.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : rien, je n'ai pas envie...
Je regarde : rien, pas le temps...
Je lis : mes comics en retard...
Je joue : à faire le chat
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau et des vodka-pomme
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : doucement.
Je rêve : à plus de paix...
(mis à jour lundi 1 septembre 2008 à 01:05)

03/05/2008

03/05/08 - 02:52

Un fonctionnaire mis en cause pour insulte raciste : les associations s'indignent !

Un agent de sécurité a porté plainte contre un fonctionnaire du ministère de l'Immigration, qui l'aurait traité de "sale noir".

SOS-Racisme demande des sanctions et le Mrap réclame la "suspension immédiate" de Gautier Béranger, responsable du pôle communication du ministère de Brice Hortefeux : le ministère de l'Immigration et de l'identité nationale.



SOS-Racisme et le Mrap ont réclamé vendredi 2 mai la suspension immédiate du haut fonctionnaire du ministère de l'Immigration mis en cause par le vigile d'un supermarché, qui a porté plainte pour injure raciste.
L'agent de sécurité, Pierre-Damien Kitenge, a dit pour sa part être menacé de perdre son emploi et n'a pas exclu d'en appeler au président Nicolas Sarkozy pour faire valoir ses droits.

"Je suis de nationalité française. J'ai été injurié publiquement. J'estime qu'il n'y a pas une justice pour un Français de couleur noire et une justice pour un Français de couleur blanche", a-t-il dit sur RTL.
"Aujourd'hui mon boulot est menacé. Je suis un simple agent, je suis une petite fourmi devant un mammouth. Qu'est-ce que je peux faire devant le mammouth ?", a-t-il ajouté.

SOS-Racisme demande des sanctions

Dans le Canard Enchaîné, qui a révélé l'information dans sa dernière édition, le fonctionnaire, Gautier Béranger, responsable de communication au ministère et ancien sous-préfet de Châteaudun, a nié les faits.
"J'ai discuté très gentiment avec un monsieur fort sympathique d'ailleurs, je me suis inquiété de savoir où il partait avec mes papiers et lui m'a demandé où je travaillais" a-t-il dit à l'hebdomadaire.
SOS Racisme a estimé que ce fonctionnaire devrait être sanctionné si les faits étaient confirmés.
"Si ces faits s'avèrent exacts, ce qui au vu des témoignages est plus que probable, il n'est pas possible d'envisager le maintien de ce fonctionnaire dans ses attributions actuelles", a déclaré son président Dominique Sopo dans un communiqué.

"Des propos inacceptables"

Pour le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), "ces propos inacceptables sont d'une gravité extrême, notamment d'un fonctionnaire de ce rang."
Aussi l'association demande-t-elle au ministre de l'Immigration "la suspension immédiate de M. Gautier Béranger."
Selon son récit, Pierre-Damien Kitenge avait été appelé samedi dernier par un caissier du magasin Carrefour de Bercy 2 pour les vérifications d'usage d'un paiement par chèque effectué par Gautier Béranger.

"Vous allez vous trouver au chômage"

"Quand le caissier m'a appelé, il m'a tendu le chèque et la pièce d'identité du client. Aussitôt le client a pété un câble. 'Qu'est-ce que c'est cette histoire, sale noir, vous n'avez pas à toucher mes papiers. Vous ne savez pas à qui vous avez à faire. Vous pouvez mettre une croix sur votre carrière. Retournez chez vous, je vais vous prouver qui je suis', a-t-il raconté sur RTL.
"J'ai gardé mon sang froid. J'ai dit 'Monsieur, je ne sais pas qui vous êtes' et là il a mis sa main dans la poche, il a sorti une carte de visite, il m'a montré la carte sur laquelle il est marqué 'Directeur du cabinet, ministère de l'Intégration, identité nationale'", a-t-il poursuivi avant de le menacer le vigile de le "renvoyer dans son pays".
"Il m'a dit 'Vous allez voir Monsieur, vous allez vous trouver au chômage avec toute votre famille. Vous ignorez qui je suis, je suis un homme influent et je vais voir le directeur du magasin'".

Source AFP : [www]


Dominique Sopo, Président de SOS Racisme:

"Si ces faits s'avèrent exacts, ce qui au vu des témoignages est plus que probable, il n'est pas possible d'envisager le maintien de ce fonctionnaire dans ses attributions actuelles".
"Ses propos sont graves, de par leur caractère raciste mais aussi parce que ce fonctionnaire a fait usage de sa qualité pour proférer des menaces", ajoute l'association, demandant que "toutes les mesures nécessaires soient prises afin de sanctionner ce comportement contraire à l'éthique de la fonction publique".

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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.