.:Furyo Hideout:.




"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
- Etienne de La Boétie.

J'écoute : Seu Jorge
Je regarde : Battlestar Galactica saison 4 et La vie aquatique de Wes Anderson.
Je lis : Entre père et fils de G. Gauthier-Hamon et R. Teboul
Je joue : à faire le chat
Je mange : frais et bio
Je bois : de l'eau
Je cite : "Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison. "
- Lautréamont
Je pense : doucement.
Je rêve : à plus de paix...
(mis à jour mercredi 20 août 2008 à 01:07)

02/07/2008

02/07/08 - 23:39

Désinformation pas très catholique

En France, le site Internet E-deo.net qui se présente comme un portail de "ré-information", condense en fait toutes les haines extrémistes catholiques contre les gays.
Le site s'en était déjà pris au vendeur en ligne Matelsom, "coupable" d'avoir affiché un couple gay sur une publicité pour sa literie.

C'est au tour de la Marche des Fiertés 2008 de Paris de faire les frais de l'information orientée, mensongère et haineuse pour servir des intérêts idéologiques avec des procédés de sinistre mémoire.

Ainsi, sous un onglet "SOS Homofolie", E-deo prétend faire un traitement de la Gay Pride parisienne, en prétendant avoir effectué une vérification sur place, pour avancer que les chiffres de participation "n'ont rien à voir avec la réalité", fait qui, selon l'auteur, aurait été confirmé de vive voix par des policiers sur place.
Ce même article est repris par le site lesalonbeige, autre portail d'"information catholique".

"Je vais être honnête, je ne pensais pas qu'il y avait aussi peu de monde. Je n'ai jamais cru aux 700 voire 800 000 manifestants soi-disant présents en 2006. Mais je pensais tout de même que 150 ou 200 000 personnes y participaient. C'est donc de très bonne humeur que je peux vous assurer qu'il n'y avait pas plus de 35 000 marginaux à ce rassemblement vers 15h00. Ayant peur de prendre mes désirs pour des réalités, j'ai parlé à plusieurs policiers en amont du cortège : ceux-ci m'ont expliqué que les autres années, il n'y avait pas plus de 50 000 personnes et ont sourit quand je leur ai mentionné les soi-disant 700 000 manifestants de l'année dernière".

A la question de la participation, vient ensuite celle de la présentation bien sûr pour faire part des dangers, "J'ai été étonné de voir à quel point le cortège est moins jeune que celui de la marche pour la vie (la manifestation anti IVG). A part peut-être le char du Mag, une association de jeunes militants gavée d'aides par la mairie de Paris sur lequel des jeunes de 14 ans (je dirais même moins âgés mais je ne suis pas sûr.) paradaient. L'idée d'un char pour les jeunes à la Gay Pride d'Amsterdam avait beaucoup choqué, sachez que cela existe déjà en France" .


Dans la rhétorique extrémiste il y a bien sûr de la place pour la victimisation, "La religion catholique est la seule attaquée dans le cortège : des homos fanatiques déguisés en bonnes sœurs, un travelo se trimbalant "crucifié" sur sa croix, etc. Comme vous vous en doutez, aucun symbole juif ou musulman n'est par contre tourné en dérision. Le public est composé d'un nombre élevé de marginaux, souvent très vulgaires et ridicules à la fois. Quant à l'ambiance, elle est malsaine (préservatif géant, imagerie porno, etc.). Des jeunes y sont habillés en diable, on croise des androgynes à moitié nus, etc. Et des groupes d'enfants avec adultes manifestement enthousiastes (animateurs de centres aérés?) le long d'une avenue".

E-deo conclut "Et rassembler 30 000 marginaux quand on en attend 800 000, ça s'appelle faire un bide".

Si ces propos ne reflétaient pas la haine de ces homophobes catholiques, il y aurait de quoi rire d’un tel discours totalement mensonger et ridicule.

Délit de fausse information, délit de diffamation, délit d'injures, voilà les méthodes de ces catholiques là.
Ce serait intéressant de connaître l'avis de la Justice française à propos de telles déclarations.
Espérons que l’Inter-LGBT va porter plainte pour diffamation contre ce site catholique homophobe qui doit être condamné lourdement.
Et entend t’on des réactions de désapprobation et de condamnations de ces déclarations par la hiérarchie catholique? Absolument pas. Elle approuve implicitement.

