.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : Seu Jorge
Je regarde : Battlestar Galactica saison 4 et La vie aquatique de Wes Anderson.
Je lis : Entre père et fils de G. Gauthier-Hamon et R. Teboul
Je joue : à faire le chat
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau
Je cite : "Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : doucement.
Je rêve : à plus de paix...
(mis à jour mercredi 20 août 2008 à 01:07)

24/05/2008

24/05/08 - 19:11

3e Salon international des Initiatives de Paix - Rencontres internationales "Acteurs de paix pour une culture de non-violence"

A la suite des prix Nobel de la Paix, le Salon veut montrer qu'« ensemble, nous pouvons bâtir une culture de la non-violence pour l'être humain, qui donnera de l'espérance à l'humanité toute entière et surtout aux enfants du monde » (Appel des lauréats du prix Nobel de la Paix pour les enfants du monde, 1er juillet 1997).

Faire découvrir la culture de non-violence et de paix
Le Salon sera un lieu d'échange sur la culture de non-violence et de paix à partir de la présentation d'actions concrètes et de réflexion, tant sur les stands que lors des animations et des conférences.





La culture de non-violence et de paix est caractérisée « par des valeurs, attitudes et comportements qui reflètent (…) un esprit de partage fondé sur les principes de liberté, de justice et de démocratie, sur tous les droits de l'homme et sur la tolérance et la solidarité » ; elle « rejette la violence et s'emploie à prévenir les conflits en s'attaquant à leurs causes profondes pour résoudre les problèmes grâce au dialogue et à la négociation et qui garantit le plein exercice de tous les droits et les moyens de participer pleinement au processus de développement de la société » (Résolution A/RES/53/25 des Nations Unies proclamant la Décennie, 10 novembre 1998).

Inviter à bâtir la paix ensemble
La culture de non-violence et de paix est une construction de longue haleine. Elle résulte d'actions menées par la société civile, les associations, les communautés locales, les institutions, les entreprises, les médias, les individus, etc.

Les exposants présents au Salon partageront avec le public leurs pratiques, leurs succès et leurs échecs et chacun sera alors invité à construire la paix au quotidien par la non-violence, au travers d'actions citoyennes de terrain et par le biais d'actions institutionnelles.

Présenter des initiatives du monde entier
La paix au niveau local ne va pas sans la paix continentale et internationale. Des intervenants et exposants du monde entier viendront présenter leurs initiatives de paix en zones de conflits et partager leurs expériences. Les Rencontres internationales pour une culture de non-violence et de paix permettront, à mi-parcours de la Décennie, de mettre en lumière les avancées de la culture de non-violence et de paix à travers le monde.

Sensibiliser le grand public à la non-violence et à la paix
Le Salon international des Initiatives de Paix s'adresse à tous : professionnels de l'éducation et de la solidarité, mouvements pédagogiques et citoyens, parents, enfants, et plus généralement, grand public intéressé par la découverte ou la redécouverte d'initiatives de paix.

Accueillir les enfants et les jeunes
Les enfants et les adolescents seront l'objet d'une attention particulière pendant toute la durée du Salon. Des animations spécifiques leur seront consacrées et une communication réalisée en amont auprès d'établissements scolaires et de centres d'éducation populaire les invitera à préparer leur venue avec leurs enseignants ou animateurs.

Animations jeunesse
L'espace Jeunesse proposera en permanence aux enfants et aux adolescents de découvrir des initiatives de paix ainsi que différents aspects de la culture de non-violence et de paix qui les concernent.
S'appuyant sur la riche expérience de nombreux organismes participant au Salon, une équipe offrira dans cet espace des activités conçues spécialement pour le public jeune. La découverte et l'apprentissage de jeux coopératifs, des parcours-découverte, des contes sur la paix seront quelques-unes des activités présentes dans cet espace.

