.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : Seu Jorge
Je regarde : Battlestar Galactica saison 4 et La vie aquatique de Wes Anderson.
Je lis : Entre père et fils de G. Gauthier-Hamon et R. Teboul
Je joue : à faire le chat
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau
Je cite : "Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : doucement.
Je rêve : à plus de paix...
(mis à jour mercredi 20 août 2008 à 01:07)

01/03/2008

01/03/08 - 12:40

C'est celle qui le dit qui l'est ?

"Quand on utilise la victimisation, c’est qu’on n’a rien d’autre à dire. C’est le degré zéro du débat."

- Françoise de Panafieu dans Le Parisien, 28 février.

La figure de la victime est un des artifices les plus classiques du populisme.

Dénonçant des ennemis intérieurs et extérieurs, le candidat se pose comme la cible d'un qui serait système gangréné par la "pensée unique" et l'idéologie nauséabonde "des élites" (il pourrait d'ailleurs citer sa source et remercier JM Lepen qui a inauguré ce thème).

En fait, cette tentative de disqualification de ses adversaires, est la dernière parade de Nicolas Sarkozy pour éviter d'avoir à assumer un bilan et des idées qui ne peuvent pourtant laisser sans réaction.

Françoise, tu as tout à fait raison, mais ne le dis pas à Nicolas et Rama et leurs camarades de jeu...la preuve :

"Cette gauche qui dit défendre les modestes, les minorités et les immigrés, c'est cette gauche qui s'en prend à moi, qui ne suis que numéro 3 de la liste, je le rappelle, qui s'en prend à moi parce que je suis noire"

- Rama Yade 16 février à Colombes

"Ce qui me frappe, c'est l'extrême violence des attaques contre le président de la République. Des attaques personnelles, ciblées, que je trouve indignes, infamantes. On a l'impression de voir des charognards qui ont humé l'odeur de leur proie et qui fondent sur lui, qui s'acharnent, parce que moi je trouve que c'est une véritable chasse à l'homme. (...) Ces gens qui veulent la peau de Nicolas Sarkozy, sont des gens qui veulent leur revanche parce qu'ils n'ont pas accepté qu'il préside aux destinées de ce pays."

- Rama Yade 8 février sur RTL

"On a l'impression d'un vent de folie qui respire les années 30 avec ce que cela a de plus nauséabond. C'est du déni de démocratie…et du fascisme rampant. Ni plus ni moins. "

Devant une assistance imperturbable, le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement n’a pas hésité à assimiler les "attaques" contre Nicolas Sarkozy à celles subies par Jean Zay "mi juif, mi protestant" cible de la presse d'extrême-droite sous le gouvernement de Vichy. "Cela a contribué au fait qu'il soit assassiné", a-t-il même tenu à préciser.

- Roger Karoutchi (secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement) Samedi 16 février, lors d'une réunion politique dans le IVème arrondissement de Paris où il était venu soutenir Vincent Roger, candidat UMP.

"A ma connaissance c'est la première fois qu'un président en exercice dépose une plainte contre un organe de presse mais c'est aussi la première fois que l'on traite aussi mal un président en exercice. "

- Me Herzog, avocat de notre président à l'AFP, le 8 février.

"le président a le droit au respect de sa vie privée". "Et tout ce que je lis en ce moment me donne la nausée. Quant à l'affaire du pseudo SMS, c'est vraiment le coup de trop !"

- Jean-François Copé dans le JDD.

"En ce moment, notamment de la part de l'opposition, on est dans une posture de terrorisme intellectuel, c'est-à-dire qu'on utilise les mots comme des bombes qui ont uniquement pour objectif de détruire"

- Laurent Wauquiez 20 février dans le Nouvel Obs

"la gauche mène la chasse au président avec une violence inouïe, une violence inégalée dans l'Histoire de la Ve République"

- F. Fillon dans Le Figaro

"c'est la première fois qu'on veut abattre avec tant de force un président de la République "

- Yves Jégo, toujours dans Le Figaro

et ça n'est pas récent :

"quand on voit le déchaînement [des médias] qu'a suscité ma candidature, mon projet" (...) "Le Nouvel Observateur a choisi Ségolène Royal, la totalité de la presse a pu constater la violence des attaques à mon endroit"

- Nicolas Sarkozy 2 mai 2007, France Inter.
(Le même jour Paris Match titre "Sarkozy, un destin en marche")

"On mène contre moi une cabale d'un autre âge, honteuse et pathétique. Ce sont exactement les mêmes que ceux qui en 1958 se sont donné le ridicule absolu de défiler contre le général De Gaulle en hurlant que le fascisme ne passerait pas"

- N. Sarkozy lors de son meeting à Bercy en mai 2007.

Il est bien difficile de ne pas établir de parallèle entre la "victimisation" que revendique Nicolas Sarkozy et les propos qu'a tenu le même homme depuis qu'il est en fonction ou alors en campagne.

Celui qui en appelle à un débat apaisé est pourtant celui qui a qualifié les associations humanitaires de "droitsdelhommistes qui passent devant la porte de Saint-Ouen en disant : Mon dieux les pauvres !, puis s'en vont pour aller diner en ville".

C'est le même homme qui a accusé la gauche d'être "du côté des fraudeurs", lors des événements de la gare du Nord ou qui expliquait tranquillement sur le perchoir de l'Assemblée Nationale en avril 2004 qu' "après cinq années du gouvernement de Lionel Jospin, on était arrivé à faire croire que la France était un pays antisémite".

Et je vous passe son comportement grossier avec les marins pécheurs bretons ou dimanche dernier...Ca joue les gros bras, ca menace, ca invective et ca se ridiculise tout seul et après ca vient pleurer...



commentaires

01/03/08 - 13:10

EXCELLENT ! :o)

01/03/08 - 13:55

Une réaction courageuse à ma propagande qui va être surement qualifiée de "gauchiste" :

01/03/08 - 22:16

:))

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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.