Ce site et bien d’autres se réclamant du catholicisme, sont la preuve du danger des discours discriminatoires anti-gays et mensongers du Vatican et de ses responsables qui soutiennent les idéologies intégristes.
Les institutions religieuses sont aujourd’hui de plus en plus le refuge du totalitarisme haineux.

Seigneur, où est l’Amour que tu as enseigné?

commentaires

02/07/08 - 23:47

Content que tu restes critique et vigilant ds ce domaine-là ;)

03/07/08 - 00:25

BEUUUURK ! ! ! :-( il n'y a rien d'autre à dire!

03/07/08 - 02:39

le problème c'est que pour l'injure, il faut que l'on soit nommés, come pour la diffamation.

Par contre :

- propagation de fausses nouvelles
- incitation à la haine

sont de meilleures pistes.

Pour la diffamation, c'est plus la préfecture de police, vu qu'on les accuse de mentir de fait.

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Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels


De l'identité bisexuelle :

La bisexualité existe. Elle existe parce que nous, bisexuel-le-s, déclarons l'être. C'est un sentiment d'être au monde avant d'être un style de vie.
Nous sommes attirés affectivement ou sexuellement par des personnes de tout sexe et de tout genre sans nécessairement avoir de pratiques sexuelles, et nous l'assumons.
Nous aimons vivre nos désirs, nos plaisirs, nos amours successivement ou simultanément.
Nous les vivons - comme les autres - de façon permanente ou transitoire. Nous nous octroyons un large choix de possibilités sexuelles (de la virginité au multipartenariat).
Nous ne différons des personnes monosexuelles que par cette double attirance.
Parmi nous, certain-e-s vivent leur bisexualité comme un choix, pour d'autres, elle va de soi. Ce que nous partageons, c'est la volonté de l'assumer.

De la dignité bisexuelle :

L'identité bisexuelle n'est ni plus digne ni moins digne que les identités hétérosexuelle et homosexuelle.
Pour nous, la liberté ne consiste pas seulement en ce que l'on peut choisir sa vie, mais aussi en ce que l'on peut en changer. Cette liberté-là nous expose à la biphobie.
Nous sommes pleinement responsables à l'égard de nos proches et de la société. Simplement, nous ne pouvons nous accomplir si nous devons sacrifier notre identité bisexuelle.

Comme beaucoup de citoyen-ne-s lucides, nous remettons en cause la domination masculine et la norme hétérosexuelle prépondérante.
Nous luttons contre toute hiérarchie des genres et contre l'ordre normatif masculin qui impose la marginalité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Nous refusons également la nouvelle normativité gaie et lesbienne, qui voudrait réduire la sexualité aux deux seules catégories hétérosexuelle et homosexuelle.
Nous sommes pour une bisexualité qui permette à chacune et à chacun de vivre ses désirs sans être stigmatisé(e).
À cette fin, par notre visibilité et par la valorisation de modèles bisexuels, nous nous employons à prévenir le désarroi des plus fragiles d'entre nous.

Afin de réduire les multiples difficultés (sociales, familiales, économiques) entraînées par ces discriminations, nous nous élevons contre la catégorisation des comportements sexuels et affectifs décrétée par les pouvoirs (religieux, médical, juridique, médiatique, etc.)

Des droits des bisexuel-le-s :

Nous exigeons :
d'être reconnu-e-s comme bisexuel-le-s quelle que soit notre situation passée ou actuelle
de voir la bisexualité considérée au même titre que les autres sexualités
de pouvoir vivre nos inclinations affectives ou sexuelles sans avoir à les justifier
de pouvoir fonder la famille de notre choix (célibat, couple, multipartenariat) et dans tous les cas de voir reconnu notre rôle éventuel de parent
des espaces où il soit possible de s'exprimer, d'échanger et de partager des expériences avec d'autres personnes bisexuelles
des médias qu'ils rendent compte de l'existence des bisexuel-le-s au même titre que celle des hétérosexuel-le-s et des homosexuel-le-s
que les politiques d'éducation et de prévention - notamment en rapport avec les Maladies Sexuellement Transmissibles - traitent la bisexualité avec le même respect et la même importance que l'hétérosexualité et l'homosexualité.

Par ce manifeste, nous nous déclarons solidaires de toutes les personnes dont la sexualité est injustement marginalisée, réprimée ou exploitée.
Nous défendons le droit à une sexualité sans honte, sans rejet, sans violence. Respectant chacune et chacun dans sa différence, nous, bisexuel-les-s, luttons pour la liberté de toutes et de tous.