Ateliers interactifs
Tout au long du Salon, de nombreux ateliers interactifs seront proposés, depuis les formations aux activités ludiques ou artistiques, en passant par la rencontre avec des témoins ou des acteurs de non-violence et de paix. A travers les jeux de rôle, le théâtre-forum, le mime, la mise en situation, les visiteurs seront invités à vivre une expérience de non-violence et de paix reliée à leur vie quotidienne qui leur donnera concrètement à découvrir comment les situations de conflits peuvent être dénouées de façon pacifique, comment le dialogue peut être choisi à la place de la violence.

Animations
De nombreuses animations ponctueront les trois jours du Salon :
Des activités sportives, organisées si possible en plein-air, illustreront comment sport et non-violence peuvent être associés et alliés : aïkido, boxe non-violente, etc.
Des animations de rue donneront un air de fête, une atmosphère joyeuse et créative au Salon : slam, fanfares, percussions, danses du monde, clowns, etc.
Des spectacles de théâtre, danse, chants, de clowns, d'humoristes, de marionnettes, seront proposés en direction des petits et des grands.

Expositions
Des expositions de sculptures, peintures, photographies, affiches, dessins ou autres créations manifesteront de la contribution de l'art à la culture de non-violence et de paix.
D'autres expositions, plus pédagogiques ou interactives, présenteront la culture de non-violence et de paix dans ses dimensions historiques ou illustreront des initiatives de la société en faveur du dialogue, de la tolérance et de la non-violence. Elles inviteront les visiteurs à réfléchir sur leurs comportements à partir de leur propre vécu et en les incitant à rechercher des solutions sollicitant le respect de l'autre, la valeur de l'échange et la participation à la vie collective.

Films
L'espace Films proposera des documentaires ou des fictions consacrés à des expériences de paix, des sorties de crise, des exemples de médiation. Ces projections pourront s'accompagner de débats avec les réalisateurs ou avec les associations qui les présenteront.

Soirée festive / Concerts
Une ou deux soirées festives pourront être organisées dans le cadre du Salon, afin de réunir exposants et visiteurs qui souhaitent terminer la journée par un concert ou un spectacle sur le thème de la non-violence et de la paix. Ces soirées pourraient se tenir dans l'amphithéâtre du Centre des Congrès.



commentaires

24/05/08 - 20:54

meme si c'est temporaire, il faut y croire...encore

25/05/08 - 00:33

Il faut en tous cas essayer...et persévérer.

25/05/08 - 04:27

Si vis pacem para bellum.

(mais point trop para bellum n'en faut non plus…)

02/06/08 - 19:28

Des chrétiens s’unissent à d’autres pour une culture de paix


Durant trois jours, le 3e Salon international des initiatives de paix s’est tenu à Paris. Ensemble, associations chrétiennes et laïques ont promu une culture de la paix et de la non-violence

Il est des engagements qui font taire les combats de chapelle. L’action pour la paix et la non-violence en fait partie. Depuis des années, et tout particulièrement depuis le lancement, en 2000, de la Coordination française pour la décennie, les associations chrétiennes et laïques ont appris à unir leurs forces dans ce domaine. Le 3e Salon international des initiatives de paix, qui s’est tenu du samedi 31 mai au dimanche 1er juin à Paris, a témoigné de cette synergie : près de 200 associations, de tous horizons, sont venues présenter leur action.

« Dans la coordination française de la décennie, nous comptons environ un tiers d’organisations chrétiennes, mais la coordination elle-même est laïque », explique Christian Renoux, son président, également président du Mouvement international pour la réconciliation (MIR), une association œcuménique. « Les associations non chrétiennes reconnaissent que l’engagement des associations chrétiennes sur ce sujet est sincère. Nous avons appris à travailler ensemble et cela fonctionne très bien. Tout le monde en tire de l’énergie. »

