.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : rien, je n'ai pas envie...
Je regarde : rien, pas le temps...
Je lis : mes comics en retard...
Je joue : à faire le chat
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau et des vodka-pomme
Je cite : "Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"
- Baudelaire
"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : doucement.
Je rêve : à plus de paix...
(mis à jour lundi 1 septembre 2008 à 01:05)

28/06/2008

28/06/08 - 17:17

L'heure de silence qui fait du bruit

Sur la place centrale de Toulouse, des citoyens se joignent aux frères franciscains en robe de bure et se recueillent en silence pour souligner leur opposition aux traitements infligés aux immigrants illégaux en France et en Europe.

Comme ils le font une fois par mois depuis près d'un an, des frères franciscains se sont réunis mardi soir sur la place centrale de Toulouse pour former, pendant une heure, un «cercle de silence».



Encore une fois, des centaines de citoyens ordinaires se sont joints aux religieux en robe de bure, demeurant recueillis sans mot dire, pour souligner leur opposition à la manière dont les immigrants illégaux sont traités en France et en Europe.

«Nous voulions ajouter notre cri aux cris des gens qui défendent les sans-papiers. Mais le faire de façon un peu différente», a expliqué en entrevue téléphonique à La Presse le frère Alain, l'un des instigateurs du mouvement.

Les religieux dénoncent notamment l'existence, en banlieue de Toulouse, d'un centre de rétention ayant les apparences d'un «véritable camp retranché» où sont détenus des centaines d'immigrants illégaux «pour le seul fait d'être entrés en France pour vivre mieux ou pour sauver leur vie».

Plusieurs personnes de la région ignorent tout de cet établissement, soulignent les frères, qui visent à informer leurs concitoyens de la situation tout en les amenant à questionner leur propre rapport aux immigrants.

Leur action sur la place publique a suscité des réactions très vives, souligne le frère Frédéric-Marie, qui participe aussi au mouvement. Il dit avoir reçu plusieurs courriels agressifs témoignant «d'une méconnaissance complète» de la vie des sans-papiers.

Politique répressive

D'autres personnes se montrent profondément touchées par la démarche. «Un homme a dit à l'un des frères que la religion était néfaste pour l'humanité. Mais qu'il nous levait son chapeau par rapport à ce que nous faisions pour les immigrants illégaux», relate le religieux de 34 ans.

La démarche des frères franciscains a inspiré la création de dizaines d'autres cercles de silence en France. Elle trouve une résonance particulière cette semaine en raison d'un incendie survenu dimanche dans un centre de rétention situé à Vincennes, en région parisienne.

Des immigrants illégaux ont mis le feu volontairement au bâtiment lors d'émeutes suivant la mort, samedi, d'un Tunisien de 41 ans en voie d'être expulsé. Une vingtaine de personnes ont été hospitalisées après avoir été incommodées par la fumée.

Un porte-parole de l'UMP, formation au pouvoir, a accusé les organisations de défense des immigrants illégaux d'encourager ce type de révolte par leurs «provocations».

Le Réseau Éducation sans frontières (RESF), un collectif agissant en faveur des immigrants illégaux, a déclaré de son côté que les émeutes reflétaient «l'échec» de la politique répressive suivie par le gouvernement.

Désobéissance civile

Le père Frédéric-Marie estime que la «surenchère» d'accusations lancées de part et d'autre ne favorise pas la recherche de solutions.

Les cercles de silence, dit-il, peuvent jouer un rôle bénéfique puisqu'ils encouragent la prise de conscience individuelle et «facilitent l'écoute de la parole de l'autre».

L'exercice, ajoute le père Alain, pourrait amener certaines personnes à défier la loi pour venir en aide aux sans papiers. Des membres de RESF ont déjà été ciblés par les autorités pour avoir voulu dissimuler des enfants menacés d'expulsion.

«Certaines pratiques ont un poids légal, mais elles ne sont pas pour autant morales. Il y a peut-être des gens qui vont être amenés à avoir un comportement de désobéissance civile. Ou plutôt d'obéissance à leur conscience», dit le religieux de 83 ans, qui presse le gouvernement de rectifier le tir en matière d'immigration.

Dans l'intervalle, les franciscains de Toulouse continueront de former leur cercle de silence.

«Certains chrétiens nous disent que nous ne sommes pas à notre place dans la rue. Mais c'est tout à fait notre place, conclut le frère Alain. Depuis le premier jour de l'Évangile.»

commentaires

28/06/08 - 18:50

dire la place du capitole plutot que la place centrale serait bien mieux !!

28/06/08 - 21:41

Il y a également un cercle du silence a Bayonne, place de la Liberté,(devant la mairie) le 1°vendredi de chaque mois.

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.

 

.:Centre de Compilation:.

Téléchargez le Roman-feuilleton de Pyram, en pdf.
>>cliquez ici<<

Téléchargez la nouvelle "Les corps fermés" de Matthieux, en pdf.
>>cliquez ici<<
Téléchargez la nouvelle "Le Nombril" de Matthieux, en pdf.
>>cliquez ici<<
Vous pouvez le contacter Ici , ca lui fera surement plaisir...

>>Les dix réponses les plus cons
à un coming-out
<<




rezo.net






PUB


eXTReMe Tracker




Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.