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"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : Coltrane, Dave Brubeck Band, Aretha Franklin, Johnny Cash
Je regarde : du travail d'artisan doué
Je lis : Les Forbans de Cuba, par Dan Simmons.
Je joue : à me reposer
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Je bois : de l'eau
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : "Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité."
- le Qoeleth
Je rêve : (ne) pas, j'agis.
(mis à jour mercredi 3 décembre 2008 à 10:38)

15/01/2008

15/01/08 - 20:25

NON AU DENI DE DEMORATIE ! http://www.29mai.eu

Traité de Lisbonne : Une plainte pour obtenir un réfrendum.

Le traité modificatif, abusivement appelé traité simplifié, vient d'être adopté par la Conférence Intergouvernementale de L'Union européenne, lors du sommet de Lisbonne du 13 Décembre 2007.
Peu importe que 71 % de citoyens français se prononcent pour la tenue d'un référendum, peu importe que ses rédacteurs reconnaissent publiquement que ce traité n'opère que des retouches cosmétiques à l'ancien traité constitutionnel, peu importe que tout le monde sache que la ratification parlementaire a pour but principal d'éviter la consultation populaire, le Président de la République l'a annoncé clairement : il n'y aura pas de référendum !

Il s'en est justifié, le 13 Novembre 2007, devant le Parlement Européen :

La politique, c'était de proposer aux Français qui avaient voté « non » de négocier un traité simplifié pour débloquer l'Europe et de faire ratifier ce choix par le Parlement, comme je l'avais dit lors de la campagne présidentielle. J'ai été autorisé par le peuple français à faire ratifier le traité simplifié par le parlement.

DES PROMESSES TRAHIES…

Cette théorie du mandat prétendument conféré par le suffrage universel lors de l'élection présidentielle est inacceptable et mensongère.
Car ce qu'avait annoncé le candidat Nicolas Sarkozy, lors de sa campagne présidentielle, c'était bel et bien un traité simplifié, pas le retour déguisé du traité constitutionnel sur lequel les français se sont déjà prononcé lors du référendum du 29 mai 2005.
Cette promesse a été trahie.

Le traité de Lisbonne reprend l'essentiel du traité constitutionnel, laissant de côté certains points mineurs tels que, le drapeau, l'hymne ou encore l'appellation de ministre des affaires étrangères.
Mais ne nous avaient-ils pas prévenus : il n'y a pas de plan B, il n'y a pas d'alternative au traité constitutionnel, l'Europe sera celle du marché ou ne sera pas.
Le bureau national du PS a décidé, le 6 Novembre 2007, reniant éhontément les engagements de campagne de sa candidate, que le Parti socialiste approuverait le traité de Lisbonne « quel que soit le mode de ratification ».
Car, selon M. Hollande il ne s'agit pas d'une question pertinente, la seule question serait de savoir si nous sommes pour ou contre l’Europe.

Monsieur Hollande se trompe, ce qui compte n'est pas de savoir si le traité sera ratifié ou non mais comment et par qui il sera ratifié.
Le mode de ratification d'un texte qui opère des transferts de la souveraineté nationale au profit d'une organisation qui ne présente pas des garanties politiques équivalentes, est ici la seule question pertinente.

Dans une République, chacun a le droit d'exprimer ses convictions. Dans une démocratie le pouvoir appartient au peuple souverain. Dans une démocratie représentative, il exerce ce pouvoir par l'intermédiaire de ses représentants.Ceux-ci expriment sa volonté.
Or la volonté du peuple s'est clairement exprimée le 29 mai 2005.La ratification parlementaire du traité de Lisbonne, frère jumeau du traité constitutionnel, est antidémocratique.
Le Président de la République, détourne les pouvoirs qu'il tient de la constitution , et viole la décision légitime du peuple français.

REFUSER UN REFERENDUM EST UN DENI DE DEMOCRATIE…

Alors que pouvons-nous faire pour bloquer la ratification parlementaire et obtenir un référendum ?
La première option consiste dans la lutte strictement politique. Il s'agit de faire pression sur les parlementaires, en signant les pétitions et en écrivant à vos députés. Nous devons à tout prix obtenir une minorité des 2/5 au Congrès, soit 365 parlementaires pour faire échouer la ratification.
C'est réalisable si l'opposition parlementaire vote contre le texte et que 3 députés de droite rejettent la ratification.
La seconde option, qui n'est pas contradictoire, consiste dans la lutte juridique et le recours à la constitution.
Mme A-M Le Pourhiet, professeur de droit public à Rennes, développe l'idée selon laquelle on pourrait faire juger le Président de la Républqiue pour haute trahison devant la Haute Cour de Justice. En vertu de l'article 68, la destitution est prononcée par le Parlement réuni en Haute Cour.
Il s'agirait donc de faire juger M. Sarkozy par sa majorité politique.
En admettant que cela soit possible, il faudrait donc 606 parlementaires pour destituer le Président de la République, ce recours juridique là a aucune chance de prospérer.