"La non-violence est un travail d’éveil des consciences"
Au cours de ce Salon, la Famille franciscaine est venue présenter l’action du cercle de silence de Toulouse, créé en octobre 2007 pour protester contre l’enfermement des étrangers en situation irrégulière. « La non-violence est un travail d’éveil des consciences, ce n’est pas une technique, a plaidé F. Alain Richard, franciscain. Il s’agit d’êtres humains qui essaient de s’éveiller eux-mêmes et d’éveiller leurs contemporains. »

Cette forme d’action non-violente, qui rassemble plus de 200 personnes chaque mois, a essaimé : on compte aujourd’hui 38 cercles de silence un peu partout en France. « Le cercle de silence a une grande force symbolique, il pointe vers un centre vide d’où peut surgir une parole, a souligné F. Frédéric-Marie Le Méhauté. Face à une injustice qui dure, il installe une indignation qui dure, elle aussi. »

Pour les chrétiens présents à ce 3e Salon des initiatives de paix, l’engagement pour la justice et la paix rejoint le cœur de la foi chrétienne. « Travailler pour le développement, c’est ça l’évangélisation, c’est notre travail pastoral et notre témoignage », résume le P. Guy Villemin, missionnaire d’Afrique et président de la branche française du réseau Foi et justice, une association qui fédère 72 instituts et congrégations religieuses, soit plus 30 000 religieux et religieuses en Europe.

« Ce que nous pouvons apporter par notre réseau en Afrique, ce sont des faits, des cas concrets, qui peuvent nourrir les actions de plaidoyer auprès des institutions de Bruxelles », explique-t-il. Pour ce religieux, le vieillissement des congrégations ne remet pas en cause leur engagement : « Malgré les difficultés internes des congrégations, le souci de l’engagement pour la justice demeure, nos chapitres reviennent sans cesse sur ce thème, souligne-t il. Et les plus âgés y sensibilisent les plus jeunes. »

"La paix comme don de grâce et de responsabilité"
Après toute une vie passée en Afrique, le P. Vuillemin a une conviction : « Annoncer l’Évangile sans s’intéresser au sort des hommes, c’est une parole vaine. » Cette conviction, il la partage avec le P. Pierre Cibambo, prêtre du diocèse de Bukavu (RD-Congo) et responsable du secrétariat pour l’Afrique de Caritas internationalis, présent quelques stands plus loin. « Pour les Pères de l’Église, celui qui ne pratique pas la charité est un hérétique, insiste ce dernier. Il ne s’agit pas de s’apitoyer sur le sort des plus pauvres, mais de leur donner les moyens de se mettre debout et de marcher. »

Depuis le génocide au Rwanda et le conflit dans les Balkans au début des années 1990, la paix est devenu un axe prioritaire de l’action de Caritas Internationalis. « Ce sont souvent les partenaires du Sud qui ont aidé les associations chrétiennes à prendre conscience de l’enjeu de la paix, souligne Christian Renoux. En vingt ans, l’engagement des associations chrétiennes pour la paix et la non-violence a beaucoup progressé. C’est devenu une évidence, ce qui était loin d’être le cas il y a encore deux décennies. »

Malgré les progrès, il reste toutefois des hiérarchies ecclésiales à convaincre de la priorité de ce dossier et une base paroissiale souvent en retrait, juge Hansulrich Gerber, coordinateur de la décennie « Vaincre la violence » au Conseil œcuménique des Églises (COE). « Notre travail, c’est de prendre ce sujet qui reste encore à la périphérie des Églises pour le mettre en leur centre », explique ce pasteur mennonite.

À l’extérieur des Églises, il faut là aussi convaincre : « La religion est souvent vue comme quelque chose qui incruste les animosités. Les Églises sont regardées comme des protagonistes des conflits, plus que comme des artisans de paix, témoigne Hansulrich Gerber. Il ne s’agit pas que de préjugés, car l’histoire pèse lourd, mais beaucoup sous-estiment le potentiel de réconciliation, non seulement profond, mais uni au postulat religieux : la paix comme don de grâce et de responsabilité. »
Élodie MAUROT

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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.