaient plus tarder et qu’ils seraient publiés ""avant la fin du premier semestre 2008"".
Aujourd'hui encore, les décrets n'ont toujours pas été publiés.
La secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano, contactée par le Canard Enchaîné, affirme qu'elle a engagé il y a quelques semaines un magistrat pour rédiger ces fameux décrets...Des promesses, toujours des promesses...
Alors que le pouvoir exécutif met les députés sous pression pour faire voter un maximum de lois et montrer ainsi le dynamisme réformateur du gouvernement, l'intendance ne suit visiblement pas.
Car une fois que la loi a été votée, le gouvernement est censé rédiger et publier les décrets d'application qui doivent permettre à cette loi d'entrer en vigueur.
Faute de décrets, les textes législatifs sont des coquilles vides.
C'est le cas de la moitié des lois depuis 2006, selon le Canard Enchaîné.
Alors pourquoi les voter en urgence, ce qui a pour conséquence de tuer tout vrai débat de fond ?
Députés godillots + Gouvernement qui ne fait que du vent
= déni de démocratie ! |
| Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels
De l'identité bisexuelle :
La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être.
C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire.
Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.
De la dignité bisexuelle :
L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.
Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.
Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.
Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)
Des droits des bisexuel-le-s :
Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.
Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence.
Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.  |