Il existe pourtant un autre recours juridique contre la ratification parlementaire, une plainte collective devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme.

UNE PLAINTE COLLECTIVE POUR OBTENIR UN REFERENDUM…

En effet, la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l'Homme (CEDH), une convention internationale indépendante de l'Union européenne, mais que l'Union européenne a l'obligation de respecter (article 6§2 TUE), consacre en son article 3 protocole n°1 le droit du peuple à des élections libres pour le choix des représentants au corps législatif.

Aux termes de l'article 3 du Protocole n°1 :

Les Hautes Parties contractantes s'engagent à organiser, à des intervalles raisonnables, des élections libres au scrutin secret, dans les conditions qui assurent la libre expression de l'opinion du peuple sur le choix du corps législatif.

Le droit à des élections n'a pas été respecté dans le cadre de l'adoption du traité de Lisbonne, pour deux raisons.
La première est que le traité de Lisbonne a été rédigé par la Conférence intergouvernementale.
La Conférence intergouvernementale regroupe, comme son nom l'indique, les représentants des gouvernements.

Dans la mesure où le traité de Lisbonne est une loi, cette loi aurait dû être rédigée par un organe législatif élu au suffrage universel.La France aurait donc dû organiser des élections, préalablement à la convocation de la Conférence, afin de désigner au suffrage universel les représentants français à la Conférence.
En n'organisant pas l'élection des représentants français chargés de négocier le traité de Lisbonne, la France a violé le droit à des élections, protégé par l'article 3 du protocole n° 1.

La seconde raison est que la rédaction d'un traité illisible et le refus d'un référendum pour la ratification du traité visent à empêcher les citoyens d'exprimer librement leur opinion sur le traité.
L'illisibilité du traité de Lisbonne et la ratification parlementaire sont en fait des circonstances aggravantes de la première violation, car ces abus suppriment toute possibilité pour le peuple de donner son avis sur le traité de Lisbonne.

A aucun moment le peuple n'a été consulté, parce que les chefs d'Etats européens savent que le peuple français et d'autres peuples, s'ils étaient consultés, rejetteraient ce texte.
Ainsi, il n'a été tenu aucun compte du refus populaire exprimé lors du référendum du 29 mai 2005. Le fait pour la France de chercher délibérément à empêcher la libre expression du peuple sur le traité de Lisbonne viole l'article 3 protocole n° 1.

Dans le cadre de la plainte contre la décision de ratifier le traité de Lisbonne par voie parlementaire en violation de l'article 3 protocole n° 1, il serait donc possible d'obtenir une décision juridiquement contraignante de la Cour ordonnant à l'Etat français de stopper le processus de ratification.
Car lorsqu'une plainte est introduite devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme, les plaignants ont la possibilité de demander des mesures provisoires.
L'Etat défendeur a alors l'obligation de respecter les mesures indiquées par la Cour, pour geler la situation dans l'état où elle se trouve, au moment de l'introduction de la plainte.

Si la Cour est convaincue par nos arguments, elle peut ordonner à la France de suspendre le processus de ratification, en attendant que l'affaire soit jugée.
Cette décision peut être prise très rapidement, avant le mois de février. De cette manière, nous pourrions bloquer la ratification parlementaire et obtenir un référendum.

Par ailleurs, la CEDH autorise les plaintes collectives, sans aucune limitation du nombre de plaignants (article 34 CEDH). La procédure est gratuite, ce qui signifie que les plaignants doivent simplement supporter le coût de leurs propres frais d'avocats.
Si le procès est perdu, le plaignant ne peut être condamné à verser quoi que ce soit à son adversaire, l'Etat défendeur.

Au vu de ces arguments purement juridiques, il apparaît que le seul recours efficace contre la ratification parlementaire pour protéger la volonté souveraine du peuple, réside dans une plainte collective auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme, fondée sur la violation de l'article 3 protocole n° 1.
Vous êtes engagés à vous joindre à cette action collective, en vous inscrivant sur le site www.29mai.eu .
Tous les démocrates, peu importe qu'ils aient approuvé ou non le traité constitutionnel, doivent soutenir le droit à un référendum, car seul le peuple peut ratifier un traité qui le dépouille de sa souveraineté.

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commentaires

16/01/08 - 11:59


Les députés ont examiné le texte modifiant la Constitution
16.01.08 | 07h25

Monde.fr

PARIS (Reuters) - Les députés ont achevé dans la nuit de mardi à mercredi l'examen du projet de loi qui modifie la Constitution afin de permettre la ratification du nouveau traité européen.

Les députés se prononceront mercredi après-midi par un vote solennel sur ce projet de loi constitutionnelle que le Sénat examinera à son tour le 29 janvier.


Ce texte est composé de trois articles modifiant plusieurs dispositions du titre XV de la Constitution qui, sous le titre "de l'Union européenne", regroupe les articles 88-1 à 88-7, tous relatifs à l'UE.

Une douzaine d'amendements avaient été déposés. Tous ont été rejetés.

Le groupe UMP, à l'exception de quelques "souverainistes", et le groupe Nouveau centre sont favorables à la révision constitutionnelle et à la ratification du traité.

Le groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR), qui rassemble les communistes et les Verts, est contre ce projet de loi. Les communistes sont hostiles à la ratification du traité de Lisbonne, les Verts pour.

Le groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) a finalement décidé mardi -après un vote- d'aller à Versailles et de s'abstenir sur la modification de la Constitution.

Le groupe SRC, tout au moins une majorité de ses membres, est favorable à la ratification du nouveau traité européen.

L'exécutif ayant rejeté la voie référendaire, ce projet de loi -comme tout texte modifiant la Constitution- devra être adopté dans les mêmes termes par les deux assemblées avant d'être soumis au Parlement réuni en Congrès à Versailles.

Au Congrès, qui sera convoqué pour le 4 février à Versailles, le texte devra obtenir une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés pour être définitivement adopté.

L'abstention des parlementaires socialistes à Versailles n'empêchera pas l'adoption de la réforme puisque lors d'un Congrès ne sont pris en compte que les suffrages exprimés.

Ayant obtenu ce feu vert, Assemblée et Sénat devraient ensuite voter le projet de loi autorisant la ratification du traité européen qui pourrait être adopté définitivement le 7 février, avant la suspension de six semaines des travaux du Parlement en raison de la campagne électorale des municipales et cantonales des 9 et 16 mars.

Emile Picy

16/01/08 - 14:00

"Agissez!" une bonne série sera une série de 100 !

16/01/08 - 22:27

"En n'organisant pas l'élection des représentants français chargés de négocier le traité de Lisbonne, la France a violé le droit à des élections, protégé par l'article 3 du protocole n° 1.

On croit rêver !

1) La Constitution de la Ve République confère au président de la République la prérogative de négocier les traités.
"Article 52 :

Le Président de la République négocie et ratifie les traités.


2) Le président de la République a été élu au suffrage universel direct le 6 mai 2007 par 53 % des suffrages exprimés. Donc, la personne constitutionnellement chargée de négocier les traités a bien été élue.
"Article 6 :

Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct.


3) Nicolas Sarkozy a très clairement indiqué, lors de sa campagne électorale, qu'il était favorable à la signature d'un traité simplifié reprenant l'essentiel des dispositions institutionnelles du TCE et qu'il soumettrait la ratification de ce nouveau traité au Parlement, comme l'y autorise la Constitution.

http://

4) Le traité de Lisbonne n'est pas une loi mais un traité international.

5) Le traité de Lisbonne a été préparé par la conférence intergouvernementale, comme l'ont été les traités de l'Acte unique, de Maastricht, d'Amsterdam, de Nice et de Rome (TCE). Le Conseil peut ouvrir une telle conférence, composée des représentants des États membres, à la majorité simple, sur proposition d'un des États, après consultation du Parlement européen. Mais, à l'issue de la CIG, c'est le seul Conseil, c'est-à-dire les chefs d'État ou de gouvernement qui s'accorde sur le texte du traité, lequel est signé par les représentants de ces mêmes États, comme tout traité international.

Je crains que certains ne prennent leurs désirs juridiques pour des réalités juridiques.

16/01/08 - 22:33

Je pourrais rajouter que les élections législatives se sont librement déroulées en France, d'une part, que la négociation des traités n'est pas du ressort du Parlement mais du pouvoir exécutif, et ce dans toutes les démocraties. Comment peut-on, à des fins de désinformation, écrire autant de sottises dans un tel article ?

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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.